Saints bretons à découvrir

16/02/2014 : messe télévisée à Hennebont (Diocèse de Vannes)

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

basilique hennebontDemain à 10h38 précises aura lieu la messe télévisée du Jour du Seigneur, en la basilique Notre Dame du Paradis, à Hennebont (Diocèse de Vannes). Il est demandé à l’assemblée d’arriver avant 9h45, pour des raisons logistiques dues aux contraintes télévisuelles. Il est bien évident qu’à l’occasion de cette retransmission nombreux sont ceux qui viendront assister à cette cérémonie, dont la prédication sera assurée par le bien connu Père René-Luc (homélie que vous pouvez retrouver ici). 

Nous fêtons cette année le 500ème anniversaire de la basilique. De nombreux événements ont donc lieu en 2014. L’occasion de le rappeler aujourd’hui, en faisant découvrir ce joyau.

Nous sommes heureux que le Jour du Seigneur ait choisi cette basilique. Un bémol toutefois : aucun cantique breton n’est prévu au programme ! Comment justifier, alors que le diocèse de Vannes s’est engagé à promouvoir le bilinguisme, que l’on ne profite pas de l’occasion pour offrir aux téléspectateurs et paroissiens un aperçu de la culture multiséculaire bretonne, de ce pays et de cette langue qui ont donné un des grands terreaux du christianisme et ses missionnaires ? 

Voici donc le programme de demain, qui est similaire à des messes que nous pourrions trouver ailleurs qu’en Bretagne :

– Chant d’entrée : « Jubilez criez de joie (version locale du Père Guillevic, quand même !)

– Communion : Tu fais ta demeure en nous, Seigneur »

– Ordinaire : Jésus berger de toute humanité, Sanctus de San Lorenzo, Agnus d’Emmaus

– Envoi: Sous ton voile de tendresse

Rien… Pire, on nous propose un chant en anglais pour l’offertoire : « Lead me, Lord ». Dommage, quand on connait la richesse musicale sacrée bretonne. 

Il restera toutefois l’anamnèse, qui sera quand même en breton : « Re vo melet ». C’est déjà ça…  Peut-être, sait-on jamais, un peu d’orgue / bombarde ? 

(Add du 16/02/2014 : O Rouanez karet an Arvor – qui ne paraissait pas au programme initial – a résonné sous les voûtes de la basilique à la sortie de la messe ). 

Mais comprendra-t-on un jour que l’usage de la langue bretonne et notamment à la messe n’est pas juste une question de folklore mais qu’il s’agit d’un véritable outil de nouvelle évangélisation

Nous remercions donc l’équipe paroissiale d’Hennebont d’avoir intégré le Re vo melet à leur programme, mais nous profitons aussi pour demander à chaque paroisse bretonne de bien prendre en considération cette dimension missionnaire par la culture bretonne. Et cette dimension, si elle est diffusée largement par les ondes, ne pourra qu’engendrer des fruits ! 

Add du 18/02/2014 : Replay de l’émission

Crédit Photo : http://fr.topic-topos.com

 

 

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

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2 Commentaires

  1. tout a fait d’ accord par exemple » da feiz on tadou koz  » à la fin ou « intron santez Anna ou l’ angelus breton  » ni ho salut kan garantez…’ave le traductions bien sûr » et pour re ster universel autrement que par l’ angl ais , le kyriale grégorien XVIII ou autre , ou le credo ou le pater comme le demande la réforme liturgique et l’avait rappelé Paul VI avec  » jubilate Deo  » , « que ls fidèles sachent chanter un minimum de grégorien , chant propre de l’ église romaine, chant universel et millénaire…. quelle contradiction entre la célébration d’un chef d’ oeuvre architectural , artistique et religieux et mépriser l’ héritage millénaire liturgique qu »est le grégorien

  2. L’argument pour ne pas mettre de Breton est toujours le même: « les gens ne comprennent pas! » Mais alors, comment expliquer le fait que lorsque l’on met un chant dans une autre langue, européenne ou extra européenne, on dise: « ah, que c’est bien!!! » Tout à coup, la langue n’est plus un obstacle. En réalité, les Bretons ont un profond mépris et une profonde méconnaissance de leurs chants, de leur langue…En réalité, la francisation de la Bretagne est bien achevée, malgré les quelques airs de bombarde qui peuvent parfois résonner et les quelques panneaux routiers bilingues. Car, sur 250 000 locuteurs Bretons, les 3/4 ont plus de 70 ans. Su le quart restant , combien le pale tous les jours? Ensuite, pour ceux qui le parlent, combien l’enseignent à leurs enfants? Et sur ceux qui l’enseignent à leurs enfants, combien d’enfants savent réellement parler le Breton et non seulement le comprendre? Dans 15 ans, le Breton est mort! La France a incité la Bretagne à vouloir son euthanasie culturelle, et l’assiste pour cela! Et les Bretons sont assez stupides pour se dire que leur langue vaut moins que le Français, l’Anglais, ou l’inuit….!!!! Question d’ouverture, il parait!!!! L’ouverture, c’est bien! Mais à ouvrir à tout va, les courants d’airs emportent tout ! La langue et la culture Bretonne sont ainsi quasi évaporés! Les équipes paroissiales, toutes dévouées qu’elles sont, participent à cela en refusant systématiquement du Breton, ou en mettant simplement quelques chants « os à ronger »! Il est vrai que leurs chants souvent niais des années 60 attirent les foules: 3 pelés et 2 tondus, souvent vieux voire près de la tombe (Hennebont compris)! Les jeunes, eux, ne viennent pas s’ennuyer dans ces atmosphères tristes! A part à la messe télévisée, parce que la télé est là!!!!!
    A bon entendeur!!! J’espère en avoir heurté quelques uns!!!!

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