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L’ABBE PERROT, UN TEMOIN POUR NOTRE TEMPS (6)

Voici la dernière partie de cette chronique proposée à l’occasion du 70ème anniversaire de la mort de l’abbé Yann-Vari Perrot, texte réalisé à partir de documents originaux et parfois inédits. Nous rappelons à nos lecteurs que toute utilisation autre qu’une citation partielle (mentionnant toutefois la source AR GEDOUR), ainsi que l’utilisation des documents iconographiques joints nécessitent une autorisation écrite de l’auteur et d’AR GEDOUR.

 

SA DERNIERE MESSE

La guerre est omniprésente avec ses cortèges d’horreurs, d’épreuves, et la haine qui souffle sur le Menez Are. L’abbé sait que de cette guerre, comme de celle de 1914 -1918, rien de bon ne peut en sortir pour la Bretagne. N’en a-t-il pas été ainsi avec la Révolution française, les guerres des deux Empires, des Républiques ? Les Bretons en sont à chaque fois ressortis, moins bretons, plus francisés. Thiers déclarera : « La Bretagne est le seul pays qui n’a rien gagné à la Révolution ! » (3 septembre 1877).

L’abbé Perrot n’ignore pas non plus qu’il est depuis longtemps victime des pires calomnies, de la haine des communistes qui ont colporté qu’il « collabore avec l’occupant ». Son nom avec l’acte d’accusation et la sentence (la mort) ont été placardé sur le monument aux morts de Scrignac.

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Sa servante Anna Le Douce, son vicaire l’abbé Quéguiner, ses amis intimes l’adjurent d’être prudent, il répond avec le même sourire qui accueillait ses visiteurs, « Vous verrez qu’un jour on me trouvera mort en revenant de l’une ou l’autre de mes chapelles ». Et d’ajouter :« Je voudrais mourir en disant mon chapelet, ou sur le chemin en accomplissant mon devoir de prêtre, comme Klaoda Jegou, le dernier recteur de Koat-Kéo, et non dans mon lit !…Un combattant doit mourir sur le champ de bataille ».

 

(ci-contre, découvrez un document inédit de l’abbé Perrot, sur lequel il exprime son voeu d’être inhumé à Koat-Keo, avec un petit croquis)

 

Ce 12 décembre 1943, jour anniversaire de la Saint Corentin, l’abbé Perrot tient à célébrer la messe dans la petite chapelle de Toull-ar-Groaz, distante de 8 kilomètres. C’est à pied, avec son enfant de chœur, le jeune Raymond Mescoff (11 ans) qu’il s’y rend, malgré les nouvelles mises en garde d’Anna Le Douce.

Six vieilles femmes et une jeune fille l’attendent : « Dans la chapelle froide, vide, le cœur brisé, il prie pour ses pauvres paroissiens, dont la flamme de la foi est éteinte, il prie pour la paix, pour ceux qui sèment la terreur et le crime dans le pays » (extrait de Ho kortoz a ran gant levenez, de H.Caouissin – 1944). Dans sa courte homélie il parle de Saint Corentin, mais comme par prémonition, il évoque le martyr de ses prédécesseurs.

 

Il est au pied de l’autel, il récite en alternance avec l’enfant de chœur le psaume de « l’Introïbo ad altare Dei » (J’irai vers l’autel du Seigneur).

Mais à ce stade de notre récit laissons parler le très beau texte (voir iconographie ci-dessous, texte original latin-breton) qu’a écrit Herry Caouissin le 12 décembre 1944, pour l’anniversaire de l’assassinat : « Ecce Sacerdos Magnus » (Voici le grand prêtre). S’inspirant de «  l’Introïbo », il nous fait partager l’intimité de l’âme du prêtre qui souffre et se confie à son Seigneur :

 

« Pour la dernière fois, le Maître célèbre la messe dans une petite chapelle silencieuse des campagnes de Bretagne – Dans cette maisonnette de prière, élevée à Messire Corentin, que le prêtre vaillant avait arraché aux mains impies, il y a treize ans !

– Une fois encore, il chanta l’office du Patron de la Cornouaille.

– En présence de sept fidèles seulement, le pauvre prêtre monta à l’autel le cœur affligé :

Pourquoi suis-je dans la tristesse, opprimé par mon ennemi ? Pourquoi êtes- vous triste mon âme ? – Pourquoi me donnez-vous de l’angoisse ?. Il était très angoissé ce jour-là, en vérité. Mais son coeur trouvait encore la force de chanter avec ardeur : Je chanterai votre louange sur la harpe, mon Dieu !

Et avec force il loua Messire Corentin, lumière de la foi en Cornouaille. Voici le grand prêtre qui plût à Dieu toute sa vie. Avec des larmes dans les yeux, comme St Yves jadis, il offrit l’Hostie, la Victime. Combien de fois durant son dur sacerdoce n’avait-il pas porté à ses lèvres saintes le calice sacré, et but avec délice le sang divin !…

Calice de réconfort, de force nouvelle pour lui, lui qui devait boire chaque jour un autre plein de fiel, jusqu’à la dernière goutte !

Puis de son verbe fort, il chanta le Pater, suppliant et résigné, comme son Maître, Messire Christ, il prononça ces mots : « Fiat voluntas tua » ; c’était sa dernière messe. (Traduction française)

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L’abbé Perrot vient de renouveler le Sacrifice de la Croix, il a accompagné le Christ dans sa montée au calvaire.

«Ite Missa Est » : La messe du Christ est dite. Il ne se doute pas qu’en cet instant, c’est la sienne qui commence. Il a été condamné à mort par les « grands prêtres » de la haine de Dieu et de l’âme d’un peuple, et ceux-ci vont passer à l’acte… C’est le Christ qui va maintenant accompagner son serviteur dans son chemin de croix jusqu’au sacrifice suprême du martyr..

VERS LE MARTYRE

abbé perrot,yann vari perrot,koat keo,christianisme,bretagne,feiz ha breizhSon assassin désigné pour accomplir la sentence l’attend. Son intention était de le tuer durant la messe, mais un contre-temps lui fera changer son plan. Ronan Caerléon, se rappelant de la pièce « Meurtre à la cathédrale » de T.S. Elliot (1945), prestigieuse évocation de la mort de Thomas Becket, archevêque de Cantorbery, assassiné par les courtisans de Charles II d’Angleterre au XII ème siècle, fera le parallèle entre ces deux crimes : « Spontanément, nous fîmes un transfert de personnage : Thomas Becket symbolisait pour nous Yann-Vari Perrot, notre martyr : meurtre dans la cathédrale, meurtre au seuil d’une vieille chapelle bretonne… » ( extrait de « Libres Propos d’un fils spirituel de l’abbé Perrot. Février 1986).

Le recteur chemine en disant son chapelet, interrompu par les jeux et les questions (en breton) du petit Raymond. Ils sont à mi-chemin du bourg, soudain un premier coup de feu, le recteur s’arrête et se demande ce que c’est. Un deuxième coup, le prêtre est mortellement atteint à la tempe, il s’écroule, l’enfant de chœur s’évanouit. Par ce meurtre, les communistes tiennent leur vengeance, habillée du « patriotisme » de la Résistance des Francs-Tireurs Partisans. Il est midi, l’Angélus sonne au clocher du bourg. Il va rester là, à agoniser près de deux heures, étendu dans sa célèbre cape qui s’est teintée de son sang et de la boue du chemin.

Sa servante Anna Le Douce, dans une lettre émouvante (21 mai 1945) témoigne : « Il était midi et demi, lorsque monsieur le vicaire arrive à la maison, blanc comme un linge, il me dit, « Monsieur le recteur a eu un coup de revolver. J’ai demandé où il était ?  Il répond : dans la descente de Lanniron. Je suis partie en courant, et en demandant à Notre-Dame de Koat-Kéo de le sauver. Arrivée à 2 kms du bourg, je le trouve là, au bord de la route baignant dans son sang. Je demandais toujours à N.-D de Koat-Kéo de le sauver, et comme je demandais cela très fort, il y avait là des personnes qui riaient. Comment avoir le cœur de rire de voir ce saint prêtre étendu par terre, sa canne et son bréviaire à côté de lui, et sa barrette trempée d’une chose horrible… » Un témoignage émouvant, rappelant la parabole du bon samaritain.

 

Ainsi, l’abbé Perrot est assassiné sur le même chemin et au même endroit, en disant son chapelet, comme l’abbé Jégou, cent cinquante ans plutôt, et des gens, là, en spectateurs, indifférents, rient de son agonie, comme d’autres riaient au pied de la croix sur laquelle agonisait le Christ. Il ne se trouve pas un seul, charitable, courageux pour quérir un char à bancs, voir une simple charrette des fermes voisines pour le transporter au presbytère.

C’est donc une voiture allemande – le presbytère étant alors occupé par un petit Etat-Major qui avait réquisitionné les lieux – qui vers 14 heures le prend en charge (rappelons que des paysans locaux avaient indiqué le presbytère aux autorités allemandes qui recherchaient une grande maison et réquisitionnèrent la bâtisse). Une situation qui fera écrire n’importe quoi à de pseudo-historiens de mauvaise foi. Les communistes, à l’instar des révolutionnaires, à 150 ans de distance, viennent dans le même martyre d’unir l’abbé Perrot et l’abbé Jégou.

Il agonise toute la journée, et décède à sept heure du soir, à l’heure des complies, où l’on chante les psaumes, « abbé perrot,yann vari perrot,koat keo,christianisme,bretagne,feiz ha breizhMaintenant, O, Maître Souverain, Tu peux laisser s’en aller ton serviteur en paix », et « In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum » (Entre tes mains Seigneur, je remets mon esprit). Il est alors revêtu de ses vêtements sacerdotaux de la couleur rouge des martyrs, comme s’il s’apprêtait à dire la messe, et c’est ainsi qu’il est inhumé. La nouvelle de son assassinat provoque un choc immense. Tous ceux qui l’on connu disent avoir perdu leur père.

Immédiatement et unanimement ils le déclarent «  martyr et saint de la Bretagne ». Pour témoignage les très nombreux éloges et condoléances. Une vingtaine de « Gwerz » seront composées : toutes, exceptée celle du Frère Visant Séité, sont à ce jour inédites. Polig Monjarret composera une « Marche en l’honneur de l’abbé Perrot » (Bale Bleun-Brug) pour bagadou, inédite également.

Il serait intéressant de savoir si les Bagadou accepteront un jour, sans trahir son identité, de jouer cette « Marche ». De même, se trouvera-t-il un chanteur pour mettre à son répertoire une seule de ces magnifiques Gwerzoù ?…

 

Le mercredi 15 décembre ont lieu les obsèques en l’église de Scrignac : toute l’élite, à de rares exceptions, du Mouvement breton est présente. Monseigneur Duparc a tenu à bénir son recteur sur son lit de mort et à célébrer la messe. Il prononce aussi l’homélie. Son entourage, vu les dangers de s’y rendre, a tenté de l’en dissuader : il déclare, « Je présiderai ses obsèques, car lui au moins avait un idéal, ce n’est pas comme certains curés qui ne pensent qu’à jouer aux dominos »(sic), affirmant ainsi la haute estime dans laquelle il tient l’abbé Perrot.


abbé perrot,yann vari perrot,koat keo,christianisme,bretagne,feiz ha breizhLa cérémonie est solennelle, « imposante » comme jamais prêtre en eu, avec la présence de plus de soixante prêtres. Des obsèques, qui par la beauté des chants, sont à la hauteur et à l’image du prêtre breton hors du commun qu’il fût… Puis c’est le long cortège dont le silence impressionnant est seulement troublé par les pas du cheval et les roues du char à bancs dans lequel à été placé le cercueil, et qui se dirige vers la chapelle de Koat-Kéo où il souhaitait reposer. Pour la première fois depuis la Révolution, le glas sonne à Notre-Dame de Koat-Kéo.

Devant le cercueil, deux discours, l’un de Monsieur Pierre Mocaër, l’autre de Monsieur Dézarrois, représentant le Préfet Régional et le Comité Consultatif de Bretagne dira, « Vous veniez de célébrer, dans un oratoire par vos soins restauré, un office pour l’évangélisation de la Cornouaille » ; une dernière absoute, le chant du « Libera », tout est terminé. Les communistes ne reculant nullement devant l’abjection de leur crime, le signeront en accrochant à un arbre, sur la route de Koat-Kéo, un drapeau  rouge frappé de la faucille et du marteau. Les obsèques et le cortège auront été discrètement placé sous « haute surveillance », car le bruit courrait que les communistes Francs-Tireurs-Partisans voulaient profiter de l’occasion pour faire un carnage, afin d’en finir avec le Mouvement breton. Peu de gens de Scrignac, par peur et aussi par un sentiment de culpabilité, assisteront aux obsèques.

Le jeudi 27 janvier, le Comité Consultatif de Bretagne fait célébrer une messe solennelle en l’église Saint-Germain deabbé perrot,yann vari perrot,koat keo,christianisme,bretagne,feiz ha breizh Rennes, toute l’élite bretonne est à nouveau présente, ainsi que des représentants des diverses autorités et Corps constitués. Devant l’autel est disposé le célèbre tableau peint par Xavier De Langlais (ci-contre), commandé par Herry Caouissin, son secrétaire, au lendemain de l’assassinat. Une cérémonie, qui avec les obsèques, donne la mesure de l’immense notoriété de l’abbé Perrot dans toute la Bretagne et le monde celtique…Tous ceux qui étaient présent aux cérémonies de Scrignac, Koat-Kéo et Rennes témoigneront qu’elles furent celles d’un «homme d’Etat », mais plus encore d’un authentique martyr, d’un authentique saint.

Assurément, les communistes pensaient l’abattre, mais ils l’ont élevé au rang de martyr et de saint. Par leur crime, ils écrivaient la page la plus sacrée de l’Histoire de Bretagne du 20ème siècle, mais ils ajoutaient une page sanglante, une de plus, à la longue histoire de leur idéologie criminelle.

La Pologne, comme bien d’autres pays sous le joug communiste, a eu « son abbé Perrot » en la personne du père Jerzy Popiéluszko, assassiné le 19 octobre 1984 . Assassiné lui aussi en tant que prêtre, en haine de Dieu, mais aussi en haine de l’âme de tout un peuple. Il disait, « Mon cri est celui de ma Patrie ».Un cri qui faisait écho au « cri »de l’abbé Perrot pour la Bretagne dont l’identité était niée et combattue. Le père Popiéluszko a été reconnu martyr et saint par son peuple, les papes Jean-Paul II et Benoît XVI l’ont béatifié, en 2010, comme martyr de la foi. L’abbé Perrot est bien d’avantage qu’une figure historique, d’archives pour historiens, il est un homme, un prêtre, un martyr pour notre temps, un martyr (témoin) de la foi… En l’assassinant, les communistes ne s’y sont pas trompés. Ils l’ont assassiné autant en haine du prêtre qu’en haine du patriote breton, car les deux, comme sa devise, étaient un tout…

L’abbé Perrot aimait à rappeler cette « prophétie » qu’il avait recueilli des « Anciens » : « Celui qui élèvera une Maison à la Vierge en ce monde, la Vierge lui élèvera une maison dans l’Autre Monde ». « Et en vérité, lorsque vous avez frappé (l’abbé Perrot),  à la porte du Paradis  la Vierge Marie (Notre-Dame de Koat-Kéo) a dit à son Fils : « Par le sein qui vous a porté – Par le lait qui vous a nourri- Par les bras qui Vous ont bercés – Ouvrez  lui je Vous en conjure !. Et le Dieu mort en croix a répondu à sa Mère !. Qu’il soit le bienvenu dans mon Paradis, l’Apôtre de Feiz ha Breiz » (extrait de Ho kortoz a ran gant levenez).

Voici la fin de cette évocation, qui n’a pas pour but de retracer toute la vie et l’oeuvre de l’abbé Yann-Vari Perrot, mais montrer enfin un visage qui n’a que peu été mis en avant à travers les divers écrits publiés : celle du prêtre, qui plaçait sa mission avant tout autre sujet. Puisse  l’idéal de l’abbé Perrot se rappeler et parler encore aujourd’hui aux jeunes générations pour Dieu et la Bretagne. Evit Doue ha Breizh !

 

DECOUVREZ LES ARTICLES DEJA PARUS (cliquez sur les titres) : 

 

Chapitre 1 :  L’abbé Perrot contre toutes les idéologies

                               & Feiz ha Breiz, les deux identités de la Bretagne

 

Chapitre 2 :  L’abbé Perrot et la langue bretonne

Chapitre 3 :  Le patriotisme de l’abbé Perrot

Chapitre 4 :   Le restaurateur, le bâtisseur

Chapitre 5 :  Le rassembleur & Le Prêtre

 

SOURCES  ET NOTES :

Archives  abbé Perrot / Herry Caouissin / Ar Gedour. Cliquez sur les images pour les agrandir et avoir les indications correspondantes. Aucune utilisation du présent texte et des documents iconographiques ne peut-être faite sans l’accord écrit de l’auteur et du site « Ar Gedour ».

Il est évident que cet hommage à l’abbé Perrot n’a aucunement la prétention de retracer toute sa vie, toute son œuvre, ni de relater toutes ses pensées. Il se veut- être seulement un « survol » d’une vie extrêmement riche au service de la Foi et de la Bretagne, en espérant que cette évocation suscite un intérêt qui ne serait que justice.

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ABBE PERROT, UN TEMOIN POUR NOTRE TEMPS de http://www.ar-gedour-mag.com/ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.

À propos du rédacteur Youenn Caouissin

Auteur de nombreux articles dans la presse bretonne, il dresse pour Ar Gedour les portraits de hauts personnages de l'histoire religieuse bretonne, ou encore des articles sur l'aspect culturel et spirituel breton.

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15 Commentaires

  1. Merci pour cette série très intéressante sur le Père Perrot.

  2. Trugarez à vous pour votre intérêt à nos publications !

  3. Une série qui résume bien l’engagement spirituel profond de ce prêtre, totalement dévoué à Dieu et la Bretagne. Merci à Youenn Caouissin pour ces articles, et à “Ar Gedour ” pour sa publication…

  4. Un bel aperçu de l’engagement “Feizh ha Breizh ” de l’abbé Yann-Vari Perrot, à l’opposé de l’image que certains pseudo-historiens essaient de lui prêter.
    “Doue Ha Breizh”: l’idéal de Georges Cadoudal “. “Feizh ha Breizh”: même idéal, pour cet abbé hors norme. Qu’il puisse non pas être seulement un homme du passé, mais un guide pour aujourd’hui et pour demain…

  5. Mon beau père Pierre Felix a prononcé sa promesse de louveteaux à CHATEAULIN en la présence de Jos LE DOARE, le jour même ou l’abbé
    PERROT a été assassiné à SCRIGNAC( le jour de la saint Corentin) .
    Pierre Félix a gardé toute sa vie une admiration inconditionnelle pour
    notre abbé PERROT. Il était son guide spirituel en tant que bretonnant.

    Merci pour ce travail de mémoire sur l’Abbé PERROT.

  6. mais vous ne dites pas si le meurtrier a été arrêté !

    et si il a été arrêté, a-t-il été condamné ?

    réponse sur mon mail svp

  7. Il n’a jamais été condamné… du moins par un tribunal terrestre.

  8. personnellement je m’honore d’avoir connu Raymond Mescoff de Scrignac vetrs la fin des années 50

  9. Fé ha Breizh ha Breizh atao!

  10. DOCTEUR LOUIS MELENNEC. A PROPOS DES “HYSTORYENS” BRETONS QUI ONT FALSIFIE NOTRE HISTOIRE NATIONALE.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    COMMENT ON ECRIT L’HISTOIRE ” CONVENABLE ” AU PAYS DES DROITS DE L’HOMME, PLUS ENCORE EN BRETAGNE : EN SACRIFIANT TOUT A LA HIERARCHIE EN PLACE, ET A SA PROPRE CARRIERE.

    Par quelle opération maléfique la France a-t-elle pu transformer les atrocités commises en 1789 et durant les années suivantes, en des exploits glorieux, célébrés par des ” universitaires ” que l’ont croyait honnêtes, mais qui se sont révélés d’authentiques idéologues menteurs et manipulateurs ? Comment a-t-elle pu transformer les criminels en héros, et les victimes en bourreaux ? Comment a-t-elle pu manipuler d’une manière aussi scandaleuse, par un lavage permanent des cerveaux des enfants des écoles, pour les transformer en moutons, en toute impunité ?
    C’est toute l’histoire de la Bretagne et de la Vendée en 1793 et en 1794.
    C’est une règle universelle. Le plus fort, non combattu par un contre-pouvoir aussi fort que lui, abuse de la situation, et écrase les faibles. Lorsque, de surcroit, ceux qui détiennent le pouvoir sont malhonnêtes, idéologues, délirants, malades mentaux, ou seulement déficients intellectuels – allusion non voilée aux pédalos et aux brêles qui, selon les excellentes formules popularisées par M.M. Jean-Luc Mélenchon et Straus-Kahn, qui désignent ainsi les membres du « gouvernement » de la France -, les populations sont exposées à la catastrophe. Plus elles ont été décervelées par la falsification voulue des « programmes » d’enseignement, plus elles sont vulnérables. Du passé faisons table rase : effaçons l’histoire de l’humanité et des Nations, nous allons pouvoir triturer les cerveaux des enfants tout à loisir : nous en ferons sans résistance des clones à notre image, malléables à merci, en un mot : des esclaves.
    Nous vivons cette phase terrible : la population française est sous l’influence des imbéciles. Pourquoi ne pas créer à leur intention un CAPES, un doctorat, une agrégation en imbécilité ? Comme les amibes, comme les rats, ils s’auto-reproduisent, ils seraient bien capables de s’auto-gratifier de ces titres ronflants.
    Mes écrits sur la falsification de l’histoire de la Bretagne ont été accueillis, pendant des années, par des horions, par cette catégorie de lecteurs qui, élevés dans l’hallucinante et criminelle théorie du ministère de l’éducation nationale, que l’élève doit tirer de lui même son savoir, et que ce sont les enseignants qui doivent se mettre à l’école de leurs élèves, dénommés « les apprenants » (sic!), totalement ignares en tout. Des « apprenants » qui ne savent rien, promulgués professeurs de ceux qui savent ! Dix mille ans de très belle civilisation humaine, si riche qu’on ne peut en voir le bout, effacée par le délire de quelques uns, qui n’ont d’ailleurs pas conscience de leur sottise.
    Notre belle jeunesse – à part quelques uns, surtout ceux qui ont eu le bonheur de fréquenter les écoles fréquentables, par exemple l’école alsacienne et les autres de même statut, qui accueillent nombre de fils et filles de ministres « socialiste » – ne sait plus lire, ni compter, ni écrire. Les coupables sont connus par leur nom : la « république » les laisse en liberté !
    Mon père n’avait pas dépassé le niveau du certificat d’études. J’ai retrouvé quelques unes de ses lettres : une écriture superbe, de la calligraphie, aucune faute d’orthographe, un très beau style, de très beaux sentiments. .. Où est-il donc le moulin de la galette, le tabac et le bistro du coin, chantait Fréhel, une bretonne bon teint ?
    Les plus bêtes, les moins instruits sont les plus agressifs, les plus prétentieux, et, comme me l’écrivait une de mes correspondantes, les plus méchants. Je classe les gens de Wikipédiouse parmi les plus sots et les plus prétentieux. (Je ne vise ici que cette petite secte qui s’est emparée de l’histoire de la Bretagne, ce qui, dans certaines élucubrations de ces « experts » d’un type très particulier, nous vaut jusqu’à une faute dans chaque ligne de leur savante littérature !)

    COMMENT ON DEVIENT « HYSTORYEN » EN BRETAGNE ET EN FRANCE.
    La ” mécanique “, pour être agréé comme ” historien ” patenté par le système en place, qui détient le pouvoir à un moment donné, est admirablement décrite dans un ouvrage publié par deux historiens éminents – honnêtes, eux – qui ont appartenu au système, mais qui ont eu le bonheur de ne pas succomber aux pressions iniques dont ils furent les cibles : lisez ce qu’ils écrivent, vous allez tout comprendre :
    ” Pour franchir les degrés de la pyramide, il faut satisfaire à des rites de passage : l’agrégation, la thèse de troisième cycle, le thèse de doctorat, ensuite, publier des « travaux » « remarqués » (c’est à dire conformes à l’idéologie dominante). L’auteur de ces travaux – celui qui les a écrits sous inluence – leur dénie toute valeur en eux-mêmes, et ne leur reconnaît qu’une seule fonction : ils permettent seulement QUE JOUE LA COOPTATION PAR LE HAUT. L’exercice de celle-ci appartient à UN PETIT NOMBRE DE MAÎTRES DE LA CORPORATION. De véritables propriétés, de petits « royaumes » se définissent en histoire, imposant à chaque chercheur de se ” domicilier ” dans un secteur précis. Les RAPPORTS DE POUVOIR entre historiens ont ainsi une influence directe sur le configuration du savoir historique ….” 
    Ce n’est évidemment pas le public ( = les lecteurs des livres d’histoire) qui influe sur la qualité, la valeur, la véracité des travaux de l’historien : ce sont les mandarins qui détiennent le pouvoir dans les milieux fermés de l’ “Histoire”,  qui commandent et imposent le discours qu’il est CONVENABLE de tenir :
    ” Ce sont les pairs qui apprécient la ” conformité ” du produit aux ” lois du milieu “, avant de lui conférer le label de la corporation, et de permettre à son auteur d’accéder au rang de locuteur habilité “ – c’est à dire d’interlocueteur docile, qui ne renversera pas la machine, et sur l’obéissance duquel on pourra comper, sa vie durant.
    (Guy BOURDE et Hervé MARTIN, Les Ecoles historiques, Paris, 1983 et 1997, Editions du Seuil, pages 352 et suivantes).
    Je confirme, en ma qualité d’ancien universitaire, que cela est vrai : manier la brosse à reluire avec talent et assiduité, ne pas s’écarter du discours convenu et convenable, sont des conditions indispensables pour accéder à la carrière, et pour gravir  les barreaux de l’échelle.
    La médiocrité intellectuelle, dans cette sorte d’exercice – vous avez bien lu : la médiocrité intellectuelle – est un atout souvent considérable, la “hiérarchie ” étant par là assurée, en accueillant en son sein préférentiellement cette sorte de personnages, de ne pas introduire dans le ” système ” des concurrents dangereux. Ainsi sont neutralisés les plus intelligents, ceux qui pensent, et qui, à cause même de leur savoir et de leur aptitude à créer,
    C’est ainsi que la carrière de Reynald SECHER fut massacrée avant que d’être commencée. Il en fut prévenu par son maître le professeur MEYER., avant même de soutenir sa thèse en Sorbonne. Cet homme honnête et droit ne pouvait se plier à ces règles hypocrites. Il en a beaucoup souffert, ayant une réelle vocation d’universitaire, et l’espérance de rendre de grands services à ses futurs élèves. Qu’il se console, s’il le peut : pour les gens intègres, il est UN HISTORIEN MAJUSCULE. Ceux qui se sont opposés à ses travaux, et qui l’ont persécuté, SONT DES NAINS. Il est tout de même effrayant, lecteurs qui n’avez jamais soupçonné cela, que des êtres humains tombent plus bas que la bassesse imaginable : massacrer la carrière d’un historien jeune et brillant PARCE QU’IL A OSE DIRE LA VERITE !
    C’est ainsi, je l’ai dit un grand nombre de fois, que fut écrite ” l’histoire ” de la Bretagne : fausse et falsifiée, non pas certes en totalité, mais sur des points essentiels, selon ce que les scribes qui falsifiaient cette histoire attendaient de leur complaisance, en récompense de la part de ceux qui détenaient le pouvoir, ou emportés par leurs fantasmes : les jacobins de Paris, centralisateurs à outrance, puis les marxistes, qui ont eu le vent en poupe jusqu’à leur destruction finale …. (Voir Mélennec, Mémoire de DEA, publié dans le site Errances, le trajet de nos grands historiens, qui ont dû ” composer ” avec le système, avec habileté, mais sans jamais sacrifier leur honneur de Bretons, au moins jusqu’à la Borderie. Et encore, sur la perversité du ” système ” qui détient le pouvoir en Bretagne.
    En Bretagne, nous connaissons par leurs noms ces « patrons » arrivés par l’intrigue des vieux courtisans, dans des postes dans lesquels ils ont fait pression sur les plus faibles, suscitant (souvent, pas toujours, qu’on ne m’accuse pas d’être injuste ; voir Lepage, Le Moal, Nassiet, maintes fois cités ici) des thèses sans intérêt, faisant pression sur les candidats pour « orienter » leurs recherches, des articles ineptes, jamais lus par personne, et tant d’autres sottises.
    Vous comprenez maintenant pourquoi, ceci s’ajoutant à la colonisation intellectuelle des Bretons, ces malheureux n’ont jamais eu jusqu’ici accès à leur histoire nationale.
    Confidence récente d’un agrégé-docteur breton, qui entendait, lui, jouir de l’absolue liberté intellectuelle, héritage de notre civilisation ; son « patron » a osé lui dire : « Je ne peux pas cautionner votre thèse, vos recherches ne vont pas dans le sens que je veux ». N’est-ce pas horrible ? Les deux interlocuteurs se reconnaîtront, et ils en identifieront bien d’autres. C’est bien fait pour eux.
    (Relire : Louis MELENNEC, De la trouille bretonne et de l’autocensure, et les centaines d’articles et de commentaires publiés sur la toile, car il est inscrit – honneur insigne -, sur une liste tout ce qu’il y a de plus noire. Savez-vous pourquoi ? Il ne ment jamais, crime impardonnable dans notre « république des droits de l’homme », le modèle insurpassé et insurpassable de l’Univers).
    …………………………

    LOUIS MELENNEC, dit « le bon docteur ». (Bon par nature, par héritage génétique et par éducation, mais qui ne peut s’empêcher de donner des coups à ceux qui le méritent).

    Le présent article, actualisé en juillet 2018, sera publié dans plusieurs sites et blogs, notamment celui créé par de jeunes Bretons, intitulé : « Les bonnes paroles du bon docteur Mélennec ».

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