Saints bretons à découvrir

TAOL KURUN 2024 : une riche programmation et une messe avec cantiques bretons

Amzer-lenn / Temps de lecture : 1 min

Le Festival Taol Kurun qui se déroule chaque année dans le Pays de Quimperlé fête en 2024 ses 30 ans d’existence. Une riche programmation est proposée par Ti ar Vro, que vous pouvez retrouver sur ce lien.

Notez notamment la messe avec cantiques bretons célébrée en l’église de Mellac le samedi 27 janvier 2024 à 18h. Toujours à Mellac, le vendredi 26 janvier, à 20 h 30, à l’église paroissiale, la chorale Kanerien Saint Meryn donnera son premier concert de l’année en interprétant Nevezadur, qui réunit vingt poèmes d’Anjela Duval. Le samedi 27 janvier, à 18 h, une messe avec des cantiques bretons sera célébrée.

Enfin, à Scaër, le 19 janvier, à 19 h, à la MJC, une soirée spéciale consacrée au mouvement artistique des Seiz Breur est programmée. L’occasion d’en savoir plus pour ceux qui ne connaissent pas encore très bien ce riche patrimoine avant-gardiste.

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

Articles du même auteur

Les inscriptions pour le Pèlerinage Feiz e Breizh 2024 sont lancées

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min D’an 28 ha d’an 29 a viz …

La Communauté Saint-Martin arrive dans le Diocèse de Quimper & Léon

Amzer-lenn / Temps de lecture : 1 minLes ordinations diaconales et sacerdotales les 21 et …

2 Commentaires

  1. « Messe avec cantiques bretons ». Il faut s’en réjouir bien sûr, mais où sommes nous donc rendus quand on en est à faire de la pub pour cela, comme si ce serait un évènement. Qu’on annonce quand il y a une messe en breton, je comprends, mais une simple messe « avec cantiques bretons » voire même avec un seul cantique breton ? Un demi ? Le Santel ? Et puis alors une messe FLB : allelouia ! Non : nous fermons la boutique, voilà tout. De nos cantiques bretons ils font table rase et c’est bien normal puisque ce n’est pas la langue qu’il parlent. S’acharner à promouvoir la moindre petite messe avec un cantique breton doit être usant pour Ar Gedour et ne sert vraiment à presque rien du tout à mon avis : on ne va pas à une messe simplement pour « avoir » un ou deux cantique. Moi quand je vais à la messe je parle en breton dans mon for intérieur et je réponds au prêtre en breton, pater en breton, où que je sois, en Bretagne et même en Italie bien sûr et mon chapelet il est en breton. Bemdez Doue. Mais on ne va quand même pas en faire de la pub ce serait inutile voire.. obscène (hudur), impudique (dielevez) c’est comme cela que je prends en pleine gueule cette annonce de « Messe avec cantiques en breton ». Ma !… Alors « un cantique », oui, mais qu’on soit bien clair, c’est un combat de chouan qui tire de son fusil à un coup puis recule jusqu’au talus suivant… jusqu’à la mer. Bien sûr le « coup » peut atteindre sa cible (éveiller, le temps du cantique seulement, une ou deux personnes tout au plus, les autres seront au mieux de simples consommateurs, au pire ils se plaindront à l’EAP – équipe d’animation paroissiale) mais il se fait bien tard, le soleil se couche. Warc’hoazh, daoust hag eñ e chomo tud en o sav e Breizh c’hoazh, o kanañ meuleudi da Zoue en o yezh kozh ? An Iliz a zo gall dre amañ hag a zo o kouezhañ en he foull. Ha piv en touez ar veleien a savo sonn banniel Feiz ha Breizh a-nevez ? Hini ebet ‘m eus aon. Gwelout a reer mat bolontez vat Ar Gedour a zo o tifretañ forzh pegement, met o vont ivez gant red dour ar galleg. « Oferenn gant kantikoù brezhonek ‘mezit c’hwi ? » Un Oferenn c’hallek, ya.
    Autre chose : An Taol Kurun a programmé un film sur des homosexuels dans le mouvement breton. Voilà une énorme avancée.

  2. .
    L’Eglise en Bretagne a choisi son camp. En tout cas, elle en donne l’impression. Je voudrais me tromper, être démenti, mais…
    .
    L’Eglise catholique se situe du côté de César! Hélas pour nous – (néo-)bretonnants ou non – , hélas pour elle!
    .
    Quelle crédibilité accorder à une Eglise qui choisit le camp du fort (César) pour écraser le faible ? Quelle crédibilité pour une Eglise prompte à s’émouvoir de la situation du migrant (extérieur) tout en ignorant somptueusement – et parfois avec mépris – le migrant (intérieur) ?
    .
    Une Eglise qui montre qu’elle ne comprend pas l’époque, qu’elle n’envisage pas l’avenir ou n’y croit pas.
    .
    Une Eglise qui prétend appréhender le temps long (vingt siècles de Christianisme) mais qui se moque du fond de population en place depuis quinze à vingt-cinq siècles. Certes, nous avions bien des prêtres du terroir, estimés et en synergie avec cette population et sa culture, mais ils s’éteignent doucement et en silence. Désormais place à des étrangers, ignorants ou incultes, et parfois conquérants voire arrogants ou blessants, en toute impunité. Où nous réfugierons-nous ?
    .
    Un Eglise qui s’époumonne en discours sur l’Incarnation, en oubliant de réfléchir a-minima sur ce que cela signifie ou induit concrètement (nota: l’auteur de ces lignes se situe dans la Foi « chrétienne », quoique l’adjectif « christique » serait plus approprié pour éviter toute équivoque ou tout présupposé sociologique ou politique, en ces temps de grand soupçon). En matière linguistique, on veut bien des chants « étrangers » (espagnol, italien, etc…que sais-je encore) pour émailler certaines messes modernes ou festives. Et paraitre dans le vent, ouvert, etc…Mais le breton, dans tout çà, où est-il ?
    .
    Une Eglise qui oublie que Jésus parlait une langue non officielle (l’araméen de Galilée, ce que nous appellerions aujourd’hui une « langue régionale »). Pierre est reconnu le vendredi Saint à son « accent » (son dialecte ?) de Galilée. Jésus connait aussi l’hébreu liturgique (qu’il lit à la synagogue), et sans doute suffisamment de latin (il s’entretient avec Pilate) ou de grec (l’écriteau sur la Croix n’est-il pas rédigé en trois langues : hébreu, latin, grec ?). Tout cela, l’Eglise catholique en France l’a oublié, ou pire encore ne l’a jamais vraiment compris.
    .
    Eglise catholique et jacobine. Bref, sous cet angle, elle n’a d’« universelle » que l’étiquette. Je parle pour la France, et donc la Bretagne. Et pour assurer la pérennité de ce duo de qualificatifs, on continue de nommer – vielle tradition de méfiante prudence. Surtout ne pas fâcher le pouvoir politique – des évêques allogènes aux régions et ignorants de leur culture (même si par miracle, l’on peut observer quelques contre-exemples au prix d’une certaine acclimatation…). Même gestion pour les prêtres – à l’instar des professeurs du secondaire – l’on se permet d’envoyer de rares prêtres (néo-) bretonnants au loin. Alors qu’ils seraient si précieux au sein du périmètre linguistique. Rappelons à ce sujet que le breton n’est en aucun cas un danger pour le français
    .
    Une Eglise qui se veut ou se pense éducatrice, mais avec une réserve cependant : tant que l’on se situe dans la logique du pouvoir politique. L’esprit de résistance ne figure pas au menu. Trop dangereux, trop décalé, le breton ?
    .
    Pour autant Ar Gedour a raison de mener son combat, certes asymétrique. Risquons deux observations :

    1.
    L’Eglise catholique en Bretagne, si elle consentait à analyser la situation et à bien gérer ses ressources pourrait s’essayer à fonctionner en réseau. C’est déjà ainsi et depuis longtemps que fonctionnent les défenseurs de la culture et de la langue. Concrètement, commencer par proposer une messe accessible dans les grands centres urbains (ou en proximité), puisque l’avenir de la langue se joue dans les centres urbains (ce qui inclut Rennes/Roazhon et Nantes/Naoned en Bretagne péninsulaire, tout autant que Kemper ou Brest, pour le Finistère par exemple). La régularité (et donc la persévérance), est sans doute un paramètre important, dans cette entreprise. Semer, semer, labourer, labourer…
    .
    2.
    Une messe peut être intégralement en breton (à voir en fonction de l’importance et de l’insistance de la demande). J’ai plusieurs fois été frappé par l’impression que des gens venus dans une messe en breton ne comprenaient pas forcément, mais appréciaient ces sonorités différentes. Et venaient notamment pour ce voyage en authenticité. Comme s’il favorisait les retrouvailles avec une profondeur retrouvée, le recueillement et finalement la prière.
    .
    Une messe peut aussi inclure du breton, en quantité variable. Il s’agit alors de messe partiellement bilingue. De façon à ce que beaucoup s’y sentent à l’aise et que personne ne « décroche » (d’où l’importance des feuillets bilingues). Une longue expérience montre que celà est parfaitement possible, et fonctionne. Capitalisons sur cette expérience pour proposer un mix adapté aux besoins ou à la demande…Quitte à procéder de manière pragmatique, par essais et affinements successifs. Pour qu’il n’y ait pas d’équivoque, je parle ici de la messe conciliaire (Vatican II). La sensibilité « tridentine » (concile de Trente, vulgairement appelée « tradi ») est un autre sujet.
    .
    Enfin dans toutes les églises, l’on pourrait afficher le texte des prières en breton : « Hon Tad », « Ni Ho salud Mari », pour le moins…Au moins dans un coin ou sur la table des annonces et feuillets divers.
    .
    Témoignage : en Pays-de-Galles (bro Gembre), j’ai toujours ressenti une authenticité profonde à chaque fois que, dans une église, je voyais une phrase en gallois (parfois jusque sur le pourtour de l’autel), alors même que je ne parle pas le gallois).
    .
    Ces suggestions n’ont rien d’ubuesques. Elles sont même plutôt raisonnables, et respectueuses du pays, de son histoire et de son avenir.
    .
    Mais l’Eglise catholique en Bretagne est-elle encore courageuse ? Ha kalonek emañ an Iliz gatolik e Breizh, c’hoazh ?
    .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *