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[JEUDI SAINT] Méditation sur la Passion : Jésus meurt sur la Croix (St Alphonse de Liguori)

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min
Photo E. Caouissin (DR)

Notre très aimant Rédempteur est sur le point d’expirer. Mon âme, regarde ces beaux yeux qui s’obscurcissent, cette face adorable qui pâlit, ce coeur qui bat toujours plus lentement, tous ces membres sacrés qu’envahit peu à peu la mort. À peine Jésus a-t-il senti l’amertume du vinaigre qu’il s’écrie: « Tout est consommé » (Jn 19,30). Privations de la pauvreté, mépris innombrables, douleurs de toute sorte; il replace devant ses yeux toutes les souffrances de sa vie. Tourné vers son divin Père, il lui dit: « Tout est consommé. » Comme s’il eût dit: « Ô mon Père, le sacrifice de ma vie achève l’oeuvre de la Rédemption des hommes que vous m’avez confiée; eh bien ! pour y mettre le sceau, avec ce dernier holocauste, je vous offre de nouveau toutes mes souffrances passées. » Puis, tourné vers nous, ne semble-t-il pas qu’il nous disait aussi: « Tout est consommé. » C’est-à-dire: « Hommes bien-aimés, hommes bien-aimés, aimez-moi donc ! Pour conquérir votre coeur, n’ai-je pas tout fait ? Puis-je faire davantage ? »

Jésus se meurt. Venez, Anges du ciel, venez assister à la mort de votre Roi. Et vous, ô Marie, Mère de douleur, approcher plus près de la croix; redoublez d’attention pour mieux considérer votre Fils, car il va rendre le dernier soupir. Regardons-le bien tous: il recommande son âme à son Père, il appelle la mort et lui permet de mettre fin à son existence. « Viens, ô mort, lui dit-il, viens accomplir ton office, ôte-moi la vie et sauve mes chères brebis. » La terre tremble, les sépulcres s’ouvrent, le voile du Temple se déchire. Jésus est en proie aux dernières douleurs de l’agonie, les forces l’abandonnent, la chaleur achève de s’éteindre dans tous ses membres, son corps s’affaisse, il laisse tomber sa tête sur sa poitrine, ouvre la bouche et meurt. « Baissant la tête, dit saint Jean, il rendit l’esprit » (Jn 19,30). Les personnes présentes à ce spectacle, à la vue de son immobilité complète, se disent entre elles: « Il est mort ! Il est mort ! » À leur voix fait écho celle de Marie: « Ô mon Fils bien-aimé, vous voilà donc mort ! »

Il est mort ! Ô ciel ! Qui donc est mort ? L’Auteur de la vie, le Fils unique de Dieu, le souverain Maître de l’univers. Ô mort, tu jettes dans la stupeur le ciel et la nature ! Ô amour infini ! Un Dieu donner son sang et sa vie, pour qui ? Pour ses créatures, pour ses créatures ingrates: pour expier leurs péchés, il consent à mourir dans un océan de souffrances et d’ignominies ! Ô bonté infinie ! Ô amour infini ! Mon Jésus, c’est donc votre amour pour moi qui vous a fait mourir. Ah ! Ne permettez pas que je vive encore, ne fût-ce qu’un instant, sans vous aimer. Je vous aime, ô mon bien Bien suprême; je vous aime, ô mon Jésus, mort pour moi. Ô Marie, Mère de douleur, venez en aide à l’un de vos serviteurs qui veut aimer Jésus.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est le fondateur du site et de l'association Ar Gedour et assure la fonction bénévole de directeur de publication. Il anime aussi le site Kan Iliz (promotion du cantique breton). Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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