Saints bretons à découvrir

Robert Micheau-Vernez, la Bretagne mise en mouvement par la couleur

Amzer-lenn / Temps de lecture : 16 min

La danse a débuté bien avant que nous entrions dans le tableau. Les couples ont déjà noué leurs mains, les jupes tournent, les rubans se soulèvent et les sabots paraissent frapper une terre que nous ne voyons pas, mais dont le rythme traverse toute la composition. Un bleu profond répond à un rouge éclatant ; un jaune vient rompre la masse sombre des costumes ; les coiffes blanches, reprises d’une figure à l’autre, deviennent les notes claires d’une musique silencieuse.

Chez Robert Micheau-Vernez, la Bretagne ne pose pas. Elle avance, travaille, prie, embarque et surtout danse. Même lorsqu’un personnage demeure immobile, la couleur continue autour de lui son mouvement. Elle ne se contente pas de recouvrir les formes : elle les pousse, les rassemble et les porte jusqu’à cette limite où la scène familière acquiert la force d’un symbole.

La célébrité de ses faïences a longtemps rejeté sa peinture dans l’ombre. Des générations ont reconnu ses couples bretons, ses sonneurs et ses danseurs sans toujours connaître le nom de l’homme qui leur avait donné forme. Pourtant, derrière les statuettes produites à Quimper se découvre une œuvre d’une ampleur considérable, traversée par la peinture, l’illustration, le vitrail, l’affiche et l’art sacré.

À cette diversité répond une même énergie. Micheau-Vernez n’a pas inventorié la Bretagne comme une collection de costumes anciens. Il l’a saisie au moment où elle se rassemble, lorsque les individus deviennent une ronde, une procession, un équipage ou un peuple.

À Brest, la lumière entre par la mer

Robert Micheau naît à Brest le 16 octobre 1907. La ville est un port militaire et ouvrier où la pierre, l’acier, la fumée et l’eau composent un paysage en transformation permanente. Fils d’un officier de marine, le jeune homme grandit dans un monde où les navires ouvrent continuellement l’horizon.

Il commence à peindre très tôt et suit les cours du soir de l’école des beaux-arts de Brest, puis étudie à l’école régionale des beaux-arts de Nantes entre 1926 et 1928. Admis ensuite à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il travaille dans l’atelier de Lucien Simon, peintre qui avait lui-même consacré une partie importante de son œuvre à la Bretagne et particulièrement au pays Bigouden.

Parallèlement, Robert Micheau fréquente les Ateliers d’art sacré fondés par Maurice Denis et George Desvallières. Il y découvre une conception de l’art religieux qui refuse aussi bien la reproduction mécanique des modèles anciens que la rupture avec la tradition chrétienne. La modernité ne doit pas entrer dans l’église comme une étrangère venue imposer ses formes ; elle doit retrouver le sens de l’architecture, de la communauté et du mystère célébré.

Cette formation laisse une empreinte durable. Dans les tableaux comme dans les vitraux de Micheau-Vernez, la couleur ne se disperse pas en impressions fugitives. Elle s’organise en surfaces puissantes, délimitées par une ligne qui lui donne sa tenue. Les personnages acquièrent ainsi une présence monumentale, même lorsque leur image doit tenir dans les dimensions d’une assiette, d’une page ou d’une petite sculpture.

En décembre 1932, Robert Micheau épouse Lysa-Mina Vernez, elle-même formée aux beaux-arts de Nantes. Il associe dès lors leurs deux noms et signe ses œuvres Micheau-Vernez. Cette signature double devient celle sous laquelle la Bretagne apprendra progressivement à reconnaître son travail.

Une Bretagne moderne, mais toujours reconnaissable

En 1930, René-Yves Creston invite Robert Micheau à rejoindre les Seiz Breur. Le mouvement, né autour de Jeanne Malivel, Suzanne et René-Yves Creston, entend renouveler les arts bretons en faisant dialoguer la tradition avec les formes du XXe siècle. Micheau-Vernez y adhère, bien qu’il participe relativement peu aux activités collectives, avant de quitter officiellement le groupe en 1946.

La rencontre n’en demeure pas moins significative. Comme les Seiz Breur, Micheau-Vernez refuse de choisir entre l’identité bretonne et la création moderne. Les costumes, les fêtes et les pratiques populaires ne constituent pas pour lui des curiosités qu’il faudrait conserver sous verre. Ils fournissent des rythmes, des volumes et des accords de couleur susceptibles de produire un art nouveau.

Dans ses scènes de danse, l’œil reconnaît précisément les pays et leurs vêtements, mais cette exactitude n’enferme jamais les personnages dans la démonstration ethnographique. Les étoffes deviennent des surfaces colorées ; les tabliers distribuent la lumière ; les chapeaux dessinent une cadence au-dessus des visages. La ronde traditionnelle se transforme en une vaste machine picturale où chaque corps transmet son mouvement au suivant.

Les danseurs ne semblent pas placés côte à côte. Ils forment un seul organisme traversé par la musique. Une épaule entraîne un bras, le bras appelle une main, la main rejoint celle du voisin et le cercle se referme pour recommencer aussitôt. La couleur obéit au même principe : un rouge revient plus loin, un bleu change de valeur, un blanc éclaire la composition avant de disparaître dans une zone sombre.

Micheau-Vernez ne réduit donc pas la Bretagne à son apparence. Il cherche l’énergie qui la met en mouvement lorsque la fête, le travail ou la foi réunissent les hommes.

Lorsque la terre de Quimper se mit à danser

La collaboration de l’artiste avec la faïencerie Henriot de Quimper commence en 1930 et se prolonge pendant environ trente ans. Lors d’une exposition organisée en novembre de cette année-là à la galerie Saluden de Brest, Micheau présente plusieurs pièces réalisées avec la manufacture. Leur succès ouvre une production particulièrement féconde, qui comptera environ cent quarante modèles sculptés, auxquels s’ajoutent des plats et des décors.

Sous ses mains, les figures des tableaux quittent la surface plane. Les couples de danseurs deviennent des volumes ; les plis des costumes s’épaississent ; les bras tendus stabilisent ou relancent la composition. La contrainte de la faïence oblige l’artiste à simplifier les silhouettes sans leur retirer leur élan. Ce qui pouvait sembler une ligne rapide dans un dessin doit maintenant porter le poids réel de l’argile.

Ses danseurs, ses sonneurs, ses mariés et ses femmes en costume connaissent une diffusion considérable. Ils deviennent l’une des expressions les plus reconnaissables de la faïence de Quimper et figurent dans les catalogues de la manufacture. Cette réussite apporte à Micheau-Vernez une véritable notoriété, mais elle produit aussi un effet paradoxal : le céramiste finit par cacher le peintre.

Beaucoup ne voient plus dans son œuvre que ces figurines bretonnes, parfois assimilées à une production décorative régionale. Il faut pourtant regarder leur construction. Les groupes sont équilibrés avec une grande sûreté, les volumes s’emboîtent et les couleurs soulignent les mouvements essentiels. Même reproduite en série, la scène conserve quelque chose de la poussée initiale du dessin.

Parmi ses réalisations monumentales figure également une carte de Bretagne composée de 192 carreaux de faïence, achevée en 1962. Restaurée, elle est aujourd’hui présentée à l’hôtel de ville de Quimper. Le territoire y devient lui-même une œuvre assemblée, fragment après fragment, comme si chaque carreau apportait sa couleur à l’unité du pays.

Sous la fête, la gravité du sacré

La vivacité des danses ne doit pas faire oublier la place profonde qu’occupe l’art religieux dans le parcours de Micheau-Vernez. Sa formation aux Ateliers d’art sacré l’amène très tôt à travailler pour les églises. En 1932, il reçoit la commande de deux vitraux consacrés à la vie de Dom Michel Le Nobletz pour l’église du Conquet.

Le choix de ce missionnaire breton est significatif. Michel Le Nobletz avait utilisé au XVIIe siècle des cartes peintes, les taolennoù, afin d’enseigner la foi à des populations souvent illettrées. Trois siècles plus tard, Micheau-Vernez poursuit par l’image une même volonté de transmission. Le vitrail ne doit pas seulement embellir l’édifice : il raconte, enseigne et conduit le regard.

L’artiste réalise également des verrières pour l’église de Parigné-le-Pôlin, dans la Sarthe, où huit vitraux consacrés à la Passion du Christ sont inaugurés en 1946. L’année suivante, il offre à la même église un chemin de croix peint sur toile. À Saint-Michel-en-Grève, deux de ses vitraux sont inaugurés en 1946, puis un troisième en 1955. Comme au Conquet, certaines inscriptions y sont rédigées en breton.

Dans ces œuvres, la couleur change de respiration. Elle conserve sa force, mais ne cherche plus le mouvement rapide de la danse. Traversée par la lumière, elle devient présence. Le verre bleu approfondit l’espace, le rouge annonce à la fois la Passion et la gloire, tandis que les figures s’ordonnent avec la stabilité d’une procession.

Le chemin de croix de Parigné-le-Pôlin ne transforme pas la souffrance du Christ en spectacle. Les corps se resserrent, la couleur se concentre et la ligne conduit la scène vers son accomplissement. Le peintre qui sait lancer une ronde sait également interrompre le mouvement devant le poids de la croix. La même vigueur demeure, mais elle entre dans le silence.

Ololê : donner aux enfants une Bretagne à regarder

La rencontre de Micheau-Vernez avec Ololê occupe une place essentielle dans son travail d’illustrateur. Fondé en 1940 par Herry Caouissin et Vefa de Bellaing, avec la participation de Ronan Caouissin, le journal veut offrir aux jeunes lecteurs une presse enracinée dans l’histoire, la foi et la culture bretonnes. Autour de la publication se retrouvent plusieurs dessinateurs importants, parmi lesquels Étienne Le Rallic, Pierre Péron, Xavier Haas, Félix Jobbé-Duval et Xavier de Langlais.

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Réal : Micheau-Vernez – Ed. Ololê (archives AR GEDOUR)

Micheau-Vernez illustre notamment le numéro spécial consacré à sainte Anne, le numéro 33 de la revue. La patronne de la Bretagne et la Vierge Marie y sont entourées d’enfants portant les costumes de différents pays bretons. La composition réunit ce que l’artiste sait le mieux faire : distribuer des figures nombreuses sans les disperser, différencier les costumes tout en donnant au groupe son unité et placer la foi au cœur d’une Bretagne vivante.

Les enfants ne constituent pas une foule anonyme autour des deux saintes. Leurs coiffes, leurs vestes et leurs tabliers dessinent une géographie humaine du pays. Chacun vient de quelque part, mais tous appartiennent à une même assemblée. La Bretagne n’apparaît plus sous la forme abstraite d’une carte : elle devient un peuple d’enfants rassemblés sous un même regard maternel.

Cette illustration attire l’attention de Janig Corlay, qui prépare alors Le Paradis breton, ouvrage destiné à présenter la vie de saints bretons aux jeunes lecteurs. Elle souhaite que ceux-ci puissent se reconnaître dans les personnages et ne considèrent pas la sainteté comme une réalité étrangère à leur pays. Micheau-Vernez reçoit la mission d’en créer les images.

Publié par la Bonne Presse en 1951, Le Paradis breton fait dialoguer la narration de Janig Corlay avec les compositions de l’artiste. Les saints ne flottent pas dans un ciel sans lieu. Ils portent les traits, les vêtements et parfois l’environnement d’une Bretagne immédiatement reconnaissable. Comme dans ses vitraux, Micheau-Vernez transforme l’illustration en passage : l’enfant entre dans le récit parce que celui-ci emprunte des formes qui lui sont proches.

Ar Gedour a déjà longuement raconté l’histoire de ce livre, sa postérité et le projet de réédition qui devait être enrichi de gravures inédites de Micheau-Vernez et de Félix Jobbé-Duval. Cette filiation donne à l’artiste une place particulière dans l’histoire éditoriale dont Ar Gedour est aujourd’hui l’un des héritiers.

La mer ne tient jamais en place

Micheau-Vernez est aussi un peintre de la mer. Peut-être fallait-il être né à Brest pour comprendre qu’un bleu n’est jamais seulement bleu. Il peut tirer vers le vert sous un ciel lourd, se charger de violet au soir, se briser en blanc autour des rochers ou devenir presque noir sous la coque d’un bateau.

Ses marines ne cherchent pas la tranquillité décorative. La côte s’y découpe franchement, les voiles prennent le vent et les barques semblent engagées dans une lutte dont la couleur traduit l’intensité. Même lorsque l’horizon demeure calme, le tableau conserve une tension, comme si la lumière elle-même poussait les formes vers l’avant.

Les pêcheurs, les femmes sur les quais et les bateaux participent à cette construction. L’être humain n’est pas ajouté au paysage pour en indiquer l’échelle ; il appartient au rythme de la mer. Un dos courbé peut répondre à la courbe d’une coque, tandis qu’une voile reprend la verticale d’un clocher ou d’une coiffe.

Cette capacité à unir les figures et leur milieu distingue Micheau-Vernez du simple illustrateur de scènes régionales. La Bretagne n’est pas une toile de fond devant laquelle il placerait des costumes. Elle circule entre les êtres, les objets, le vent et la lumière.

Les affiches, ou la couleur lancée dans la rue

L’affiche convient admirablement à son tempérament. Elle exige une image immédiatement saisissable, une organisation vigoureuse et des couleurs capables d’arrêter le passant. Micheau-Vernez conçoit notamment trois affiches pour le Festival interceltique de Lorient, prolongeant dans l’espace public son travail sur la fête et les rassemblements populaires.

Il n’est plus nécessaire de représenter chaque détail d’un costume ou d’un instrument. Quelques lignes suffisent pour faire entendre la présence des sonneurs ; une courbe suggère la danse ; un accord de couleurs annonce déjà la fête. La composition devient appel.

Là encore, l’artiste travaille à la rencontre du populaire et de l’exigence formelle. Une affiche doit être comprise de loin, mais cette évidence ne signifie pas qu’elle soit pauvre. Micheau-Vernez sait retirer les détails sans retirer le caractère, simplifier sans uniformiser et rendre la Bretagne reconnaissable sans recourir à l’accumulation des emblèmes.

Du vitrail à l’icône

À partir de la fin des années 1960, une autre lumière entre dans son œuvre. Micheau-Vernez s’intéresse à l’iconographie orthodoxe et réalise une première icône peinte en 1969, avant de travailler le cuivre et le laiton repoussé. Le changement de technique accompagne un approfondissement spirituel.

Dans l’icône, la lumière ne vient plus seulement éclairer la figure de l’extérieur. L’or, le métal et les couleurs semblent la faire naître depuis l’image elle-même. Le peintre de la danse et des fêtes découvre un art régi par une tradition sévère, où l’originalité personnelle doit s’accorder à des formes transmises par des siècles de prière.

En 1979, une grande icône en cuivre est installée dans l’église orthodoxe Saint-Michel-Archange de Cannes. Les sources consacrées à l’artiste indiquent qu’il y sert comme diacre, puis comme prêtre sous le nom de père Patrick. Cette dernière partie de son existence ne constitue pas une rupture complète avec son œuvre antérieure. Depuis ses premiers vitraux, Micheau-Vernez cherchait déjà une couleur capable de transmettre davantage qu’elle-même.

La ronde, le vitrail et l’icône paraissent appartenir à trois mondes éloignés. Pourtant, une même intuition les traverse : l’individu n’y reste jamais seul. Les danseurs entrent dans un cercle, les saints dans la communion de l’Église et les couleurs dans un ordre qui les dépasse tout en leur donnant leur pleine intensité.

Le peintre caché derrière ses faïences

La réussite des œuvres éditées par Henriot a longtemps rendu presque invisible une part importante de la création de Micheau-Vernez. Ses faïences circulaient dans les foyers et les vitrines tandis que ses tableaux demeuraient peu exposés. Ce n’est qu’à la fin des années 1970 que le galeriste parisien Armand Drouant lui consacre une exposition et contribue à faire reconnaître le peintre.

L’artiste meurt au Croisic le 8 juin 1989. Depuis, plusieurs rétrospectives et publications ont permis de restituer l’étendue de son œuvre. Le Musée de la Faïence de Quimper lui consacre une importante exposition en 2004 ; le Musée du Faouët et le Port-musée de Douarnenez présentent son travail en 2009. En 2025, une nouvelle exposition organisée à Lorient à l’occasion du Festival interceltique remet ses peintures et ses couleurs au premier plan.

Cette redécouverte oblige à regarder les faïences autrement. Elles ne sont plus les produits isolés d’un décorateur régional, mais les fragments d’une œuvre beaucoup plus vaste. Les mêmes gestes traversent la terre cuite, la toile, le verre et le papier. Partout, Micheau-Vernez cherche à donner du poids à la couleur et du mouvement à la forme.

La couleur comme pays natal

Il est tentant de dire que Micheau-Vernez peignait la Bretagne. Il faudrait peut-être aller plus loin : il la faisait circuler. D’un couple de danseurs à un groupe d’enfants, d’une marine à un vitrail, la couleur passe comme une musique dont chaque œuvre reprend un motif.

Cette Bretagne n’est ni pâle ni honteuse de sa présence. Elle porte des rouges francs, des jaunes solaires, des bleus profonds et des verts qui semblent avoir retenu l’éclat de la mer. Les costumes traditionnels n’y deviennent pas les signes d’un monde condamné à disparaître, mais les éléments d’une composition résolument moderne.

Le peintre ne nie pourtant ni la gravité ni le silence. Sous l’éclat de la fête demeure le sérieux des visages ; derrière le mouvement des corps se tient une communauté qui connaît le travail, la mer, la mort et la prière. La couleur ne sert pas à fuir cette réalité. Elle en manifeste la force.

Regarder un tableau de Micheau-Vernez, c’est donc entrer dans une ronde déjà commencée. L’œil passe d’un personnage à l’autre, suit une jupe, rejoint une main, s’arrête sur un visage, puis repart avec la ligne d’une épaule. Rien ne permet de rester tout à fait extérieur à la scène.

Et lorsque la dernière couleur paraît avoir trouvé sa place, la danse ne s’achève pas. Elle continue hors du cadre, emportant avec elle la lumière, les costumes et les voix d’un peuple que l’artiste ne voulait pas conserver immobile, mais rendre pleinement vivant.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est le fondateur du site et de l'association Ar Gedour et assure la fonction bénévole de directeur de publication. Il anime aussi le site Kan Iliz (promotion du cantique breton). Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD". En 2024, il a également publié avec René Le Honzec la BD "L'histoire du Pèlerinage Militaire International".

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