Saints bretons à découvrir

Pas de procession mais 3 messes pour le pardon de Sainte Anne-la-Palud (MàJ du 28/08/20)

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

Les 29 et 30 août prochains doit avoir lieu le grand pardon de Sainte Anne-la-Palud. Cependant, comme pour beaucoup de pardons, la question des contraintes sanitaires liées au Covid19 remet en cause l’organisation des événements. Le pardon de Sainte Anne sera donc célébré cette année, mais avec des aménagements. Ainsi, il n’y aura pas de procession le dimanche. La procession aux flambeaux est maintenue avec bénédiction de la terre et de la mer depuis le haut de la dune, le samedi soir.

Trois messes seront célébrées, permettant d’accueillir les pèlerins sur des créneaux plus large : 2 messes (dont une en breton le samedi, célébrée par le P. Daniel de Kerdanet et prêchée par le P. Job an Irien),  et une messe le lendemain présidée comme la veille par Mgr Dognin, suivie d’un temps de prière l’après-midi.

Les messes du lundi (pour les malades) et du mardi (pardon des Douarnenistes) sont supprimées. La marche des Douarnenistes et des Capistes vers le pardon de Sainte-Anne-la-Palud, à Plonévez-Porzay (Finistère), aura malgré tout bien lieu dimanche 30 août 2020, avec un départ à 7 h de la chapelle Sainte-Hélène.

La sobriété sera donc de mise cette année, mais au moins, ce pardon est maintenu, et nous ne pouvons qu’en féliciter l’équipe en place.

Distanciation physique et masques seront obligatoires. Les pèlerins sont invités à se munir de chaises pliantes (pas de restauration sur place ; prévoir des pique-niques).

 

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Article publié initialement le 22/08/20 et mis à jour le 28/08/20

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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6 Commentaires

  1. Pas de procession!!!! Une vraie c……….!!!! La procession est une des formes de prières les moins à risque: on peut maintenir la distanciation et c’est en plein air. Par contre, pour écouter des chants souvent niais , masqués dans une église, il n’y a pas de risque ? (le masque protège des postillons mais pas des aérosols….). En réalité, sous prétexte de covid, on supprime une tradition plus que millénaire!!! Mais bravo!!!! Cela doit plaire à certaines dames patronnesses, avec la complicité de certains clercs mous du bulbe qui veulent supprimer les derniers restes d’une culture et d’une foi qu’elles et ils ne comprennent pas.
    Lors de l’épidémie de peste au XVII eme siècle, c’est en procession que le Voeu d’Hennebont a été fait, mettant fin à l’épidémie… S’il n’y a pas ou plus de cantiques Bretons, s’il n’y a plus de procession, ce n’est plus un pardon mais une simple cérémonie / messe (?)
    A bon entendeur!!!!

  2. Alors bien sûr, on rétorquera: il y a une messe en Breton!! Mais est-ce normal en Bretagne pour un pardon de faire de l’apartheid? une messe en Breton pour les uns, une en Français pour les autres? Les Bretons à part dans leur propre pays, finalement…. La formule Français Latin Breton peut satisfaire l’ensemble des fidèles et perpétuer la tradition. Après Job en Irien, gageons que la messe ne Breton sautera..

    • A Sainte Anne-la-Palud, il y a la messe en breton, mais les autres messes intègrent habituellement aussi du latin et du breton à la liturgie du pardon.

    • Spi braz am eus ne vo ket. Perak ‘ta kement a fulor a-enep hon yezh?

      Sonjit’ta en darvoudoù-se:

      . Santez Anna da Nikolazig (KerAnna, 1625), e brezhoneg : “Doue a fell dezhañ ma vin enoret amañ” (adsavet diwar ar skridoù istorel e galleg)

      . Ar werc’hez Vari e Lourdez (1858) e bearneg, da vBernadette: “Que soy era Immaculada Councepciou”

      . Hag ar skritell staget ouzh kroaz Jezuz,e Jeruzalem (ebrel 30), daoust ha ne vefe ket teir yezh skrivet outi? “Ha skrivet e oa ar skritell-se en hebreeg, e latin, hag e gresianeg” (Yann 19,20). Ha c’hoazh, ne oa ket eus an arameeg. Rak yezh Jezuz a oa an arameeg: “Eloi! Eloi! Lama sabaktani! (Mk, 15,33).

      Ha ne vefe ket dav doujañ ouzh ar yezhoù bihan, reoù ar re baour, ar re dic’halloudus a-walc’h, war zigarez an dud a oar anezhe n’emaint ket niverus ?

      An overennoù a-vremañ un tamm brezhoneg e-barzh, n’eus nemet un toullad anezhe evit poent. Ral-ral int. Ha lidet d’ar sadorn da noz, kazi hepken. Pouezus eo kenderc’hel gante. Ne welan troc’h ebet etre an dud, rak-se. Ar re a zo poan d’o diskouarn klevout un tamm brezhoneg, a re-se a c’hello mont forz pelec’h hag an disul…evit kaout un overenn e galleg penn-da-benn.

      Un draig ouzhpenn a c’heller bezañ aketus outañ. Lidet e vez forzh peseurt overenn koulz evit ar re vev hag ar re varo. Pep overenn e brezhoneg pe un nebeud brezhoneg en he barzh a zo evel ur gwagenn hag a gas-digas war he c’hein an holl vrezhonegerien eus ar c’hanvejoù dremenet, a-unan gant ar re a-vremañ…war-zu kalon Doue !

      nota: je suppose que vous connaissez le breton. Si vous ne parvenez à me lire, alors j’espère que d’autres lecteurs y parviendront. Small is beautiful.

      • Hanter-kant vloaz ‘zo e oa an holl oferennoù e latin ha n’eo ket e brezhoneg, forzh penaos. Hon hendadoù a gane kantikoù brezhonek hag a gleve ar sarmon en o yezh, setu holl, ha se a oa kalz dija. Ral eo din mont d’an oferennoù brezhonek abaoe ar c’henfinañ dre ma ne vezer ket aotreet da gomuniañ war an teod, sed aze un dra, hag ivez dre ma’z eo kalz deoloc’h an oferennoù e latin. Heuliañ a ran an Oferenn gant levr-oferenn an Aotrou Uguen (1924) a zo mat-tre.
        En em c’houlenn a ran muioc’h-mui daoust hag eñ eo bet mat ijinañ un doare nevez da lidañ an Oferenn gant Vatikan II pa weler e vez lidet dreist penn-biz er pleustr en holl barrezioù pe dost. Gwelloc’h eo ganin ober un nebeut kilometradoù ouzhpenn gant va c’harr-tan ha kaout un oferenn a-zoare. Ouzhpenn-se, en oferennoù latin, n’eo ket ken strizh reolennoù ar c’henfinañ : an holl ne zougont ket ur maskl hag e c’heller komuniañ war an teod…

  3. J’ai connu un prêtre originaire d’Afrique, d’une très grande intelligence, très grande foi et très grande culture qui aurait a en apprendre à nous tous sur les valeurs de la langue, de la tradition et de la culture…. Un prêtre qui s’est efforcé d’apprendre des cantiques Bretons et de les chanter quand beaucoup de gens d’ici n’en en rien à f……ou qui y sont hostiles.
    Peuple Breton, amnésique, devenu stupide, esclave et fier de l’être…..: il te faudrait plus de prêtres comme celui que j’ai mentionné pour te réveiller.

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