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KAVADENNOU AR SAKRIST / ASTUCES DU SACRISTAIN : Comment plier un corporal ?

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

Voici notre  rubrique spécifique aux astuces de sacristie, que vous retrouvez chaque lundi sur votre site préféré. Dans les paroisses, nous voyons parfois des calices ou ciboires ternis, des linges pas toujours propres, des fleurs fanées, des encensoirs pleins de suie, des bougies dégoulinantes, des aubes tachées… 

« Kavadennoù ar sakrist », ce sont des astuces qui feront de votre sacristie l’antichambre du paradis. Merci au Père Michel sans qui cette rubrique n’aurait jamais vu le jour. 

https://www.argedour.bzh/wp-content/uploads/2016/05/https://www.argedour.bzh/wp-content/uploads/2016/05/840950216.jpgIl arrive (trop) souvent que nous voyions en paroisse des corporaux dépliés sur l’autel dans le mauvais sens ou dont les plis sont inversés, et amenant les célébrants à retourner le corporal pour le replier. Le pourquoi du corporal est ainsi oublié. Nous avions consacré un article rappelant ce qu’est un corporal et comment le plier, article que vous pouvez retrouver via ce lien.

Ce linge sur lequel, dans la forme extraordinaire du rit romain, on pose directement l’hostie, représente le suaire dans lequel fut enveloppé le Christ quand il fut mis au tombeau. Dans la forme ordinaire, le corporal est resté et permet notamment de récupérer les parcelles d’hostie qui pourraient tomber lors de la fraction du pain ou encore de recueillir des gouttes éventuelles de Précieux Sang. En retournant le corporal à la fin de la messe, on prend le risque d’éparpiller ces parcelles d’hostie, qui sont, rappelons-le, le Corps du Christ. Ce linge doit donc être plié en 9 comme une bourse (cf modèle de pliage) de manière à ce qu’il retienne les miettes d’hosties consacrées, et doit être déplié aussi de la même manière, la croix brodée du côté bien positionnée pour que l’hostie puisse être posée dessus (cf croquis). Les 9 carrés formés par le pliage représentent aussi les 9 choeurs angéliques célébrant autour du Trône de Dieu.

Quant à l’entretien, nous vous invitons à vous référer à l’article évoqué plus haut.

 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est le fondateur du site et de l'association Ar Gedour et assure la fonction bénévole de directeur de publication. Il anime aussi le site Kan Iliz (promotion du cantique breton). Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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2 Commentaires

  1. Bonjour,
    On a l’impression que même certains prêtres n’ont pas compris le sens et l’usage du corporal.
    Ça ne les gêne pas de voir transporter déplié, sur le bras, comme un torchon, les mains encombrées d’un calice dans lequel on a mis la clé du tabernacle, et de divers papiers destinés à l’animation de la messe. Ça ne les gêne pas de voir secouer ce corporal, comme on secoue une nappe pour la débarrasser des miettes, avant de le replier. Un des prêtres qui officie dans notre paroisse, le replie systématiquement en accordéon…

    Le mal est profond, il faut remonter beaucoup plus haut, car la vraie question qui se pose c’est la foi en la présence réelle et perenne du corps du Christ dans le pain consacré. On a l’impression que seul quelques paroissiens “attardés” y croient encore, car ni les prêtres, ni les animateurs liturgiques ne manifestent à aucun moment cette foi. Tous les gestes signifiants ont disparus, remplacés par un bla-bla continuel prétendant “nous expliquer”, mais en contradiction avec ce que nous montrons et ce que nous faisons. Je persiste penser que la formation des animateurs liturgiques axées uniquement sur la manière de s’agiter et d’être bien visible pour rythmer les chants, voire faire taper dans les mains et même nous obliger à faire des gesticulations proches de la Macarena, a largement contribué à la perte de sens de nos messes.

    Lorsqu’il y a un sacristain, il faut respecter son rôle et non pas le considérer comme le personnel de ménage de la sacristie, et lorsqu’il n’y en a pas, il faut vraiment que les animateurs aient une formation LITURGIQUE, et non uniquement “musicale et théâtrale”.
    Je pense aussi qu’il serait bon que les prêtres eux-même aient une formation liturgique. La Pastorale est nécessaire, mais sans une liturgie manifestant et supportant notre foi, plus de raison d’être catholique, on peut participer au Secours populaire ou aux Restos du cœur.

    • Louis-Marie SALAÜN

      « Animateur liturgique » ça n’existe pas ! On parle de chantre et c’est tout… (même si bon nombres de « gesticulateurs dominicaux » ne méritent pas ce titre) mais je crois que vous le savez? Il faut absolument se débarrasser de ces appellations totalement inappropriés et ré-apprendre le sens de certaines fonctions liturgiques. Que les prêtres aient une formation liturgique…normalement ils l’ont eu au séminaire, seulement voilà, on ne peut pas avoir une formation correcte et solide en matière de liturgie en se basant uniquement sur la forme ordinaire du rite romain qui est d’une pauvreté remarquable par rapport à la forme extraordinaire.

      Encore faut-il savoir quelle formation leur donner! Et au passage en plus de la formation liturgique, donner aux prêtres une formation musicale : un prêtre qui ne sait pas chanter correctement, un prêtre qui n’a aucune culture musicale religieuse, aucune base de solfège, qui ne sait pas chanter le grégorien, ça ne devrait pas exister! On ne demande pas aux prêtres d’être de parfaits ténor d’opéra ni des musicologues avertis mais d’avoir un minimum de connaissances et de technique vocale.

      Un prêtre qui laisse des laïcs chanter n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment ça ne devrait pas exister non plus. Il y a un immense travail à faire, d’abord pour redonner sa place au curé qui est seul maître à bord…à condition qu’en matière de liturgie et de chant liturgique il ai les bonnes connaissances et compétences.

      Vous le disiez à juste titre, la Pastorale est nécessaire (et là aussi que de travail à faire) mais il faut arrêter de considérer la liturgie, ses gestes, ses attributs et son chant comme des choses de seconde zone. La liturgie est une très bonne école de Pastorale pourvu qu’on la considère à sa juste valeur et qu’on y accorde autant d’importance qu’à la pastorale.

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