UNIS POUR LA LANGUE BRETONNE : manifestation le 13 mars 2021 à Quimper

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

Une manifestation pour défendre la langue bretonne est prévue ce samedi 13 mars à Quimper. Dans un communiqué commun, Diwan, Div Yezh Breizh, Kelennomp !, Divaskell (nouvelle fédération des parents de l’enseignement bilingue catholique) et Kevre Breizh appellent « toutes les personnes attachées à la transmission de la langue et de la culture bretonnes » à se rassembler, samedi 13 mars 2021, à 13 h 13, à Quimper.

A l’origine de cette manifestation, la goutte d’eau qui a fait déborder un vase d’argile déjà trop plein : l’impossibilité d’une entente conventionnelle Etat/Région sur ce sujet avant les régionales. La convention sur la langue bretonne (qui était déjà minimaliste) ne serait donc pas renouvelée avant la fin de la mandature régionale à cause de blocages à Paris.

Lorsqu’on sert la main du diable, il ne faut pas s’étonner de tomber dans l’enfer.

Ces conventions sont à elles-mêmes problématiques car la Bretagne devrait décider elle-même de sa politique linguistique. Lorsqu’on sert la main du diable, il ne faut pas s’étonner de courir vers sa propre perte. De la même manière que les écoles catholiques qui s’étaient mises sous contrat ont dû peu à peu s’adapter à la voix du maître (celui qui a l’argent et par conséquent dicte les règles), les écoles bilingues et immersives toutes confondues sont elles aussi menacées aujourd’hui, sur le plan linguistique cette fois. Sans surprise. Diwan en a fait l’expérience récente dans le bras de fer visant au maintien des heures d’enseignement du breton dans ses collèges et lycées.

Toutefois, et même s’il est peu probable qu’une manifestation change la donne, les bretons et tous ceux qui tiennent à leur langue iront manifester samedi s’ils le peuvent. Sans oublier cependant que ce n’est que par eux et eux seuls – vraiment unis pour la langue bretonne – qu’un jour le temps s’éclaircira.

UNIS POUR LA LANGUE BRETONNE

10 raisons de manifester

La nouvelle convention État-Région doit porter des enjeux ambitieux, seuls à même d’assurer la transmission de la langue bretonne et de répondre à la demande sociale croissante.

Nous voulons dépasser les blocages et faire aboutir les négociations entre la Région et l’État !

  1. Permettre à tous les élèves d’accéder au minimum à une initiation à la langue et la culture bretonne (LCR)
  2. Faciliter l’ouverture des nouveaux sites primaires et secondaires et renforcer les moyens dans les sites existants
  3. Faciliter la formation en langue bretonne des personnels non-enseignants
  4. Tenir compte des spécificités de l’enseignement immersif Diwan
  5. Sécuriser les trois heures hebdomadaires de cours breton dans chaque classe bilingue du secondaire
  6. Élaborer et mettre en œuvre un plan de développement des disciplines non-linguistiques
  7. Sécuriser et valoriser les parcours bilingues et LCR jusqu’au baccalauréat général, technologique et professionnel
  8. Former le vivier d’enseignants nécessaires, dans le premier et le second degré, notamment pour les remplacements et les ouvertures de classes
  9. Faciliter la formation des enseignants
  10. Promouvoir l’enseignement bilingue et l’enseignement optionnel

Le temps est compté, cela se joue maintenant !

Rendez-vous, à Quimper,
place Saint-Corentin, le 13 mars 2021 à 13h13 !

 

Port du masque obligatoire et respect des gestes barrières

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

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6 Commentaires

  1. Gourc’hemennoù evit ho kalv! Point bras eo gwelout muioc’h muiañ a gatoliked mont war ar renk evit difenn yezh hon tadoù

    • … abaoe ar Bleun-Brug hag ar gelaouenn Feiz ha Breiz n’heller ket lavaret “poent bras eo d’ar gatoliked mont war ar renk evit ar brezhoneg” !
      Ni a zo bet ar re gentañ en istor an Emsav o sevel hor mouezh ! Pezh a zo gwir, avat, eo e vo graet un degemer mat d’ar gatoliked e stourmoù an Emsav, gant ma kuzhint mat o feiz : deuet eo an “Emsav” da vezañ enep kristen a-grenn. Debrerien beleien eo renerien “Mignoned ar Brezhoneg” (Gouel Broadel ar Brezhoneg), Aïta ! ha kement ‘zo : lakaet omp da “homofob”, “islamofob” hag all.

      • Maneguen,

        Skrivet em eus “muioc’h muiañ a gatoliked mont war ar renk..” War ar seblant ho peus ankounac’haet ul lodennig – pouezhus koulskoude – eus ma frazenn din-me. Anavezout a ran mat oberioù ar Bleun-Brug, ar gealouenn Feiz ha Breiz, hag all, goût a rit. Gourc’hemennoù dezhe, met spi em eus e vo leun a dud – muioc’h muiañ! – oc’h heuliañ o roudoù a-benn neubeut. Setu e oa spered ma gerig bet kaset d’Ar Gedour (ha gourc’hemennoù d’ar skipailh Ar Gedour ivez).
        A galon

  2. Quand on pense que la France possède le deuxième territoire maritime mondial grâce en grande partie aux marins Bretons (et oui! Bretons, n’en déplaise aux historiens), et que la France continue à s’acharner sur ceux qui se sont (trop) donnés pour elle, ça commence à bien faire!!! Et les Bretons ont toujours été assez naîfs pour quémander des miettes à Paris. Pourquoi faire son propre pain quand on peut mendier des miettes?

    Regarder dans quel état est la langue Bretonne: vous pouvez vous balader dans la rue, des jours et des jours, vous n’entendrez pas du Breton. Du Français, de l’Anglais, de l’Allemand, de l’Arabe et j’en passe, oui. Toutes de belles langues, au passage, quand elles sont bien parlées. Mais du Breton, non. On en entend pas un mot. Ou peut être parfois un simple Kenavo balancé de manière folklorique.. Nous sommes devenus ultra-minoritaires, voire inexistants dans notre propre pays, la Bretagne, parce que des pontes parisiens racistes anti-bretons ont décidé et encore aujourd’hui que la langue Bretonne doit disparaître. Quand, dans le même temps, nous Bretons avons toujours considéré le Français comme une belle langue. De l ‘extrême gauche à l’extrême droite, en passant par le centre et le “en même temps”, on rencontre toujours les mêmes racistes anti bretons, anti corses, anti basques, anti occitans…..Sur ce plan, quels que soient les partis, ils s’entendent bien…pour nous tenir par les parties…Et tient, tant qu’à faire: les partisans d’une Bretagne à 4 départements sont-ils de parfaits défenseurs de Vichy? On peut se le demander puisque c’est Pétain qui a voulu séparer la Loire Atlantique de la Bretagne…..
    Et puis, quitte à pousser un coup de gueule: pas besoin non plus de Paris pour détruire notre langue nous même: quand à l’église, les dames patronnesses préfèrent des chants qui n’attirent plus personne, chants des années soixante-dix avec une chorégraphie à dévisser les ampoules en lieu et place des chants sacrés Bretons….
    SAVET BRETONED!!!!! Bretons, ayez conscience de l’être: apprenez votre histoire et votre langue. Sortez de votre amnésie et levez-vous: soyez fiers d’être Bretons! Prenez conscience de la signification originelle du mot Bretagne. Breizh. Brittia. Breith: le pays des hommes libres. Libres de parler, d’écrire et de lire notre langue. Libre de décider que notre culture et notre langue valent autant que les autres et ont le droit à la vie. Cessons d’être esclaves en décidant nous même d’apprendre notre langue. Car rien ne vous empêche d’apprendre par vous même.
    Sans langue Anglaise,pas d’Angleterre.
    sans langue Allemande, pas d’Allemagne.
    Sans langue Russe, pas de Russie.
    Sans langue Arabe, pas d’Arabie.
    Sans langue Française, pas de France.
    sans langue Bretonne, pas de Bretagne.

    Hep Brezhoneg, Breizh ebet!!!!!

    • Hep feiz, hep brezhoneg, Breizh ebet ! An daou a zo diskaret, met ar brezhoneg n’eo ket tra-walc’h. Ni zo ni a-vremañ misionerien war un dachenn arbennik : an Emsav.

  3. Philippe Cassard

    Bravo Tudwal Ar Gov, mais combien serons-nous ?

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