[PONTIVY] Découvrez la chapelle Sainte-Tréphine en 360°

Après la visite virtuelle de la chapelle Saint-Christophe de Lorient, ou encore celle de la chapelle de ND de Crénénan, Bretagne en 3D et Ar Gedour vous invitent à découvrir la chapelle Sainte Tréphine, située à Pontivy. Pour faire cette visite virtuelle, cliquez sur l’image ci-dessous.

Cette chapelle dont le pardon a lieu encore chaque année est aussi utilisé comme écrin pour les expositions de l’Art dans les chapelles, dont nous trouvons parfois des oeuvres intéressantes ou qui interpellent, mais qui nous font souvent nous demander quelle place les artistes chrétiens prennent-ils dans de telles initiatives.

Une ancienne chapelle tréviale

Cet édifice est plus exactement l’ancienne chapelle tréviale de Stival, datant du XVe siècle, reconstruite au XVIIe siècle sur un plan rectangulaire et dont la charpente lambrissée date de 1653 ; ce lambris a été peint en 1704, et dédié à sainte Tréphine, Tryphine, Triphine, Triffine ou Tréffine, en breton santez Trifin, sainte martyre du VIe siècle victime de Konomor, considéré par beaucoup comme l’un des précurseurs de Barbe-Bleue, et qui était invoquée pour les enfants malades, ceux qui arrivent après terme ou ceux qui tardaient à marcher . Elle est fêtée le 7 novembre.

 Le nom Trifina ou Trivina apparaît, selon Albert Deshayes comme la forme féminine de l’anthroponyme masculin Trivin, apparenté au gallois triw, “vrai, exact, fidèle”.

Une bande-dessinée

Comme une bande-dessinée, le lambris peint retrace en huit tableaux la légende dorée de Sainte Tréphine. Voici un extrait du texte d’Albert Le Grand qui la concerne :

 “Comorre se rendit à Vennes & épousa sa Dame dans le Chasteau de Vennes, & l’ammena avec soy en ses terres, la traittant assez respectueusement, jusqu’à ce qu’il sentit qu’elle fut grosse ; car lors il commença à la regarder de travers ; ce qu’apercevant la pauvre Dame, &, craignant la fureur de ce cruel meurtrier, resolut de se retirer à Vennes vers son pere pour y accoucher, & puis, aprés s’estre délivrée de son fruit, s’en retourner vers son mary. Cette resolution prise, elle fit, d’un bon matin, équiper sa Haquenée, &, avec peu de train, sortit avant jour du Chasteau, & tira le grand galop vers Vennes ; le Comte, à son reveil, ne la trouvant pas prés de soy, l’appelle & la fait chercher par tout ; mais ne se pouvant trouver, il se doute de l’affaire, se lève et s’accoustre promptement, prend la botte, monte à cheval, la suit à pointe d’espron, & enfin l’attrape à l’entrée des rabines d’un Manoir hors les faux-bourgs de Vennes. Elle, se voyant decouverte, descend de sa Haquenée, &, toute éperduë de crainte, va se cacher parmy des halliers en un petit boccage là auprés ; mais son mary la chercha si bien qu’il la trouva. Lors la pauvre Dame se jette à genoux devant luy, les mains levées au Ciel, les jouës baignées de larmes, luy crie mercy ; mais le cruel bourreau ne tient conpte de ses larmes, l’empoigne par les cheveux, luy desserre un grand coup d’épée sur le col & lui avale la teste de dessus les espaules, &, laissant le corps sur place, s’en retourna chez soy. ” (Albert le Grand)

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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