
Après plus de 115 jours en marche à travers le diocèse de Vannes, la Troménie de Sainte‑Anne est revenue à Sainte‑Anne‑d’Auray le 25 juillet, accompagnée par plusieurs centaines de pèlerins.
Rémi et Blandine Seigle, missionnés par Mgr Centène, ont pleinement accompli la mission qui leur avait été confiée, aux côtés de plus de 350 bénévoles engagés, et près de 2500 personnes qui ont aidé de près ou de loin.
L’aventure hors du commun a commencé le 7 mars 2025, lorsque la statue de sainte Anne a quitté son sanctuaire pour entamer une tournée diocésaine à travers 144 paroisses, selon le dossier de presse. Plus exactement début mars car le prologue a envoyé la statue sur Belle-Ile-en-Mer et Quiberon. Pendant quatre mois, le cortège a parcouru plus de 1 800 km, entre sentiers bretons, villages, écoles et maisons de retraite. Chaque étape a été conçue comme une invitation à la prière, à la rencontre et à la redécouverte de l’identité bretonne autour de la figure de leur patronne.
Il fallait les voir au fil des kilomètres, tous ces gens chantant sainte Anne aussi bien en breton qu’en français, ces écoliers qui ont appris qui était la grand-mère des Bretons et faire l’apprentissage d’O Rouanez karet an Arvor, ces anciens qui touchaient avec dévotion la statue qui leur était présentée, les fidèles priant avec ferveur et confiant les intentions du coeur.
Une arrivée empreinte de simplicité et d’émotion

Le matin du 25 juillet, le village de Mériadec s’est éveillé dès l’aube : plusieurs centaines de pèlerins se sont rassemblés pour accompagner le dernier tronçon. Sous un ciel d’été, chants bretons et musique sacrée ont animé le cortège.
La calèche transportant la statue a alterné entre montée et portage à bras, rendant visible l’engagement de tous les participants. À leur arrivée à Sainte Anne d’Auray, le passage sous la porte jubilaire et le lâcher de ballons symbolique (au bout desquels étaient accrochée la prière à sainte Anne en français et en breton) ont ponctué l’événement d’un souffle de joie collective.
Durant l’après-midi, la procession qui a soudainement passé le cap des 1500 pèlerins, précédée d’un bagad, est passée par des lieux symboliques : la maison d’Yvon Nicolazic et la Croix Nicolazic, rappelant que c’est ici, il y a quatre siècles, que sainte Anne est apparue à un humble paysan breton. Ces haltes ont permis des moments de silence, de prière vivante et de recueillement, invitant chacun à mesurer la portée spirituelle du pèlerinage.
Le long du parcours, ponctué d’un passage à la maison de retraite des prêtres puis à l’EHPAD, des familles, des enfants, des personnes âgées ou des simples curieux se sont joints à la marche au gré des rencontres. Pour Rémi Seigle, « les plus belles rencontres se sont faites pendant la marche », bien plus que lors des étapes programmées. Ce pèlerinage s’est ainsi transformé en une fresque vivante de la foi bretonne, un mélange spontané de tradition et d’élan spirituel.

Et maintenant, après l’arrivée ?
Mgr Centène avait confié le pilotage de cette Troménie de Sainte Anne à Rémi et Blandine Seigle, qui ont coordonné la logistique, animé le comité de pilotage et soutenu les équipes bénévoles, veillant à ce que le message de sainte Anne touche chaque paroisse mobilisée. Leur mission de faire vivre cette Troménie comme un geste collectif, participatif et fédérateur est manifestement accomplie. Ils ont su créer un « réseau missionnaire » durable au sein des paroisses traversées.
« Quelle joie de partager notre identité chrétienne et bretonne » a-t-il lancé sous des applaudissements nourris d’une esplanade comble, avant de remercier les 41 responsables de tronçon et tous les bénévoles qui ont oeuvré au succès de cette oeuvre collective.

Avec l’arrivée triomphale, c’est le Grand Pardon en célébration du 400ᵉ anniversaire des apparitions de sainte Anne qui s’est ouvert du 25 au 27 juillet, en présence du cardinal légat Robert Sarah. Mais déjà, les responsables du diocèse appellent à prolonger cette dynamique : pèlerinages locaux réguliers, relais communautaires, projets spirituels permanents… autant de graines à faire mûrir dans le sillage de cet été missionnaire.
Dans un diocèse où fleurissent les fraternités paroissiales missionnaires, nous pouvons constater que chaque tronçon ayant mobilisé de nombreux bénévoles pour la Troménie sont de petites fraternités paroissiales missionnaires qui ont désormais un trésor entre leurs mains pour dynamiser l’élan de la mission, sous l’égide de sainte Anne. Une confrérie de Sainte Anne… en quelque sorte…
Ar Gedour Actualité spirituelle et culturelle de Bretagne

Croyant, je suis effaré par la médiocrité et le dogmatisme sectaire de l’envoyé du nouveau Pape. Contrairement à lui, je n’adore pas une idole devant laquelle je me prosterne tous les jours mais un Dieu d’amour. C’est lui qui m’accompagne, pas un caporal chargé de penser à ma place. On aurait pu penser que l’église allait changer suite aux différents scandales pédophiles de ses membres … , penser repeupler les églises avec de tels discours est une bien triste illusion. Et je suis gentil…