Saints bretons à découvrir

L’hymne des JMJ 2016 disponible en breton

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

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Les JMJ arrivent à grand pas. Ar Gedour vous propose en exclusivité les paroles en breton de l’hymne des JMJ. Un soin particulier a été porté pour un respect des rimes et du nombre de pieds. Maintenant, aux jeunes Bretons de se l’approprier, de le chanter, de proposer leur version chantée e brezhoneg  !  Certains y travaillent déjà. Et si vous aussi… ?

Pour vous aider, la partition se trouve ici.

Voici la version mp3 en polonais, en attendant que ce soit e brezhoneg :

Une première version en breton, sans prétention mais qui permettra d’entendre la prononciation :

Heureux les coeurs miséricordieux
Laouen ar c’halonoù karantezus
  • E brezhoneg
  • En français
1. A joa, sellout ouzh ar menezioù
Ma teuy ar sikourioù, (Ps 121, 1)
Sikour an Aotrou a-hed an devezh :
A Zoue, Karantez !

2. A joa, bout e divrec’h ar Pastor :
Kerc’h’t gantañ, pezh enor ! (Lkz ,4-5)
Dre e c’hloazioù-eñ ez omp-ni pare : (Iz. 53, 3)
Krist eo c’hwezh ar vuhez ! (Ynn 20, 22 ; Rm 6, 4) R/

Diskan : Eürus ar c’halonoù karantezus
Rak ar garantez, sur, o devezo ! (Mz 5, 7)
Eürus ar c’halonoù hegarat,
Digor war karantez Doue an Tad ! (X2w)

3. A joa, goanagiñ enep bep spi !
Piv ‘chom bev pell diouzh Doue ?
E bardon ‘zeu da gemm hon c’halonoù,
Bevomp dre an Aotrou ! R/

4. A joa, e peoc’h gant ar Mab dasprener :
Krist zo lamm war ar bez !
« Jezuz, an Aotrou ! » a drid ar Spered : (1 Ko. 12, 3)
R’e welo mat ar Bed ! R/

Pont : Kristen, skarzh an aon, bez feal :
Ro da Zoue da ankenioù !
Az pet fiziañs ennañ rak dasorc’het eo
Bev da viken !

1. Joie de lever le regard vers les monts
D’où me viendra le secours, (Ps 121,1)
Secours du Seigneur tout au long des jours :
Dieu Saint, Miséricorde !

2. Joie d’être pris dans les bras du Berger :
Lui-même vient nous chercher ! (cf. Lc 15,4-5)
Par ses blessures nous sommes guéris : (cf. Is 53,5)
Christ est Souffle de vie ! (cf. Jn 20,22 ; Rm 6,4) (R.)

Refrain : Heureux les coeurs miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde ! (cf. Mt 5,7)
Heureux les coeurs aimants,
Ouverts à l’amour de Dieu le Père ! (*2)

3. Joie d’espérer contre toute espérance ! (cf. Rm 4,18)
Qui loin de Dieu survivrait ?
Mais son pardon vient changer nos coeurs,
Alors, vivons de Lui ! (R.)

4. Joie d’être en paix grâce au Fils rédempteur :
Christ a surgi du tombeau !
« Jésus est Seigneur ! » clame en nous l’Esprit : (cf. 1Co 12,3)
Que le monde Le voie ! (R.)

Pont : Chrétien, quitte la peur, sois fidèle : (cf. Lc 8,50)
Remets à Dieu tes soucis !
Aie confiance en lui, car il est ressuscité, (cf. Mt 14,27 ; 28,7)
Vivant à jamais ! (R.)

En cas d’utilisation des textes en breton, merci d’indiquer la source www.argedour.bzh avec hyperlien pointant vers notre blog. Toute utilisation commerciale non autorisée.

Troidigezh e brezhoneg  / Traduction en breton : F. Coupechoux evit Ar Gedour

 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est le fondateur du site et de l'association Ar Gedour et assure la fonction bénévole de directeur de publication. Il anime aussi le site Kan Iliz (promotion du cantique breton). Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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5 Commentaires

  1. iwann bugul saout

    Encore une fois, l’hymne des JMJ est un pur produit de la soupe musicale issue de la variété bébête mondialisée standardisée. On dirait une chanson d’un dessin animé de Walt Disney- à quand les JMJ rachetées par la mutinationale Disney ? – De plus l’air est inchantable ce qui pour un hymne est embêtant.
    Il est décevant que la Pologne qui a une si riche tradition musicale (aussi bien sur le plan de la musique populaire que de la musique classique) tombe dans cet éueil de ringardise démagogique trop fréquent dans l’Eglise qui croit être à la page en singeant la pop anglo-saxonne –qui au passage n’a rien de populaire et foule les traditions des peuples.
    Pourquoi les « jeunes » n’aimeraient que la daube et pas la belle musique ?
    La Pologne croit peut-être manifester son allégeance à l’empire étatsunien (il est vrai qu’elle reçoit actuellement les grandes manœuvres de l’Otan. Après avoir lutté pendant des siècles contre les oppresseurs russes, nazis ou communistes, elle se met au diapason de la standardisation mondialisée.
    L’Eglise est censée faire la promotion des cultures et non de les fondre dans un grand fourre-tout onusien.
    Les trois sources authentiques de la musique de l’Eglise sont le plain-chant grégorien, la polyphonie sacrée et les cantiques populaires. Les autres formes musicales n’ont rien à faire dans la liturgie.
    Or aux JMJ, la véritable musique liturgique n’est jamais (ou presque)présente, c’est toujours de la liturgie-spectacle kitch, mégalo (et très cher et de très mauvais goût (avez-vous déjà vu un clown jongler devant le Saint Sacrement ?)

    L’Eglise qui prétend prêcher la simplicité et la pauvreté devrait méditer sur ce sujet.

    Quant à ce chant en particulier, il est d’un indigence tant sur la plan musical, que poétique et spirituel. Les structures de phrase ne sont pas correctes, il s’agit d’une juxtaposition de paroles de l’Ecriture Sainte (ou plus souvent de paraphrases ) mélangées à un vague prêchi-prêcha.

    Je ne suis pas sûr que rabaisser la langue bretonne en transcrivant en breton ce genre de productions médiocres et insipides soit d’une nécessité vitale. Nous avons tout ce qu’il faut chez nous sans devoir imiter la soupe internationaliste.
    Nous avons notre génie propre, gardons notre langue pour la beauté, non pour la laideur, le patois anglo-américain est bien suffisant pour cela !
    Au passage, j’ai un peu de mal à saisir la transcription bretonne, les tournures de phrases sont assez étranges et rendent le texte encore plus obscur. Si l’on tient absolument à faire des versions bretonnes de ce genre de choses, mieux vaut utiliser un niveau de langue plus classique et compréhensible.
    Voici quelques exemples :

    – Dans le premier couplet, doit-on comprendre :

     » De joie, regarder les montagnes
    Que viennent les secours ,
    Aide du Seigneur au long de la journée :
    De Dieu, Amour !  »

    Il est impropre d’utiliser le mot karante pour miséricorde, il existe pour cela un mot en breton : truez (ou trugarez qui veut dire à la fois action de grâce et miséricorde comme le merci en vieux français)

    Il faut dire que même pour ceux qui maîtrisent un tant soit peu le breton, c’est assez sybilin.

    Dans le second couplet, on ne sait trop ce que signifie le mot contracté Kerc’h’t ( kerzhit ?)
    Il y a par ailleurs quelques imprécisions de vocabulaire. voici quelques exemples :

    – Dans le refrain, l’emploi de karantezus est impropre : pour désigner l’adjectif miséricordieux, truezus ou trugarezus conviendraient mieux. L’adjectif hegarat relève plutôt du domaine des bonnes manières que de la spiritualité chrétienne. Il signifie affable, courtois, aimable. Pour le coup, l’adjectif karantezus aurait été bien plus approprié.
    – Dans le couplet 3 le verbe goanagiñ oublié depuis des siècles et redécouvert au début du XXème siècle par le truchement du gallois n’est pas forcément de mise ici. Il est vrai qu’il est employé plutôt dans un contexte poétique (notamment chez Calloc’h). Vu le niveau de langage assez bas ici, il vaut mieux employer la forme courante esperiñ.
    -dans le couplet 4 l’expression « Krist zo lamm war ar bez » n’est pas très heureuse. Elle peut être comprise comme « Christ saute sur la tombe » il vaudrait mieux employer l’expression traditionnelle  » savet ag ar bez » .
    De plus, la mode de désigner le Christ sans l’article défini est directement issue du protestantisme, dans l’Eglise Catholique; on ne se passe de l’article que quand on s’adresse au Christ (équivalent du vocatif latin ex : Christ, prends pitié.)

    N.B : Mon propos n’est pas de stigmatiser et d’attaquer gratuitement ceux qui essaient à leur mesure de faire la promotion de la foi et de la langue bretonne. Ceci n’est juste qu’une opinion personnelle destinée à lancer des réflexions sur le rôle du breton dans la vie de l’Eglise et de poser des bases d’un renouveau. Nous sommes encore relativement en liberté, profitons-en pour débattre avec franchise!
    A galon.

    • Fabrice Coupechoux

      Demat,

      Vous avez raison pour « trugarez » plutôt que « karantez ». C’est de tête que j’ai traduit, un peu vite il est vrai, sans avoir recours à un quelconque dictionnaire ;

      Concernant « kerc’h’t », c’est la contraction de « kerc’het » : remarquez que j’ai tâché de conserver le même nombre de syllabes dans les vers des couplets, pour coller au rythme de la musique, que dans la version en français ;

      « Lamm war ar bez » (qui équivaut à « trec’h war ar bez » qu’on pourrait utiliser en substitution) est une expression parfaitement compréhensible pour les amateurs de gouren et est plus idiomatique que « savet ag ar bez ». D’ailleurs, si l’on devait conserver cette dernière expression, il serait plus judicieux d’utiliser « eus » qui est mieux compris, surtout à l’oral, où « ag » peut-être équivoque, et plus commun. Mais on dépasserait le nombre de syllabes requis ;

      « Hegarat » a été choisi pour la rime avec « Tad », un autre mot aurait été plus approprié, sans doute, mais les consignes de traduction, auxquelles il faut ajouter le respect du rythme initial et les rimes, rendent l’exercice relativement ardu.

      A galon,
      Fabrig.

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