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INCENDIE DE LA CATHEDRALE DE NANTES : L’Institut Culturel de Bretagne lance un appel aux dons pour la réfection des vitraux

Suite à l’incendie de la cathédrale de Nantes,  l’Institut Culturel de Bretagne appelle aux dons pour sa restauration. L’édifice dédié à St Pierre et St Paul vient en effet de subir un nouvel incendie qui a détruit, notamment, l’orgue de 1621 et les vitraux de 1498 .

Ce magnifique édifice gothique, l’une des 9 cathédrales de Bretagne, centre spirituel majeur, est aussi un des hauts lieux de l’histoire de la Bretagne. C’est sous l’impulsion de Jean V, Duc de Bretagne, que les travaux débutent en 1434 ; c’est aussi l’écrin où l’on peut admirer le magnifique tombeau de François II et Marguerite de Foix, Duc et Duchesse de Bretagne.

Le dernier vitrail offert par Anne de Bretagne a été détruit

Les vitraux détruits avaient été offerts par Anne de Bretagne et représentaient sa mère Marguerite de Foix avec sainte Marie-Madeleine et Anne de Bretagne avec sainte Anne. Malgré le peu d’éléments restant sur ce grand vitrail occidental attribué à Jean de la Chasse, ceux-ci représentaient un témoignage extraordinaire de la dernière duchesse souveraine de Bretagne. Les autres vitraux de cette époque avaient été soufflés lors de l’explosion de la tour des Espagnols au château des Ducs le 25 mai 1800.

L’orgue construit en 1621 par Girardet était un instrument majestueux et l’un des plus beaux de Bretagne.

Un appel au dons pour recréer les vitraux à l’identique

L’Institut Culturel de Bretagne a décidé de participer à la restauration de la cathédrale de Nantes en lançant une campagne pour recueillir des dons qui seront reversés intégralement à l’organisme en charge des travaux de restauration et ceci plus particulièrement pour les vitraux que l’Institut souhaite voir recréés à l’identique vu leur valeur symbolique et historique.

Les dons peuvent êtres adressés à Institut Culturel de Bretagne, 3 rue de la Loi, 56000 Vannes en précisant « Cathédrale de Nantes » ou être versés directement en ligne sur www.helloasso.com , rubrique Cathédrale de Nantes.

Pour tout renseignement : 06 09 71 01 91

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À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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2 Commentaires

  1. LOUIS MELENNEC
    i
    COMMENT LES BRETONS SONT DEVENUS FRANCAIS : PIRE QUE DAESH : massacres, noyades, décapitations, viols, écrasements sous des pressoirs, tueries d’enfants devant leurs mères, êtres vivants jetés dans des puits : une vraie joie pour le peuple breton .Publié le 25 mai 2015 par Louis MELENNEC, docteur en droit et en médecine.

    EN 1789, 1793, 1794, LES ARMEES FRANCAISES DE LA LIBERTE ONT FAIT PIRE QUE DAESH, ET SUR UNE BIEN PLUS GRANDE ECHELLE : MASSACRES, PERSECUTIONS, DECAPITATIONS, PENDAISONS, VIOLS, NOYADES, DESTRUCTION DES CERVEAUX, HUMILIATIONS, ACCULTURATION, INSULTES IGNOBLES.
    La France, pays des non-droits de l’homme, a tout fait – comme la Turquie, et bien d’autres pays -, pour qu’on ignore l’ampleur des effroyables dégâts qu’elle y a commis, et pour que l’on croie à l’imposture absurde qu’elle a réussi à imposer aux imbéciles : qu’elle a inventé les droits de l’homme , alors que ceux-ci sont une conquête de plusieurs millénaires de notre civilisation occidentale toute entière, à laquelle notre civilisation bretonne a largement contribué.

    La France a envahi la Bretagne à trois reprises à la fin du 15ème siècle. Les armées bretonnes ont été anéanties à Saint-Aubin-du-Cormier, en juillet 1488. Le pays annexé en 1532, par un acte camouflé en un faux traité, est suivi d’une longue colonisation, jusqu’en 1789, année durant laquelle s’est produite une « révolution », ridiculement dénommée par les Français jusqu’à ces dernières années comme la révolution des droits de l’homme. Le martyre du peuple breton commence précisément cette année là. La monarchie française, après l’annexion, n’avait pas osé abolir toutes les institutions bretonnes. Les Bretons avaient conservé une Assemblée nationale (dénommée « Etats de Bretagne »), et le droit de légiférer et de voter ses impôts. La « république » – ce que les Français désignent sous ce vocable – fait entrer les Bretons dans un long calvaire, qui n’est pas encore terminé. Les séquelles ne guériront jamais, pas davantage que celles des Juifs et des Arméniens. La langue bretonne, objet de persécutions à partir de 1790, conduites avec une grande cruauté, est en voie d’extinction programmée. L’interdiction d’enseigner l’histoire du peuple breton dans les écoles entretient une ignorance dramatique de la population, qui n’accède à la vérité que peu à peu, avec stupéfaction, et avec réticence, tant il est vrai que leur cerveau a été labouré par la France de 1789 à nos jours.
    La shoah bretonne de 1793 et 1794. En 1789, quelques philosophes, des hommes de lettres, des politiques, rédigent un texte devenu célèbre, sous le nom de « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ». En quelques pages concises, ces hommes, résumant les idées de leurs prédécesseurs – qu’ils n’ont en aucun cas inventées -, énoncent et définissent ce que doivent être les droits de tous les êtres humains, sans exception. C’est ce texte, qui recopie à peu de choses près, la déclaration des Etats Unis de 1776, laquelle dit exactement la même chose, que va naître l’imposture française. Les Français attendent toujours la mise en application de ces principes : en vain.

    Une répression terrible s’abat sur la partie Ouest de la France, particulièrement la Vendée « militaire », au sud de la Loire, et sur les Bretons appelés « Chouans » au nord. Le Comté de Nantes a été rebaptisé «Loire inférieure», appellation ridicule. Ces populations, habituellement pacifiques et accueillantes, sont coupables de se révolter contre les massacres commandités par Paris, de défendre leurs convictions religieuses, de rester attachées au régime monarchique, et, pour les Bretons, de rester attachés aux Libertés et privilèges de leur Pays, – ce dont ils ont témoigné avec force dans leurs cahiers de doléances, en 1788 et en 1789 -, dont ils ont été sauvagement privés par les doctrinaires et les dérangés mentaux qui se sont emparés du pouvoir à Paris… Des crimes sans nombre sont commis par les soldats français, sur les ordres réitérés de Paris. Les abominations commises dépassent, de loin – non par leur nombre, certes, mais par leur caractère monstrueux -, celles causées par les nazis en Europe.

    Des hommes sont émasculés ; d’autres sont coupés vivants en morceaux ; d’autres sont jetés dans des fours, dans des brasiers, ou dans des chaudrons d’huile bouillante; la graisse humaine est récupérée pour lubrifier les canons, les roues des charrettes, les fusils. Ceux qui cherchent à s’enfuir, ont les bras et les jambes coupés. On introduit des charges explosives dans le corps des individus, et on y met le feu ; les femmes sont violées en série, si possible collectivement, devant leurs familles; on les embroche avec des fourches, alors qu’elles sont vivantes ; mieux : pour empêcher cette vermine de se reproduire, on éclate avec des fusils leurs organes génitaux… Des femmes enceintes sont écrasées sous des pressoirs. Le ventre d’autres femmes enceintes est ouvert, on y met de l’avoine, et on y fait manger les chevaux. Les enfants sont des proies de choix : on les tue, sans pitié, souvent devant leur mère, parfois en les écrasant, comme des insectes (on rapporte un cas atroce : celui d’un enfant au sein, transpercé par la même baïonnette que sa mère, sous les applaudissements du commandant). La peau des hommes est utilisée comme le cuir des animaux : après dépeçage des « brigands » (ainsi les dénomme-t-on, ce qui économise le temps de toute procédure judiciaire), on tanne, on traite, on se sert du cuir obtenu pour différents usages, notamment pour fabriquer des culottes aux officiers français (le musée Dobrée, à Nantes, a conservé l’une de ces reliques).

    Nantes, métropole économique de la Bretagne, est particulièrement visée. Les agissements du sinistre Carrier, en Loire Inférieure – département éminemment breton , sont restés célèbres : outre les traitements ci dessus, pour gagner en efficacité, on met au point une technique spéciale de noyade, adaptée à la vermine bretonne : on enferme une centaine de malheureux sous le pont d’un bateau, on condamne les sorties, on coule le navire dans la rivière; on perfectionne le procédé : on jette par centaines des habitants, non sans les avoir brutalisés avec une cruauté inhumaine, dans des barges qui s’ouvrent par le fond ; la méthode est rapide, le bateau est récupéré intact, et sert à d’autres exercices ; des hommes et des femmes sont liés ensemble, avant d’être jetés à l’eau, dans des positions souvent impudiques, le père avec la fille, la mère avec le fils : c’est la technique dite du « mariage révolutionnaire »; des noyades pour enfants sont organisées. La Loire est baptisée « baignoire nationale ». Carrier commente, admiratif : « Ah! La Loire ! Quel beau fleuve révolutionnaire ! ».
    Au total, en Vendée, sur une population de 815 000 habitants, 117 000 sont tués : les éléments du crime de génocide, tels que définis par la Convention de l’ONU de 1948, sont réunis (Golnadel, Sécher et Courtois). L’intention prouvée des révolutionnaires de Paris est bien d’exterminer totalement les populations de l’Ouest, et de les remplacer par d’autres populations, jugées en harmonie avec les malades mentaux de Paris.
    A Nantes, on parle de 4000 à 5000 noyades ; le total des victimes dépasse sûrement plusieurs dizaines de milliers pour tout le pays. Le génocide des Bretons est programmé par Robespierre, malade mental avéré, dont le nom orne encore de nombreuses rues, places et divers lieux (travaux de Reynald Secher, communiqués aux auteurs, aujourd’hui rendus publics). Les Bretons d’aujourd’hui doivent peut-être d’exister grâce à l’exécution de Robespierre. Parmi les centaines de phrases prononcées par ces dérangés mentaux, on cite volontiers celle de Carrier :

    « Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon ».

    Et celle du général Westermann, passée à la postérité par l’horreur qu’elle suscite, qui commande les armées à Savenay, en Bretagne, en 1793 :

    « Il n’y a plus de Vendée; elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes, qui n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres ; il y en a tant qu’en plusieurs points, ils font des pyramides ».

    L’imagination des français dans l’accomplissement des atrocités fait même appel aux ressources de la science. Pour faire plus vite et plus fort, on fait appel à des chimistes : bien avant les nazis, on imagine de mettre au point des gaz mortels. Le chimiste Fourcroy, député à la Convention, est chargé de les fabriquer – afin, dit un humoriste nantais de « tuer les femmes, les chiens et les chats de Vendée et du comté de Nantes, s’il en reste ». Mais les essais échouent. Il faudra donc attendre les nazis pour développer la technique au niveau industriel. Fourcroy a été décoré du nom d’une rue à Nantes ! Jean-Marc Ayrault, maire de .. à … , n’a jamais eu la velléité de demander sa suppression. Pas plus qu’il n’a évoqué les abominations commises à Nantes sur ordre des malades mentaux de Paris.

    La France n’a toujours pas avoué ses crimes en Bretagne. Les communistes ont été beaucoup plus efficaces, en nombre de victimes innocentes : 100 millions de victimes au moins. (Extraits du LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE.) LOUIS MELENNEC, défenseur féroce des droits de l’homme

  2. LE SIEGE DE NANTES (juin, juillet, août 1487) sous FRAN9OIS II et ANNE de BRETAGNE; LES FRANCAIS, AYANT VIOLE LEURS ENGAGEMENTS, ARRIVENT A NANTES : ILS SONT CHASSES.
    LES FRANCAIS SE CROIENT CHEZ EUX A NANTES ! Quelle PLAISANTERIE !

    « Plutôt la mort que la souillure ». Telle était la devise des Bretons en ce temps-là.
    Nombre d’ « élus » ont changé de devise : « Plutôt l’esclavage que l’honneur », disent-ils. D’autres : “A la soupe, à la soupe !”

    I – On est très bien renseigné sur le siège de Nantes, par une grande quantité de documents de cette époque, conservés notamment dans les archives municipales de Nantes, et d’autres lieux.
    Le duc François, chef de l’Etat, a quitté Vannes dans la nuit du quatre au cinq juin. Il est arrivé à Nantes vers le 10 juin, à quelques jours près. Les violations graves des engagements solennellement jurés par les Français sont devenues plus qu’évidentes. Le Souverain n’a dû son salut qu’à sa stratégie de repli, peut-être peu glorieuse, mais rendue nécessaire par l’énorme disproportion des forces en présence, la certitude de perdre le combat s’il ordonne un affrontement direct de ses armées avec celles des Français, et surtout qu’il puisse diriger la lutte dans la seule ville dans laquelle il est sécurité : Nantes. On imagine ce qu’eût été sa capture par les barbares, s’ils avaient pu s’emparer de sa personne : sa destitution certaine, par la force – annoncée dès 1485 dans le rapport d’Adam Fumée, rédigé à la demande de la dame de Beaujeu -, l’annexion du duché par la France, la spoliation de ses deux filles Anne et Isabeau, l’asservissement d e la Bretagne par un pays étranger.
    Dès le 19 juin, les armées françaises commencent à mettre le siège devant les murailles de la ville. Le roi Charles VIII et sa sœur sont à ce point confiants dans le succès de leur entreprise, que dès le 24 juin, installés à Ancenis, pour surveiller et diriger les opérations, ils donnent à leurs ambassadeurs envoyés à Gênes, l’ordre de dire aux Gênois que le roi « espère qu’en brief ( = avant peu) il aura mis fin au fait de Bretaigne » (Pélicier, 136). Le calcul de la sœur du roi, chef de l’état major en jupons, sous couvert de l’autorité du roi et de l’amiral de Graville, est bien pensé : les armées françaises, les plus puissantes d’Europe, sont nombreuses et très équipées : la proie bretonne est perdue. Plusieurs villes sont déjà en la possession des Français : Ancenis, Ploermel, Vannes … D’autres sont en possession de Rohan, dans le centre (Josselin, La Chèze), et dans le nord de la Bretagne. Si l’on réussit à prendre Nantes, ville capitale du Duché, et siège de la résidence ducale, l’effet psychologique sur le pays sera catastrophique : le sud du pays sera à la merci des Français, le reste suivra. Plusieurs villes du nord du pays sont déjà entre les mains du vicomte de Rohan, qui a fait un pacte de trahison avec les Français. Dès cette époque, Anne de Beaujeu a établi ses plans : elle a le projet de démembrer la Bretagne, et de s’attribuer pour elle même son plus beau comté : celui de Nantes. On va en aura la confirmation moins d’un an plus tard. En 1488, après la sanglante défaite de Saint-Aubin-du-Cormier, cette femme avide et vénale ne cachera pas cette volonté d’annexer Nantes à ses immenses propriétés, et n’en sera dissuadée que par le refus du conseil du roi, dans les conditions que nous verrons en leur temps, par la crainte de la voir devenir trop puisante.
    La ville de Nantes au moment compte vingt mille habitants. Située au confluent de la Loire et de l’Erdre, elle dispose de défenses naturelles liées à sa situation. Le gouvernement de Pierre Landais – assassiné en 1485 par les seigneurs bretons – et la municipalité, pendant des années – ont pourvu à la défense de la ville. Les murs et les tours sont épais et solides; la ville est très bien pourvue en armes de toute sortes, et en poudre. L’invasion française était attendue depuis longtemps, même si elle est effrayante, elle n’est en aucun cas une surprise, on s’y est préparés. Les villes de Nantes et de Rennes ne ressemblent pas aux autres villes de Bretagne. Les ducs et leurs gouvernements, qui connaissent depuis plusieurs siècles les visées de leurs ennemis français, ont fortifié ces deux villes davantage que les autres. Nantes a été fortifiée par le duc dès son accession au trône. On y dispose de quantité de canons, de poudre et d’arbalètes, et surtout d’armes à feu portatives, encore rares à cette époque. Des coulevriniers allemands ont été engagés, qui vont faire merveille, sous l’autorité d’un technicien aguerri, Piètre l’Allemand (La Borderie, IV, page …). Les Français installent leurs armées autour de la ville, qui reste cependant accessible du côté de la Fosse et du port. Les armées françaises sont très nombreuses, et admirablement équipées. D’après Bouchard, dix mille hommes participent au siège. (Lepage et Nassiet, L’Union, pages 73 et suivantes).

    II – Lorsque les Français atteignent les murailles, avec leurs armées, la ville grouille de monde. Elle contient, selon La Borderie, 4000 hommes d’armes. Cela n’empêche nullement les grenouillages politiques. Le duc d’Orléans est « approché » par Guyon de Silly, au nom d’Anne de Beaujeu et du roi ; on lui promet merveille, s’il accepte de se ranger du côté des plus forts; ce qu’il refuse, car il est fidèle. Il le restera jusqu’à la fin, ce qui témoigne de l’une de ses qualités majeures. Rien de commun entre ce personnage fiable, et son beau-père le feu roi Louis XI. Le duc combattra dans les armées bretonnes à Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet de l’année suivante, et le paiera très cher, par une dure détention de trois ans dans la prison de Bourges.
    La ville, abrite le Duc, sa famille, la dame de Chateaubriand, le duc d’0rléans, les seigneurs français cités ci-dessus, ainsi que le cardinal de Foix. Cet ecclésiastique est évêque de Vannes, abbé de Sainte-Melaine, et membre du conseil ducal. La présence de ce seigneur méridional n’est pas surprenante : il est le frère de la défunte duchesse Marguerite, le beau-frère du duc François, l’oncle d’Anne de Bretagne. Il ne se trouve pas là par l’effet du hasard, ni de la charité du duc, car il est très puissant et très riche, et titulaire de nombreux bénéfices, en France comme en Italie.
    Le duc, à cette époque, est principalement assisté de son neveu le prince d’Orange homme d’une grande habileté, de Louis d’Orléans, honnête homme, du subtil Dunois, de Lescun-Comminges, le plus détesté, mais non le moins intelligent. Du comte de Dunois, Jaligny dira, lorsqu’il meurt en 1491, qu’il était « un très sage chevalier, pourvu de toutes les bonnes qualités, et rempli de très prudents conseils, dans toutes les occurences d’Etat qui pouvaient survenir ». Le prince d’Orange a toujours eu la réputation de jouer plusieurs jeux à la fois ; et de se ranger du côté du plus fort. Il est très vraisemblable, ici, qu’il agit avec conviction, puisqu’il reste aux côtés de son oncle le duc François ; ce qui ne l’empêche pas, croit-on, d’être aussi l’informateur de la dame de Beaujeu ; il combattra, lui aussi, l’année suivante, à Saint- Aubin-du-Cormier, et sera capturé par les Français, puis emprisonné.
    Le gouvernement a gagné en compétence au départ des hauts seigneurs bretons, qui ont trahi pour le grand nombre, et qui passent leur temps à susciter au duc toutes sortes de complications. Nul doute qu’aucun des seigneurs français n’aurait ouvert les portes de la Bretagne aux armées étrangères. Quelles que soient leurs arrières pensées, certainement intéressées, ils sont venus aider le duc, et vont le faire, sans qu’aucun le trahisse, ni la princesse Anne après son décès. Mais le duc, en s’entourant de ces étrangers, a perdu la sympathie de la masse populaire, qui déteste les Français. (4)
    En 1489, le roi entretient 2400 « lances », avec des archers, à raison de 10 sols par jour, soit une dépense, énorme, de 432 000 livres. Cet effectif est presque dix fois supérieur à celui des Bretons. Nous ne sommes, à cette époque qu’à quelques dizaines d’années de l’annexion imposée par la France à la Bretagne, contre la volonté des Bretons, mais avec la complicité de quelques « grands » du duché. Ce n’est pas un roman d’amour qui se tisse avec l’envahisseur, mais un roman de cauchemar et d’horreur.
    Dans quel but des historiens comme Barthémy Pocquet, et Emile Gabory ont cru devoir se compromettre – honteusement – à écrire que les Bretons et les Français s’aimaient d’amour tendre, et étaient destinés à tomber dans les bras des uns des autres, pire, à contracter ensemble un mariage d’amour ? Pour Martin- chauffier, « hystoryen », c’est l’ignorance abyssale due à son intoxication mentale par le discours menteur qui lui a été infligé – comme à moi-même pendant mes jeunes années – dans les écoles françaises « républicaines ». Mais pourquoi donc Jean Kerhervé, qui a présidé ( et « orienté ») tant de thèses, a laissé minimiser, dans la thèse de son élève Laurence Moal sur l’ ‘Etranger en Bretagne, ces phrases qui minimisent les haines franco-bretonnes, à une époque où, le pays étant agressé et violenté et ruiné avec virulence, elle n’a jamais été aussi forte ! Les auteurs survivants seront appelés à se justifier en public. (A SUIVRE).
    (Le prochain texte comportera les appels solennels du duc François II au peuple bretons, pour chasser “nos ennemis français”).

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