Saints bretons à découvrir

Ploemeur. La statue de «la Vierge à l’enfant» fracassée

Amzer-lenn / Temps de lecture : 1 min

christianophobie,bretagne,saccage eglise,vandalisme,ploemeurCe vendredi matin, Jo Raoul, le curé doyen et le maire de Ploemeur, Loïc le Meur, ont constaté le saccage d’une statue classée de la Vierge à l’Enfant, fin XVe siècle, accueillie dans l’oratoire de l’église. La statue en pierre blanche de Loire recouverte de polychrome, située au fond de l’église, a été retrouvée en morceaux.

« Un acte volontaire »
« Cet acte est sans conteste volontaire», s’indigne l’abbé rejoint dans ses propos par le maire. L’acte devandalisme a vraisemblablement été perpétré jeudi après-midi selon les témoignages de ceux qui ont fermé l’église. Le Père Raoul, qui marquera son départ dimanche, ne cache pas sa tristesse devant un tel acte. « Mais il hors de question de fermer notre Église, c’est un lieu de prière, qui doit resté ouvert, au public ». Claudine Bonjoux, la directrice des services de la ville est venue constater les dégâts avec les agents des services techniques et la police. 

Rappelons qu’un acte similaire a été commis le 2 septembre dans la paroisse Sainte-Hélène de Bubry (Morbihan).

Source : Ouest France

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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4 Commentaires

  1. Il est toujours étonnant de constater l’absence de réaction officielle lorsqu’il s’agit d’actes perpétrés contre les chrétiens, les églises et chapelles. On en arrive à une banalisation de ces faits qui deviennent « divers », et à une indifférence généralisée.
    Pourtant, le respect doit être faits par tous et pour tous, par chacun et pour chacun….

  2. Je rapproche toujours ces actes de ce poème puissant de Hugo : Ici les livres , mais c’est universel …
    « Un crime contre toi-même »…

    A qui la faute ?

    Tu viens d’incendier la Bibliothèque ?

    – Oui.
    J’ai mis le feu là.

    – Mais c’est un crime inouï !
    Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
    Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
    C’est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
    Ce que ta rage impie et folle ose brûler,
    C’est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage
    Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.
    Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
    Une bibliothèque est un acte de foi
    Des générations ténébreuses encore
    Qui rendent dans la nuit témoignage à l’aurore.
    Quoi! dans ce vénérable amas des vérités,
    Dans ces chefs-d’oeuvre pleins de foudre et de clartés,
    Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,
    Dans les siècles, dans l’homme antique, dans l’histoire,
    Dans le passé, leçon qu’épelle l’avenir,
    Dans ce qui commença pour ne jamais finir,
    Dans les poètes! quoi, dans ce gouffre des bibles,
    Dans le divin monceau des Eschyles terribles,
    Des Homères, des jobs, debout sur l’horizon,
    Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,
    Tu jettes, misérable, une torche enflammée !
    De tout l’esprit humain tu fais de la fumée !
    As-tu donc oublié que ton libérateur,
    C’est le livre ? Le livre est là sur la hauteur;
    Il luit; parce qu’il brille et qu’il les illumine,
    Il détruit l’échafaud, la guerre, la famine
    Il parle, plus d’esclave et plus de paria.
    Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria.
    Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille
    L’âme immense qu’ils ont en eux, en toi s’éveille ;
    Ébloui, tu te sens le même homme qu’eux tous ;
    Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;
    Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,
    Ils t’enseignent ainsi que l’aube éclaire un cloître
    À mesure qu’il plonge en ton coeur plus avant,
    Leur chaud rayon t’apaise et te fait plus vivant ;
    Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;
    Tu te reconnais bon, puis meilleur; tu sens fondre,
    Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,
    Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !
    Car la science en l’homme arrive la première.
    Puis vient la liberté. Toute cette lumière,
    C’est à toi comprends donc, et c’est toi qui l’éteins !
    Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints.
    Le livre en ta pensée entre, il défait en elle
    Les liens que l’erreur à la vérité mêle,
    Car toute conscience est un noeud gordien.
    Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.
    Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l’ôte.
    Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !
    Le livre est ta richesse à toi ! c’est le savoir,
    Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,
    Le progrès, la raison dissipant tout délire.
    Et tu détruis cela, toi !

    – Je ne sais pas lire.

  3. Mantrus !
    J’avais remarqué que cette statue de très grande valeur esthétique et historique était très vulnérable : posée de façon instable, à portée de main. Oui, je sais, c’est trop tard pour le dire. Mais combien d’objet de piété sont ainsi exposés sans les précautions les plus élémentaires ! Prions pour celui qui a fait ce sacrilège et exigeons que l’oeuvre soit restaurée en tenant compte qu’il s’agit d’un objet de dévotion qui doit retrouver son « lisibilité » comme disent les restaurateurs.

  4. ces actes sont une invitation pour nous chrétiens à etre toujours plus sereins, charitables et saints.

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