Saints bretons à découvrir

Canntaireachd, le premier roman d’Eflamm Caouissin

Amzer-lenn / Temps de lecture : 6 min

Eflamm Caouissin, rédacteur en chef du site Ar Gedour, publie son premier ouvrage, portant le titre de Canntaireachd.  Un titre énigmatique (sauf pour les amateurs de pibroc’h) et imprononçable dont vous comprendrez le sens dès les premières pages.

Entre recueil de nouvelles et roman

Après une participation au roman collaboratif Havana Café de Eric Le Parc, Eflamm s’est attelé à finalisé un ouvrage qu’il avait débuté il y a des années, et qui était resté en suspend. Ces derniers mois ont permis un coup de collier à ce recueil, qui devrait interpeler le lecteur. Entre le fantastique et le réel, entre légendes anciennes de Bretagne et de la SF, entre rêveries et cauchemars, à cheval entre un roman et une somme de nouvelles conçue comme une ode armoricaine, cet ouvrage vous emporte dans un univers onirique où les mots sonnent entre eux, où la féérie des siècles passés flirte avec l’avenir radieux de ceux qui veulent dominer le monde.

Une ode hissée haut…

En près de 200 pages, Eflamm Caouissin nous sert une prose philosophique, construite avec poésie, illustrée par Clothilde Bourdeau-Caouissin, dans un style d’écriture qui n’est pas sans rappeler Barjavel. Les connaisseurs découvriront des clins d’oeil réguliers au patrimoine musical breton qu’il développe, mais aussi des références et jeux de mots semés allègrement, parfois sérieux et parfois amusants. Il prend le lecteur à témoin, comme un interlocuteur à qui le héros du livre confie son testament en se jouant des temps. Le tout pour un texte entre conte et récit post-apocalyptique qui questionne sur l’aujourd’hui et le demain, lignes empreintes d’humanisme malgré des scènes sombres. C’est justement le contraste entre la noirceur prononcée de certains passages et la légèreté poétique d’autres chapitres qui fait percevoir la lumière au lecteur.

Je commande

Nous laissons l’auteur présenter son livre, dont vous pouvez aussi découvrir un extrait dans la vidéo ci-dessus :

Cet ouvrage, sans autre prétention que de vous livrer un jeu de mots, est composé de petites histoires, nouvelles légendaires composées depuis une vingtaine d’années, parfois inspirées de lignes croisées à travers le temps, comme lors de l’écoute d’un album clé (La Clé de Jean-Michel Mansano ou Les Chronovoyageurs de Stone Age, pour ne citer qu’eux). Poèmes et chants qui m’ont bercés et qui au fil du temps ont donné ces pages. J’ai souvent regretté que certains chants ne soient pas développés. Véritables histoires, ils transportent. Un titre, un refrain, quelques vers, et voici que l’esprit est capable de vagabonder et de faire d’eux autant de contes que vous avez de rêves. Je joue avec le temps et l’histoire, comme on jouerait avec des élastiques : aussi ne soyez pas surpris de ma manière de passer les temps.

Longtemps j’ai laissé ces textes au fond d’un tiroir numérique, puis l’envie de les offrir au lecteur est arrivée. L’ensemble est lié par une libre adaptation (en totale roue libre) du Livre de l’Apocalypse.

J’avais un temps imaginé baptiser cet ouvrage « Hunvreoù », ce qui veut dire « rêves » en breton. Nos rêves sont chacun comme des court-métrages qui se révèlent à nous, sans lien apparent les uns avec les autres. Agréables ou angoissants, rassurants ou tristes, nos rêves sont autant de tableaux mentaux propres à chacun. Mais Hunvreoù est devenu Canntaireachd, mot imprononçable qui dit beaucoup à celui qui se penche sur la musique pour grande cornemuse écossaise, le pibroc’h. Les sous-chapitres sont devenus alors des Urlar – parties des thèmes pour pibroc’h – et le tout parsemé de passages de rêveries. Comme déployés au long de l’année, de mois en saisons, pour une musique du quotidien.

« On ne peut plus atteindre au vrai que dans le roman… Le roman, c’est un miroir que l’on promène le long d’un chemin » philosophait Stendhal. Sans aucun doute et c’est peut-être pour cela que je me suis décidé à vous livrer ces lignes. Mais Canntaireachd n’est pas à proprement parler un roman. Vous y trouverez des nouvelles composées comme pourraient l’être une Gwerz ou une danse, de simples histoires contant des événements tragiques ou plus heureux. Il plonge son inspiration dans les contes et chants d’hier ou d’aujourd’hui. Dans les poèmes et antiennes légués par nos poètes, nos conteurs, nos scaldes et nos bardes. Par ces récits, qui n’ont rien de biographiques, je souhaite seulement vous faire voyager à travers le temps, au travers des univers, des rêves, des légendes, parfois des cauchemars qui ensemble créent un passage poétique et hypnotique entre le monde réel et celui des livres, un filigrane entre le monde visible et le monde invisible.

Ne voyez aucun lien (quoique…) entre chaque récit, excepté la magie, le mystère, l’âme de Bretagne et de Celtie. Certains des lieux évoqués existent. Pour le reste, il s’agit d’une fiction. Est-il utile de vous dire que toute ressemblance avec une situation ayant réellement existé ne serait que pure coïncidence ?

Car Canntaireachd, c’est simplement une invitation par les mots à déployer en vous une échappée vers l’imaginaire et une réflexion philosophique, à faire vibrer en vous cette musique, ces sons fossiles contant à travers les notes l’histoire d’un peuple à l’instar du pibroc’h écossais, du uillean pipe irlandais, de la harpe celtique antique, du violon klezmer, du duduk arménien… ou de la gwerz bretonne.

Je commande

Par mesure de simplicité de traitement et d’envoi des commandes, et parce que l’ouvrage dépasse la seule ligne éditoriale d’Ar Gedour, l’auteur a privilégié une diffusion via une plate-forme dédiée qui imprime à la demande, permettant ainsi une certaine flexibilité.

Pour commander, rendez-vous sur les boutons ci-dessus ou directement sur ce lien.

  • Livre en format A5, couverture souple, 200 pages
  • Tarif : 15€ + port
  • ISBN:  978-1-4716-4257-9

Vous pouvez aussi le commander directement auprès de l’auteur en envoyant un chèque de 20€ à l’ordre de Eflamm Caouissin à l’adresse suivante :  2 Lann Tremeler 56300 NEULLIAC

À propos du rédacteur Stella Gigliani

L'une des touches féminines d'Ar Gedour. Elle anime en particulier la chronique "La belle histoire de la semaine".

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