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DESACRALISATION, VIOL ET PROFANATION : LE TRIANGLE D’UNE CIVILISATION SANS DIEU NI FOI

croix celtique
Photo GL / Ar Gedour (Droits réservés)

Profanation, viol, désacralisation  sont synonymes : qu’est-ce un viol, si ce n’est une profanation, et que celle-ci n’est possible que parce que l’objet ou la personne profanés ont été désacralisés, et de la désacralisation au sacrilège, il n’y a que l’épaisseur d’un cheveu.  Nos sociétés déchristianisées ont évacué tout sens du divin, donc du sacré, reportant cette qualité sur leurs idoles, et des « valeurs » dont la vitalité est aussi consistante qu’une feuille morte que le vent emporte vers le sol pour  y pourrir.

Cette désacralisation de tout a donc rendu possible ce qui il y a moins d’un siècle n’aurait même pas été concevable : la profanation et le viol (de femmes mais aussi d’enfants) banalisés, et la désacralisation à tout-va.

Quand nous parlons de profanations, immédiatement  vient à l’esprit : cimetières, tombes, sanctuaires, et en général chrétiens, car c’est bien ceux-ci qui aujourd’hui sont d’abord visés par les profanateurs de toutes engeances. Mais la profanation, le viol sont des actes relevant d’une barbarie qui, touchant tout ce qui est sacré, c’est-à-dire qui par nature est inviolable, ont vu leur « champs d’action » s’étendre parallèlement à cette déchristianisation de nos sociétés.

En ce temps de Fête de la Toussaint et des morts, nous reviendrons sur les profanations de cimetières, des tombes et des sanctuaires. Mais il est intéressant d’aller faire un tour dans ce champs d’épandages sordides des profanations et des viols, et notre étonnement sera grand de constater, à condition de ne pas prendre la posture des trois singes chinois (ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire), de quoi est «planté ce champ ».

Autrefois, les profanations et les viols étaient surtout des actes commis par temps de guerres, de guerres civiles, de révolutions par une soldatesque avinée et poussée par des chefs abjects. La Révolution française a su parfaitement sublimer le sacrilège jusqu’à le transformer en « prodiges »  par le viol des sépultures des rois, le massacre des prêtres, la destruction, la désacralisation des églises, monastères, couvents. La Révolution bolchevique de 1917 n’a pas été en reste. La guerre civile d’Espagne et ses Républicains communistes se sont surpassés  en  profanations, en sacrilèges de  tombes, de massacres de religieux et de destructions d’églises, dignes élèves de leurs homologues sans-culottes  de 1793. L’Armée Rouge, en 1944/45 ne se privera pas de profaner systématiquement  les tombes de soldats allemands, et fera du viol de plus d’un million de femmes allemandes, de fillettes, dont cent mille berlinoises son arme de guerre et de vengeance privilégiée. En Afrique, le viol systématique des femmes, des fillettes est une l’arme de guerre la plus usitée par les « seigneurs tribaux de la guerre » et notamment aujourd’hui par Daesh.

 

Toute profanation est comme l’effraction d’un Tabernacle

Une profanation, un viol peuvent être comparés à une entrée par effraction, et c’est bien de cela dont il est question : on entre, on force la « porte » inviolable d’un « sanctuaire », c’est-à-dire de ce qui est saint, et ce qui est saint est par essence sacré.

Profanation du corps de la femme : outre ce que nous avons évoqué ci-dessus, nous trouvons aussi la prostitution et… le dogme de la libre-disposition de son corps, autrement dit du droit intangible de vie ou de mort sur l’enfant porté. Que cela soit admis par l’intéressée (et souvent par son entourage qui souhaite faire pression) par la loi ou pas, peu importe, la réalité est là : il y a viol, profanation, effraction de ce corps qui pour l’enfant qui y a été conçu aurait dû rester un sanctuaire, une sorte de « Saint des Saints », un Tabernacle inviolable, dans lequel cette vie naissante était justement à l’abri de tous les dangers. Avec la loi sur l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) ce n’est depuis plus de 40 ans le cas. La profanation / le viol de ce sanctuaire de la femme où grandissait « le fruit de ses entrailles » sont devenus sacrilège banalisé, banalisé par le fait que la loi dise qu’il n’y a pas crime (puisque l’enfant à naître a été déshumanisé, à l’instar de ceux qui autrefois étaient considérés comme Unter-Menschen pour mieux justifier des actes ignobles… mais légaux). Ainsi, s’il n’y a pas crime, il n’y a pas de raisons pour que cela choque : c’est ainsi parce que c’est aussi la loi. Oui, c’est la loi, mais celle des hommes, pas celle de Dieu. Ni même -pour ceux qui ne seraient pas croyants – celle d’une simple morale humaniste

Certains se demanderont pourquoi ce lien : ce qu’on fait aux plus petits et aux plus faibles montre l’état d’une société. Si on s’attaque aux vivants – et notamment à ceux qui sont sans défense – quelle raison ferait éviter de s’attaquer aux morts ? Même les animaux respectent ce que le Créateur a voulu pour eux afin qu’ils prospèrent.

Un autre viol, dont on ne parle pas, car il n’est pas perçu comme tel, est celui de la patrie. Il est vrai que ce mot est devenu un gros mot, puisque l’on nous explique que nous ne sommes pas propriétaire de la terre façonnée par nos ancêtres, mais qu’elle est à tout le monde. Quand votre pays ne devient plus qu’un terrain vague, vite transformé en décharge, il y a bien viol et désacralisation de tout ce qui en a fait, siècle après siècle, sa beauté, son originalité, et qui fait qu’il ne ressemble à aucun autre. Ainsi, ces paysages, avec ses églises, ses cathédrales, ses calvaires, ses manoirs, ses fermes, villages et villes, ses cimetières n’ont plus aucune signification. Tout au plus, ils ne sont plus que des éléments touristiques que l’on regarde sans trop comprendre le pourquoi de leur présence sur une terre désacralisée. Il n’y a pas si longtemps, quand on parlait de sa patrie, on employait l’expression « Mère Patrie », les Allemands en parlent au masculin, le « Vater Land », et il y avait dans ces deux expressions la déférence du sacré dû à la mère et au père. On rejoint là le Quatrième Commandement qui impose de respecter ses parents : « Tu aimeras ton père et ta mère », ce qui renvoie à la patrie. Or nous sommes dans une société, qui par ses lois contre l’ordre naturel le plus élémentaire, et contre l’ordre divin, viole en permanence ce commandement, puisque la vie à naître (non-respect de la relève des générations assurant la pérennité de la patrie), comme la vie qui arrive à son achèvement (non-respect du vieillard) en passant par le mariage, sont désacralisés. Libre alors d’être profanés à foison…

Même l’art authentique est comme profané par un pseudo « art moderne », dont les « artistes » semblent avoir été chercher leurs inspirations en raclant les bennes des déchetteries. Et non content de profaner l’art, ils poussent leur indécence jusqu’à souiller des lieux prestigieux (églises, chapelles, châteaux, paysages) avec leurs déjections « artistiques ». Un exemple récent : le projet de transformer la chapelle St Jean de Saumur, chef-d’œuvre du XIII e siècle en « boîte », dont l’enseigne même sera une provocation sexuelle à peine déguisée : « Levrette-café ». C’est ainsi : les sanctuaires chrétiens n’étant plus fréquentés, beaucoup seront désacralisés et reconvertis en usages profanes, qui seront autant de permanentes profanations envers le Christ, sa Mère, nos saints et nos saintes, et une insulte tout aussi permanente envers ceux qui dans un élan de foi les construisirent.

 

QUAND LES VIVANTS SONT PROFANES, IL DEVIENT « NORMAL » QUE LES MORTS LE SOIENT AUSSI.

Puisque nous vivons dans des sociétés où tout est désacralisé, et donc exposé à la profanation sans que cela émeuve vraiment, il devenait logique que les morts soient aussi privés de cette sacralisation. Autrefois, on apprenait, dès le catéchisme, aux jeunes à respecter leur propre corps, car il était, non seulement le « Temple » de l’âme, mais aussi celui de l’Esprit Saint. Cela justifiait qu’une personne qui entrait en agonie, avait dès cet instant un statut sacré (prières des agonisants). Décédé, cette qualité justifiait toutes les attentions apportées au corps. Pour le christianisme, ce corps qui avait cessé de vivre, n’en restait pas moins celui qui fut une sorte de tabernacle de l’âme, et le fait qu’elle l’ait quitté ne lui retirait pas ce regard porté sur l’enveloppe charnelle que l’on s’apprêtait à porter en terre. Nous savons combien toutes les civilisations ont  voué le plus profond respect à leurs morts, souvent, bien davantage de respect que pour les vivants. On dit d’ailleurs qu’on mesure une civilisation au respect qu’il a pour ses défunts.

Nous avons dit que de tous temps l’homme a été enclin à désacraliser, à profaner, mais c’était surtout en temps de guerres, de révolutions où les passions les plus abjectes se donnaient libre cours. Pourtant, de nos jours où nous sommes en paix (certes relative) les profanations dont nous parlions plus haut sont comme institutionnalisées. Ce qui était scandale pour nos ancêtres, mêmes les plus proches, ne l’est guère plus pour nous, si ce n’est sur l’instant. On s’en émeut avec relativisme (« c’est comme ça, on n’y peut rien ! …) puis on oublie. Sans même nous en rendre compte, nous pratiquons par notre indifférence le « J’irai cracher sur vos tombes », pour reprendre le titre d’un roman célèbre, tant nous avons été habitués à la banalisation du sacrilège. Après tout, nos « élites » ne poussent-elles pas directement, ou indirectement, à ces vandalismes ?

Ainsi, en 2014, pour le centenaire de la déclaration de guerre, à Douaumont, au milieu des milliers de tombes de soldats, les gouvernements français et allemands n’avaient rien trouvé de mieux que de faire monter une chorégraphie, dans laquelle les danseurs, en l’occurrence 3000 jeunes Français et Allemands, se  trémoussaient et hurlaient des borborygmes, prétendant envoyer des messages de paix. Fort de ce précédent, en 2015, un chorégraphe eu l’autorisation de faire un spectacle similaire dans le cimetière brestois de Kerfautras, histoire « d’interpeller » les vivants sur la mort. Et qu’importe le repos des morts !

Or, les profanations de sépultures, sans parler des sanctuaires chrétiens, des croix, sont en constante progression : En 2007, il y a eu 151 profanations de cimetières ; en 2008, 269 ; en 2010,  485 tombes chrétiennes, 40 musulmanes, 35 juives, sachant qu’en ce qui concerne les sépultures chrétiennes il y a souvent occultation du fait, ou requalifié en acte d’incivilité. On se souvient de la profanation de la tombe de l’abbé Perrot et de sa chapelle de Notre Dame de Koat-Kéo en avril dernier (croix jetée à terre, brisée à sa base, tags d’insultes) sans que cela n’émeuve les autorités civiles comme religieuses, ni les associations culturelles sensées défendre l’identité bretonne. La profanation de la tombe d’un prêtre breton, une « première » depuis la Révolution française, prouvant par ce geste imbécile, où les profanateurs vont chercher leurs références …

Dernièrement encore, c’est le Mémorial de la résistance à Port-Louis (Morbihan) qui a été profané. Et de tels actes ignobles sont désormais réguliers dans notre société.

croix celtique irlande
Photos GL / Ar gedour (Droits réservés)

Les « Fins dernières », sont dans nos sociétés déchristianisées, complètement escamotées : la mort fait peur, mais fascine, comme la proie l’est par le prédateur qui va la tuer et la dévorer. Et cependant, on la recherche, on en accélère même le rendez-vous (euthanasie).

Nos églises se vident et beaucoup d’entre-elles sont devenues des … tombeaux de la foi, ne faisant le plein que les jours d’obsèques. Le défunt autrefois sacralisé, tend aujourd’hui à être considéré comme « sale », polluant, encombrant, voire coûteux ; alors, tel un déchet de la vie, on l’incinère. La relation avec lui est comme brisée. Certes, il y a le souvenir, et dans la tombe il n’y a plus que la dépouille mortelle, mais entre l’urne funéraire et le cercueil il y a dans le premier cas un sentiment de néant, dans le second, celui d’une « présence » :  il dort, là, dans la terre des aïeux (Ra vo skañv an douar evito).  La mode de l’incinération, des jardins du souvenir, sur fond d’écologie et de matérialisme, a tué une certaine relation spirituelle et culturelle avec le défunt.

Peut-on encore parler de la terre où repose les ancêtres quand tout est réduit à un tas de cendre qui n’illustre d’ailleurs en rien la célèbre formule du Mercredi des Cendres « N’oublie pas que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Cette « sentence » n’était pas un label pour recommander le petit tas de cendres dans l’urne, mais  était une invitation à nous rappeler que nous étions sur cette terre que de passage, à nous rappeler à une certaine humilité, et que tous en ce monde passait « Tremen ra pep tra ! » (Toutes choses passe !) chante l’un de nos plus beau cantique breton pour les défunts.

 

Dans de précédents articles, nous avons évoqués la beauté de nos cantiques bretons pour les défunts, les Trépassés, autant de chefs-d’œuvre de musique et de théologie, chefs-d’œuvre de musique et de théologie simple qui vont à l’essentiel. Et la splendide liturgie grégorienne, qui aide à passer du chagrin de la perte d’un être cher à l’Espérance chrétienne du Ciel, transformant ce départ vers la Maison du Père en une absence provisoire. Des musiques, des textes si beaux, et qui pourtant sont oubliés, ignorés, méprisés au profit d’une « liturgie » elle aussi à la limite de la désacralisation du défunt, permettant une laïcisation de la mort en rapport avec la déchristianisation de nos sociétés.

C’est bien tous les aspects de nos sociétés qui sont à re-sacraliser ; mais les lois, les modes, la perte du divin invitent à avancer toujours davantage vers une désacralisation totale, que l’on peut lire même jusque dans ce que deviennent nos paysages façonnés par nos ancêtres, une autre manière encore de profaner leurs durs labeurs, leurs peines  et leurs joies, auxquels nous devons d’être ce que nous sommes, mais trop souvent des héritiers indignes …

J’ai apprécié l’article : je clique ici pour vous aider.

À propos du rédacteur Yvon Abgrall

Publiant régulièrement des articles dans la presse bretonne, il propose pour Ar Gedour des articles documentés sur le thème "Feiz & Breizh" (foi et Bretagne), d'un intérêt culturel mais aussi ancrés dans les préoccupations actuelles.

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11 Commentaires

  1. merci à l’auteur de ces réflexions ! Elles seraient probablement refusées par l’un ou l’autre des organes de “la grande presse”, laquelle suit toujours le courant des lecteurs qui la payent. Dommage! La vérité fait mal aux oreilles de la “bienpensance”, si chatouilleuse quand il s’agit de ceux qui “ne pensent pas droit (ou gauche)” et qui oseraient dire que le Roi est nu!

  2. On parle beaucoup en ce moment des actes de pédophilie commis par prêtres. Est-ce un manque de foi de leur part?

    • L’auteur dit : “Certains se demanderont pourquoi ce lien : ce qu’on fait aux plus petits et aux plus faibles montre l’état d’une société. ” D’aucun ne souligne la mentalité générale qui a mené durant plusieurs décennies, et encore aujourd’hui, des prédateurs au sein de l’Eglise sans aucun discernement antérieur.

      “Ce que vous ferez aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites” disait Jésus. Et bien on le voit clairement. Les cas que vous citez relèvent en effet pour moi d’un manque de foi de la part de ces clercs, ces actes découlant de l’état d’une société libertaire qui a “façonné” cet état de fait.

    • Ce n’est pas un manque de Foi de leur part. Un manque d’Amour, cela est certain: un manque d’Amour devenant perversité. Un manque d’Amour envers leurs victimes, envers eux-mêmes, et envers Dieu….
      Le diable lui-même croit en Dieu. Ses exactions ne sont pas un manque de Foi, mais un manque total d’Amour.

      Cela dit, ne jetons pas l’opprobre sur les plus de 90 % de prêtres qui sont d’honnêtes hommes totalement dévoués…….

    • La pédophilie est rarissime dans l’Eglise. La plupart des abus sexuels sont commis sur des garçons pubères. Il s’agit là de pédérastie et non de pédophilie, c’est avant tout un problème d’homosexualité avec un puissant lobby homosexualiste de la base au sommet. cf les récentes révélations de Mgr Vigano, ancien nonce apostolique à Washington, sur Le cardinal Mac Carrick.

  3. Veuillez lire cette note , en particulier le concept de ” métapolitique ” , concept dont Madame Marion Maréchal s’est immédiatement emparée . En deux paradigmes , vous avez toute la civilisation et le mode d’emploi :

    https://reseauinternational.net/lettre-a-kerdrel-un-peu-de-metapolitique/

  4. Article pour le moins déconcerntant.. A l’heure ou la conférence des évêques programme une réflexion sur les abus sexuel au sein de l’Eglise! Pas une mention dans cet article… L’intégrité des sépultures des morts serait-elle pour l’auteur un sujet de préoccupation plus important que les violences exercées sur les vivants, notamment par des religieux? La plus importante des désacralisation a été commise par quelques uns d’entre eux avec l’aval de supérieurs. Il ne faut pas se tromper de débat.

    • A votre avis, quand je parle des femmes, des bébés, des enfants, des anciens… j’ignore les vivants ? Vous ne lisez que ce que vous souhaitez y voir quand vous ne voyez dans ce que je dis qu’une préoccupation pour les morts. Car tel n’est pas le sujet de cet article et tel n’est pas mon propos. Celui-ci étant, et je me cite : “d’aller faire un tour dans ce champs d’épandages sordides des profanations et des viols, et notre étonnement sera grand de constater, à condition de ne pas prendre la posture des trois singes chinois (ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire), de quoi est «planté ce champ ».”

      Ce qui est certain, c’est que votre réaction dualiste est typiquement franco-française : parce que telle idée n’est pas citée (ou pas assez explicitement), elle n’est donc pas importante pour l’auteur ?

      J’ai clairement indiqué que “ce qui est fait aux plus petits et aux plus faibles montrent l’état d’une société” et parlé des viols. Cela implique donc les faits de pédophilie, qui découlent parfaitement de ce que j’évoque ici, à savoir ce triangle sans Dieu ni foi…
      Que vous souhaitiez que je le dise plus explicitement est une chose, mais ne vous trompez pas de débat.

      • Pour paraphraser un célèbre président : la maison des catholiques (de Bretagne et d’ailleurs) est en train de brûler sous nos yeux et vous, vous préférez regarder ailleurs et porter des jugements moraux sur les comportements de nos contemporains.

        E-menn ema ho feiz neuzen? E-menn ema ar spi eh oc’h sanset teurel àr-raok ? O c’hortoz petra eh oc’h? Mervel pe monet àr-raok?

        • Je ne juge pas, contrairement à vous apparemment, mais je constate et j’analyse. Vous êtes un politique (si je ne m’abuse), je suis un journaliste, un analyste, et un lanceur d’alerte. Chacun son rôle. Le mien n’est pas de vous plaire, mais de dire les choses. Libre à vous de faire l’autruche tout en poussant des cris d’orfraie, ou de passer votre chemin si mes articles ne vous conviennent pas. Je suis pour le débat et je suis ravi de parler avec des personnes qui ne sont pas toujours d’accord avec moi. Mais ne dites donc pas aux autres qu’ils regardent ailleurs quand c’est vous qui préférez détourner les yeux sur le problème…

          Par ailleurs, vous ne connaissez rien de mes engagements pour l’Eglise, la Bretagne et la société en général. Je vous prierai donc d’éviter les jugements de valeurs.

          Au passage, sachez que si la société est dans l’état actuel, c’est aussi parce que des gens, organismes et partis politiques comme celui que vous soutenez (si je ne me trompe) ont pendant des années déroulé le tapis d’honneur à des gens comme Dany Le Rouge qui faisaient l’apologie d’actes odieux à une certaine époque. Des gens comme lui qui depuis 50 ans ont infiltré et pourri l’Eglise et ont donné le résultat scandaleux actuel. Si la maison brûle, et ce n’est pas un jugement moral mais un constat, c’est parce qu’une bien-pensance sociétale, politique et culturelle a signé un blanc-seing aux comportements de certains contemporains, tout en stigmatisant ceux qui les dénonçaient.

          Va feiz n’eo ket ‘vit treuzvarc’hta gant spered ar bed (ha mervel gantañ), met evit klask da heuliañ ar C’hrist.

  5. Le fait que même l’Eglise laisse tomber en ruine certains de ses édifices, ou les vendent après les avoir (pas toujours) désacralisés va également dans le sens du tout et n’importe quoi.
    Au moins, chez les musulmans, une mosquée reste une mosquée et on ne peut parler de désacralisation….Soyons alors nous aussi, Chrétiens, logiques…. Est-ce qu’un lieu qui a célébré le Corps du Christ peut, parce que l’on a ensuite récité une petite formule, accueillir un skate parc? Un concert de Rock? Des stands de troc et puces?
    Une chapelle reste une chapelle. En faire autre chose est une atteinte au caractère sacré de ce lieu, et une atteinte à nos ancêtres qui ont construit ses lieux comme acte de Foi…..

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