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Ar Gedour lance « Booste ton pardon » pour aider à redynamiser les pardons bretons

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

Ar Gedour lance SKOL AR PARDONIOU / SOS PARDONS. Annoncée depuis plusieurs mois, cette proposition vise à donner des idées pour redynamiser vos pardons, et en faire des lieux d’évangélisation enracinés. Evidemment, cela ne reste que des idées parmi d’autres, invitant à la réflexion.

Faisons-nous tout pour l’avenir de nos pardons ?

Si les pardons bretons attirent toujours, certains voient leur assemblée diminuer, les comités de chapelles pourtant dévoués voient leurs bénévoles se raréfier, et parfois par manque d’énergie certains s’en tiennent à des recettes qui étaient bonnes mais qui nécessitent peut-être une actualisation. Or les idées peuvent parfois se tarir. Il y a pourtant de nombreuses possibilités qui permettraient de relancer certains pardons. De la même manière qu’un pardon de la pointe bretonne a su se réinventer tout en gardant ses racines en proposant un pardon des surfers, nombre de pardons pourraient le faire, sans renier la part de la langue bretonne ni des éléments traditionnels, bien au contraire.

Il y a quelques années, les Gedourion se proposaient pour soutenir divers pardons, sous la formule SOS PARDONS. Il y a moins longtemps, le Père Christophe Boudéreaux et Eflamm Caouissin ont constaté l’importance de redonner le sens de certains rites et de donner des idées pour que nos chapelles et nos pardons continuent d’être ces lieux sacrés attirants et touchant les coeurs d’une manière dont les églises paroissiales sont souvent dépourvues.  Car, chez Ar Gedour, nous en sommes convaincus, l’évangélisation de nos paroisses part de ce maillage et nous ne pouvons nous résigner à des pardons qui tomberaient, augurant la ruine d’autant de chapelles et des communautés qui les entourent. SKOL AR PARDONIOU / SOS PARDONS était donc né dans cette synthèse entre les deux approches, avec des idées spirituelles, pastorales et profanes pour accompagner les comités de chapelle, les célébrants, les bénévoles…

Booste ton pardon…

Certains regretteront certainement l’usage d’un anglicisme, mais sous le hashtag (mot-dièse) #boostetonpardon, il y a une volonté de s’adresser à une catégorie de population qui utilise ce terme. Sous un format court utilisé par les Youtubeurs, Eflamm Caouissin et ses collaborateurs vous proposent des idées émergeant des observations à travers la Bretagne, dans un but non de critiquer mais dans une volonté d’aller vers l’avant. Destinées aux jeunes et moins jeunes, ces vidéos sont des invitations à réfléchir plus loin sur ce que l’on peut faire pour revoir ce qui doit être revu, sans pour autant être la panacée. Il est aussi prévu des formats un peu plus longs, incluant des tutoriels.

Un premier épisode avec saint Fiacre

Découvrez le premier épisode ci-dessous, dédié à saint Fiacre, saint patron des jardiniers. N’hésitez pas à liker la vidéo et à vous abonner à la chaîne youtube d’Ar Gedour pour être tenus informés du prochain #boostetonpardon. Vous pouvez aussi donner vos propres idées et nous en tiendrons peut-être compte dans un prochain épisode.

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Un commentaire

  1. Bonjour, la dépréciation des cultes est probablement due à la laïcisation forcée des mentalités. Et le peuple, maléable à souhait, se laisse guider dans un matérialisme dépourvu de la moindre parcelle de valeurs. La paix également, des peuples, fait que l’on n’y croit plus vraiment. Situation déjà évoquée par des auteurs bretons du siècle dernier (voir en fin). Ce thème de Pardon est évidemment très porteur. Autrefois, la paroisse entière fêtait cet événement avec joie. Et ces festivités duraient environ une bonne semaine. Si un Pardon doit survivre, il faut bien sûr le moderniser, l’adapter au siècle. Si les motards ont leur Pardon, c’est probablement qu’un jour ils ont eu la peur de leur vie (ils se sont fait peur, pour reprendre le newlengue). Et cette peur peut les motiver pour recevoir une protection céleste (ils l’ont peut-être reçue sans le savoir). Les surfeurs de même se font quelquefois peur, bien que le risque en mer soit minoré. Nos soldats aussi croyaient, et bon nombre ont rapporté qu’ils devaient leurs vies à sainte Anne ou à tout autre saint local. Ainsi, et telle est ma phrase favorite : Il faut y croire, tout simplement, et de participer à de tels événements ne peut que renforcer votre protection céleste. En résumé, assurez-vous de cette protection (et elle existe croyez-moi) avant que malheur arrive. Et si malheur arrive, la foi nous aide souvent à surmonter ces douleurs. Aller au plus profond de soi-même pour rechercher un sens à la vie, à sa vie, est un exercice difficile, mais ô combien revivifiant. Ainsi, ces nombreux Pardons, au-delà de l’aspect folklorique que dénonçait le cardinal Daniélou dans son panégyrique à saint Yves, donné le 14 mai 1974 à Tréguier, (il reprenait les termes de Mappian (Vie de St Yves), qui regrettait que ce Pardon soit à la limite du folklore), prouve que la foi des Bretons au travers de ces cérémonies est également un hommage à leurs anciens qui surent durant des siècles maintenir une certaine cohésion spirituelle, proche des valeurs premières du christianisme. Le fait est que la religion est souvent dépourvue de signes, comme l’on pourrait recevoir matériellement dans tout acte de notre vie civile, mais à y regarder de plus près, et en ouvrant sa Porte du coeur, l’on s’aperçoit de ses bienfaits. Alors, ces Pardons, bretons et autres, sont un excellent catalyseur d’énergie positive. Et y participer, d’une manière ou d’une autre, active un sentiment de supériorité dans le rôle à tenir auprès des hommes. Vous en sortirez renforcés et revigorés. Petite digression au sujet de saint Fiacre: il est également réputé pour guérir les aveugles (inscription visible sur l’un des vitraux de la chapelle Saint-Fiacre du Faouet.)

    Chrétiens, quand le Malheur fondra sur vos chaumières,
    Kristenien, pa gouezho ar gwalleur war ho tiez-soul
    Tombez à deux genoux au pied de vos calvaires,
    Daoulinit ouzh traoñ ho kalvarioù,
    Et Dieu, qu’imploreront vos prières tremblantes,
    Ha Doue, aspedet gant ho pedennoù krenus
    Fera fleurir l’Espoir en vos âmes dolentes !
    A lakaio ar Spi en ho eneoù klemmvanus !

    Cantique ancien, Au Pied du Calvaire, air populaire recueilli et chanté par le renommé barde breton Théodore Botrel.

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