Saints bretons à découvrir

Bubry Road, le nouvel album de Stone Age à découvrir

Amzer-lenn / Temps de lecture : 4 min

Après quatre albums à succès (150 000 exemplaires vendus), une attente du public indéniable, Stone Age signe aujourd’hui son grand retour sur scène. Kervador et Ponkallec se retrouvent pour un nouvel opus intitulé « Bubry Road » qui sort dans les bacs ce 4 mars 2022. En chemin, le coeur rythmique de l’Âge de Pierre déploie un groove pop-électro-vintage dans une suite de tableaux sonores à demi rêvés, façonnés pour le live.  

Nous déplorions en 2016 que Stone Age ait laissé orphelins un nombre indéniable de fans. Un groupe mythique que peut-être vous ne connaissez pas encore mais dont nous sommes heureux de vous parler ici.

Ce groupe breton a vu le jour en 1992, avec Michel Valy (alias Kervador), ancien musicien d’Alan Stivell, Jérôme Guiguen (alias Lac’hilaouët) qui a notamment travaillé avec Jean-Michel Jarre, tout en étant membre du groupe bien connu Gwendal, de Marc Hazon (Marc de Pontcallec) qui a entre autre fait partie de Gwendal, et enfin Dominique Perrier (alias Terracota) qui fut un collaborateur étroit de Jean-Michel Jarre.

Orbital song …ou le chant venu des mers

On l’aura compris, l’influence électronique et pop sera fortement ressentie, ainsi qu’une approche ouverte par Alan Stivell dégageant depuis les années 70 la musique bretonne du carcan dans lequel on l’avait enfermée. En avance sur le style de musical de l’époque, le groupe mêlait instruments traditionnels et électroniques, avec une dimension futuriste forte. Certains de leurs titres étaient des traditionnels et d’autres des compositions originales. L’idée étant d’illustrer les des textes légendaires, plaçant le style entre world music et new age, entre pop Rock et Breizh songs. A tel point qu’en 1995 après leur premier album « Stone Age » vendu à 150 000 exemplaires, le groupe fut nominé aux Victoires de la Musique. Leur album « Les Chronovoyageurs » (1998) montre une maturité dans la structure même de leur travail. Les lignes de pierres dévoilent leurs chants au-delà des mers, et les portes du temps s’estompent à l’écoute d’un son enraciné mais tourné vers une autre dimension dont l’Homme-Goéland semble porteur…

 « Promessa » (paru en 2002) promet une suite des « Chronovoyageurs » (rebaptisé « Le chant venu des mers ») avec des accents aux îles lointaines, tout en ayant cette sonorité celtique particulière. En 2006, STONE AGE sort « Totems d’Armorique », opus naviguant entre Bretagne aux lignes minérales et Indiens d’Armorique, entre sons des océans et vibrations lithiques. La dimension ancestrale est prégnante et l’Homme de Pierre, bien avant la Vallée des Saints ou StoneBreizh, fait chanter ses poèmes troublants sur les montagnes de Bretagne…

Un grand retour on the (Bubry) road

En 2015, Michel Valy, alias Kervador, nous avait laissé entendre qu’un projet était en cours… mais chut ! Le projet fut ajourné puis a enfin été annoncé en septembre 2020, et un premier single portant le nom du futur album a été dévoilé au grand public : Bubry Road. Le groupe nous emporte sur la route de Bubry, en passant par Penhors et Roskañvel, par Kerouz, Keranna ou Rieg. War hent Bubry en em ted an amzer o huanadin… 

 « Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, suspendez votre cours ! Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours ! … » disait Lamartine. Cette citation revient à l’esprit en écoutant chaque titre, car la grisaille d’un monde parsemé de mi-visages ternes et de va-t-en-guerre semble bien s’arrêter un instant, nous drapant dans un pli du temps pour nous mener en dansant de Bubry Road vers les espaces bleus. Oui… les chronovoyageurs sont encore là et nous parlent…

Si d’aucuns évoquent le côté pop électro-vintage, l’ensemble donne toutefois une musique très actuelle que l’on a plaisir à écouter.

Comme sur les albums précédents, la musique et les textes sont souvent très inspirés de légendes celtiques… mais ici avec une pointe actuelle, dans cette légitime prédominance bretonne. La synthèse de toutes ces influences confèrent au groupe ce style original et inimitable, une alchimie que nous retrouvons avec délice dans ce nouvel opus. Les fissures se comblent, murmure aléatoire sortant des pierres.

Ici, seuls deux des musiciens de Stone Age « Origins », Kervador (Michel Valy) et Ponkallec (Marc Hazon) sont présents. Il manque donc Lac’hilaouët (Jérôme Guiguen) et Terracota (Dominique Perrier) cependant cités dans l’album, mais d’autres musiciens ont rejoint l’équipe, chacun offrant son influence tout en gardant « le son Stone Age » : Maria Popkiewicz (Vocal), Konan Mevel (Whistle, Pibilin) dont on retrouve la patte à la direction, Loïc Bléjean (Uilleann-pipe), Youenn Le Berre (Flemish pipe), l’excellent Robert Le Gall (fiddle…) ou encore Kohann, et bien d’autres artistes. Découvrez ci-dessous le single donnant le titre au nouvel opus.

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À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour. Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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