Saints bretons à découvrir

Théodore de la Villemarqué et l’Emsav : réflexions sur l’oralité

Amzer-lenn / Temps de lecture : 16 min

Voici un article proposé à nos lecteurs par Yves de Boisanger (ancien vice-président de l’Association Bretonne), suite à une causerie effectuée au Plessis-Nizon. À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Théodore Hersart de La Villemarqué Tudjentil Breizh avaient organisé le mercredi 10 août 2016 une soirée-conférence chez le comte et la comtesse de La Villemarqué au manoir du Plessis-Nizon (où l’auteur du Barzaz Breiz a passé son enfance) puis à la Chapelle de Trémalo (célèbre pour son Christ Jaune peint à 2 reprises par Gauguin), à 800 mètres du manoir.

Theodore_Hersart_de_la_VillemarqueAborder la question du rapport pouvant exister entre Théodore Hersart de la Villemarqué et l’ « Emsav », demande de commencer par bien s’entendre sur le sens de ce néologisme.

« Relèvement », « soulèvement », « révolte », « mouvement politique breton » ?

Pour moi, simple petit-fils du barde, la réponse est évidente : le sens de ce que j’ai reçu est incarné par le personnage emblématique de Lez-Breiz et développé dans le chant qui lui est consacré.

Ce chant est le plus long du Barzaz Breiz ; il se compose de six fragments et occupe 33 pages dans l’édition de 1867 . Outre ceux qu’il a lui-même recueillis avec des versions différentes et en divers lieux, mon aïeul nous précise avoir utilisé les pièces que lui ont communiquées Victor Villiers de l’Isle-Adam, Pol de Courcy et Monsieur de Penguern. Toutes ces précisions pour montrer à quel point nous sommes là au cœur de cette refonte qui lui a  tellement été reprochée.

Avec la ballade de Lez-Breiz nous constatons certes la réalité de l’existence des sources mais aussi et surtout celle d’une reformulation accompagnée d’un engagement personnel très puissant.

Leiz-Breiz est sa vision du relèvement breton ; celui pour lequel il a choisi de combattre, non par les urnes – quoique –, encore  moins par les armes, mais par les lettres.

Que nous dit-il ?

Rien de plus simple : la mission – véritablement religieuse – du peuple breton est de lutter contre cette lèpre que sont la débauche et la luxure (« Lorgnez ») et contre les poisons du paganisme, des hérésies ou des sociétés secrètes (« le More »), tout cela nous venant de France mais en prenant garde de ne pas toucher à la France elle-même (« le roi »). Autant, pour les deux premiers combats, il est assuré du secours de Madame sainte Anne, grand’mère des Bretons ; autant le Ciel l’abandonnera s’il vient à s’attaquer à la France.

Cette vocation est immémoriale ; sans limitation de temps. Qu’il y manque ? Il en sera durement puni mais au terme de sa peine, il devra reprendre la lutte pour laquelle il est sur terre.

L’ « Emsav » du barde, c’est le relèvement de ce qui fait l’identité bretonne car la France en a un immense besoin pour pouvoir, à son tour, retrouver le sens de sa propre mission.

Folie utopique ?

Toute quête du Graal est taxée de folie.

 Leiz-Breiz-La Villemarqué ne s’y résout d’ailleurs pas facilement ; de lui-même, il aurait certainement voulu aller jusqu’au bout ; retrouver, par exemple, l’indépendance bretonne si l’on en croit ses écrits de jeunesse dans « L’Echo de la Jeune France » : son dialogue avec l’ermite est éloquent ; la réponse ne l’est pas moins : « Fils d’homme, garde-toi de maudire par-dessus tout le seigneur roi, car il est l’oint de Dieu ! », consacré par Dieu, ce qui signifie que la France ne peut être mise en cause en tant que telle car elle fait partie, elle aussi, du plan divin.

Une question se pose aussitôt : d’où lui vient cette vision, ou plutôt, cette certitude ?

Quelle valeur de preuve peut bien avoir un chant pseudo-historique remanié dont les bribes ne se sont transmises qu’oralement à travers un nombre incroyable de générations ? Leiz-Breiz a-t-il même existé ? Si oui, était-il ce preux chevalier donné en exemple ?

La question peut sembler d’autant plus justifiée que, selon le barde lui-même, la vision transmise oralement est à l’opposée de celle rapportée par l’histoire écrite.

Ecriture contre oralité ? « Verba volant scripta manent » ?

Nous y voilà.

Passons sur la valeur de  l’écrit en question ; son auteur, le moine franc Ernold le Noir, contemporain et peut-être même spectateur des faits, n’en est pas moins un polémiste grossier ne cherchant qu’à salir la cause bretonne. La mauvaise foi injurieuse, parce qu’elle est écrite, devrait-elle prévaloir sur l’épopée que le chanteur de village nous transmet ?

De toutes façons le problème n’est pas là ; peu importe au fond, l’historicité de Lez-Breiz. Seul compte, pour ce qui nous occupe ici, le message que Théodore de la Villemarqué lui fait nous transmettre : « Lève-toi, Bretagne, sois toi-même, la France en a besoin. »

Ce message procède-t-il de l’existence d’une quelconque réalité immanente ou de la simple reconstruction imaginaire, romantique, plus ou moins délirante du jeune auteur du Barzaz Breiz ?

Au fond, c’est de cela qu’il est accusé : d’avoir inventé.

Mais alors, si cette invention n’avait correspondu à aucune réalité, comment expliquer un tel succès ? Une telle résonance ? Immédiate et durable ? Une résonance qui dure encore … Pourquoi ? Comment se fait-il ?

C’est ici que je vous invite à explorer ce que pourrait impliquer cette opposition entre écriture et oralité ; transmission écrite et transmission orale.

« Sois toi-même » … Mais c’est quoi, « toi-même » ?

Depuis 548 ; depuis le concile du Méné-Bré – le « mons Brea » de la Vita Samsonis – la question est tranchée : les saints fondateurs de la Bretagne ont barré la route à toute velléité de royaume breton unifié, seul à même pourtant, de s’opposer aux prétentions franques.

En 548, réunis en concile au sommet de cette colline sacrée, ainsi que l’artiste en a fixé le souvenir sur le vitrail de l’église de Pédernec, saint Samson, saint Gildas, saint Hervé – le barde aveugle dont nous chantons toujours l’éblouissante vision du Paradis – sans doute saint Pol Aurélien, peut être saint Tugdual et une foule d’autres porteurs de la tonsure celtique, ont excommunié Conomor, comte de Poher – « Konomor ar Milliget », « Conomor le Maudit » – officiellement pour avoir décapité son épouse – sainte Triphine, fille de Waroc, roi de l’actuel vannetais – en réalité pour avoir voulu unifier les petits royaumes bretons sous sa seule autorité.

Un Breton ne règnera pas là où Dieu doit être seul Seigneur.

« Sois toi-même », ce ne peut plus être, depuis mille quatre cent soixante huit ans – du moins pour l’auteur du Barzaz-Breiz –  que : « sois la Bretagne de tes saints fondateurs » en ajoutant : « ainsi, grâce à toi, la France aura une chance de retrouver la fidélité à son baptême et de revenir à sa mission d’ « éducatrice des peuples » au lieu de les entraîner comme elle le fait, sur les chemins de la perditions.

Bien entendu, il ne m’est pas possible d’en rester là : la « mission » – si « mission » il y a – est tellement énorme, tellement ambitieuse, tellement folle, qu’elle mérite – qu’elle exige – un minimum de justification.

( Je suis encore loin d’être parvenu au terme de ce qu’implique l’oralité. )

« Verba volant, scripta manent »

Deux termes, deux modes de transmission s’opposent.

Qui sont deux modes de penser.

En France, qui se veut héritière ( disons plus modestement « co-héritière ») de la Grèce et de Rome, l’affaire est entendue : l’Histoire, la Civilisation, l’Intelligence, tout commence à Sumer. Tout commence avec l’écriture ; cette écriture qui  culminera un jour avec  l’Ecriture.

Et si, justement, « tout » n’était pas « entendu » ?

( Déjà, on dit « entendu » et non pas « lu ». Vous avez vu ? )

Il est curieux de constater à quel point les énormités les plus énormes, parce qu’elles ont été écrites et mille fois recopiées, ont fini par accéder au rang de vérité incontestable. Non, l’Histoire, la Civilisation, l’Intelligence n’ont pas commencé à Sumer ; oui, il y avait des êtres humains qui pensaient, au siècle de Périclès, ailleurs que sur le pourtour méditerranéen …

Ils pensaient et certains même écrivaient avec d’autres écritures que celle dont la naissance est attribuée à Sumer.

D’autres pensaient aussi et avaient choisi de ne pas écrire.

Les Celtes en faisaient partie.

Leur histoire, du coup, n’est reconnue, « avérée », que transmise par les écrits de peuples qui les appelaient « barbares » parce qu’ils n’imaginaient pas que leur absence d’écriture puisse correspondre à un choix ; l’eussent-ils imaginé qu’ils ne l’auraient sans doute pas compris.

On a dit qu’ils étaient bêtes puisqu’ils ne savaient pas écrire.

Les hommes de la civilisation de la Tène, les quasi inventeurs du fer, de la moissonneuse, de la barrique et de bijoux tellement raffinés que leurs vainqueurs ( avec leur fer ) ont adopté le mot dans leur langue … étaient-ils donc si bêtes ?

On a dit aussi que leurs prêtres, ces druides à qui Jules César reconnaît une étonnante compétence en astronomie, avaient interdit l’écriture pour mieux conserver leur pouvoir en restant seuls maîtres d’un savoir dont la transmission orale était entre leurs mains … S’ils n’avaient voulu que cela, ils auraient imaginé une écriture secrète ; une écriture ésotérique, élitiste comme les runes nordiques, les idéogrammes chinois, les glyphes mayas ou les hiéroglyphes égyptiens.

Ils le firent d’ailleurs vers le 1er ou le 2ème siècle avec les ogham …

La vérité est infiniment plus simple : les Celtes ont choisi de ne pas écrire pour la bonne raison que l’écriture leur est apparue comme un obstacle au libre développement de la pensée.

« Verba volant, scripta manent »

Pour se développer, la pensée doit pouvoir s’envoler et surtout pas être entravée, se figer, rester.

Il y a les civilisations de l’écriture et les autres.

Les Celtes font partie des autres.

Lorsque la Révélation chrétienne s’est incarnée il y a 2000 ans, il y a eu ceux qui l’ont mise par écrit et se sont refusés à admettre toute autre forme de transmission – confiscation –  et il y a eu ceux qui ont affirmé qu’en plus du Nouveau Testament, tout essentiel et hautement vénérable qu’il soit, il y aurait toujours le grand livre non écrit de la création, en marche depuis le fameux Big-Bang décrit par l’abbé Georges Lemaître et ce jusqu’à la fin des temps.

Les Celtes se sont reconnus dans l’annonce de la Bonne Nouvelle par les seconds.

Mais, me direz-vous sans doute, « les Celtes » ? Qu’est-ce que cela signifie au juste ? Comment peut-on attribuer une décision aussi lourde de conséquence que celle de refuser l’écriture à l’ensemble d’un peuple aussi incroyablement hétérogène ?

Pour ce qui est de la décision ou du choix, personne ne peut déterminer son origine ; ni où, ni quand, ni par qui ; ni bien sûr comment ; tout ce que l’on peut dire c’est que tous ceux qui, individuellement ou par clans entiers, se sont un jour ralliés à l’écriture … ont disparu en tant que « Celtes » ; ils se sont fondus dans la civilisation dominante, issue de l’expression écrite.

Parce que « écriture » et « oralité » ne débouchent pas du tout sur des sociétés comparables. Les premières seules, sont à même de transmettre des sciences exactes, des données précises et exploitables, d’organiser politiquement de façon durable : de créer des cités puis des Empires. De s’installer ; de « rester » : « scripta manent ».

On crée un empire avec un abécédaire mais non avec des « Séries » psalmodiées. Vous connaissez tous, bien sûr, ce chant mythologique qui ouvre si magistralement le Barzaz-Breiz . Comment construire un empire avec ce jeu de questions-réponses entre le druide et l’enfant ? Un rêve, je ne dis pas.

Bien entendu quelqu’un va finir par m’arrêter : mais vos Celtes, dira-t-il, vos saints fondateurs, vos Bretons, jusqu’à Théodore de la Villemarqué … tous ont fini par se rallier à l’écriture ; à la Civilisation.

C’est exact. Mais, à leur manière.

Lorsque le peuple irlandais, le seul à n’avoir jamais été conquis par Rome, adopte l’écriture, c’est avec l’arrivée de l’Ecriture. Ce sont les moines qui s’y mettent les premiers et ils inventent aussitôt … l’enluminure. L’écriture, oui, mais sous réserve de l’accompagner de tout l’imaginaire possible ; sous réserve de lui interdire de rester bêtement utilitaire, collée au sol ; lui interdire de ne plus pouvoir s’envoler … Le Livre de Kells, cet évangéliaire commencé à Iona par saint Colomcille au VIème siècle, conservé à Trinity Collège à Dublin, en témoigne amplement : l’écriture ? Oui, bien sûr ; oui, c’est nécessaire ; oui, on ne peut plus faire « sans » ; mais en restant nous-même : en conservant cette identité façonnée par l’oralité voulue.

Nous y arrivons ; l’ ultime question est là :

Dans quel livre trouver cette « identité façonnée par l’oralité voulue » ?

Dans un livre ? Que nenni !

Cette identité n’est pas enfermée dans un livre ; elle ne le pourrait pas ; elle ne peut vivre qu’à l’air libre ; que dans la langue, quand bien même aura-t-on du se résoudre à l’écrire.

C’est la langue bretonne elle-même qui contient, enrichit, véhicule et transmet notre identité.

L’ « Emsav » du barde, c’est le relèvement de notre langue.

« Komzit brezhoneg, mar plij ! »

Retour sur terre ; retour à la question posée ; retour à cet « emsav » contenu dans le Barzaz Breiz.

« Sois toi-même » ne peux s’exprimer qu’au travers de la langue. C’est elle qui contient la nature de ce que nous sommes et devons être.

Théodore de la Villemarqué en avait-il une conscience explicite ?

Explicite ? Sans doute pas ; même si j’ai pu relever dans sa correspondance de vraies interrogations sur l’étonnante puissance de cette oralité dont il s’est fait le chantre toute sa vie.

Mais surtout, n’est-il pas incohérent de se poser ce genre de question ? Peut importe que le Barde ait eu ou n’ait pas eu une conscience explicite de ce qu’impliquait son engagement pour la langue puisqu’il s’agit justement d’un engagement en faveur la vie. Pour l’avenir. Pour un avenir qu’il ne pouvait connaître et que nous ne connaissons pas nous-mêmes.

L’oralité, c’est le vivant, le palpitant, ce sont tous les possibles possibles : c’est la vie.

Le monde de l’écriture commence par la confiscation de la mémoire : lorsqu’il la restitue, c’est souvent avec la formule, tellement classique qu’on en oublie la nostalgie désespérante : « il était une fois … »

Le monde de l’oralité nous invite à son contraire : « il sera une fois … »

C’est l’avenir qui compte. La quête du Graal n’est pas terminée. Lez-Breiz devra se réveiller.

« Il sera une fois … »

Dieu merci, il y aura à nouveau, un jour et toujours, un enfant pour s’éblouir au passage d’un chevalier vieillissant …

En attendant, penchons-nous un instant sur cette langue pour tenter d’y découvrir la nature des trésors qui s’y sont lentement déposés. Fossilisés.

« Fossilisés » ? Savez-vous bien ce qu’est une rivière fossile ? Une rivière qui s’est enterrée pour ne pas s’évaporer ; une eau vive prête à rejaillir.

Cette langue nous donne mille clefs sur nous-même et nous ne le savons toujours pas.

Avec elle, par exemple, tenez ! nous accédons de plain-pied à cette notion de concept si péniblement atteinte par la pensée grecque … Eh ! oui ; quelle autre langue fait saisir le général avant le particulier ? Quelle autre langue, grâce à l’usage du collectif, annonce l’idée avant son application ?

« Gwez », « gwezenn », « gwezennoù » …

             « l’Arbre », « un arbre », « des arbres » …

Mais si, par le fait, l’arbre ne risque plus de cacher la forêt, cette forêt ne va-t-elle pas en profiter pour étouffer l’arbre ?

  Saisir l’ensemble d’emblée ne comporte-t-il pas le danger de massifier ? Si le peuple précède la personne, celle-ci conservera-t-elle sa place ou sera-t-on condamné à passer directement à la tristesse incommensurable de l’individu interchangeable promis par la mondialisation ?

L’antidote est dans la langue.

L’antidote : « mil dén » et non pas l’inquiétant barbarisme « mil dud » qui laisserait entendre que la singularité s’est comme dissoute dans le groupe … Le breton, et avec lui toute langue celtique,  conserve obstinément le singulier quel que puisse être le nombre … Allez-donc bâtir un empire avec cette puissance d’anarchie !

Essayez même d’imaginer une orthographe unifiée !

Merveilles de cette langue restée des siècles sans verbe de possession ; sans verbe « avoir » mais avec pas moins de cinq façons d’être ; vous pouvez compter ! … Langue de poésie dont l’auxiliaire principal, l’auxiliaire à tout faire … est le verbe « faire ». Rêver, oui, mais agir.

Langue des peintres – on peut le souligner à Pont-Aven – lorsque « glas »,le bleu de l’océan adopte la couleur d’une pelouse, « glazenn »  …

Langue de contemplation mystique ; seule langue dans laquelle la gratitude de l’homme se fait exact écho de la miséricorde divine … Eh ! oui … Dans cette année de jubilé voulue consacrée à la miséricorde, quel Breton s’est levé pour clamer « Trugarez ! » ?

Clamer d’autant plus fort que l’heure peut sembler bien inquiétante.

Le monde de l’écriture, avec l’informatique, est passé à la vitesse supérieure. Il avait déjà bâti des dizaines d’empires qui, tous, se sont écroulés ; à chaque fois, il a bâti plus grand, plus puissant, plus destructeur ; aujourd’hui, les big-data en monopolisant la mémoire, lui ouvrent des perspectives terrifiantes.

Lorgnez et le More du roi n’ont jamais disposé de forces plus gigantesques. L’enfant Lez-Breiz devra-t-il se réveiller … en hacker ?

… Mais ceci, c’est la suite de l’histoire.

« Il sera une fois … »

« Ur wech kentañ a vezo … »

À propos du rédacteur Yves De Boisanger

Yves de Boisanger est ancien vice-président de l'Association Bretonne. Il contribue occasionnellement à Ar Gedour par les textes de ses conférences.

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