Saints bretons à découvrir

Notre-Dame de Joie, du Gohazé à Pontivy

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

Le week-end prochain a lieu le Grand Pardon de Notre-Dame de Joie. L’occasion pour nous de revenir sur l’histoire de cette basilique dédiée à la Vierge Marie.

Originellement, Notre-Dame de Joie était (et est toujours) vénérée à la chapelle éponyme située au Gohazé, à Saint-Thuriau. A l’époque, Pontivy n’était qu’une trève du Cohazé, toponyme signifiant « ancienne assise » indiquée dans une charte de 1160 ou encore sur la carte de Cassini. Entre 1695 et 1696, une épidémie de dysenterie se propagea parmi la population. La statue fit alors plusieurs aller-retour en procession entre le Gohazé et Pontivy.  D’après la tradition, le 11 septembre 1696, l’abbé Claude Marquet organisa une procession en l’honneur de Notre-Dame-de-Joie et fit le voeu d’offrir une lampe éternelle en argent à la Vierge si l’épidémie s’arrêtait, ce qui fut le cas. Depuis ce jour, les processions ont lieu dans les rues de Pontivy, et la chapelle initialement dédiée à Saint-Ivy fut mise sous le patronage de Notre-Dame de Joie. La girouette de la basilique, à l’effigie de saint Ivy, rappelle cette origine.

La pierre commémorative de la basilique, placée entre les deux fleurons dominant le portail occidental, rappelle que la première pierre a été posée le 29 avril 1533. Les pontivyens, dont l’église Saint-Ivy était trop petite et tombait de vétusté, s’étaient mis en devoir d’élever dans les années 1530 un nouveau sanctuaire en forme de croix latine. Grâce à Claude de Rohan, évêque de Cornouaille, quatrième fils de Jehan II de Rohan, constructeur du château de Pontivy et oncle d’Anne de Bretagne, cette nouvelle église fut édifiée. L’église sera transformée à la fin du XVIIIe siècle, notamment grâce aux libéralités des ducs de Rohan, ainsi qu’à la fin du XIXe siècle (la flèche, les bas-côtés du chœur et les voûtes de la nef datant de 1886) afin de répondre à l’accroissement de la population des fidèles.

Notre- Dame-de-Joie a été couronnée en 1951. L’église fut érigée en basilique mineure en 1959 par le pape Jean XXIII.

D / Intron Varia er leùiné
Kleuet ho pugalé
D’oh hui, inour ha mélasion
O Mari, hun Intron!

A huerso vras é bro Pondi
é inourér Mari
Eiti é saùas hun tadeu
er haeran ilizieu

Mari, èld’emb én ho puhé
Hues bet poén guéhavé
Amen en ho mélér eué
Aveit bout Mamm er joé

Gouarantet, o Guerhiéz Vari
Ho pobl a vro Pondi
Dirag ho limaj é tamb hoah
èl hun tud a-viskoah

R/ Notre Dame de la Joie
Entendez vos enfants
À vous, honneur et louange
Ô Marie, notre Dame!

Depuis longtemps au pays de Pontivy
L’on honore Marie
Pour elle, nos ancêtres élevèrent
les plus belles églises

Marie, comme nous dans votre existence
Vous avez eu parfois de la peine
ici, l’on vous loue aussi
Pour être Mère de la joie

Protégez, Vierge Marie
votre peuple de Pontivy
Nous venons encore devant votre statue
Comme nos parents depuis toujours.

Air traditionnel / Paroles Jorj Belz

Grand Pardon de Notre-Dame de Joie, les 16, 17 et 18 septembre 2022. Plus d’informations sur ce lien.

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À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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