Saints bretons à découvrir

Une nouvelle bannière bénie lors du pardon de Penhors, ce week-end

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

penhorsLe pardon de Notre-Dame de Penhors a lieu ce week-end. A cette occasion, sera bénie une toute nouvelle bannière, brodée par les ateliers Le Minor de Pont-l’Abbé, composée par Jakez Derouet, associé par le passé avec la maison Le Minor dans la création d’oeuvres d’art. Une équipe s’était constituée avec les représentants des ensembles impliqués et Catherine Puget, de la commission diocésaine d’art sacré.

Depuis le XIIIème siècle, la chapelle de Notre Dame de Penhors se dresse « Etre Penmarc’h ha beg ar Raz », comme le dit si bien le cantique du pardon datant de 1859. Son rayonnement au milieu de la baie d’Audierne lui a valu d’être retenue en tant que pardon du doyenné. La dynamique instaurée autour de ce grand pardon a fait rapidement naître le besoin d’un symbole d’identification, expression de la culture du territoire concerné. Cela s’est traduit par l’émergence d’un projet de bannière dédiée à Marie qui rassemble les paroisses du doyenné et au delà.

« La bannière est la 48e que l’on a réalisée depuis 1953 et la 9e avec Jakez Derouet »,se félicite Gildas Le Minor. Il ajoute que le concepteur a été invité à prendre modèle sur la statue de Notre-Dame-de-Penhors qui figure sur l’avers de l’enseigne, réalisée en viscose et lin, résistant à la pluie et aux insectes.

Des ondulations symbolisent le vent de la baie d’Audierne et les roseaux de Penc’horz.  Au revers figurent les chapelles de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, de Confort, de Kerinec, de Roscudon et la statue de Notre-Dame des Naufragés à la pointe du Raz.

Cette nouvelle bannière symbolise l’élargissement en 2011 du pardon de Notre-Dame-de-Penhors (un des plus grands pardons bigoudens) à l’ensemble de la baie d’Audierne et du Pays de Douarnenez.

« L’enseigne rappelle qu’on travaille ensemble pour ce pardon fédérateur, qui attire les pèlerins de tout l’ouest Cornouaille. Au revers, un certain nombre de chapelles de la baie d’Audierne rappelle les paroles du cantique de Penhors : A tre Penmarc’h a beg a raz… » indique Désiré Larnicol, curé doyen.

« Faite pour être portée en procession à l’origine, la bannière fait partie de notre patrimoine culturel, elle est l’exemple du sens profond de la foi qui est une marche sur nos chemins vers Dieu » conclut le prêtre.

Elle sera bénie donc bénie le 3 septembre, à la célébration mariale du pardon de Penhors.

Programme
Samedi 2 septembre :


17h : rendez-vous des jeunes au calvaire de la chapelle de Penhors en Pouldreuzic. Animation, marche, réflexion et partage. (Pique-nique à prévoir)
20h30 : Pour tous, procession des lumières et célébration avec messe.

Dimanche 3 septembre : 
9h : Messe à la chapelle
10h30 : Messe solennelle (liturgie adaptée aux  3-8 ans, bénédiction des enfants).
12h : Pique-nique
14h30 : Prière du chapelet
15h : Célébration et bénédiction de la terre et de la mer
17h30 : Messe à la chapelle.

À propos du rédacteur Erwan Kermorvant

Erwan Kermorvant est père de famille. D'une plume acérée, il publie occasionnellement des articles sur Ar Gedour sur divers thèmes. Il assure aussi la veille rédactionnelle du blog et assure la mission de Community Manager du site.

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Un commentaire

  1. La messe du samedi soir, avec procession aux flambeaux, était priante, émouvante. Toutefois, je déplore l’absence de cantiques Bretons (et Latins), qui devraient trouver toutes leurs places dans des pardons dignes de ce nom.
    Le seul cantique Breton était celui dédié à ND de Penhors (chant d’entrée et envoi). Tout le reste était en Français.
    Lors du pardon de St Raymond (qui devrait être appelé St Rumon), à Audierne il y a peu, seul le chant d’entrée dédié au Saint était chanté en Breton. Tout le reste était en Français. Et cette fois, ni bannière, ni procession…..
    Alors, quelle différence avec une messe ordinaire en Français? L’appellation « pardon » devrait avoir une origine contrôlée, en ce sens qu’un véritable pardon devrait avoir une véritable dimension Bretonne.
    Un pardon devrait pouvoir avoir en proportion de 3x 1/3 des cantiques Français, Latins, Bretons, et la procession doit en faire partie intégrante.

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