Saints bretons à découvrir

A Rennes, une messe en arabe proposée en paroisse. Et bientôt en breton ?

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

Ouest-France rapporte que Saint-Étienne est l’une des églises de la paroisse de la cathédrale Saint-Pierre, à Rennes, et que désormais, ce sera aussi le lieu de culte de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul des fidèles rennais de rite maronite, chrétiens d’Orient principalement originaires du Liban. L’office d’installation de cette communauté, célébré dimanche 9 octobre 2022, a été présidé par Mgr Gemayel, en présence de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes.

« Les célébrations, en langue arabe, auront lieu les dimanches soirs à Saint-Étienne ; celles du samedi resteront organisées par les équipes de la paroisse cathédrale, en français et selon le rite catholique romain » ajoute le quotidien. Et de citer l’homélie de Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêque des maronites en France depuis 2012 : « Aujourd’hui, avec Mgr d’Ornellas, nous érigeons la 11e paroisse maronite de France, ici en Bretagne : la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul. Vous avez ainsi la chance de pouvoir prier dans votre langue, Cette langue arabe n’est pas seulement pour nous Maronites, chrétiens d’Orient, qui prions et parlons en arabe, c’est une langue de mission et le Seigneur nous a choisis pour garder cette langue arabe parce que c’est une ouverture à d’autres peuples qui voudraient faire la connaissance de Jésus grâce à nous. »

Très bien. Dont acte. L’Ille-et-Vilaine proposait déjà régulièrement des messes en anglais, et désormais, il existe une paroisse maronite. Mais quid de la langue bretonne ? Quid de ceux qui se sentent laissés pour compte depuis si longtemps, ici et ailleurs, parce qu’ils ne peuvent célébrer e brezhoneg ?

Peut-on se prendre à rêver qu’une paroisse bretonnante puisse elle aussi être érigée « pour avoir la chance de pouvoir prier dans notre langue ? » interroge Maëlan, surpris de ne pas voir de propositions en breton, mais fleurir d’autres ouvertures au monde.

Gageons que, grâce à l’arrivée d’un nouvel évêque auxiliaire bretonnant, le Père Ivan Brient, une messe en breton pourra aussi être proposée de manière régulière sur le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo, s’adressant ainsi aux nombreux étudiants issus de la filière bretonnante, ainsi qu’aux plus jeunes issus des écoles bilingues ou immersives de Rennes…

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

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2 Commentaires

  1. A Rennes, il y a aussi régulièrement des messes en portugais et en espagnol.
    Pourquoi n’y en-a-t-il pas en breton ?

  2. Gageons que la langue bretonne trouvera sa place à Rennes, car c’est une ville où résident nombre de bretonnants, hélas pour beaucoup éloignés de l’Eglise. Il y a une vingtaine d’années, il y avait une messe en breton célébrée au couvent des Dominicains qui ne rassemblait que de trop rares fidèles. Le champ d’apostolat est immense, rien que par la présence de la faculté de breton.
    S’il y a des messes en arabe, en portugais ou en vietnamien, pourquoi pas en breton ?
    Et que l’on ne nous reserve pas l’argument bidon du « Pays gallo ».
    Depuis des siècles, il y eut à Rennes comme à Nantes de nombreux bretonnants.

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