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Le sens de la liturgie des Cendres (article bilingue)

Amzer-lenn / Temps de lecture : 6 min

En 2012, le Pape Benoît XVI revenait sur le sens de la liturgie des cendres : la liturgie, a dit Benoît XVI, fait de cette matière naturelle la marque de notre entrée en carême. E 2012 e tistroe ar Pab Benoît XVI war tu liderezh al ludu : « Al liderezh », en doa lavaret Benead XVI, a ra eus an danvez naturel-se merk hor mont e-barzh ar c’horaiz.  

Salver Jezuz, divizout a ran cheñch ma c’halon evit ma vefe heñvel ouzh da hini. Ha goût ‘ran e teuy d’am skoazell.

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mercredi des cendresE 2012 e tistroe ar Pab Benoît XVI war tu liderezh al ludu : « Al liderezh », en doa lavaret Benead XVI, a ra eus an danvez naturel-se merk hor mont e-barzh ar c’horaiz.  « Ma n’eo ket telloù al ludu un arouez sakr, e chomont liammet ouzh ar bedenn santigniñ evit ar gristenien ». A-raok lakaat anezhañ war dalbenn ar feizidi, ar beleg a benne al ludu en ur implijout ur formulenn tennet eus ar Genez – Poultrenn e oas ha gant poultrenn e tistroas – distaget gant Doue goude pec’hed kentañ Adam hag Eva. Abalamour d’ar pec’hed-se e oa bet mallozhiet an douar gant Doue.

Goude bezañ krouet ar bed, « an Aotrou a stumm mab-den diwar boultrenn an douar hag a zalc’h dezhañ ar vuhez » hag arouez ar poultrenn, al ludu, « a zegas ac’hanomp da oberennoù ar c’hrouiñ m’en em ziskouez mab-den evel ur meskaj danvez ha c’hwezh Doue. Sed aze ar pezh a eztaol poultrenn an douar implijet gant Doue ha kaset en-dro gant e c’hwezh… En danevell Genèse, arouez ar poultrenn a cheñch un doare negativel abalamour d’ar pec’hed. A-raok ar fazi e c’hall an douar bezañ mat… ha degas a ra da soñj e oa digor buhez ar C’hrouer… Goude-se e teu da vezañ an arouez eus diforc’husted ar marv : Poultrenn e oas ha gant poultrenn e tistroas ».

An douar a gemer perzh e chañs an denelezh ha « ar mallozh-se war an douar a dalvez da louzaouiñ evit an den a ranko en em virout ouzh nerzh an danvez hag anavezout evel-se e natur dezhañ e-unan… Kement-se a dalvez eo mat c’hoazh youl Doue ha mont a ra en tu-hont da forzh peseurt mallozh n’eo ket graet gant Doue met gant ar pec’hed. Hogen ne c’hall ket disteurel ac’hanomp diouzh ar pec’hed hag e efedoù negativelañ dre zoujañ frankiz mab-den… Gant ar c’hastiz reizh e fell dezhañ kemenn deomp hent ar salvidigezh, a dremen dre an douar, ar poultrenn, ar c’hig-se a vez sammet gant ar Verb ». Lidoù al ludu « a bed ac’hanomp d’ar binijenn ha d’an disterder en ur zegas da soñj deomp eus hon stad marvel, met n’eo ket evit soubañ en dienez met evit dastum en hon marvidigezh buhez Doue a zigor ac’hanomp un tremen war-zu an disorc’hidigezh hag ar baradoz ken gortozet… Posupl eo pardon Doue ivez diouzh ar pezh en deus bet c’hoant gant e Mab Doue da rannañ hon amplegad, met e-maez rustaj ar pec’hedoù. Jezuz eo an Adam nevez a zo bet adsavet gant an Tad gant nerzh ar Spered. Deroù ur grouidigezh nevez eo… An hini a chase Adam hag Eva eus ar baradoz en deus kaset e Mab war an douar-se, drastet gant ar pec’hed… evit ma c’hallo an dud, mabed ampart, distreiñ d’o gwir vroadurezh, didrouz ha daskoret abalamour d’o dienez. Ra vo evel-se evit kement den a anavez ezhomm kaout ar salvadenn ».

mercredi des cendresEn 2012, le Pape Benoît XVI revenait sur le sens de la liturgie des cendres : la liturgie, a dit Benoît XVI, fait de cette matière naturelle la marque de notre entrée en carême. « Si l’imposition de la cendre n’est pas un signe sacramental, elle reste liée à la prière de sanctification des chrétiens ». Avant de l’imposer au front des fidèles, le prêtre bénit la cendre en utilisant une formule tirée de la Genèse – Poussière tu étais et à la poussière tu retourneras – prononcée par Dieu après le péché originel, à l’attention d’Adam et d’Eve. C’est à cause de ce péché que Dieu maudit la terre.

Après avoir créé le monde, « le Seigneur façonna l’homme à partir de la poussière du sol et lui insuffla la vie » et de signe de la poussière, de la cendre, « nous ramène à l’oeuvre de la création où l’homme apparaît comme un mélange de matière et de souffle divin. C’est ce qu’exprime la poussière du sol utilisée par Dieu et animée par son souffle… Dans le récit de la Genèse le symbole de la poussière subit une mutation négative à cause du péché. Avant la faute, le sol est potentiellement bon…et rappelle l’ouverture à la vie du Créateur…après quoi il devient le signe de l’inexorabilité de la mort : Poussière tu étais et à la poussière tu retourneras ».

La terre participe au sort de l’humanité et « cette malédiction du sol revêt une fonction médicinale pour l’homme qui devra se frotter à la résistance de la matière et reconnaître ainsi sa nature propre… Cela signifie que la volonté de Dieu est toujours bénéfique et qu’elle va au-delà de toute malédiction qui n’est pas le fait de Dieu mais du péché. Or il ne peut nous exempter du péché et de ses effets les plus négatifs par respect de la liberté de l’homme… avec la juste punition, il entend nous annoncer le chemin du salut, qui passe par la terre, la poussière, cette chair assumée par le Verbe ». Le rite des cendres « nous invite à la pénitence et à l’humilité en nous rappelant notre condition mortelle, mais non pas pour plonger dans le désespoir mais pour cueillir dans notre mortalité la présence de Dieu qui nous ouvre un passage vers la résurrection et le paradis tant attendu… La possibilité du pardon divin dépend aussi de ce qu’en son Fils Dieu a voulu partager notre condition, mais hors de la corruption du péché. Jésus est le nouvel Adam que le Père a ressuscité par la puissance de l’Esprit. Il est le début d’une nouvelle création… Celui qui chassa Adam et Eve du paradis, a envoyé son Fils sur cette terre dévastée par le péché…afin que les hommes, fils prodigues, puissent revenir dans leur véritable patrie, repentis et rachetés par sa miséricorde. Qu’il en soit ainsi pour tout homme qui reconnaît avoir besoin du salut ».

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est le fondateur du site et de l'association Ar Gedour et assure la fonction bénévole de directeur de publication. Il anime aussi le site Kan Iliz (promotion du cantique breton). Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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