AR VAMM : L’HISTOIRE D’UNE PIECE DE THEÂTRE & D’UNE AFFICHE EXCEPTIONNELLE

Amzer-lenn / Temps de lecture : 16 min

En 1935, pour le Bleun-Brug de Pleyben, la compagnie de théâtre breton «Strollad C’hoarierien ar Bleun-Brug » a programmé la pièce Ar Vamm  (la mère), une œuvre galloise de Betty Eynon Davies et Kate Roberts, traduite en breton  et adaptée par l’abbé Perrot. Le thème : Une mère revient sur terre pour réconforter ses enfants victimes d’une marâtre : un drame très celtique sur l’amour maternel.

Comme il lui en était fait obligation, l’abbé Perrot adressera à l’Evêché un exemplaire des pièces qu’il voulait faire jouer, mais  pour Ar Vamm … avec retard. Un retard qui n’était pas dû à un oubli… :

« Monsieur le Vicaire général,

  J’ai l’honneur de vous adresser deux exemplaires d’Ar Vamm, le drame mixte joué à Pleyben le 2 septembre dernier. Si vous le voulez bien, vous pouvez en remettre un exemplaire à Monseigneur Duparc, si cet hommage peut lui être agréable. Ce drame est très émouvant et peu de spectateurs sortent de la représentation sans avoir les yeux mouillés de larmes. Je l’ai adapté de mon mieux à la scène bretonne et je crois qu’il ne peut faire que du bien. » (Lettre du 6 octobre 1935)

Eh bien ! La pièce ne plut pas du tout au vicaire général Joncour,  qui avait fait de l’abbé Perrot sa « bête noire », il voulut  faire interdire la pièce. Le vicaire général passait au crible les pièces de l’abbé Perrot, espérant, au détour d’une réplique, y débusquer ses deux obsessions : des relents d’autonomisme, et pire encore, de la mixité. Or, horreur ! Cette pièce était mixte.  De plus, il n’apprécia pas du tout que la pièce fut jouée sans l’aval de l’Evêché, l’empêchant ainsi d’exercer son droit de censure, qu’il soit mis devant le fait accomplie, et prévenu une fois le Bleun-Brug terminé. (1)

Donc, à défaut de débusquer quelques sous-entendus favorables aux idées autonomistes, ce qui n’était à l’évidence pas le sujet, la mixité de la pièce alarma le Vicaire général qui s’empressa d’en instruire Monseigneur Duparc. Contrairement à ce que lui faisait remarquer l’abbé Perrot, Monsieur Joncour estimait  que cette mixité offensait  la vertu, la simple décence et le dogme de l’Eglise sur la résurrection des morts et la vie éternelle.  Le  thème était donc de nature à égarer, à blesser des âmes fragiles en y jetant le trouble, et  en donnant quelques crédits aux … fantômes.

« L’action se déroule le soir de la Toussaint. Encour, vieux domestique, s’entretient avec le maître de ferme, Yvon. Dans sa jeunesse, il a aimé une jeune fille très belle, Lena morte dans la fleur de l’âge, à 19 ans. Quarante ans se sont écoulés, et l’image chérie est restée vivante en son âme…  Yvon a perdu sa femme voici un an ce soir. Encour lui rappelle les qualités de sa défunte épouse. Il lui reproche de s’être remarié à une femme acariâtre, légère, peu tendre pour les petits, Annaïk et Gwenole. Où est la tendre maman qui aimait tant ses chérubins livrés maintenant à la merci d’une méchante femme qui leur prodigue plus de taloches que de caresses. Tous deux dans leur lit, le frère et la sœur se content leurs souffrances. Ils veulent revoir leur Mammig. La maman, à l’appel de ses enfants revient auprès d’eux en cette nuit des chers défunts. Elle emportera avec elle dans un monde meilleur, sa petite Annaïk »

Ayant lu la pièce, Monseigneur Duparc ne put que louer la grande spiritualité  de ce drame celtique, de l’éloge de l’amour maternel qui en ressortait.  L’évêque de Quimper,  plus  diplomate et ouvert que son vicaire, jugea  préférable de fermer les yeux sur la mixité, et consentit donc à ce que les rôles des garçons soit tenus par des garçons et ceux des filles par des filles. Avec sagesse, il voyait mal, sauf à retirer tout crédit à la pièce, le rôle de la mère tenu par un homme…

Herry Caouissin racontera que le pauvre Joncour, désavoué par son évêque, en était rouge d’indignation. C’est donc dans une lettre assez « pincée », en date du 13 octobre 1935, que Monsieur Joncour fera connaître à l’abbé Perrot la décision de Monseigneur Duparc :

«  Monseigneur, dans sa grande bonté qui lui est coutumière, quoique à regret veut bien autoriser la représentation d’Ar Vamm. Mais il est bien entendu que dans la suite vous  vous tiendrez pour les pièces bretonnes comme pour les pièces françaises à la règle établie pour le diocèse et rappelée aux dernières retraites pastorales. Que Messieurs Caouissin et Dieuleveult, et vous-même, recourent à des pièces ayant exclusivement des rôles d’hommes ou des rôles de femmes. Personnellement, j’ai lu Ar Vamm. Je ne comprends pas que l’on fasse revenir la première femme (la mère). C’est émouvant sans doute, mais n’est-ce pas de nature à fausser les idées dans les campagnes où l’on croit trop facilement aux revenants ? Restons donc dans la vie réelle ! »

Ces prétextes provoquèrent un grand éclat de rire, et le  pauvre Joncour  avec le doublon mixité-fantômes, et sous-entendant que les paysans vivaient tous dans les superstitions, se couvrit  une fois de plus  de ridicule.  Herry Caouissin qui avait, avec Arthur de Dieuleveult, la responsabilité des mises en scènes des pièces du   théâtre du Bleun-Brug, fit savoir au Vicaire général que « le théâtre breton manquait de femmes, et qu’il ne serait sauvé que par les femmes ! » L’impertinence de son jeune secrétaire amusa fort l’abbé Perrot qui n’était pas fâché de voir le vicaire général  recadré.

 

L’HONNEUR  D’UN  THEÂTRE  AUTHENTIQUEMENT  CHRETIEN  ET  BRETON

Jouée à plusieurs reprises, Ar Vamm connut partout un succès  mérité, tant et si bien que le prospectus-programme pouvait écrire sans vaines prétentions « Ar Vamm, un chef- d’œuvre de la scène, le triomphe du  théâtre breton ».

Ce label mérité que s’autodécernait le théâtre du Bleun-Brug, n’était pas innocent. En effet, à cette époque se multipliait les troupes de théâtre de compagnies revendiquant une sorte d’athéisme, parfois même d’antichristianisme attaquant l’Eglise, le clergé, comme la pièce « La Terre des Prêtres ».  Une œuvre-pamphlet du radical socialiste Yves Le Febvre, personnage ultra jacobin, bouffeur de curé, ne cachant rien de son hostilité à tous ce qui était breton  et qui fit jouer sa pièce diffamatoire contre les prêtres par  la troupe parisienne Sédillot. Une pièce  que ne désavoueraient pas les actuels diffamateurs du clergé.  La venue de cette troupe alarma l’Evêché et bien des prêtres, qui se retrouvaient sur la défensive. Pour l’abbé Perrot, il était hors de question de laisser jouer cette insanité salissant les prêtres, leur sacerdoce ; il fallait réagir, mais que faire ?

Les frères Caouissin prirent la tête de l’offensive,  mobilisant amis et jeunes de diverses paroisses, ils organiseront des « tournées de chahuts », interrompant à coups de boules puantes et d’échanges d’horions, partout où elle se produisait, la pièce outrageante. Evidemment, la maréchaussée interviendra pour séparer les belligérants, qui outre des noms d’oiseaux qui de part et d’autre… volaient, chanteront d’un côté le Da Feiz hon Tadou Koz et de l’autre l’Internationale, provoquant l’ire des communistes et de la Libre Pensée qui hurlaient au retour de l’obscurantisme et de la « Réaction ».

Bien que ne désavouant pas ces jeunes, l’évêché fut néanmoins agacé par ces manifestations qui écornait le modus vivendi  Eglise-Etat, toujours sensible, et demanda qu’elles cessent. Du coup, l’abbé Perrot qui  jusque-là s’était fait discret, bien que son presbytère servit de Q.G aux jeunes « réactionnaires », répliqua à ses supérieurs :

 « Que l’Evêché serait plus avisé de se réjouir et de féliciter ces jeunes gens courageux qui, comme les chouans jadis, et les Bretons face aux inventaires et aux expulsions du début du siècle, défendaient l’honneur de leurs prêtres, de l’Eglise, du Christ… »

Ces manifestations eurent pour résultat de faire plier bagages à la troupe parisienne, car les autres départements bretons entendirent ne pas être en reste  pour lui interdire de se produire chez eux.  Herry Caouissin racontera « qu’à l’annonce de cette retraite, l’abbé Perrot déboucha son meilleur vin pour fêter la victoire sur les ennemis de l’Eglise »

Se multipliait aussi les troupes de patronages laïques, hostiles aux causes bretonnes, dont les pièces d’un goût souvent assez douteux sur le plan culturel, diffusaient une propagande de réelle francisation. Le Bleun-Brug entendait donc afficher très nettement sa  différence culturelle et religieuse, et celle-ci ne pouvait qu’être bretonne et chrétienne. Même les adversaires les plus acharnés du Bleun-Brug seront obligés de reconnaître la grande qualité artistique de sa troupe théâtrale. (2)

Les pièces de théâtre du Bleun-Brug, écrites ou adaptées en breton par l’abbé ou provenant d’oeuvres notamment galloises, auront très vite la réputation de pièces de qualité. Pour Ar Vamm, la presse s’accorda à faire le plein d’éloges et du jeu des acteurs, surtout des enfants :

« Le clou de la soirée fut sans conteste l’interprétation d’Ar Vamm… Le public est durant toute la pièce sous le coup d’une émotion intense et bien des larmes perlent aux  paupières. Cette pièce est un véritable chef-d’œuvre… » (La Province)

« Les acteurs, pénétrés de valeurs exprimées dans leur langue, s’élevèrent parfois au sublime » (La Croix)

« Mademoiselle Le Guen incarna impeccablement le rôle de la maman. Ses gestes si doux, son regard si tendre, l’amour maternel si grand qu’elle a pour ses deux malheureux petits, eurent le don de pousser au paroxysme l’émotion d’une salle haletante… Lorsque tomba le rideau, ce fut un tonnerre d’applaudissements ce qui prouvait combien avait été gouté ce drame émouvant… » (La Dépêche de Brest et de l’Ouest)

« Si le public breton aime le jeu burlesque et comique, il sait encore goûter davantage le tragique, et il l’a bien montré au cour des représentations d’Ar Vamm, une pièce d’une réelle valeur dramatique et dont le scénario s’adapte si bien à l’âme celtique. Haletant, les spectateurs gagnés par l’émotion constante, suivaient l’action, manifestaient leurs émotions, leurs impressions… » (Bulletin de l’Union des Œuvres Bretonnes)

 

Comme toutes les pièces du Bleun-Brug, Ar Vamm était jouée en breton : « Que dire de l’aisance de ces deux jeunes Scrignaciens, dans leurs gestes si naturels et les longues répliques  qu’ils colorèrent si bien de toute la gamme naïve de leurs émotions. »

Herry Caouissin racontera que  « l’une des plus grandes joies de l’abbé Perrot était d’entendre les enfants parler, chanter en breton, un breton d’une si grande pureté, avec des accents si chantant que le langage lui-même semblait être un perpétuel cantique. Mais ce qui, en tant que prêtre, le réjouissait particulièrement, était de sentir qu’avec ce théâtre son œuvre de rechristianisation  faisait dans les esprits, les âmes son chemin. »

Ar Vamm, comme toutes les autres pièces de théâtre du Bleun-Brug, confirmait ce sentiment de posséder par ce moyen  un  merveilleux outil d’évangélisation. L’abbé Perrot faisait justement remarquer que : « les ennemis de l’Eglise savaient, eux aussi, parfaitement utiliser le théâtre pour inoculer dans les esprits la haine de Dieu, instituer le mensonge en vérité, persuader que le mal pouvait s’appeler le bien, la laideur être beauté. Qu’il était donc impératif de ne pas leur laisser l’avantage de ce terrain culturel ». L’affaire de la pièce « La terre des prêtres », ne fera que confirmer ce  lucide constat.  Le théâtre breton du Bleun-Brug, prenant le contre-pied de ces inversions, avait pour ambition l’élévation de l’âme, de l’esprit par la vérité, la beauté, le sacré, et seul un théâtre chrétien remplissait ces conditions. Si les pièces étaient enseignement culturel, elles étaient aussi enseignement spirituel.

L’abbé Perrot ne cessait de répéter, aussi bien à ses supérieurs qu’à ses confrères qui doutaient de l’intérêt du théâtre « que des planches de la scène à la Table de la cène (l’autel), la distance n’était pas si grande ». Il en voulait pour preuves, les jeunes acteurs qui, grâce au théâtre, deviendront enfants de chœurs, choristes des Pueri  Cantores qu’avec l’abbé Pierre-Marie Lec’hvien, l’abbé Joseph Mayet, il avait créé, et d’autres qui  par ces voies, découvriront celle qui les mènera au sacerdoce.

Malgré les épreuves des deux guerres, et les persécutions continuelles contre la foi, la langue, la culture et les traditions bretonnes, nous pouvons considérer ces temps comme privilégiés, car les Bretons  qui avaient en charge ces combats n’hésitaient pas à affirmer leur foi chrétienne et bretonne. Ils savaient, mêmes ceux qui s’étaient éloignés de l’Eglise, que Feiz et Breizh étaient les deux racines principales qui nourrissait le chêne breton.

Xavier de Langlais illustra avec son talent habituel  le programme qui comportait toute la pièce en breton. Ce même dessin fera la couverture du numéro de décembre 1936. Herry Caouissin de son côté illustra le prospectus. Mais c’est l’affiche qui annonçait la pièce qui présentait un grand intérêt artistique.  Herry Caouissin l’exécuta entièrement à la gouache, et nous nous trouvons davantage face à un tableau qu’à une affiche. Cette affiche n’existe qu’en un seul exemplaire, l’original peint, et c’est cet original qui servira pour les diverses représentations. Nous pouvons voir collé dessus les timbres fiscaux d’autorisations d’affichages, elle est de format 88 x 50. Après chaque pièce, l’affiche-tableau était décrochée, et conservée pour la prochaine représentation.  De cet original devait sortir des tirages couleurs imprimées, format carte postale, et vendues au profit du Bleun-Brug. Finalement, et c’est dommage pour les collectionneurs, le Bleun-Brug se contentera d’annoncer la pièce avec le dessin original sur lequel veillait l’artiste.

Téléchargez la pièce de théâtre en breton en cliquant sur ce lien.

Herry Caouissin tenait beaucoup à cette affiche, il la conservera précieusement, elle aura au mur de son bureau, que ce soit à Landerneau, puis à Paris et ensuite à Lorient où il prit sa retraite, toujours  une place d’honneur. Cette affiche qu’il considérait comme une œuvre d’art était pour lui le témoin d’une jeunesse heureuse au sein du Bleun-Brug de Monsieur Perrot, mais aussi de sa passion pour le théâtre breton.

Il racontait qu’un collectionneur d’affiches bretonnes, en visite chez lui, tomba en arrêt devant l’affiche et lui proposa cache 5.0OO frs (c’était en 1992). Mais  pour rien au monde, dira-t-il, il ne l’aurait vendue, même au double de la somme proposée. Evidemment, cette affiche est totalement inconnue, elle sera toutefois exposée pour la première fois depuis 1938, en l’an 2000, lors d’une exposition sur la Littérature bretonne enfantine au Conservatoire de la Voiture Hippomobile Ancienne, organisée au Manoir de Kermorgan en Plouay (Morbihan).

 

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DE  QUELQUES  AUTRES  AFFICHES

En 1935 et en 1936, Herry Caouissin exécutera deux autres affiches pour le  Bleun-Brug : une pour la pièce Fostus an doktor daonet (Faust, le docteur damné), et l’autre annonçant  le Congrès du Bleun-Brug de 1936 à Roscoff représentant un sonneur de cornemuse sur fond de carte de Bretagne, affiche aujourd’hui introuvable (en fait, il y eu deux affiches, la deuxième représentait également un sonneur, mais en photo).

Les deux dernières qu’il exécuta furent, pour la pièce de théâtre En Eutru Keriolet  (1979) pour la troupe « Paotred Pleuigner », et le Cercle Bugalé an Orient (1985), inspiré d’un dessin de Lalaisse, pour une pièce jouée en breton par les enfants du cercle. Elles sont belles, artistiques, très rares car tirées seulement à une dizaine d’exemplaires,  mais de son avis même, il dira qu’aucune n’avait la force transcendante de celle d’Ar Vamm.  Par chance, l’affiche d’Ar Vamm  échappera au bombardement de Scrignac par les Anglais en juillet 1944, et qui toucha aussi gravement le presbytère (l’abbé Perrot était mort depuis 7 mois, mais il y restait encore des documents), détruisant des archives du Bleun-Brug et de Feiz ha Breiz, et un nombre important des originaux des dessins de Herry Caouissin pour Feiz ha Breiz ar Vugale. Quant à l’affiche Ar Vamm, elle se trouvait fort heureusement à Landerneau, à décorer le bureau de la rédaction d’Ololê. De même, beaucoup d’originaux  des diverses affiches, de maquettes de décors et de costumes concernant les pièces jouées par la troupe du Bleun-Brug furent détruits. C’est dommage, car nous aurions aujourd’hui une superbe collection d’affiches, chacune étant à elle seule une authentique œuvre d’art.

1) La mixité au théâtre empoisonnera l’œuvre de l’abbé Perrot. La mixité était considérée, à tort, comme une occasion de débauche. L’abbé Perrot s’élèvera contre cette mesure ridicule qui faisait s’esclaffer de rire le milieu breton, et surtout les jeunes. L’abbé Perrot sera, la plupart du temps,  obligé de s’y soumettre, ainsi que certains de ses confrères (les abbés Job Le Bayon et Lec’hvien). Mais, il arrivera qu’ils passeront outre, et pour les représentations du Bleun-Brug, Herry Caouissin, pour disculper l’abbé Perrot, prendra sur lui de désobéir aux recommandations de l’Evêché. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette interdiction de la mixité au théâtre sévira jusqu’en 1950….

2)Si l’abbé Perrot n’avait pas eu à subir les continuelles tracasseries de l’Evêché, et les évènements des deux guerres qui vont renvoyer tous les projets dans les cartons, comme le théâtre en dur projeté au château de Kerjean en 1912, nul doute, que le théâtre du Bleun-Brug aurait été, avec les moyens de l’époque s’entend, l’équivalent de celui du Puy du Fou aujourd’hui, car le Bleun-Brug fut cela avant l’heure…

Sources : Archives Herry Caouissin « Souvenirs ».

 

À propos du rédacteur Youenn Caouissin

Auteur de nombreux articles dans la presse bretonne, il dresse pour Ar Gedour les portraits de hauts personnages de l'histoire religieuse bretonne, ou encore des articles sur l'aspect culturel et spirituel breton.

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3 Commentaires

  1. Peut-on trouver quelque part sur internet le texte de la pièce « Ar Vamm »?
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    Ha moaien zo kaout testenn ar pezh-c’hoari « Ar Vamm », dre ul lec’hienn bennak ?
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    Sinon, pourquoi ar Gedour en s’y risquerait-il pas?
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    Ha perak ‘ta ne lakfe ket ar Gedour an destenn-se war well, war-eeun?
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  2. Sait-on pour quelle raison les alliés ont-ils bombardé Scrignac le 29 juillet 1944 (d’après Le Télégramme), soit près de deux mois après le débarquement? Quel était l’objectif militaire recherché, alors même qu’en Normandie les Alliés – opération Cobra, audacieuse et victorieuse, en cours – ont déjà repris Coutances et s’apprêtent à déferler sur Avranches, puis la Bretagne?

    Perak ‘ta eo bet taolet bombezennoù war Skrignag, d’ur mare ma veze an Amerikaned oc’h emgann hag o stlepel kuit – e-korf un toullad devezhioù, etre Coutances hag Avranches – an Alamaned eus bro Normandi ? Souezhus a-walc’h. Petra oa pal bombezadeg Skrignag?

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