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« Le peuple breton n’est pas encore mort, mais il est sur le point de mourir »

Trugarez da KM evit e embann war Facebook. Merci à KM qui a ressorti ce texte des cartons pour nous le partager sur Facebook. Testen lakaet e brezhoneg peurunvan ha troet e galleg gant Tiegezh Santez Anna. 

« Pobl Breizh n’eo ket marv koulskoude c’hoazh, met war-nes mervel emañ » (Le peuple breton n’est pas encore mort, mais il est sur le point de mourir)

 

Dans les anciennes publications nous retrouvons parfois des propos d’une actualité étonnante. Dans un Feiz ha Breiz de 1907, voici un extrait qui a été publié sur facebook et qu’il nous a paru intéressant de faire paraître sur Ar Gedour :

« Ar pobloù a vev evel an dud. Pobl Breizh n’eo ket marv koulskoude c’hoazh, met war-nes mervel emañ ; n’ez eus mui anezhi nemet ur skeud eus ar pezh m’eo bet gwechall ; ar re a c’helle rei dezhi ur vuhez nevez, ar re-se dres eo o deus roet dorn dezhi d’en em lazhañ…. Bez e c’hell bevañ c’hoazh ur c’hant vloaz bennak, rak petra eo kant vloaz e buhez ur bobl ? Met war he gwele a varv emañ, hag evel-se emañ an traoù.
« -Ma n’eo ket mantrus koulskoude, a lavaroc’h, gwelet ar vuhez tamm ha tamm o tec’het diouzh ur c’horf ken kaer ha ken galloudus.  »
« -Ya, mantrus ha doanius eo, kement ha ma c’hell bezañ. Gwellañ pezh a zo, ne c’heller ket barn an den keit ha ma vez buhez ennañ ; ur bobl ivez keit keit ha ma ne nac’h ket he Doue ha keit ha ma vir he yezh a zalc’h en he daouarn an alc’houez a lakaio he chadennoù da gouezhañ, abred pe ziwezhat, hag ar Vretoned, evit c’hoazh n’o deus ket nac’het nag ar C’Hrist, Doue o zadoù, nag o yezh, ar brezhoneg, setu ma c’heller c’hoazh kaout un elfennig fiziañs en o amzer da zont. »

————

« La vie des peuples est comparable à celle des gens. Le peuple breton n’est pas encore mort, mais il est sur le point de mourir ; il n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut naguère ; ceux qui pouvaient lui donner une vie nouvelle, ce sont ceux-là même qui l’ont aidé à se tuer… Il peut encore vivre une centaine d’années, car qu’est-ce que cent ans dans la vie d’un peuple ? Cependant il est sur son lit de mort, c’est ainsi.
« -Comme c’est triste, direz-vous, de voir la vie quitter un corps si beau et si puissant. »
« – Oui, c’est triste et affligeant, autant que cela peut l’être. Cependant on ne peut condamner un homme tant que la vie demeure en lui ; de même pour un peuple, tant qu’il ne renie pas son Dieu et qu’il conserve sa langue, il tient en ses mains la clef qui tôt ou tard fera tomber ses chaînes, or les Bretons, pour l’heure, n’ont pas renié le Christ, Dieu de leurs pères, ni leur langue, le breton, si bien que l’on peut conserver encore une étincelle d’espoir dans leur avenir. »

(Extrait de Feiz ha Breiz 1907)

À propos du rédacteur Redaction

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5 Commentaires

  1. Sauf que, aujourd’hui, beaucoup de Bretons ne croient plus en Dieu et ne parlent plus le Breton. Oùils ont soit l’un, soit l’autre. La Bretagne est donc finie, à moins d’un miracle! Reste à savoir si les Bretons voudront de ce miracle.

    Les Bretons ont, avant les autres peuples déjà, eu le syndrome du de l’hirondelle, couvant les œufs du coucou. Ce qui n’est pas Breton est mieux. Ce qui est Chrétien est ringard. Voilà ce que pensent beaucoup.

  2. Qui est le peuple breton sinon nous-mêmes ?
    A qui incombe la responsabilité de nous réveiller sinon à nous-mêmes ?

    Deomp de’i !

  3. Ma ne fazian ket eo bet lakaet e brezhoneg peurunvan ha troet e galleg gant Tiegezh Santez Anna.

    Si je ne me trompe, la transcription en peurunvan et la traduction française sont de …TIegezh Santez Anna.

    • Demat dit, Benead. Sur awalac’h, rag kavet m’eus an destenn war pajenn facebook unan ac’hanoc’h. Trugarez deoc’h neuze !
      Resizet m’eus an traou ba’r pennad ha lakaet m’eus ul liamm betek ho lec’hienn.

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