NOUS NE PRIERONS PLUS AINSI !

Amzer-lenn / Temps de lecture : 17 min

ou… QUAND NOS CANTIQUES NE SONT PLUS QUE DES PIECES DE MUSEES.

 

livre de messeNous ne comptons plus les abandons des plus vénérables pratiques religieuses, en famille ou à l’église.

De ces abandons, quoi qu’en disent bien des iconoclastes réformateurs, rien ne les justifiaient : la prière du matin et du soir ont été les grandes sacrifiées avec le Bénédicité et les Grâces.

Très tôt, les prémices de ces abandons sont apparues, et nous pouvons les  faire remonter au lendemain de la Première guerre mondiale, c’est-à-dire à l’aube des années vingt (1). Certes, en apparence, suivant les régions, les paroisses, les familles, ces pratiques perduraient, et devaient beaucoup au zèle des recteurs, des enseignants, de l’évêque, et bien évidemment aux parents, car familles, écoles, catéchisme étaient liés, et ce qui se pratiquait en tel lieux se répercutait dans les autres ; il y avait complémentarité dans l’enseignement de la foi et des pratiques.

Mais le ver était dans le fruit, la déchristianisation travaillait dans l’ombre, et ses idéologues, souvent d’ailleurs des chrétiens, des catholiques, des membres du clergé allaient se révéler êtres les meilleurs et zélés fossoyeurs d’une Eglise bretonne dont l’originalité était partie intégrante de sa culture de sa langue. Mais enfin, la pratique religieuse était bien présente, pour preuves les Pardons, les multiples fêtes qui étaient suivies. En moins de deux décennies, un édifice plus que millénaire allait être sacrifié au nom du « progrès », de l’ouverture au monde, du dépoussiérage de la foi et de la liturgie, d’un archéochristianisme fantasmé au nom d’une mythique « Eglise des pauvres » idéalisée. On voulait se la jouer Saint François d’Assise, c’est Sainte Médiocrité et Saint Abandon qui s’invitaient. L’un des nombreux résultats sera qu’en 2017 d’une Eglise bretonne jadis bien vivante, en bien des paroisses les églises sont devenues les annexes des Salons funéraires, et que lorsque les cloches sonnent, c’est davantage pour le glas des obsèques que pour les joyeux carillons des baptêmes et des mariages. Un exemple d’une paroisse parmi  bien d’autres : Plogoff dans le Finistère affichait en 2016, 26 enterrements, un mariage, aucun baptême (annonce faite à la messe du 15 janvier dernier). Un tel bilan est malheureusement celui de bien des paroisses, des petits bourgs, des petits villages où toute vie spirituelle a disparue, quand ce n’est pas la vie elle-même.

Mais ce que nous proposons d’évoquer, c’est la disparition consciemment  voulue  de trois pieuses pratiques religieuses qui étaient aussi bien en usage dans la majorité des familles que dans les écoles catholiques. (2) : les prières du matin et du soir, le Bénédicité et les Grâces. Il était évident que ces pratiques imposaient une discipline, non seulement spirituelle, mais aussi de comportement. La catéchèse commençait par là.

Soyons lucide, cette pieuse pratique avait déjà beaucoup disparue dans la majorité des foyers, les causes sont multiples, allant de la perte, sinon de la foi, du moins de l’intérêt de « perdre son temps » dans ces Oraisons. Et le constat indéniable que les nécessités professionnelles ne laissaient plus de place pour consacrer cinq à dix minutes, surtout en famille, de la « toilette matinale ou du soir » de l’âme. Un adage dit pourtant : « que pour être beau, si tu accordes accorde un quart d’heure à la toilette de ton corps, tu peux bien accorder cinq minutes à la toilette de ton âme », ou cette variante : « Si tu passes dix minutes devant ta glace, tu peux aussi passer dix minutes devant ton Dieu ».

ET ON CESSA DE PRIER DANS LES ECOLES, la prière n’était plus qu’une option …

Si l’on admet que les nécessités  pratiques du quotidien auquel se joint un stress ne laissait plus de temps pour la prière  en famille, encore que le soir les programmes télé trouvent bien toute leur place, il restait au moins un lieu où la prière pouvait perdurer, l’école. Las ! A partir des années soixante, dans la majorité des écoles et autres institutions catholiques, la journée scolaire commençant et s’achevant par la prière fut décrétée obsolète, ringarde, contraignante, voir être une violence faite à la liberté de conscience de l’enfant et de l’adolescent. Il fut aussi considéré que c’était une perte de temps faite au détriment des programmes scolaires. Après tout, chacun ne pouvait-il pas dans son for intérieur prier Dieu ? Nous n’avions donc pas à intervenir de quelques manières que ce soit dans ce qui relevait de la vie privée, c’était à l’intéressé de juger de la nécessité de prier. C’est donc ainsi que les écoles dites chrétiennes, en majorité, abandonnèrent la pratique de la prière, comme d’ailleurs du Bénédicité et des Grâces.

 Nous savons que de nos jours, bien des écoles n’ont plus de catholiques que le nom, et prônant l’ouverture aux autres, le droit à la différence, elles ont la hantise de ne pas choquer, offenser ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne ; dès lors la prière devenait gênante, alors, avec les crucifix, elle fut jugée indésirable. Rares furent les établissements qui conservèrent cette pieuse pratique, se contentant parfois de la réduire à sa plus simple expression. Un autre constat s’imposait, ceux-là même qui jugèrent la prière chrétienne à l’école dépassée, se firent les redoutables et vigilants défenseurs des pratiques religieuses de d’autres confessions, au nom du « droit à la différence », pire, ils estimèrent que les « prières des autres avait bien plus à nous apprendre que nos prières chrétiennes». Les anticléricaux de tous poils n’avaient plus qu’à regarder ces cathos stupides et idiots utiles démolire pans après pans leur propre foi, la spécificité de leurs écoles, leur Eglise. Cette situation, amena de la part d’un ministre de l’Education nationale des années 1980 à déclarer que « les écoles catholiques avaient cessées d’êtres missionnaires, et que désormais peu de chose ne les distinguaient des écoles de l’Etat ». Nous parlons, bien évidemment des écoles sous contrats, comme si les avantages matériels, financiers non-négligeables imposaient en contrepartie l’abdication de leur identité chrétienne. On était, et on est toujours, en pleine  confusion, en pleine inversion. On imagine mal aujourd’hui les dégâts sur le plan de la foi qu’a pu avoir une annonce auprès de la jeunesse, comme : « A partir de la semaine prochaine, ou de la prochaine rentrée, nous ne dirons plus la prière à l’école, nous ne dirons plus le Bénédicité et les Grâces », et sans autres explications que celle de pratiquer désormais une foi adulte, librement consentie. Devait-on alors comprendre que la prière à l’école infantilisait les élèves, leur foi naissante, au moment où précisément  elle avait besoin de s’affirmer ?

FEU  NOS  PRIERES  BRETONNES …

Tous les anciens livres de messe, les fameux missels, les livres de catéchisme commençaient par les « Prières de la vie chrétienne », et nous invitaient par cette phrase «  Mettons-nous en la présence de Dieu et adorons-le ». Puis suivait la demande de Grâces, l’offrande de nous-mêmes et de notre journée, l’invocation à la Vierge Marie, à notre Ange gardien, à notre Saint Patron ou Sainte Patronne. La prière se poursuivait par le Notre Père, le Je vous salue Marie, et les Trois Actes des Vertus Théologales : Foi, Espérance et Charité. La prière s’achevait souvent par un cantique du répertoire populaire, ou du répertoire grégorien qui marquait le Temps liturgique  dans lequel nous étions, ou encore un chant d’Antienne à la Vierge comme le Salve Regina, le Regina Caeli, le Alma Redemptoris Mater.  Nous parlons ici des Missels, des  catéchismes en français, mais les livres en breton, qui étaient en usage jusqu’aux  années cinquante, étaient identiques.

De la même manière, Dieu, la Vierge, l’Ange gardien et les Saints y étaient invoqués. Notre répertoire breton possède ainsi de très beaux cantiques et de toutes aussi belles prières pour satisfaire à ces dévotions matinales et nocturnes. De ces cantiques, nous en retiendrons un, le « Pedennou diouz ar mintin », qui avec quelques variantes de circonstance devient pour le soir le « Pedennou diouz an noz » :

M’hoc’h ador Doue va c’houer –M’hoc’h ador Jezuz va Zalver – Me zo aman va daoulin – ‘Vit ho pedi diouz ar mintin.

M’hoc’h ador, Doue, va C’hrouer – M’hoc’h ador, Jezuz, va Zalver – Hirio ha keit ha ma vevin – Ho servicha humbl a fell din.

Mil bennoz d’eoc’h o va Aotrou – Evit hoc’h holl madoberou : D’am beza graet prenet miret – Hag en hoc’h iliz kemeret.

Gwerc’hez Vari, va Mamm dener – Bezit atao mat em c’henver : Ha pa zono eur ar c’himiad – Deut da gloza va daoulagad.

C’houi va El-Mat, kannad Doue – Mirit va c’horf ha va ene ; Na lezit ket an drouk-spered – D’am chadenna dre ar pec’hed.

Va Zant patron, me ‘zo eürus – Da gaout hoc’h hano enorus – Pegwir am meus ken bras enor – Ho pet truez ouz ho filhor.

Va fatronez, me ‘zo eürus – Da gaout hoc’h hano enorus ; Ha me ho ped va maeronez – Da hencha mat ho filhorez.

 

TRADUCTION :

Je Vous adore, Dieu, mon Créateur- Je Vous adore Jésus, mon Sauveur – Je suis ici à  genoux pour Vous prier le matin.

Mille fois merci, Seigneur, pour toutes vos bontés ; merci de m’avoir créé, gardé, racheté, merci de m’avoir accueilli en votre Eglise.

Vierge Marie, ma tendre mère, soyez toujours bonne envers moi ; soyez-là quand sonnera ma dernière heure, pour me fermer les yeux.

Vous mon bon ange, messager de Dieu, gardez mon corps et mon âme ; ne permettez pas que le démon m’enchaine par le péché.

Mon Saint Patron, qu’elle fierté pour moi de porter votre nom ; et puisque j’ai pareil honneur, souvenez-vous toujours de votre filleul.

Ma Sainte Patronne, qu’elle fierté pour moi de porter votre nom ; et puisque j’ai pareil honneur, je vous prie ma marraine de bien diriger votre filleule.

Mille fois merci, Seigneur

Le  cantique comprend encore d’autres couplets pour demander d’être fidèle à Dieu : « Evit beza fidel da Zoue ; Evit en rei da Zoue » ; pour demander des grâces, « Evit goulenne grasou » le dernier est une invocation à la Sainte Famille et, au choix, de saints et de saintes des membres de la famille, voire de l’école, de l’église de la paroisse qui portent leurs noms.

La force de ce cantique est dans la simplicité théologique de ce qu’il exprime. En quelques phrases, l’essentiel d’une journée chrétienne bien remplie est dit, et la musique, par sa douceur filiale transcende les mots, comme pour achever de convaincre le Ciel à qui ils s’adressent. Nous retrouvons cette même douceur dans le cantique « Aman pell diouz an trouz »  (Ici, loin du bruit) qui chante le silence bienfaisant de la nature à l’aube et au crépuscule,  qui invite à la prière matinale et du soir.

On pourra faire un rapprochement avec le Te Lucis  ante terminum (Avant que s’achève le jour) qui reprend  les mêmes invocations et se chante aux complies.

Ces cantiques bretons sont, parmi beaucoup d’autres, typiques de ceux dont le destin est désormais d’êtres des pièces d’archives religieuses, d’êtres des morceaux de concerts, de récitals que l’on vient écouter avec plaisir, applaudir, de CD, et ils n’ont plus guère d’espoirs de revivre dans les familles, les paroisses, les écoles : ils sont des cantiques morts. Et pour justifier ce rejet, l’Eglise se défend d’être un musée, sa vocation est d’enseigner la foi. Certes, mais encore faudrait-il qu’elle l’enseigne ; car le vide spirituel que l’on constate partout témoigne du contraire. Or, comme disait Jacques Séguéla (oui… le publiciste !) le 23 janvier dernier dans une émission de télé, les gens ont besoin de croire, ont besoin de foi, et que si la société en est arrivé là, c’est sans doute parce qu’il n’y a plus cette dimension.

chapelle St Germain - Languidic
Photo Ar Gedour 2016

La vocation d’un cantique est justement, avec des mots simples et une musique transcendante d’enseigner la foi, mieux que du verbiage christo-humaniste aussi consistant qu’une quenouille de barbe à papa. La vocation d’un cantique est d’être l’expression d’une vie spirituelle, pas d’être une pièce de musée que l’on ressort pour un récital et qu’on replace ensuite dans un carton, et c’est sans doute bien là que se trouve la clé du problème : les Bretons eux-mêmes, et l’Eglise,  par ignorance et préjugés les considère comme tel.

J’ai entre les mains une belle collection de disques vinyles de cantiques bretons, des CD, neuf sur dix de ces cantiques ne sont plus chantés, car oubliés, méprisés : ils sont devenus de belles pièces d’archives d’une Eglise de Bretagne qui  jadis chantait et priait en breton.

Nous entendons bien certains nous objecter que tout cela est bien beau, respectable, mais sent un peu trop son « vieux temps », la nostalgie, que c’est « l’évolution du temps, et que la pratique religieuse, la prière évoluent  aussi, sous d’autres formes », reste l’essentiel, la foi. Assurément, mais cet argument facile, resservi en toute occasion, a surtout pour vocation de faire taire les contestataires, de les culpabiliser en s’attachant au « superficiel, aux apparences, à l’émotion », sauf que question pratique religieuse, il n’y en a plus guère, et question « vieux temps », c’est tout simplement ramener la prière à une question de mode qui passe avec… le temps.

Emotion ?

Justement, ne sommes-nous pas dans une société où l’émotif prévaut trop souvent contre la raison, mais il y a les « bonnes émotions qui s’accordent à une sorte de religieusement correct, aux rituels d’une nouvelle liturgie laïque, citoyenne lors de drames, de catastrophes ;  et il y a les mauvaises émotions, elles jugées trop religieusement chrétiennes ».  Quant aux « autres formes de prières », on ne voit guère là où la prière « traditionnelle » a été supprimée qu’elle ait  été remplacée par une nouvelle forme, car cela se saurait, se verrait ; or ce que l’on voit surtout, c’est ce grand vide spirituel au sein des établissements dit catholiques et des nouvelles générations.

Nous savons aussi que pour ce qui concerne les Anges gardiens, une certaine « théologie progressiste » les a rangés dans le rayons des contes et légendes, des mythologies, des sagas façons « Fantasy », et qu’ils sont plus à leur place dans le monde des elfes, des fées et des Korrigans, que dans l’Eglise.  Quant au Démon et autres Esprits Mauvais, en quelque sorte les Trolls d’une foi archaïque, n’en parlons même plus. Il n’est donc pas étonnant que les humbles prières de la vie chrétienne, confidences d’un instant entre nous et le Ciel, soient passées à la trappe du « progrès spirituel ». Maintenant s’il plait à certains de prétendre que la foi dans tout cela a été gagnante, nous ont veut bien en convenir, mais qu’il en soit apporté les preuves. Or la baisse abyssale de la pratique religieuse, de la connaissance de la foi et de l’utilité même de la prière démontre  tout le contraire : le silence de nos églises en témoigne, devenus des tombeaux, pour reprendre les mots du Cardinal Sarah.

On a supprimé la prière à l’école qui faisait « problème » ! Qu’à cela ne tienne, après tout, n’en est-il pas de même des autres matières qui elles aussi « font problèmes et interpellent », comme le latin, le grec, les « Humanités », l’Histoire, matières qui peuvent par leur contenu blesser « les différences »,  ceux dont ce n’est pas la culture, l’Histoire, la Foi. Nous Bretons, que ce soit à l’école, à l’université, dans la vie publique, à l’église, nous sommes largement payés pour savoir que notre langue, notre culture, notre Histoire, nos traditions, exprimées dans leur authenticité font aussi problème pour les autres, et ce serait manquer à la charité (pardon… à la solidarité) que d’insister sur des expressions religieuses trop « identitaires ». Vous comprenez, nous dit-on, tout cela pourrait discriminer ceux qui ne pensent pas comme nous, alors pensons comme eux, c’est-à-dire en ne pensant plus, en ne priant plus, ou alors en cachette. Que ce soit finalement tout le patrimoine spirituel et culturel du Breton qui se retrouve discriminé importe peu …

Et c’est ainsi que tout ce qui exprime la foi par la langue bretonne, toute la richesse de nos cantiques est devenue un patrimoine figé, fossilisé, devenue archives pour historiens, un filon pour des éditeurs en mal de « matières bretonnes ». C’est en somme : éditez de beaux livres, faites de belles conférences, de beaux concerts, de belles expositions, multipliez si vous le voulez les musées, mais restez-en là, la vie de l’Eglise, « faire Eglise » comme on dit dans le charabia branché exige le sacrifice de cette identité religieuse bretonne, car celle-ci n’est plus partagée. Entendons-nous bien, il ne s’agit nullement de sous-estimer ces travaux de collectes, le travail intense des  chorales, mais il y a urgence à dépasser cette muséologie pour rendre dans nos liturgies, dans notre vie chrétienne toute leur place à nos cantiques et à nos prières.

Si donc nous avons évoqué les prières du matin et du soir, c’est pour démontrer que de l’abandon de ce qui passerait pour un détail sans conséquences de la vie religieuse est en réalité intimement lié à tous les autres abandons qui aujourd’hui recouvrent tous les aspects de la vie chrétienne, et pas seulement dans l’Eglise. De ces abandons, le Breton aura beaucoup perdu, mais il est vrai aussi, que pour la majorité, la défense de la culture, de la langue bretonne a fait depuis longtemps l’économie du spirituel. On a gardé Breizh, et encore quel Breizh ( ? …), et on a évacué Feiz.  Ayant été évacué, le spirituel dans la culture bretonne a cessé d’être un problème, car il n’est plus pris en compte, il est désormais affaire de muséologie, comme pour toute culture, toute civilisation disparue. Le plus triste, c’est que les Bretons, l’Eglise de Bretagne s’en trouve fort aise …

Et un jour, seront organisés des « pardons d’antan » comme nous trouvons désormais des « noces bretonnes », des « battages à l’ancienne » pour montrer ce que fut tout cela à une époque que les moins de vingt ans ne pourront pas connaître.

A moins d’un sursaut…

1 et 2 : Relire, l’article de Youenn Caouissin intitulé «Méditations sur un petit livre de prières»

À propos du rédacteur Yvon Abgrall

Publiant régulièrement des articles dans la presse bretonne, il propose pour Ar Gedour des articles documentés sur le thème "Feiz & Breizh" (foi et Bretagne), d'un intérêt culturel mais aussi ancrés dans les préoccupations actuelles.

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7 Commentaires

  1. Hé ! Ç’est sans compter les familles qui tiennent bon le benedicite 2x /j et la prière du soir !! Et j’en connais de nombreuses, certes, pas en breton !mais l’essentiel est pourtant là. Merci pour ce très bon article

  2. dominique de Lafforest

    Cet effondrement , qui peut évoquer  » le tiers des étoiles » balayé par la queue de « l’immense dragon qui cherche à dévorer l’enfant mâle », a été accéléré par l’entrée « dans les chaumières » de la déesse Télé, avec ses « séries », qui ont vite capté l’intérêt des familles les moins fermes dans la foi. On n’a « plus le temps » pour dix minutes avec le Créateur des 24 heures , et on reste vautré devant les images de sang, de bombes, de sexe et de violence, durant…quelques heures.
    Merci pour votre analyse! Puisse-t-elle être lue, dans les maisons qui sont encore des maisons!

  3. Je ne sais pas si ces écoles étaient représentatives, mais écolier dans les années 80, dans deux écoles différentes, nous priions tous les matins. Par contre, au collège seuls quelques enseignants nous faisaient prier, notamment un frère-professeur d’anglais, qui nous faisait réciter « Our Father » et « Hail Mary ».
    On insiste, à juste titre, sur la prière liturgique et sur la messe, mais on devrait insister davantage sur la prière personnelle ou familiale.

  4. Louis-Marie SALAÜN

    Je l’avais déjà évoqué dans un précédent commentaire sur un autre sujet mais il me faut redire ici que les causes de la disparition des prières familiales comme l’abandon ou le désintérêt pour les cantiques bretons trouvent leurs origines dans la réforme conciliaire qui a permis aux modernistes et aux progressistes de balayer d’un revers de main 19 siècles de chrétienté populaire.
    50 ans après il serait grand temps d’ouvrir les yeux…Mais comment le pourrions-nous quand nos pasteurs se voilent eux-même la face!

    On ne pratique plus les prières en famille, on ne chantent plus nos cantiques anciens en Bretagne parce qu’un courant révolutionnaire n’a cessé depuis 50 ans d’imposer aux fidèles leur nouvelle conception de la religion, faisant oublier aux bretons ce qu’ils chantaient autrefois avec tant de ferveur : da feiz hon tadoù-koz ni zalc’ho mad atav »!

    On est aujourd’hui à quelques exceptions près, bien loin de cette belle affirmation pleine de foi.On est bien loin aussi de ce que voulait pour la Bretagne l’abbé Yann-Vari Perrot…

    • Certes, et c’est un comble qu’il faille aussi batailler non seulement contre les cathos progressistes mais aussi dans les milieux cathos « sérieux » classiques, charismatiques, voire tradi pour que les cantiques bretons aient une place !

  5. J’ai déjà entendu un responsable d’animation liturgique que : « les cantiques bretons véhiculent une spiritualité contraire à celle de Vatican II. Et pour cela, il faut les chanter à la manière de motets, mais que le peuple les chante le moins possible.
    Que dire de l’argument habituel : plus personne ne parle breton, personne ne comprend, ça ne « parle » plus au gens d’aujourd’hui…
    On nous fait bien chanter des âneries dans n’importe quelle langue, sauf en breton ou en latin !

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