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Le Pape François à Lesbos : images exclusives AR GEDOUR

Amzer-lenn / Temps de lecture : 1 min
De la part de l’un de nos correspondants sur place :

Lesbos 1.jpg

De notre correspondant sur place, présent sur les lieux depuis plusieurs jours : sur cette magnifique île, cette journée est qualifiée d’historique par les habitants, des gens sincèrement bons malgré les difficultés financières qu’ils ont à surmonter. Autour de François il y a Alexis Tsipras, Premier ministre grec, Bartholomée, le patriarche de l’église orthodoxe grecque et Ieronymos, l’archevêque orthodoxe d’Athènes. 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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5 Commentaires

  1. La visite du pape à Lesbos et son retour avec douze réfugiés musulmans créé (une fois de plus) un certain malaise chez les chrétiens spécialement ceux d’Orient qui se sentent encore plus abandonnés.
    Je ne parle pas de l’attitude de soumission du patriarche de Constantinople et de l’archevêque d’Athènes qui ont pourtant vécu pendant des siècles sous le joug ottoman… Le pape est lui-même fils d’immigrants et ne voit pas le problème de cette invasion massive qu’il pense n’être qu’une crise humanitaire.

    A titre d’exemple, voici une réaction de Bernard Antony lue sur son blog :

    Son geste (celui du pape) consistant à ramener avec lui à Rome 12 quémandeurs d’asile, tous musulmans, s’inscrit évidemment dans sa « praxis », mot jusqu’ici du vocabulaire et de l’idéologie marxiste, signifiant que l’action est supérieure au Verbe.
    François l’a utilisé dans sa dernière exhortation post-synodale, premier pape à faire ce curieux emprunt à la phraséologie marxiste-léniniste. À Lesbos il a voulu accomplir une action à haute portée significative allant en effet au-delà de ses appels et de sa pression politique sur les États européens et leurs institutions pour des mesures d’accueil sans limite et sans aucune discrimination de toutes les populations désireuses de s’installer en Europe.
    Or, si les unes fuient la guerre, très nombreuses sont celles aussi qui migrent dans l’espoir de meilleures conditions de vie et de protection sociale.
    Mais le pape entend manifestement balayer toute objection prudentielle sur les déséquilibres et les nouvelles situations conflictuelles qu’entraîneront toujours plus des implantations massives de populations dont l’assimilation à la culture de ceux qui les reçoivent ne sera pas forcément la préoccupation essentielle. On sait combien il traite avec impatience ceux qui lui parlent des dangers d’un tel processus pour le présent et l’avenir du bien commun des nations européennes. François d’évidence n’est pas dans la continuité des soucis de saint Jean-Paul II qui lançait son exhortation pressante : « Tenez à l’identité culturelle de vos nations comme à la prunelle de vos yeux !». Et qui, dans son livre testament « Mémoire et identité » exaltait le modèle de « Jean III Sobieski qui sauva l’Europe du danger ottoman à la bataille de Vienne en 1683 – Victoire qui éloigna ce danger pour l’Europe pour une longue période » (ed. Flammarion, p 168).
    François, indéniablement, ne veut pas considérer le refus explicite d’accueil de réfugiés musulmans par la plupart des 57 pays d’islam, et notamment les plus riches, tous adhérents à l’OCI (l’Organisation de la Coopération Islamique), institution fondamentale de « l’oumma » islamique. À ceux-là, il ne réclame rien !
    Aussi les migrants musulmans, en très grande majorité rejoignent quasi inéluctablement les territoires de forte implantation en Europe de cette « oumma » où s’imposent totalitairement en tous domaines les prescriptions de la loi islamique, la charia.
    Même s’il semble qu’il n’ait guère lu le Coran et les Hadîths qui, contrairement à ce qu’il affirme sans savoir, ne sont pas des livres de paix et de tolérance, François ne peut ignorer ce qu’il en est toujours en pays dominés par l’islam des populations non musulmanes dites « gens du livre », chrétiennes, juives, zoroastriennes. Elles sont vouées à un sort oscillant « entre jihâd et dhimmitude » selon l’expression de la grande historienne juive Bat Ye’Or. La praxis de François non seulement n’incite pas à une politique de solidarité prioritaire pour nos frères chrétiens persécutés mais il pose un acte à des fins d’exemplarité.
    Veut-il que soit prépondérante l’implantation en Europe des masses islamiques alors que s’enflent les vagues migratoires des fidèles de l’oumma en un phénomène que nous avons qualifié de « tsunamigration » ?
    On pourra toujours débattre pour savoir si François entendait imposer une politique selon sa charité ou une charité selon sa politique.
    Mais il nous semble que la charité en politique avait toujours pour le moins consisté à épargner aux peuples des politiques s’étant avérées catastrophiques pour d’autres. […] « 

  2. On peut avoir cet avis, mais Jean-François Colossimo a publié un article dans le Figaro qui donne une autre vision, parlant d’une posture prophétique, qui correspond à ce que me disaiti un ami prêtre (et missionnaire).
    Je cite un passage de l’article :

    « Naïveté feinte que celle de ce pape qui voit plus loin que les oracles du déclin! Lors des invasions barbares, au Ve siècle, les politiques romains disparaissaient, engloutis avec l’ancien monde qu’ils pleuraient, tandis que les évêques chrétiens lançaient un vaste mouvement d’évangélisation dont devait surgir le Moyen Age, cette ère d’une circulation philosophique inégalée entre des théologies autrement antagoniques.
    La provocation de François n’est pas une concession à l’air du temps. Elle est, comme toutes les postures prophétiques, un rappel de l’origine par-delà l’écume des événements. Que ce rappel heurte les chrétiens tentés par le repli, qui cèdent à la confusion en acceptant d’idéologiser la foi, n’est rien que de normal. Le pari du pape vise aussi leur conversion à cet Évangile si contradictoire avec le monde et l’histoire qu’il les a radicalement changés en deux mille ans et sur les cinq continents. »
    La totalité de l’article se trouve sur http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/04/18/31001-20160418ARTFIG00130-pape-francois-et-les-refugies-musulmans-derriere-la-provocation-une-posture-prophetique.php

    Je ne sais pas exactement ce qui se passe mais les différentes lectures de cet acte interpellent.

  3. Votre commentaire, surtout lorsque vous parlez d’évangélisation, nous fait penser à ce que Benoït XVI a dit récemment, propos relayés l’Avvenire et Lifesite (16 mars 2016) :

    Ce 16 mai, le pape Benoit XVI a exceptionnellement accordé une interview au journal l’Avvenire, le quotidien de la Conférence des Evêques italiens dans laquelle il a évoqué la « crise profonde » que l’Eglise traverse depuis le Concile Vatican II.
    Le Pape Benoît nous rappelle l’importance de la croyance catholique qu’il est possible de perdre le salut éternel ou d’aller en enfer :
    « Les missionnaires du 16è siècle étaient convaincus que les personnes non baptisées étaient perdues pour toujours. Après le concile, on a définitivement abandonné cette conviction avec pour résultat une crise bipolaire. Sans cette préoccupation du salut, la Foi perd sa raison d’être. »
    Il parle également d’une « profonde évolution du Dogme » par rapport à la tradition qu’il n’y ait pas de salut hors de l’Eglise. Ce changement de doctrine a conduit, aux yeux du pape, à une perte du zèle missionnaire de l’Eglise et d’une « perte de toute motivation pour tout futur engagement missionnaire ».

    Le Pape Benoît pose ensuite la question épineuse causée par ce changement d’attitude de l’Eglise : « pourquoi essayeriez-vous de convaincre les gens d’embrasser la foi chrétienne s’ils peuvent de toute façon être sauvés même sans elle ? ».

    Autre conséquence de cette nouvelle attitude de l’Eglise, les catholiques eux-mêmes sont moins attachés à leur foi, aux yeux de Benoît XVI. Si certains peuvent sauver leur âme par d’autres moyens « pourquoi les chrétiens devraient-ils être liés aux obligation de la foi chrétienne et à sa morale ? » demande le Pape. Et il conclut « Mais si la foi et le salut ne dépendent plus l’un de l’autre, alors la foi perd de son attrait. »
    Le Pape Benoît réfute également le concept du « chrétien anonyme » développé par Karl Rahner ainsi que l’idée relativiste selon laquelle toutes les religions se valent et peuvent mener à la vie éternelle.
    « La solution proposée par les théories pluralistes des religions qui prétendent que toutes les religions, à leur manière, seraient des chemins de salut et seraient donc équivalentes dans leurs effets est encore moins acceptable » dit-il. Dans ce contexte, il revient aux idées explorées par le défunt Cardinal jésuite Henri de Lubac selon laquelle le concept de pro-existence du Christ est fondamental.

    En ce qui concerne la relation de l’homme avec la technologie et l’amour, le Pape Benoît nous rappelle l’importance de l’affection humaine en disant que l’homme se languit en son cœur « que le bon samaritain vienne à son secours ».
    Il poursuit en disant : « dans la froideur du monde de la technologie – dans lequel les sentiments ne compte plus – l’espoir d’un amour qui sauve, d’un amour qui puisse être donné librement et gratuitement grandit de plus en plus. »
    Benoît rappelle également à son public que : « L’Eglise ne s’est pas faite toute seule, elle a été créée par Dieu et est continuellement formée par lui. C’est cela qui est exprimé à travers les sacrement et par-dessus tout, dans le baptême : on entre dans l’Eglise du Christ non par un acte bureaucratique mais avec l’aide de son sacrement. » Benoit insiste qu’en toutes circonstances « nous avons besoin de la grâce et de la miséricorde.

    L’article est disponible dans son intégralité via ce lien : http://www.avvenire.it/Cultura/Pagine/Facciamoci-plasmare-da-Cristo-.aspx

  4. Iwann Bugul saout

    A la différence près que les populations « barbares » qui ont envahi l’empire romain aux IVème -Vème siècles étaient aussi des populations indo-européennes dont la culture était au final plus proche de celle des habitants de l’empire romain que ne l’est la culture islamique de la plupart des « migrants actuels. Les « Barbares » s’ils ont détruit l’empire romain ont adopté la romanité. Je ne suis pas sûr que les migrants actuels veuillent adopter notre culture (sauf peut-être la société de consommation).
    Pour nous, Bretons, notre culture est déjà en danger et a été fort laminée (hier par le centralisme jacobin, aujourd’hui par le mondialisme anglo-saxon et le pluri-culturalisme) Je ne suis pas sûr que les migrants qui arriveront peut-être en masse chez nous fassent l’effort de connaître notre culture et d’apprendre la langue bretonne davantage que les parisiens.
    Autre différence : il est plus simple d’évangéliser des païens à la religion assez frustre que d’évangéliser des musulmans. Il existe certes un mouvement non négligeable de conversions de l’Islam au christianisme, mais il n’est malheureusement pas le fait de l’Eglise catholique qui se refuse à apporter l’Evangile aux musulmans, en pensant naïvement que leur religion leur suffit à obtenir le salut. La plupart des musulmans qui se convertissent, le font par le biais des pentecôtistes et des évangéliques, Quant aux églises d’Orient, elles ont trop peur de représailles et sont d’abord préoccupées par leur propre survie pour évangéliser leurs voisins musulmans.
    Depuis plus de 40ans de présence massive de l’Islam en Europe, on voit plus de signe d’islamisation rampante que de conversions au christianisme.
    L’identité de l’Europe chrétienne et sa civilisation se sont construites en opposition et en résistance aux invasions musulmanes successives, de Charles Martel à Jean Sobieski en passant par les croisades, la reconquista et Lépante. Les papes ont été au cours des siècles l’âme de cette résistance.
    En nous envoyant tous ces migrants, le projet à la fois des islamistes, de la Turquie comme des pétromonarchie est clair : étendre l’Oumma à l’Europe.
    Les leçons de l’histoire sont sans appel : Dans les pays qui ont été conquis par l’Islam, les chrétiens sont devenus des dhimmis (soumis) quand ils n’ont pas disparu par les massacres et conversions forcées comme les chrétiens Berbères d’Afrique du Nord. Les chrétiens d’Orient nous mettent en garde : nous pourrions à terme nous retrouver dans la même situation qu’ils vivent actuellement.
    Chose qu’ont très bien compris les Hongrois qui il faut le rappeler ont vécu plus de trois siècles sous domination ottomane, je trouve déplacé de leur faire la leçon sur la défense de leurs frontières (et le pape n’est certes pas le dernier)
    Ce dernier admet lui-même qu’il ne connaît que peu l’histoire de l’Europe et qu’il n’est pas un grand intellectuel. C’est fort dommage, cela lui éviterait peut-être d’agir en mettant en premier l’affectif avant la raison. Cela lui éviterait de faire à la fois le jeu de la Turquie, des Etats-Unis et de leurs alliés du Golfe qui sont les principaux responsables de ces guerres et celui du patronat allemand qui veut de la main-d’oeuvre bon marché et de nouveaux consommateurs avides de tout le confort occidental tout en palliant la démographie malade de l’Europe et en diluant son identité dans le multi-culturalisme.

  5. Je sais que ar gedour n’aime pas trop qu’il y ait de la politique sur le site, mais j’espère qu’ils valideront mon commentaire.
    Je ne suis pas spécialement fan de JL Melenchon, mais il a dit une chose intéressante :

    « Je sais très bien tout ce que l’on peut objecter à son geste. Je le sais. Mais comme il n’existe pas d’issue « réaliste » « maintenant » « tout de suite » et « concrète », comme demandent les journalistes entre la météo et le dernier match de foot pour « décrypter » les problèmes, le pape met tout le monde au pied du mur spectaculairement, directement et magnifiquement.
    Si personne ne veut entendre qu’il faut arrêter la guerre du pétrole et du gaz en Syrie et en Irak, si personne ne veut entendre parler d’arrêter « la libre circulation des marchandises » qui tue l’Afrique en construction, bref, si aucune des solutions rationnelles n’est plus entendue, que reste-t-il comme argument pour nous soustraire à l’infamie dont est coupable notre société dans ce moment ? Il reste l’évidente communauté de destin des humains. Il reste alors à la constater et à l’assumer envers et contre tout. C’est ce fond qui nous rend solidaires et qui a tiré de tous les périls dans le temps profond cette espèce de singe particulière que nous sommes ».

    En fin de compte, JLM fait dire au geste du pape : « puisque vous ne m’écoutez pas et que vous n’êtes pas capables de stopper le bazar que vous avez mis là-bas, assumez. ! » Je ne sais pas si c’est bien, mais l’analyse est intéressante, surtout en sachant le côté anticlérical profond du personnage.

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