Saints bretons à découvrir

Le père IVAN BRIENT nommé ÉVEQUE AUXILIAIRE de RENNES

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

Le pape François a nommé ce vendredi 7 octobre, le père Ivan Brient, jusqu’à présent Vicaire général du diocèse de Vannes, évêque auxiliaire de Rennes. Le père Ivan Brient s’est vu assigné le siège épiscopal de Vaison. Il devient évêque auxiliaire de Rennes à compter de ce jour, vendredi 7 octobre.

« Le Saint-Père a nommé Monsieur l’abbé Ivan BRIENT évêque auxiliaire de Rennes. Malgré le sacrifice que cela représente pour nous, nous nous réjouissons de cette nomination dont l’honneur rejaillit sur le diocèse tout entier.

Nous portons Monseigneur BRIENT dans notre prière. Que son nouveau ministère porte du fruit dans l’exercice de la mission qui lui est confiée.

« Pour signifier la joie du diocèse, je vous invite à faire sonner les cloches de vos paroisses à midi » a invité Mgr Centène dans son communiqué.

Agé de 50 ans, après sa formation théologique (Séminaire interdiocésain de Vannes, Séminaire diocésain de Rennes, Institut Biblique de Rome, Institut Biblique de Jérusalem), il a exercé son ministère en paroisse dans le diocèse de Rennes. Il a également enseigné au séminaire et s’est occupé de la formation permanente des prêtres. Il a également été l’accompagnateur de la pastorale en langue bretonne. Depuis 2017, il était vicaire général territorial pour les Pays d’Auray, Lorient, Pontivy et Gourin-Le Faouët.

C’est donc dans cette dynamique que le nouvel évêque a pris comme devise : « Nous sommes de simples serviteurs », issue de l’évangile selon St Luc (Lc 17, 10), et que nous proposons en breton ici « N’omp nemet servijerien dister »

Ar Gedour se réjouit de cette nomination, emmenant un prêtre bretonnant au diocèse de Rennes. Dans le même temps, une pointe de tristesse existe car le diocèse de Vannes perd un prêtre bretonnant, qui était très actif dans l’accompagnement de la pastorale en langue bretonne.

La date de son ordination épiscopale n’est pas encore connue. Nous vous tiendrons informés sur Ar Gedour.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour. Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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12 Commentaires

  1. 1) Mgr Ivan Brient est né à Plougoumelen (56 ; Pays d’Auray), le 17 janvier 1972 ;

    2) Il remplace Mgr Alexandre Joly, évêque auxiliaire de Rennes, depuis évêque de Troyes le 11 décembre 2021;

    3) Il va collaborer avec Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, spécialiste de bioéthique;

    4) Si vous croisez Mgr Ivan Brient, pouvez-vous lui suggérer de s’intéresser à la Naprotechnologie ? Apparemment, aucun évêque ne connait. Or, c’est à la fois un couteau suisse et l’arme nucléaire pour annoncer l’Évangile.

  2. Un dra vat eo sur a-walc’h, mes trist ‘omp ur seurt. Siwazh e kollomp un den talvoudus bras evit an oferennoù e brezhoneg hag hor familhoù !

  3. Le diocèse de Vannes perd un prêtre bretonnant, mais le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo en gagne un.
    Espérons qu’on entendra plus souvent des cantiques en breton dans notre diocèse !

    • Là, vous rêvez éveillé ! Ce n’est pas parce qu’un prêtre bretonnant est sacré évêque auxilliaire de rennes qu’il y aura davantagede cantiques en breton dans ce diocèse.
      Un évêque a autre chose à faire que de faire la promotion des cantique en breton dans un diocèse, où à part Rennes, il y a très peu de bretonnants, et nombre d’entre eux sont anti-cléricaux.
      Même dans le diocèse de vannes, c’était mission difficile. Pour les fidèles du diocèse de rennes, Dol, et saint Malo, c’est une langue étrangère.
      Après, pourquoi, pas, chiche ! Mais ce ne sera pas par Mgr Briend que cela viendra, car il est maintenant prisonnier de ses obligations épiscopales.

  4. Où l’on constate le manque de discernement pastoral d’une frange bureaucratique de l’Eglise centralisée. Il y a nombre d’autres prêtres tout aussi compétents pour cette charge épiscopale dans nombre de diocèses de France, par contre, on compte sur les doigts d’une main les prêtres pouvant célébrer en breton dans le diocèse de Vannes- de même dans les autres diocèses de Basse-Bretagne, ce qui va compliquer davantage la pastorale en langue bretonne. Mais cela, les instances jacobines de la Conférence des évêques de France qui proposent au Saint Siège des listes de noms en vue de l’épiscopat n’en n’ont cure.
    A se demander s’ils savent que la langue bretonne existe, le tout à une époque où l’on bricole de toute pièce du « rit amazonien » ou du « rit congolais » Les minoirités ethniques, c’est bien, à condition que ce ne soit pas en Europe, où c’est la standardisation et le nivellement mondialisé qui doit faire force de loi.
    Je doute qu’un prêtre parlant la langue du pays en Amazonie ou dans la jungle congolaise aurait été appelé à l’épiscopat dans une autre aire linguistique que la sienne, car c’est un bien trop précieux pour ces contrées. Alors pourquoi pas pour les Bretons ?
    Cela rejoint une certaine politique de certaines époques où pour mieux brasser le clergé dans un souci de « modernité », on nommait des prêtres du pays gallo en Basse-Bretagne et des prêtres du pays bretonnant en Haute-Bretagne en invoquant une vision faussée de l’universalité catholique. Pendant des siècles, les choses étaient claires, il y avait la « règle d’idiome », coutume selon laquelle les pasteurs d’un bénéfice ecclésiastiques devaient en principe (ce ne fut pas toujours appliqué) parler et prêcher selon la langue de leurs ouailles.
    On pourra rétorquer que le breton, en tant que langue unique des fidèles de Basse-Bretagne a disparu au milieu du XXème siècle. Le breton étant parlé conjointement avec le français depuis cette époque. Donc, où est le problème ? C’est justement que certains Bretons ont voulu, même s’ils comprennaient la langue commune administrative, continuer à garder la langue du coeur, langue pour le culte et la prière, un peu à l’instar des Amérindiens Canadiens, qui s’ils parlaient et comprenaient l’anglais ou le français, désiraient continuer à pratiquer la langue de leurs pères pour leur vie spirituelle. Ce que le pape a récemment reconnu comme légitime.
    D’un côté de l’Atlantique, ce serait une aspiration légitime, et de l’autre une ringardise ?
    Comme le disait le philosophe Blaise Pascal : « Vérité en-deça des Pyrénnées, erreur au-dela »

    Est-ce de l’ignorance ou du mépris calculé, les fidèles peuvent se poser la question.
    L’abbé Brient était depuis des années dans la commission pour le missel romain en breton, ce qui aurait dû lui valoir une certaine immunité. A quoi bon un missel romain en breton s’il n’y a plus de prêtres pour célébrer la messe en breton ? Le missel romain en breton, qui a été mis en chantier il y a 25 ans, restera lettre dormante à prendre la poussière dans les sacristies s’il n’y a plus personne pour s’en servir.

    Pour le diocèse de Vannes, cela signifie la quasi- fin des messes en breton – il reste encore deux prêtres valides à pouvoir célébrer en breton, à moins de former d’urgence des prêtres, sinon, nous n’aurons bientôt plus qu’un prêtre valide dans le diocèse pour célébrer des messes en breton. L’apprentissage de la langue demande du temps et de la motivation, or s’il peut y avoir de la motivation, le temps manque aux prêtres. On peut toujours apprendre en urgence à des prêtres francophones monolingues à dire certaines parties de la messe en breton, cela ne remplacera pas une messe e brezhoneg penn da benn, avec son sermon dans la vieille langue.

    Est-ce la fin d’une utopie où nous avons cru pouvoir de temps-en-temps pouvoir assister à la messe Paul VI en breton et recevoir les sacrements dans la langue de nos pères?

    Pour ma part, je parierais plutôt en attendant sur des messes FLB Paul VI (Français-latin-breton) ou des messes usus antiquor avec cantiques en breton. Nous verrons par la suite si une nouvelle génération de prêtres bretonnants se lève.

    • Attendre qu’une nouvelle génération de prêtres bretonnants se lève, dites-vous ?
      Mais elle a déjà eu lieu cette génération de prêtres qu’on n’attendait plus : Ivan, Guillaume, Kaou, Daniel, Bastian, Mazhev. C’est déjà un miracle, dû, je le crois à la prière à ND du sacerdoce qui est récitée tous les soirs dans ma famille et d’autres, en breton.
      Mais celaa ne suffit pas : il n’y a pas beaucoup de fidèles non plus, voilà la vérité. J’ai édité un catéchisme en breton illustré et complet pour les enfants pour la première communion : j’en ai vendu seulement 25 exemplaires. Il est terminé le temps où il y avait encore « un petit reste » de peuple chrétien bretonnant en Bretagne. Il ne reste plus que quelques individus. Et c’est de notre faute : nous n’avons pas proposé à nos enfants le réseau de familles catholiques qui auraient du leur permettre de prendre le relai de Feiz ha Breizh. Ils ont laissé tomber Breizh ou Feiz et bien souvent les deux. C’était pourtant l’ambition de Emglev An Tiegezhioù… depuis 1947, il n’en reste plus grand chose aujourd’hui. Kement-mañ am bije skrivet a-walc’h e brzhg avat hogen piv en dije lennet ? Savomp hor c’halonoù ! Hadomp bepred ! Pedomp ! Labouromp park an Aotrou… hep gortoz tra ebet avat : an Aotrou Doue a oar pezh a ra.

  5. A du on me penn da benn ged ar pezh en deus skrivet Jobig.
    Petra gober ? Skriv da Roma ?
    N’eus namaed e Penn ar Bed e vez kavet beleion zo é lidiñ an overenn e Brezhoneg.

    Gwall drist eo !
    Alan

    • Siwazh ne vez ket ken a oferennoù brzhk e Penn ar Bed, nemet e parrezig bihan-nul Trelevenez (240 annezad, hini ebet o vont d’an oferenn-se), hag e pardonioù zo. N’eo ket kalz gwelloc’h ar stal e Penn ar Bed eta.
      Beleien varrek ‘zo met n’eus ket a c’houlenn a-berzh ar fideled.
      Ha piv estreget emsaverien a vefe intereset gant brzhg en Iliz ? … Met an dud-se a zo Breizhataved, pec’hed marvel en en eskopti, a zo c’hoazh e dalc’h paotred skritur ar Falc’hun.
      Me ne welan nemet un dra d’ober : ober bodadegoù miziek a emsaverien gristen hag o familhoù o c’houlenn groñs digant an eskibien reiñ deomp ar veleien hon eus ezhomm da gaout ar sakramantoù.
      An Aotrou Blanchard en doa komprenet an dra-se ken abred ha 1974 gant krouidigezh « Kristenion Breizh » diwar atredoù Bleun Brug Bro Guéned e vignon Chim Palud.

  6. Un dra arall da ouzhpenniñ :
    Petra zo be gwraet ged an iliz katolik evid ma vo lidet an overennoù e Bzh beteg-henn ?
    Netra.
    Galleg amañ Galleg aze. Ha brezhoneg ur wezh an amzer evid gober plijadur d’un nebeud re.
     » kolkloraj  » !!!!!

    A galon
    Alan

    • Red eo lenn :  » folkloraj « , èl rezon !

      Perag ne vehe ket skrivet da Ivan ha goulenn getoñ petra vo dazoned ar brezhoneg en eskopti Gwened ?
      Piv a vo e karg ag al liderezh e brezhoneg a-daleg bremañ ?

  7. à Sainte Anne d’Auray…à 12H45 le 1er dimanche de chaque mois
    Messe en arabe
    source : http://www.sainteanne-sanctuaire.com/?mode=horaires_des_messes

    • Jusqu’ici, il y avait la messe mensuelle célébrée en breton par l’abbé Brient à Keranna tous les premiers dimanches du mois. Qui la célébrera désormais ? Le seul autre prêtre valide bretonnant est vicaire à Gourin…

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