Chaque année, le 15 août, l’Église célèbre l’Assomption de la Vierge Marie. Cette fête rappelle la foi des chrétiens selon laquelle Marie est élevée, corps et âme, dans la gloire de Dieu. Premier être humain à entrer pleinement dans cette gloire par une grâce singulière accordée par Dieu, elle demeure pour les fidèles un modèle de foi, d’espérance et de confiance.
À cette occasion, le Sanctuaire Notre-Dame de Rumengol, haut lieu de pèlerinage du Finistère dédié à Notre-Dame de Tout-Remède, accueillera son traditionnel pardon les vendredi 14 et samedi 15 août 2026. La célébration sera présidée par le chanoine Hervé Queinnec, chancelier du diocèse de Quimper et Léon.
Le pardon s’ouvrira le vendredi 14 août à 18 h avec une messe en breton, animée par une équipe de Minihi-Levenez, le centre spirituel bretonnant du diocèse de Quimper et Léon, installé à Tréflévenez. Ce temps de prière en langue bretonne s’inscrit dans la tradition vivante du sanctuaire, où foi et culture bretonne se rejoignent depuis des générations.
Le samedi 15 août, la grand-messe en plein air sera célébrée à 10 h 30. À son issue, tous les enfants présents, accompagnés de leurs familles, sont invités à se rassembler devant l’oratoire pour recevoir une bénédiction particulière.
L’après-midi débutera à 14 h avec le chapelet médité dans l’église. Puis, à 15 h, la procession traditionnelle conduira les pèlerins jusqu’à la célébration mariale. Les vêpres s’achèveront par le salut du Saint-Sacrement et le chant du célèbre cantique breton « Da Feiz hon Tadoù Kozh », véritable hymne de la foi bretonne.
À Rumengol, les pardons demeurent fidèles à l’esprit des grands pèlerinages populaires de Bretagne. Ils rassemblent des fidèles venus confier leurs intentions, rendre grâce ou simplement marcher dans les pas de ceux qui les ont précédés. Prières, chants, procession et dévotion à Notre-Dame de Tout-Remède témoignent d’une foi transmise de génération en génération et toujours bien vivante.
Programme
Vendredi 14 août
- 18 h : Messe en breton.
Samedi 15 août
- 10 h 30 : Grand-messe en plein air.
- 14 h : Chapelet.
- 15 h : Procession mariale et vêpres.
Le sanctuaire de Notre-Dame de Rumengol, situé au Faou (Finistère), invite tous les pèlerins à venir nombreux vivre ce grand rendez-vous spirituel de l’été, dans la prière et la confiance envers celle que les Bretons invoquent depuis des siècles sous le vocable de Notre-Dame de Tout-Remède.
Ar Gedour Actualité spirituelle et culturelle de Bretagne

Ce serait bien de mettre (au moins) une citation en breton sur l’affiche. A l’avenir.
Lukaz 1, 46
« Kana a ra va ene meuleudi d’an Aotrou, ha tridal a ra va spered e Doue va Zalver »
Source : Aviel Jezuz-Krist (Ar Skol dre Lizer 1982), (skritur skolveuriek, 1956 : KLT nemetken)
Evit keñveriañ / à titre de comparaison
la même phrase en écriture dite surunifiée/peurunvan (KLT + Gwened) serait retouchée comme suit :
« Kanañ a ra va ene meuleudi d’an Aotroù, ha tridal a ra va spered e Doue ma Salver » (skritur peurunvan, 1941)
Sauf erreur de ma part, on observe ici quelques modifications mineures dans la graphie (kana >>> kanañ ; Aotrou >>> Aotroù ; va Zalver >>> ma Salver) destinées à accueillir le vannetais, ou, au minimum, à ne pas faire obstacle à la prononciation vannetaise. On gardera en mémoire qu’aucune écriture n’est parfaite (d’où l’importance de la transmission verbale). Comme dans toute langue, c’est donc au locuteur d’effectuer la passerelle écrit/oral et vice-versa.
Pour un usager donné du domaine KLT (Kerne/Leon/Treger) l’écrit (skolveuriek/peurunvan) n’interfère pas sur sa prononciation qui reste la même. L’écrit sert de support matériel à la langue orale qui, elle, est porteuse du souffle de vie (chacun peut donc placer intonation ou variation phonologique selon l’usage local ou selon sa manière habituelle).
Il faut le dire aux communicants du diocèse de Quimper 😉