Les demandes de messes en breton continuent d’arriver régulièrement à Ar Gedour. Bien qu’étant un média, nous sommes aussi au carrefour des rencontres, ce qui invite nos lecteurs à se tourner vers nous.
Noël, Pâques, Pardons, fêtes patronales, célébrations particulières… Dans bien des endroits, le désir demeure de prier en breton. C’est une excellente nouvelle, mais c’est aussi parfois devenu un véritable casse-tête pour trouver des célébrants. Car chacun le sait : les prêtres sont de moins en moins nombreux, et ceux qui sont capables de célébrer intégralement en breton le sont également.
Pendant longtemps, la question ne se posait guère. Les prêtres issus du Léon, du Trégor, de la Cornouaille ou du Vannetais avaient souvent grandi avec le breton. Ils pouvaient célébrer, prêcher, confesser ou accompagner les familles dans cette langue avec une parfaite aisance. Cette génération, qui s’est donnée sans compter, disparaît progressivement et la relève est encore trop peu nombreuse.
Pourtant, il serait injuste de dire qu’elle n’existe pas. Il y a aussi de jeunes prêtres brittophones. Cependant, la pastorale en langue bretonne étant souvent considérée comme secondaire par rapport aux nécessités de la vie paroissiale, ces prêtres, happés par les multiples besoins du service, voient souvent les célébrations en breton passer au second plan. Quelques jeunes prêtres ont, de leur côté, entrepris également d’apprendre le breton. Ce choix demande du temps, de la persévérance et une vraie motivation, car il ne s’agit pas seulement d’acquérir un vocabulaire courant. Il faut aussi assimiler tout le langage liturgique, les formulations bibliques et les nuances qu’exige la prédication.
Faut-il attendre la perfection ?
C’est précisément là que surgit la difficulté. Plusieurs de ces prêtres sont aujourd’hui capables de célébrer une messe presque entièrement en breton. Ils maîtrisent peu ou prou les dialogues liturgiques, les prières, la liturgie eucharistique et peuvent conduire l’assemblée sans difficulté. En revanche, ils préfèrent prononcer leur homélie en français, estimant avec humilité ne pas encore posséder une bonne prononciation et le niveau nécessaire pour commenter les Écritures en breton avec la précision qu’ils souhaiteraient.
Cette proposition est acceptée dans certaines paroisses. Ailleurs, elle est refusée. Les organisateurs demandent une célébration intégralement en breton ou renoncent à la messe.
Personne ne contestera la légitimité de cette exigence. Lorsqu’on se bat depuis des décennies pour préserver la place du breton dans la liturgie, et que l’on souhaite vivre les sacrements dans la langue qui est la nôtre, il est naturel de souhaiter une célébration qui lui fasse toute sa place. Les prêtres bretonnants des différents diocèses, quand ils le peuvent, n’hésitent pas à venir épauler les paroisses, même dans un autre diocèse que le leur et nous leur en sommes gré. Mais la situation actuelle nous oblige peut-être à déplacer légèrement notre regard.
La vraie question est moins de savoir ce que nous perdons avec une homélie en français que ce que nous risquons de perdre en refusant ces célébrations.
Car un prêtre n’apprend pas à prêcher en breton dans les livres. Il y parvient en célébrant, en pratiquant, en échangeant avec des bretonnants, en enrichissant progressivement son vocabulaire. Les causeries en breton en sont une preuve. Or, si nous attendons qu’il maîtrise parfaitement la langue avant de lui confier une messe, quand trouvera-t-il l’occasion d’acquérir cette aisance ?
On entend parfois dire qu’il vaut mieux ne pas avoir de messe qu’une messe dont l’homélie serait en français. C’est un choix qui peut se défendre, même si l’auteur de cet article ne le partage pas. Mais il n’est pas sans conséquence. D’un côté, laisser entrer la langue française là où le tout-breton existait est un risque vers la francisation, mais de l’autre côté, refuser systématiquement ces propositions, c’est aussi prendre le risque que le créneau « messe en breton » de ces événements disparaisse. C’est également prendre le risque de décourager ceux qui font aujourd’hui l’effort d’apprendre une langue que l’institution ecclésiale elle-même n’a pas toujours suffisamment encouragée au cours des dernières décennies. Nous ne pouvons d’ailleurs que remercier Mgr Dognin, Mgr Moutel et Mgr Centène pour leur soutien à la pastorale en langue bretonne. A la base, clercs et laïcs, de se saisir ensuite de ces exemples.
L’histoire récente de l’Église en Bretagne devrait d’ailleurs nous inviter à une certaine humilité. Pendant longtemps, le breton a été considéré comme une langue du passé, parfois tolérée, rarement promue. Aujourd’hui que quelques jeunes prêtres choisissent librement de l’apprendre, ne serait-il pas paradoxal de leur reprocher de ne pas encore la parler avec la même aisance que ceux qui l’ont reçue dans leur enfance ?
Bien sûr, personne ne souhaite que l’homélie en français devienne la norme dans une messe qui serait annoncée en breton. L’objectif reste bien de retrouver des célébrations entièrement en breton chaque fois que cela est possible. Mais entre cet idéal et l’absence pure et simple de messe, il existe peut-être un chemin de réalisme pastoral, particulièrement lors de certains pardons ou pendant les périodes de vacances. Un chemin qui ouvrirait également plus largement la route à la célébration des baptêmes et des mariages en breton.
Une responsabilité qui nous concerne tous
Cette réflexion nous conduit d’ailleurs à une question plus fondamentale encore. Les prêtres ne viennent pas de nulle part. Ils sont issus de nos familles, de nos paroisses, de nos écoles, de nos mouvements. Pendant des générations, la Bretagne a été une terre féconde en vocations. Aujourd’hui, elles sont devenues rares. Combien de jeunes de nos communautés répondent encore à l’appel du Christ pour le sacerdoce ? Combien de familles accueilleraient avec joie un fils annonçant son désir de devenir prêtre ? Nous nous réjouissons de pouvoir compter sur des prêtres bretonnants, mais avons-nous encore conscience que les prêtres de demain naîtront, eux aussi, de nos familles et de nos communautés ?
Rappelons-nous les paroles mêmes du Seigneur : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson » (Mt 9, 37-38). Cette prière est-elle encore vraiment la nôtre ? Demandons-nous avec ferveur des vocations sacerdotales, et plus particulièrement des vocations qui puissent servir l’Église en Bretagne et y faire vivre aussi son patrimoine spirituel et linguistique.
Prier pour les vocations est indispensable. Mais la prière ne dispense pas d’encourager ceux qui ont déjà répondu à cet appel. Les jeunes prêtres qui choisissent d’apprendre le breton le font librement, par amour de l’Église et de la Bretagne. Rien ne les y oblige. Ils pourraient se contenter du français, comme tant d’autres avant eux. S’ils consacrent des heures à apprendre notre langue, à travailler la prononciation, à mémoriser les textes liturgiques et à s’approprier un vocabulaire théologique exigeant, c’est parce qu’ils ont compris combien cette langue demeure importante pour de nombreux fidèles.
Ils ont donc besoin d’être soutenus. Non pas applaudis sans discernement, mais encouragés avec bienveillance. Pourquoi ne pas leur proposer de relire une homélie, de les aider à trouver le mot juste, de converser avec eux en breton après une célébration ? Une langue ne se transmet pas seulement dans les livres ; elle se transmet avant tout par ceux qui la parlent et par ceux qui prennent le temps d’accompagner avec bienveillance ceux qui l’apprennent.
Au fond, la question dépasse largement celle d’une homélie en français ou en breton. Elle touche à notre capacité à transmettre un héritage. Si nous voulons encore entendre des messes en breton dans dix ou vingt ans, il nous faudra sans doute accepter que les prêtres bretonnants de demain soient encore, aujourd’hui, des apprentis. On ne forme pas des prêtres bretonnants en attendant qu’ils soient parfaits. On les forme en marchant avec eux.
Encourager ces prêtres aujourd’hui, c’est préparer les célébrations entièrement en breton de demain. À l’inverse, leur fermer la porte au motif qu’ils ne maîtrisent pas encore parfaitement la langue serait prendre le risque d’éteindre une flamme que nous espérons pourtant voir grandir. La liturgie bretonne a toujours vécu grâce à des hommes et des femmes qui ont transmis un héritage. Il nous appartient désormais d’en être, à notre tour, les passeurs.
Ar Gedour Actualité spirituelle et culturelle de Bretagne


Bonjour,
… et merci au rédacteur de cet article, tout en mesure. Mais, personnellement, je vais me passer de la mesure et dire, peut-être crûment – Doue me fardono – aux différents ayatollahs de la langue bretonne mon sentiment : refuser à un jeune prêtre encore peu à l’aise en breton de célébrer une messe sous prétexte que son homélie sera dite en en français relève au mieux de la bêtise crasse. Au pire… Mais je reste poli! Comment! Voilà des jeunes prêtres, dont nous connaissons la charge de travail, qui font la démarche d’apprendre la langue du pays, et qui se verraient interdire de célébrer parce que leur breton n’est pas au top? Mais dans quel monde vivent ces personnes? Je félicite de tout mon coeur ces jeunes gens, et leur dit, continuez, donnez nous des offices en breton, faites, le temps que vous jugerez nécessaire, vos homélies en français, et ne vous préoccupez surtout pas de ces cerveaux étroits. Kalon vat deoc’h-c’hwi, kendalc’hit da zeskiñ yezh hon bro, hag, evel e vez lâret en brezhoneg, tamm ha tamm e yelo e vragoù da Yann! Mersi bras deoc’h.
Les brittophones ne demandent pas grand’chose : quelques prières fondamentales en breton (comme le chant d’entrée, le Sanctus, le chant de communion, le chant de sortie…).
C’est trop pour vous ? Déménagez !
Très très rares sont en vérité les messe intégralement en breton. Celle de Koad kev an mai, c’est la seule que je connaisse. A TOUTES les autres, il y a TOUJOURS un mot en français. Peut-être que la messe du 1ier Dimanche du mois à Ste Anne d’Auray est toute en breton aussi. Il me semble. Kalz ne vern. C’est la réalité : 1. le niveau de breton des fidèles a énormément baissé 2. Peu de prêtres sont à l’aise en bretonpour un sermon, à peine une demi douzaine 3. si vous introduisez le français il ne restera bientot que la cronsécration le sanctus et des cantiques en breton. Dimanche à Landouzen le pardon intégralement en breton il y a deux ans sera en français sauf quelques cantiques. D’un autre côté le même dimanche à Saint Méen le pardon est annoncé comme tout en breton.
Le vrai enjeu est : est-ce qu’il y a des communauté locales catholiques de fidèles bretonnants ? Hé bien, une toute petite à Ste Anne D’auray tenue à bout de bras par une personne. A Treflevenez c’est la fin Job an Irien n’ayant pas préparé la suite et le niveau de breton de certains fidèles obligent à parler français après la messe. Le breton y est devenu une sorte de…latin en fait., avec le meêm attachement sensible qu’au latin autrefois.
Le vrai enjeu est de donner vie à des communautés vivantes. Pour moi président d’une association bretonnantes catholique née en 1947, ce n’est pas les prêtres qui manquent, mais les familles véritablement bretonanntes et pratiquantes et qui sont motivées pour célébrer en breton. Dès Vatican II en 1970 il n’y avait déjà que deux endroits où de telles vraies communautés existaient vraiment : Buhulien et St Martin à Rennes. Chaque Dimanche. Et il y a eu le mouvement « Iliz e Breizh » très actif dans le bas vannetais et dans le Léon (Le pardon de Landouzen par exemple) qui proposait des pardons en breton suite à la réforme liturgique aux terminals speakers. Ceux là sont décèdés, leurs enfants et les générations actuelles sont très largement déchristianisées et n’ont pas le niveau en breton. C’est une question importante : si on n’a pas le niveau en breton il faut bien du français pour vivre intégralement la foi.
Dans ce désert de ruines où nous sommes, avec 95 % de Bretons géographiques lobotomisés, les 5 % encore croyants véritables sont à 95 % françisants. Donc on est avec 0.25 % de la population théoriquemeny bretonante et catholique mais avec un niveau bien plus faible en breton qu’en français. Quelques centaines seulement peuvent vraiment vivre leur foi aujourd’hui en breton et encore je suis TRES optimiste, au vu du très faible nombre de livres religieux que nous éditons et arrivons avec mille peine à vendre. Combien de livres de KT pour les enfants vendus en 2025 (j’ai honte du chiffre) ? Et encore, c’est le Best seller ! Sans compter que l’Eglise du Finistère m’a avoué qu’ils n’ont plus les ressources humaines pour attribuer les imprimatur pour le breton (ils le font quand même mais seulement pour des ouvrages bâclés (Meor Salmou 2024) et surtout dans l’écriture patriote contre l’orthographe unifiée… Ma ! on n’est pas sorti de l’auberge mais le Seigneur ne nous demande que d’être docile aux monitions de l’Esprit Saint, et ces jours ci c’est de savoir si les Devezhioù kristen fin juillet permettront de contribuer à la vie catholqiue en breton (mini retraite et réflexion de fond sur Perak eo mat, e pep keñver, komz brezhoneg e 2026 ? », et la sortie du livre « An Divina Comedia » (koñfitur ‘vit ar moc’h ? eme unan bennak din). N’eo ker ni a stur ar vag, ne reomp nemet mont laouen da heul an Aotrou.
C’est vrai mais apprenez à aérer votre propos. Il en sera moins repoussant.
Vous avez raison, Gwhilhmod. Cependant, je sais que dans le Morbihan, plusieurs messes totalement en breton n’ont pu ou ne pourront être célébrées faute de célébrants totalement brittophones. Ce qui est très bien expliqué dans l’article ci-dessus. Alors qu’il y avait une réelle demande.
Mais il est certain que le véritable enjeu, ce sont les familles.
@Gwilhmod
« Job an Irien n’ayant pas préparé la suite ».
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J’étais à Trelevenez, avec d’autres, lorsque Mgr Dognin a annoncé officiellement, qu’il ne disposait pas des ressources (pas de prêtre donc) pour assurer la succession de Job. Tous ceux qui étaient là, je pense, n’ont pu que remarquer le visage blême de Job, qui en un instant à compris la gravité de la situation (et qui espérait peut-être jusqu’à la dernière minute une solution).
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Un homme en peut avoir toutes les qualités. Job en avait beaucoup. C’était un chercheur (ouvert aux travaux des universitaires des érudits), un explorateur (les voyages-pélerinants qu’il organisait dans les terres de Celtie), un passeur (la langue native, belle et compréhensible), un pasteur (son action auprès des jeunes). Un guérisseur et sourcier : sur le tard il s’est révélé défricheur en examinant le rôle des veines d’eau souterraines dans l’implantation des chapelles en Finistère). Je l’ai vu aussi heureux en mer, à bord de bateaux petits ou gros. J’ai aussi, maint fois, apprécié son humour discret (exemple : « en breton, on ne démâte pas » ! Da lâret eo, dav eo kompren ez eus doaeroù all evit degemer an dud, dre yezh ar bobl).
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Enfin son esprit fédérateur, sa capacité relationnelle de terrain (homélies, par exemple),et donc son influence (relayée par l’écrit d’une revue bilingue : kazetenn Ar Minihi), dépassait de beaucoup les seuls bretonnants complets ou partiels.
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Quelle capacité de travail ! Quel esprit d’entreprise ! Quelle compétence (pas touiours reconnue par des spécialistes de l’université ! Ur marc’h labour e oa !
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En revanche, je l’ai vu moins à l’aise avec les médias. Il n’était pas homme à se mettre en valeur ni sans doute à communiquer dans les grandes structures institutionnelles. Il a immanquablement, comme quiconque, vu le rétrécissement de la société bretonne. Et il a continué, jusqu’au bout. Pouvait-il préparer sa succession ?
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Nul doute que le monde bretonnant est prêt à accueillir d’autres personnalités ancrées dans la Foi et la Langue. Ezhomm hon eus eus beleien eus ar Vro, o kaozeal diwar-benn ar Feiz dre yezh ar vro
à Kervenad
Hé si maintenant l’expression « Demat »n très ancienne est revenue dans l’usage courant.
Le propos n’était pas du tout sur l’abbé Irien. Il y aurait beaucoup à dire, notamment dans l’interprétation qu’il a fait non pas du concile mais de ce qu’on a voulu faire dire à ce concile le fameux esprit du concile. Il était publiquement il l’a dit dans la presse pour le mariage des prêtres, son lmissel de 1997 a été interdit par Rome et seulement autorisé par Kemper en attendant et on attend encore. Il y a énormément d’erreur voire des interprétation/omissions par rapoort au texte en latin notamment pour les prières de la messe. Certaines ont été redressées par la komision etreeskoptiel mais sant publier le résultat. Il y a beaucoup à dire sur Job an Irien notemment son opposition m no évangélique à l’écriture actuelle du breton, la modification des paroles de cantiques anciens en effaçant la mention du péché etc etc… Peoc’h d’ ene !
Je mentiopnnais seulement qu’il n’a pas préparer la suite il aurait dû quitter à 75 ans et former des gens. Au contraire la collaborration avec lui a été très difficile pour beaucoup de gens. par exemple Brisson. Morvannou avait beaucoup de mal. De plus il me semble que la pastorale du breton aurait du être distinguée du Minihi, qui est dans un village perdu et s’apelle à tord, j’en sais quelque chose Le Centre spirituel bretonnant du diocèse car il n’est pas ouvert à tous : il faut écrire en falc’huneg, être patriote français, voter à gauche et surtout avoir un profil très progressiste si vous voyez ce que je veux dire. Le résultat est sans appel : une impasse totale aujourd’hui. Enfin Job an Irien s’il avait les compétence que vous lui prêtez (bien que ses pseudo recherches à Lanrivoare n’ont pas dud tout été à la hauteur et ont été dénocées paar l’université, il n’a rien produit dans le cadre d’écrit catéchétiques téologiques contrairement à ce qu’ont fait -heureusement Maodez Glanndour Klerg, Bourdellezn Lec’hvien . Il a été à mon avis un faire valoir pour une cause entendue à savoir l’abandon du breton par l’Eglise. Sa condamantion en 1979 par l’évêché pour avoir fait jouer la pièce Dom mikael an Nobletz représenté dans une posture toute marxiste lui a valu un an de pinijenn à Landevennec avant qu’il ne se trouve un fromage à Treflevenez. C’est lui qui a enterré le Bleun Brug en 1979 Bleun Brug de Plugastell.
La collaboration avec vous a aussi été très difficile. Il était prêtre, pas vous.
L’Emsav catho des années 1990-2010 aura été marqué par des dissensions inutiles entre des prélats attachés à la politique générale du diocèse (Falc’huneg, Œcuménisme libéral…) et des laïcs natios campant sur leurs positions (entre les thuriféraires des Nouvelles communautés comme Tiegezh Santez Anna ou vous qui pensez qu’il y a encore une place pour l’emsav catho à la papa, des années 60-70).
Avec des initiatives comme Feiz e Breizh, nous observons un renouveau. Bien fragile, certes, mais dépassant vos querelles d’un autre âge.
à Fañch, que je ne connais pas malheureusement.
» vous qui pensez qu’il y a encore une place pour l’emsav catho à la papa, des années 60-70″
Donc vous me prêtez une opinion qui, telle que vous la formulez, n’est pas claire pour moi.
Je précise mon opinion donc : Etant né en 1961 et venu à l’Emsav catho » en 1979, « l’Emsav catho à la papa » (je traduis – peut-être à tord, vous rectifirez – l’Emsav traditionnel avant les effets de 68 dans l’Emsav c a d l’abandon du nationalisme classique dcompatible avec la foi et même nourri par elle (cf l’Abbé Perrot) était déjà abandonné partout. Mais je me situe dans la droite ligne historique de la Bretagne née catholique et bretonnante il y a 15 sc. Ayant fondé une famille il me semble qu’un pays étant naturellement un agrégat de familles, oui, si c’est cela être catho à la papa rien ne remplecera la famille et imaginer un emsav catho sans familles me semble illusoire.
Maintenant « Feiz e Breizh » est surtout en français mais a compris que la foi s’enracine dans une culture, y compris en breton même si très rares sont les bretonnants et surtout les familles bretonnantes dans ce pélerinage. Plusieurs memebres d’Emglev an Tiegezhioù y participent, dont moi-même. Les absents ayant toujours tord il est bon d’y participer bien entendu.
Quand à votre assertion que Feiz e Breizh dépasserait mes « querelles d’un autre âge », il me semble qu’au contraire Feiz e Breizh a une doctrine liée à la liturgie de la messe de St Pie V donc aux antipodes des excès donc Job an Irien et son gand ami Michel Scouarnec étaient les éminences grises depuis Vatican II (ils ont été ordonnés en 1962). La différence c’est que l’ouverture aux langues vernaculaires est une bonne chose mais qu’il faut constater avec effroi qu’il n’y a plus de peuple catholique bretonnant : il n’y a pratiquement pas de demande. Ces « querelles », selon vous « d’un autre âge », illustrent des enjeu considérables, selon l’adage « lex orandi lex credendi ». L’effacement de notre état de pécheurs par exemple empêche la conversion puisqu’il faut se reconnaitre pécheur pour reconnaitre que nous avons besoin d’être suvés. De meê l’abus du terme « Salver Jezuz Krist » efface sa nature divine « Dominus deus Jesu Christus » en latin. J’ai des exemples à la pelle dans la version du Misel interdit par Rome de 1997 du Minic’hi Levenez. Les corrections sont peu à peu effectuées mais c’est vrai que c’est assez vain puisque bientot il n’y aura plus de messes en breton. Ce ne sera pas de ma faute. Petra ‘ri ? Meur a zeumeurans zo e ti an Aotrou Doue : arabat enebiñ an eil dud ouzh ar re all, met mat eo reizhañ ar vreudeur pa vez ret. Dwb TSA ne gavan abeg ebet ennañ. Mare ar c’humuniezhioù bihan karismatek a seblant trement met an ezhomm d’ober kumuniezh, dreist-holl paz omp beuzet en ur bed pagan ha gallek, a gavan reizh kenañ.
Que l’on veuille bien excuser les nombreuse fautes de frappe, j’ai actuellement de gros soucis de vue (cataracte).