Saints bretons à découvrir

1añ a viz Gouere : SANT GOULVEN, MANAC’H HAG ESKOB

Amzer-lenn / Temps de lecture : 4 min
Wikipedia – Moreau.henri

Anv Sant Goulven, anavezet c’hoazh dindan ar stummoù Golven, Goulc’hen, Goulien, a gaver e Breizh gant meur a lec’h, un 10 bennak da vihanañ, ha dreist-holl parrezioù Goulven ha Goulien.

E vamm a oa o paouez dilestrañ eus Breizh-Veur en Armorika pa c’hanas he mabig war aod ar barrez a zo hiziv Goulven (bro-Leon). Emaomp e 540. Ar bugel, digor e spered, a studias e manati Lanhouarne, tost d’e dud. Douget d’ur vuhez a bedenn hag a binijenn, e klask bevañ en ur peniti war barrez Goulven, nepell diouzh an aod. Hogen brud e santelezh a lak anezhañ da vezañ dibabet evel eskob Kastell-Paol ; daoust d’e nac’hadurioù e ranko ren an eskopti betek 608. Reiñ a ra neuze e zilez evit distreiñ d’ur vuhez-pediñ. Marvet e vefe d’ar 1-añ a viz Gouere 616. (memor diret e Kemper ha d’ar 4 e Roazhon)

Pedomp : O Doue, sklerijenn ho fideled ha pastor hon eneoù, c’hwi hag hoc’h eus laket Sant Goulven da vagañ ho teñved gant e gomzoù ha d’o ren dre e skouerioù, roit dimp dre sikour e bedenn ar c’hras da virout ar Feiz en deus kelennet dimp ha da gerzhout en hent en deus diskouezet dimp. Dre H.S.J.K. Amen.

Pennad tennet eus Kelc’h Katolik

Glaudan et son épouse Gologuen, venus de Grande-Bretagne au pays de Léon, donnèrent le jour à saint Goulven (Goulc’hen en Breton, nommé également Germain), à Odena, dans la paroisse de Plouider. Le pieux Godien le tint sur les fonts, l’adopta pour en faire son unique héritier, donna une honnête existence à ses parents, ne négligea rien pour son éducation. L’enfant réussit parfaitement mais rapidement, il eut à pleurer la mort de son père et de sa mère.

Il trouva des consolations dans la religion, ce qui l’encouragea à faire de nouveaux progrès dans la vertu. Dieu récompensa sa piété du don des miracles. Encore plus touché par les besoins de l’âme que de ceux du corps, il instruisait en même temps qu’il guérissait les personnes qui accouraient de toutes parts chercher la délivrance de leurs maux.

Craignant la vaine gloire, il voulut se cacher. Son père adoptif, pour le retenir, lui montra un testament par lequel il lui donnait sa fortune. Le saint sacrifia tout, se retira dans un bois qui bordait les marais des côtes voisines, y bâtit un oratoire et s’y renferma. Il donnait tout son temps à la méditation et aux louanges de Dieu. Il ne sortait qu’une fois par vingt-quatre heures, pour aller faire des stations à trois croix qu’il avait plantées dans le bois.

Le comte Even, dont le palais donna naissance à la ville de Lesneven, à quatre milles de l’ermitage de saint Goulven, vint lui demander le secours de ses prières pour le succès de ses efforts à chasser les Normands, qui ravageaient le pays. Il l’obtint, triompha et se hâta d’aller remercier le saint. Il trouva Goulven à la même place car il n’avait cessé, depuis la veille, de prier, le corps contre terre et les bras en croix.

« Homme de Dieu, lui dit Even, les païens sont vaincus ! C’est vous qui les avez défaits. Demandez-moi ce que vous voudrez, je vous le donnerai ».

L’humble ermite répondit que c’était au Très Haut qu’il fallait attribuer le succès, qu’il ne demandait rien pour lui-même, mais que, si le comte voulait donner quelque chose à Dieu, il pouvait bâtir auprès de sa solitude une église et un monastère, où des religieux perpétueraient des prières pour lui et pour son peuple.

Le comte y consentit. Le saint assigna une part du présent à Maden, sur qui il se reposait du soin de préparer la nourriture qu’il prenait. Le clergé et le peuple voulaient le contraindre d’accepter l’épiscopat et il fut obligé d’accepter cette charge. Quelques années après, des affaires ecclésiastiques l’appelèrent à Rennes.

D’Argentré dit de lui : « Il fut premièrement successeur de saint Pol, en l’évêché de Léon, et depuis fut évêque de Rennes.

Ayant quelque temps administré sa charge, il la quitta pour suivre une vie plus austère, se retirant près du bourg de Saint-Didier, à quatre lieues de Rennes, au lieu appelé la Motte-Mérioul, dont il fit son ermitage ». Il mourut le 1er Juillet 616.

Il avait une soeur nommée Pétronille, à qui l’on a donné le titre de sainte et qui mourut de la même maladie que son frère.

Source : « Vie des saints bretons » par S. Torquéau (à paraître – DR)

À propos du rédacteur Erwan Kermorvant

Erwan Kermorvant est père de famille. D'une plume acérée, il publie occasionnellement des articles sur Ar Gedour sur divers thèmes. Il assure aussi la veille rédactionnelle du blog et assure la mission de Community Manager du site.

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