Saints bretons à découvrir

EXPOSITION : Pardons en Bretagne. La fête et le sacré.

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

Aperçu de l’exposition « Pardons en Bretagne » from Kendalc’h on Vimeo.

 

« Chaque année, des milliers de Bretons se rassemblent lors du pardon d’une chapelle, d’une église ou d’un grand pèlerinage. Au cours de l’été, des visiteurs le découvrent, non sans surprise : pourquoi un tel attrait, depuis des siècles, en Bretagne en particulier ? 


L’exposition donne des clés pour comprendre les pardons d’hier et d’aujourd’hui : motivations, gestes, ambiance mêlant sacré et profane. Pour y parvenir, le visiteur est invité à se mettre dans les pas d’un « pardonneur ». Croix, bannières, costumes, statues, ex-voto, feu de joie et danses sont remis en situation, dans une procession. Les costumes bretons de la collection de Sainte-Anne d’Auray y sont particulièrement bien représentés.

 

Au fil de la marche, des objets, des pratiques et des musiques disent aussi la variété de ce que l’on vient chercher au pardon : la guérison ou la réconciliation, la prière de demande ou de remerciement, la fierté d’appartenir à une communauté ou le désir de la rencontre ; mais encore le goût de la fête collective s’exprimant dans le chant, la danse, les jeux. 

 
Dans tous les cas, le pardon laisse le souvenir d’un moment fort, dont témoignent notamment les récits de l’écrivain Anatole Le Braz (Au pays des pardons, 1894), les toiles de nombreux peintres du XIXe siècle, telle la majestueuse peinture du Pardon de Kergoat de Jules Breton (1891, Musée des Beaux-Arts de Quimper), et jusqu’aux dessins d’un sous-préfet de Châteaulin nommé Jean Moulin (Musée des Beaux-Arts de Quimper). 

 


En croisant documents anciens et regards contemporains (photographies, films, créations et témoignages), l’exposition montre comment les pardons, tout en étant ancrés dans la tradition, n’ont cessé d’évoluer au fil de l’histoire des derniers siècles. Une clé de leur succès jusqu’à nos jours !« 

 

Cette exposition, visible du 17 mai au 2 novembre 2014 à Saint Anne d’Auray, est absolument à découvrir. Mais plus encore que d’y voir un simple témoignage du passé, en la visitant, plongeons au sein de ces racines et voyons y plus profondément l’âme bretonne, et comment l’on peut encore toucher les coeurs et les esprits en tenant compte de cette culture propre que nous avons depuis des siècles. 

 Plus d’informations en cliquant ici. 

 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour. Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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