Saints bretons à découvrir

Le point de vue de Claude Hagège, linguiste, au sujet du breton

Suite à mon dernier billet (lu plus de 2900 fois à ce jour) qui a provoqué des commentaires intéressants mais passionnés, et alors que nous sommes en période de rentrée scolaire, je publie ici un extrait intéressant d’une conférence de Claude Hagège, professeur au Collège de France et Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études. Il est l’auteur de dix livres sur le langage. Ses enquêtes linguistiques l’ont conduit de l’Afrique àl’Océanie, de l’Europe au monde arabe et de la Chine aux réserves indiennes d’Amérique. Deux ouvrages -Hommes de paroles (1985) et Le Français et les siècles (1987) – l’ont fait connaître du grand public, en particulier par sa participation à “Apostrophes” sur Antenne 2 et par une série de “Radioscopie” sur France Inter.
Lors de sa venue à Lannion, Claude Hagège répondait à une invitation de l’Association des parents d’élèves pour l’enseignement du Breton.
Voici un extrait de sa conférence à Lannion, le 28 mai 1988. Il éclairera certainement nos lecteurs sur quelques points. Je profite aussi de cet article pour y joindre un lien vers une interview que le linguiste avait accordé en 2010 au journal “L’Express”.

Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, via Wikimedia Commons
Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, via Wikimedia Commons

Meilleurs en math

Les langues sont un système de signes, constitués en lexique, pour construire des énoncés. Ces énoncés se servent des signes, mais également des règles de formation pour produire des phrases d’une langue avec le lexique. L’unilingue ne connaît de ces signes que ce qu’on appelle le signifiant (partie phonique) et le signifié (le sens). Pour l’unilingue, à tout signifiant correspond un seul signifié. Un bilingue, au contraire, possède pour un même signifié deux signifiants car la traduction, le passage d’une langue à l’autre, ne change pas le sens. Parce qu’il associe deux signifiants à un même signifié, il est à même d’analyser le signifié de beaucoup plus près… Le bilingue en situation d’analyse est donc en position plus favorable que l’unilingue.
De nombreuses expériences sérieuses, importantes, attestent que ces enfants bilingues sont nettement plus favorisés pour un bon apprentissage des mathématiques, et plus généralement pour les opérations mentales fondées sur l’abstraction.

Les périodes favorables

C’est entre 3 et 4 ans, et 10 et 13 ans que la capacité d’apprentissage des langues est la plus forte. C’est là que les capacités de mimétisme, sur lesquelles se fonde l’essentiel de l’apprentissage d’une langue, sont maximales. Après 13 ans aussi, l’appareil articulatoire et phonatoire de l’enfant se fige, ce qui explique que les adultes ont tant de mal à apprendre les langues étrangères. Après 13 ans aussi, pour des raisons sociales, l’enfant commence à éprouver des contraintes caractérielles, des réticences dues à la volonté de défendre son image, à la peur du ridicule, toutes choses qui sont des attitudes d’adulte.
Un enfant est éminemment favorisé par l’inexistence de toutes les contraintes, toutes les censures qui caractérisent l’adulte après 13 ans. Les expériences qui ont été faites démontrent donc chez l’enfant l’aptitude au mimétisme phonique mais aussi la capacité d’acquérir non seulement le vocabulaire et la syntaxe, mais aussi la prononciation. Ce qui entraîne donc une capacité à apprendre les langues étrangères.

Avantages techniques du breton

La structure de la phrase bretonne fait apparaître des caractéristiques qu’elle partage avec d’autres langues, et qui faciliteront aux bretonnants l’accès à ces langues.
Tout cela met l’enfant bretonnant en situation d’avoir, au travers d’une langue assez exotique, un très large éventail de moyens d’expression qui viennent s’ajouter à ceux que le français lui propose.
C’est là un enrichissement culturel, car l’enfant peut alors s’ouvrir, à travers cette langue différente, à des traits typologiques présents dans beaucoup d’autres langues, sur lesquels le bilinguisme breton-français offre un accès indirect. Cela est, selon moi, d’une valeur inestimable sur le plan du développement culturel, intellectuel et même moral de l’enfant.

Le breton et le français

Je ne vois aucune contradiction entre la promotion des langues régionales et la défense du français.
Mais la crédibilité de la défense du français, face à l’envahissement de l’anglo-américain, n’est réelle que si le français fait le ménage chez lui et si, par conséquent, la France donne aux langues régionales, et notamment au breton, la promotion qu’elles sont légitimement en droit d’attendre.
Je constate que le breton n’est pas une menace pour le français. Je trouve autour de moi, chez les gens qui défendent le français face à l’anglo-américain, beaucoup plus de locuteurs de langues régionales que de francophones unilingues. C’est une attitude que l’on peut transposer à un niveau international. Non seulement le bretonnant n’en veut nullement au français mais encore il est en meilleure position que lui, par la précarité de sa situation, pour défendre la langue française.

Le breton avant l’anglais

Alors pourquoi le breton et non l’anglais, alors que l’anglais est une langue que nos enfants doivent apprendre rapidement ? Pour un francophone, l’anglais est une langue facile : le type d’anglais qu’il utilise, le volume de connaissances requises pour l’apprendre (c’est à dire pas grand chose) font qu’il n’y a aucune raison de se précipiter sur l’anglais.
Comme l’anglais n’a pas par ici de sources culturelles locales comme en a le breton, je vois de moins en moins l’intérêt de se plonger dans la langue anglaise lorsqu’on a la chance d’appartenir à une région de la France qui parle une langue régionale.
En d’autres termes, si l’on admet que l’anglais, par le type de connaissances qu’on en attend, et par la proximité typologique, génétique qui le lie au français est une langue qu’un jour ou l’autre l’enfant francophone, selon l’usage qu’il en fera, apprendra il n’y a pas lieu de se hâter. En sorte que le breton ayant une justification bien plus profonde, bien plus enracinée dans la culture locale, si j’étais breton, il ne fait aucun doute que je choisirais de faire apprendre le breton à mes enfants.
Toutes ces raisons font que le bilinguisme breton-français me paraît particulièrement défendable ici, sans compter les avantages que j’ai mentionnés pour un enfant qui commence très tôt son immersion dans une grande et belle langue celtique.

Promouvoir le breton

La culture locale n’est pas une résurrection artificielle entreprise par des intellectuels qui entendent donner à leur conscience une ou des raisons de se rassurer. Ce n’est pas davantage une sorte de ressourcement artificiel destiné à nourrir une revendication politique, mais tout simplement une reculturation vers quelque chose d’authentique et d’ancien. Sans compter que c’est là, sur le plan culturel, une richesse de plus. Il est absolument clair que l’Europe des Nations, qui n’empêchera pas l’Europe supranationale, c’est aussi l’Europe des langues.
J’encourage fortement, et d’enthousiasme, tous ceux dont l’entreprise est l’enseignement du breton sur une large échelle. C’est une entreprise nécessaire. Ceux qui, même adultes, apprennent le breton ou l’apprennent à leurs enfants, sont dignes d’admiration.

Lire aussi l’interview de Claude Hagège dans l’Express : “imposer sa langue, c’est imposer sa pensée“. Extraits :

Seuls les gens mal informés pensent qu’une langue sert seulement à communiquer. Une langue constitue aussi une manière de penser, une façon de voir le monde, une culture. En hindi, par exemple, on utilise le même mot pour “hier” et “demain”. Cela nous étonne, mais cette population distingue entre ce qui est – aujourd’hui – et ce qui n’est pas : hier et demain, selon cette conception, appartiennent à la même catégorie. Tout idiome qui disparaît représente une perte inestimable, au même titre qu’un monument ou une oeuvre d’art.

[…]

Le gaulois a disparu parce que les élites gauloises se sont empressées d’envoyer leurs enfants à l’école romaine. Tout comme les élites provinciales, plus tard, ont appris à leur progéniture le français au détriment des langues régionales. Les classes dominantes sont souvent les premières à adopter le parler de l’envahisseur. Elles font de même aujourd’hui avec l’anglais. […] En adoptant la langue de l’ennemi, elles espèrent en tirer parti sur le plan matériel, ou s’assimiler à lui pour bénéficier symboliquement de son prestige. La situation devient grave quand certains se convainquent de l’infériorité de leur propre culture. Or nous en sommes là.

 

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

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8 Commentaires

  1. LE BRETON, LES BRETONS, ET HAGEGE.

    Bretons, rêveurs impénitents, cessez de rêver !
    Hagège est un farceur. Il ne connaît pas un mot de breton. Kenavo, peut-être ? En tous cas, il ne saurait pas construire une phrase en breton, même la plus simple.
    Ces phrases que vous citez ici, sont valables pour TOUTES LES LANGUES. Pas difficile de les coller sur la langue bretonne !
    Dans une émission qui a fait quelque bruit, il a déclaré : “Les Bretons étaient des sauvages … La France en a fait des hommes civilisés”. !!!!!!!

    J’ai servi dans les commentaires inscrits sous cette émission des paroles particulièrement fortes, comme à d’autres qui nous ont trainé dans la boue : les voila dans la fange à leur tour.
    Nous reviendrons sur ce sujet, car cela en vaut la peine.
    Et je vous servirai aussi la littérature de Goulven Pennoad, qui assassine la langue française, qui est pour lui “L’IDIOME LE PLUS MINABLE d’EUROPE” ! (Sic !) Il exagère sûrement, mais c’est un délice !

    LOUIS MELENNEC

    https://www.youtube.com/watch?v=z8_aYrYMyW8

  2. MELENNEC LOUIS : CHOSE PROMISE …..

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    LA DESTRUCTION DE LA BRETAGNE PAR LA PRETENDUE « REVOLUTION FRANCAISE », UNE SUITE DE CRIMES ET D’HORREURS.

    L’OEUVRE « CIVILISATRICE » DE LA FRANCE EN BRETAGNE : 1789, LES CRIMES CONTRE L’HUMANITE, LA SOAH BRETONNE …………..

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    C’est un fait reconnu par tous les historiens : en 1789, les députés Bretons, très en avance sur leur temps, agirent avec une grande détermination pour faire tomber l’ancien régime, vermoulu, appelé à se réformer et à succomber. Les rois ne furent pas des voyous, comme on a voulu le faire croire dans les écoles de la « république », infectées par l’histoire écrite à cette fin par Ernest Lavisse. Ceux qui leur succédèrent dans nombre de pays – les Staline, Hitler, Mao Zedong, Pol Pot et autres – .. eux, furent parmi les tyrans les plus sanguinaires de l’histoire de l’humanité ; pires que Attila, disposant de moyens d’extermination beaucoup plus considérables. Dans nos civilisations occidentales et chrétiennes, on ne peut citer AUCUN exemple de cette nature parmi les rois ou les Empereurs.
    Peu de Bretons savent encore ce que fut leur pays au temps des Ducs, et comment il fut gouverné. La Bretagne ne fut certes pas un paradis terrestre, même si les chroniqueurs bretons du 15ème siècle l’affirment. Au plan des idées et des libertés politiques, l’élite bretonne des dernières années de l’ancien régime était beaucoup plus avancée que les Français. Notre Parlement de Bretagne conduisit la fronde contre l’arbitraire français, avec le concours des autres parlements du royaume de France. Ceci est un fait avéré, surabondamment prouvé.

    La France a-t-elle été reconnaissante de ce concours très actif apporté par les Bretons lors des réunions de l’Assemblée nationale  à Paris, en 1789 ? Poser la question, c’est y répondre : c’est l’inverse qui s’est produit, bien entendu ; c’est ainsi que la France a toujours agi à l’égard des Bretons. Des monstruosités furent commises à notre encontre par les dérangés mentaux de Paris. Bien loin d’apporter la Liberté à laquelle  les Bretons aspiraient, les « révolutionnaires » – parmi lesquels de véritables malades psychiatriques, relevant de la camisole de force –, après avoir injurié nos députés (Mirabeau osa les traiter de « pygmées » ….), détruisirent tous les droits ancestraux de notre pays.

    1 – Le régime d’autonomie administrative et fiscale de la Bretagne est supprimé. Le pays est découpé en « départements », administrés par des gauleiters français, sous le nom de « préfets »; la Bretagne, ce vieux pays, n’a plus le droit d’exister. C’est toujours le cas en 2018 : la Bretagne est « administrée » par des « préfets » nommés par Paris, à qui ils doivent leur carrière, et qui rendent compte à ceux qui les nomment, en aucun cas à eux qu’ils sont censés administrer. A de rarissimes exceptions près, ces fonctions sont attribuées à des Français, c’est-à-dire à des étrangers.
    2 – Les institutions antiques – les Etats et le Parlement – sont supprimées.
    Les Bretons se voient interdire de décider eux mêmes de leurs impôts, et de voter leurs lois, attributions constitutionnelles qu’ils avaient conservées sous la monarchie capétienne, en dépit de l’annexion du pays par la force, en 1532, contre la volonté unanime des bretons – à quelques traîtres près.
    3 – Massacres et persécutions. En 1793 et en 1794, les armées françaises se livrent en Bretagne et en Vendée à des massacres d’une cruauté inouïe, parmi les plus horribles de l’histoire de l’humanité, plus atroces que celles des nazis et de Daesh : 5000 personnes sont noyées dans la Loire, des centaines de femmes sont violées et éventrées, des enfants sont exécutés devant leurs parents, dans des conditions abominables … Cette période est dénommée aujourd’hui la Shoah bretonne :
    https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=Shoah+bretonne
    4 – Destruction de la langue. La langue bretonne est interdite, humiliée, insultée. On écoutera avec stupeur les émissions consacrées à ce sujet horrible :
    https://www.youtube.com/watch?v=JCVp32i_qtc
    En 2018, la langue, qui perd plusieurs milliers de locuteurs par an, par la volonté consciente de la France de la détruire – avec la complicité de certains « élus », dont les noms sont connus et honnis en Bretagne, – est presqu’anéantie. 
    5 – L’histoire bimillénaire de la Bretagne, interdite, dénaturée, fait hallucinant, est remplacée …. par l’histoire de France, le pays tortionnaire, beaucoup plus tardivement apparu sur la scène européenne.
    En 2018, notre histoire nationale n’est toujours pas enseignée dans nos écoles, construites avec nos impôts, comme sont appointés avec notre argent les professeurs des écoles, des lycées et des facultés.
    6 – Colonisation de la Bretagne. La Bretagne est à ce point une nation étrangère à son voisin de l’Est, que l’historien et idéographe Jules Michelet, jadis considéré comme un historien français, aujourd’hui catalogué comme un romancier, largement responsable de la réécriture falsifiée de l’histoire de France, écrit, en 1831 :
    ” La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe”.
    Cette période, inaugurée sous le règne des cinglés de 1789, instaure une colonisation impitoyable, et de décervelage terrifiant, mis en œuvre par les préfets, les instituteurs, les écoles, l’administration, entièrement sous la coupe de la France. 
    Un racisme anti-breton se développe librement en France d’une manière insupportable, dès 1789. Les injures déversées sur les Bretons jusqu’à aujourd’hui, sont ignobles.
    « Les Bretons, c’est comme les cochons », dira le « ministre » Charles Pasqua, l’homme du SAC, condamné à deux ans de prison, avec sursis, malheureusement … « Les Bretons sont les nègres de la France », lit-on dans l’Assiette au beurre en 1903 ; le chanteur Berroyer chante que les enfants promenés par les bretonnes dans leurs landaus sont des gorets. Les tribunaux français refusent de condamner ces ignominies, là où la moindre injure anti-juive ou anti-arabe est punie avec férocité. Tout citoyen du monde DOIT avoir lu les injures anti-bretonnes, telles qu’elles sont publiées dans les sites et dans les blogs – mais JAMAIS dans les merdias subventionnés, c’est-à-dire vendus et achetés.
    https://www.google.fr/search?q=injures+anti+bretonnes&safe=off&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwiOrc319v3YAhXEaVAKHRYhDUcQsAQILw&biw=

    7 – Acculturation de la Bretagne. Les Bretons, humiliés, acculturés, développent un sentiment très fort de dévalorisation, de honte de soi, et de culpabilité, qui a persisté bien au delà de 1950. Médecin formé à la psychiatrie et à la psychanalyse,  j’ai décrit cliniquement cet état sous le nom de “syndrome breton”, que je connais parfaitement, pour l’avoir vécu moi-même, dans ma tête, du temps que j’étais jeune :
    http://www.site.louis-melennec.fr/syndrome_breton.htm

    8 – L’économie est ruinée . Du temps qu’elle était libre, sous ses Ducs souverains, la Bretagne avait été une puissance européenne importante, dynamique et prestigieuse. Ses bateaux, ses commerçants, ses diplomates étaient partout en Europe. Elle signait des accords commerciaux avec toutes les puissances européennes ; et même avec les Turcs, qui n’étaient pas ses ennemis ! Au 15ème siècle, avant son annexion sauvage par la France, elle assurait 80 pour 100 du commerce maritime des ports de la mer du Nord. C’était un pays prospère.
    Au fil des siècles, son économie dépérit sous la férule de la France, qui l’exploita comme une colonie, c’est-à-dire comme une ferme. Son économie, ses ressources humaines, exploitées drastiquement par l’Etat colonial aboutissent à une catastrophe Au 18ème siècle. La « révolution » l’ayant achevée, elle devient le « ploukistan » occidental de la France ; selon la formule d’un auteur : le trou du cul de l’Europe.
    9 – Les effroyables pertes humaines. La France a été en guerre pendant toute son histoire. La Bretagne, elle, est pacifique dès le quatorzième siècle. Mais ses troupes, une fois annexée, comme chacun le sait, sont utilisées par l’Etat colonial plus que largement. La Bretagne perd dans les guerres françaises – qui ne sont pas les siennes – plusieurs centaines de milliers de ses jeunes, sur lesquels reposait l’avenir du pays : leur courage et leur sens du devoir fait d’eux une chair à canons prioritaire, que l’on sacrifie sans aucune sorte de scrupule : ces ploucs sont placés aux premières lignes. « Ce que j’ai consommé aujourd’hui comme Bretons », dira le débilissime général français Nivelle, au cours de la guerre de 14-18. La Bretagne ne se remettra pas de ces immenses saignées humaines.
    Les marins bretons sont utilisés sur les cinq continents pour les conquêtes coloniales de la France. Si le malheur de l’annexion ne s’était pas produit en 1532, avec leur flotte impressionnante, et leur dynamisme courageux ils auraient diffusé partout dans le monde le message civilisateur breton celui du roi Arthur, de la table ronde, de Lancelot et de Mélusine. Le petit Portugal, alors plus faible que la Bretagne,répand sa culture et sa langue sur les cinq continents, avec des moyens en matériel et en hommes beaucoup plus faibles que ceux que les Bretons étaient en mesure de mobiliser. La langue bretonne serait aujourd’hui parlée dans plusieurs pays du monde, et pas seulement en Europe.
    Par la faute de la France, la Bretagne a raté sa vocation mondiale.
    10 – L’assassinat de la nation bretonne. Boursouflure inouïe, la France s’auto-proclame seule nation sur les territoires qu’elle a envahis; les Bretons, peuple identifié depuis l’antiquité par Jules César et d’autres auteurs sont interdits d’afficher sa dignité de Nation, ce que n’avaient jamais osé faire les rois capétiens.
    11 – La régression de la société bretonne. Pour ne citer que ce fait important de société, le statut de la femme régresse, au plan légal, d’une manière considérable sous l’effet des prétendus principes d’ « égalité » et de « liberté » révolutionnaires, antiféministes féroces, et surtout du code civil napoléonien.
    La femme est l’égale de l’homme dans les sociétés bretonnes dès avant Jésus-Christ.
    http://books.openedition.org/pur/21460?lang=fr
    Le code civil napoléonien, promulgué en 1804, transforme la femme mariée en une ilote, soumise à son mari, contrainte de lui obéir comme sa servante, interdite de se refuser à ce qu’on dénomme ridiculement « le devoir conjugal », qui est à la seule disposition des caprices du mari. Il n’y a pas de viol possible de la femme par le mari, puisque celui-ci est seul maître de la sexualité du couple : belle mentalité ! Le retour au Coran, en quelque sorte ! La femme bretonne exerce l’autorité effective depuis l’antiquité. La France des droits de l’homme lui accorde le droit de vote – bien après les autres pays, notamment la Turquie ! – en … 1944 ! La femme bretonne est un être humain avant Jules César : 2000 ans d’avance, sur ce point, sur la société française !
    Voila à quoi nous sommes réduits par notre voisin de l’Est, depuis la « révolution » dite « des droits de l’homme », cette révolution « qui a apporté la Liberté au monde » (sic!) : un pays qui résiste de toutes ses forces, mais qui est réduit par l’effet d’un rouleau compresseur permanent, à un pays croupion . Un « système » électoral en trompe-l’oeil , qui n’admet au parlement français que des serviteurs du système. Le pays n’a plus le droit de rien décider de ses affaires, et n’est jamais consulté sur rien, sûrement pas sur les impôts qui lui sont infligés. La France, le pays le plus mal gouverné de l’occident, a réussi l’exploit calamiteux d’être le pays le plus imposé. Ce racket fiscal est infligé aux Bretons, dont on sait qu’ils sont travailleurs, économes – davantage que les Ecossais, dit-on -, et remarquables gestionnaires, encore plus des deniers des autres que des leurs.
    Le plus triste, le plus répugnant : tous nos « députés » et nos « sénateurs » ont lu le livre bleu de la Bretagne, les écrits sur la SHOAH bretonne, et ceux qui en sont issus : ils sont donc au courant de ce qui s’est passé en Bretagne depuis 1789. A une époque ou la shoah juive donne lieu à plusieurs émissions quotidiennes dans les télévisions françaises et mondiales, pas un de ces hommes (ces hommes?) n’a ouvert la bouche.
    Tous les Français – pas seulement les Bretons – savent maintenant ce que sont ceux que l’on dénomme les « politiques ». Il n’est pas besoin d’autres commentaires.
    Qui que vous soyez, vous qui avez lu ce texte, vous avez le devoir impératif de le partout. Les complices de ce silence criminel doivent être punis.

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    EXTRAITS DE L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE POUR LES NULS ET LES COLLABOS, par Louis MELENNEC. Lien : http://blog-louis-melennec.fr/2017/01/11/histoire-de-la-bretagne-pour-les-nuls-et-les-collabos/

    NOTA BENE. Afin que plus jamais un Français vienne nous raconter que son pays nous a apporté la « civilisation », je publie ce texte, très pensé et pourpensé sur des sites, des blogs, des médias, et sous des films Youtube, comme commentaire. Une cinquantaine de correspondants au moins le reçoivent, avec Mission de la diffuser, et non de lui faire obstacle, comme on n’a cessé de la voir depuis la belle révolution des droits de l’homme. Rien ne peut désormais arrêter la Vérité.

  3. LOUIS MELENNEC.

    Ce commentaire va être publié dans CENT sites au moins, car vous savez que mes publications sont inerdites en France.

  4. LES SERMENTS DE STRASBOURG : UNE SOTTISE DE PLUS DE CLAUDE HAGEGE – QUI N’EST POURTANT PAS UN SOT.

    DEUX ENORMITES LINGUISTIQUES : LE SERMENT DE STRASBOURG N’EST PAS L’ACTE DE NAISSANCE DE LA LANGUE FRANCAISE; LE CODEX DE LEYDE N’EST PAS L’ACTE DE NAISSANCE DU BRETON.

    QUE SONT LE SERMENT DE STRASBOURG ET LE CODEX DE LEYDE ?

    Charlemagne, couronné empereur en l’an 800 par le Pape, meurt en 814. Son fils Louis – dit Le Pieux -, lui succède. Il meurt en 840. Il laisse trois fils, qui entrent violemment en conflit : Charles (dit » le chauve « ), Louis (dit » le germanique « ), Lothaire. L’immense empire carolingien est partagé en trois parties, en 843. La partie Ouest (ou occidentale), dont les limites correspondent, grosso-modo, aux trois quarts de la France actuelle (Bretagne exceptée, car ELLE A TOUJOURS ETE EN DEHORS DES POSSESSIONS MEROVINGIENNES ET CAROLINGIENNES), échoit à Charles. La partie Est (ou orientale), échoit à Louis; la partie centrale, dite « Lotharingie « , échoit à Lothaire, qui bénéficie de surcroît du titre d’Empereur. L’année précédente, en février 842, Charles et Louis se lient par serment contre leur frère Lothaire. Deux textes sont rédigés : l’un en langue » tudesque » (pour simplifier, la langue tudesque est considérée comme le vieil allemand), l’autre en langue « romane » (indispensable : Nithard, Histoire des fils de Louis le pieux, Paris 1964). La légende naît : la version en langue romane serait – dit-on, jusqu’aux travaux actuels -, » du vieux français « ; pire : L’ACTE DE NAISSANCE DU FRANCAIS ! (à suivre)…..

    Les quelques feuillets qui constituent le Codex dit » de Leyde « , du 8 ème siècle, qui n’est qu’une liste de plantes médicinales, n’est évidemment pas L’ACTE DE NAISSANCE DU BRETON ! Les Bretons savaient parler depuis de très longs siècles, comme tout le monde, il n’ont aucun besoin d’une liste – contestable – de végétaux pour que leur langue soit réputée ridiculement issue de cette énumération !

    LE SERMENT DIT » DE STRASBOURG » n’est CERTAINEMENT PAS l’acte de naissance de la langue française. Pourquoi lit-on partout cette sottise ? Deux linguistes connus – après avoir démontré le contraire (Hagège, page 22; Cerquiglini, La naissance du français, collection Que sais-je ? PUF, Paris, 2007, page 126), se rallient à cette thèse absurde, contre toute logique.

    Plusieurs arguments, MAJEURS, militent contre cette aberration :

    1 – Les langues ne naissent pas en un moment déterminé, à une date fixe. COMME LES NATIONS, elles naissent, se développent et prennent corps dans un temps LONG, qui se compte par siècles. Assigner à la naissance du français et du breton une date précise (14 février 842 pour le serment de Srasbourg), est une stupidité. 842 est l’année au cours de laquelle le roi Charles le Chauve et le roi Louis le germanique ont prêté un serment d’alliance devenu célèbre, en aucun cas l’année de la naissance du français. Que Hagège, professeur au Collège de France ait pu écrire cela, jette la suspicion sur toute son oeuvre, sinon même la discrédite (personnellement, je lis ses livres toujours avec la plus grande méfiance). (Ce bon monsieur a dit des Bretons, devant les caméras de la télévision : « Les Bretons étaient des sauvages, la France les a civilisés !)

    2 – Malgré les tonnes de littérature écrites sur le serment de Strasbourg, aucun linguiste n’a pas déterminer DANS QUELLE LANGUE il est écrit. C’est la langue » romane » (romana lingua), dit Nithard, témoin de ce serment ( page 103, et les notes, très importantes). Mais quelle langue romane ? On s’est évertué, en étudiant le vocabulaire, la structure des phrases, etc.. à tenter de le savoir. On admet généralement que c’est l’un des très nombreux dialectes du Nord de la France. Mais est-ce le Picard, le » Francien « , le dialecte lyonnais, ou même le dialecte poitevin ? Aucune preuve qu’il s’agit du » francien « , idiome de Paris et de sa région. Il est absurde de dire que la langue du serment est » du vieux français « : s’il s’agit du lyonnais ou du poitevin, ce n’est certainement pas du » vieux français » !

    3 – On ignore, strictement, qui a rédigé le texte. La question paraît oiseuse, elle ne l’est pas. Assurément, quelqu’un de l’entourage du roi Charles le Chauve. Mais il faut se souvenir que Charles et Louis, nés à Francfort de la même mère, Judith de Bavière, sont GERMANOPHONES, comme tous les Carolingiens. Charles ne vit pas à Paris, mais itinère de lieu en lieu. Ses collaborateurs appartiennent à plusieurs nations, et, assurément, à plusieurs régions du royaume qui lui a été attribué en 843, la » Francia Occidentalis « . Si le rédacteur du serment est parisien, il a probablement rédigé son texte dans la langue de sa région. Mais s’il est Picard, Poitevin, Lyonnais ? Cette nouvelle incertitude s’ajoute aux autres. Elle est d’un grand poids.

    4 – Les textes dont on dispose depuis 842 jusqu’à l’éclosion du français médiéval, ne permettent pas d’établir scientifiquement un continuum entre le dialecte de Paris, le serment de Strasbourg, et ce qui va devenir plus tard le français.

    Force est de dire qu’on ne sait strictement pas si la langue de ce serment est celle qui, à la suite des transformations au cours des siècles qui suivent, est du français ancien (du francien), ou un autre dialecte de la moitié Nord de la France.

    POUR RESUMER : le breton est une langue celtique, héritière d’un idiome très ancien, antérieur au latin; le français est une langue romane, issue du latin. Ceci résume tout. Il était temps que cela soit dit clairement, et que ceux des Bretons qui ignorent qui ils sont, se grattent la cervelle pour comprendre, enfin, qu’ils ne sont pas français. Que les linguistes, donc, lisent attentivement ma propre argumentation. Il est douteux qu’ils ne s’y rangent pas.

    Porté par vocation à théoriser, en particulier sur la naissance, l’épanouissement, la mort des langues, je ne prends pas à mon compte la phrase qui suit, qui vient en conclusion d’une longue dissertation sur la comparaison des langues européennes, sur les » faiblesses » du français, et sur la richesse d’autres idiomes – le basque, le russe, notamment -, mais je ne peux m’empêcher de la citer. Elle émane du plus remarquable linguiste avec qui j’ai communiqué pendant des années, un Breton, rejeté par les imbéciles sur des considérations politiques, sans aucun égard à son savoir de spécialiste des langues, et qui a enseigné dans les universités :

    » …. Cela tient à la déficience du français, beaucoup plus qu’au mérite du breton, car le français – si » précis » au dire de ses thuriféraires, qui ne comprennent NI NE PARLENT AUCUNE AUTRE LANGUE -, est l’un des IDIOMES LES PLUS MINABLES D’EUROPE « .

    Ce texte est de Goulven Pennoad, écrit comme cela. Je n’en change pas un mot. L’homme qui a écrit cette phrase, est le plus savant avec qui j’ai eu l’honneur de m’entretenir, maintes et maintes fois. Je transmettrai plus tard la copie de ces correspondances aux éditions Préder, qui les conservera pieusement (Voir ce mot dans Google). Si les Bretons s’intéressaient à leur langue, elles pourraient être publiées. Je pense que l’opinion qu’il émet ci-dessus n’est pas entièrement objective, mais je me réserve le temps de la réflexion, avant de trancher.

    POUR L’ANECDOTE. Aussi incroyable que cela paraisse aujourd’hui, en 1954, année durant laquelle j’ai été l’élève de M. Sébastien Volant au lycée de Pont l’Abbé, cet exceptionnel professeur, qui nous a fait aimer la langue française ( = la deuxième langue nationale de Bretagne, je le souligne), nous obligeait à apprendre le serment de Strasbourg, rédigé dans une langue incompréhensible, ….. par coeur ! Plus étonnant : en 2010, 56 ans plus tard, je teste parfois ma mémoire, non sans amusement, en récitant ce texte bizarre, presque sans faire de faute ! Jugez comme nous sommes loin du français actuel :

    » Pro Deo amur, et pro Christian poblo et nostro commun salvament, dist di in avant, in quant Deus et savir me dunat , etc. etc. etc. «

    Traduction : » Pour l’amour de Dieu, et pour le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, pour autant que Dieu m’en donne le savoir et le pouvoir, etc. «

    Qui pourrait croire qu’un Breton de Guilvinec connait par coeur le serment de Strasbourg, alors que d’autres, qui collaborent si brillamment à des émissions radiophoniques d’histoire, ne connaissent plus ni l’orthographe, ni la grammaire, ni la syntaxe, ni l’art de ponctuer la phrase ? On pourra, pour vérifier tout cela, se reporter à l’émission » Lumière 101 mélennec bretagne assassinée » (par Google), diffusée maintenant sur Youtube, sous la titre : Langue bretonne, langue française, mélennec : les sottises colportées sur la langue française vous feront mourir de rire ! Je connais des Bretons qui, humiliés par la France de 1789 à nos jours, vont se réjouir, et qu’ils ne feront pas semblant, juste retour des choses.

  5. HISTOIRE DE LA BRETAGNE : COURS DE REEDUCATION POUR CEUX QUI ONT ETE VICTIMES D’UNE HISTOIRE FALSIFIEE iNTENTIONNELLEMENT, pour dissoudre le peuple breton, et le faire disparaître.

    https://www.google.fr/search?q=mélennec+1532&safe=off&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=2ahUKEwjvzb7v-efeAhUox4UKHR9EARcQsAR6BAgCEAE&biw=14

  6. CE QUE LES SAUVAGES FRANCAIS ONT FAIT AUX BRETONS. Ce texte est adressé à Hagège, et à d’autres.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    L’HOMME BRETON EST RÉDUIT AU RANG D’UN ANIMAL (IV) (Extraits du LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE).

    Ce qui se produit ici est insupportable. Les pires adjectifs, les pires formules sont utilisés pour décrire l’homme breton, y compris par ceux que l’on dénomme aujourd’hui les « grands écrivains » : Victor Hugo ; Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Posper Mérimée, mile Zola et d’autres, trainent ce peuple de ploucs et de bouseux dans la boue.
    Les Bretons sont une race inférieure. Ils sont, par nature, paresseux, sales et puants ; dans les villages, les enfants jouent dans la fange avec les cochons ; une mère n’y reconnait pas ses petits : il n’y a pas de différence entre eux ; certains Français se demandent s’ils sont des êtres humains ; d’autres consentent à les situer quelque part entre les animaux et les hommes ; le paysan breton, dit Hugo, « vénère d’abord sa charrue, sa grand-mère ensuite ; il aime ses poux » (citation littérale).
    L’intellect du Breton est celui des animaux ; il devient le prototype de l’arriéré mental, de l’idiot congénital. Il a un âge mental infantile, cela est dû à la dégénérescence de cette race. « On se demande, précise encore Hugo, si cet aveugle peut accepter la clarté ».
    Les hommes qui profèrent ces horreurs – inscrites d’une manière indélébile dans la conscience des Bretons –, incultes, ignorent que ce pays, qui a ensemencé toute l’Europe au moyen âge par sa mythologie et sa spiritualité, tant religieuse que profane a toujours produit des hommes de lettres, des poètes, des juristes, de grands écrivains. Parmi ceux que la France s’est appropriée, comme faisant parti des leurs écrivains, alors qu’ils ne sont pas Français, qui ont conquis une audience internationale : le théologien Abélard, l’un des plus grands de son temps, Chateaubriand, Victor Hugo (breton par sa mère), Renan, Lamennais, et tant d’autres.

  7. LA MARQUE UNIQUE DU “GOUVERNEMENT” FRANCAIS : L’INCOMPETENCE.
    En France, il n’est plus nécessaire de tuer ou d’emprisonner ceux qui ne partagent pas le discours unique et inique dispensé chaque jour par les médias « subventionnés » – c’est à dire vendus et achetés. Il suffit de leur interdire l’accès à ces médias, en les inscrivant sur une liste noire (Zemmour, Dieudonné, des centaines d’autres …) Et de réserver tous les postes importants – à quelques exceptions près pour donner le change, aux esclaves du système, aux servants, aux desservants, aux enfants de choeur, aux débiles de toutes sortes. Le système s’est considérablement dégradé depuis l’élection de François Mitterrand à la présidence de la république des droits de l’homme. Et le fond du puits n’est pas encore atteint. Si l’on est bien docile et bien obéissant, et si l’on a bien courtisé les deux ou trois partis au pouvoir, si on appartient à une franc maçonnerie bien en cour, on devient député ou sénateur. Les plus incompétents et les moins exigeants sur le chapitre de la morale accèdent aux postes élevés, pour le malheur du pays : ils deviennent Président de la république, Premier ministre, membres du gouvernement.
    Hélas, quelques “Bretons” apportent leur contribution à ce système : on les connaît par leur nom; toute honte bue, ils ont vendu Nantes et la Loire Atlantique en 2014, pour un misérable strapontin à l’assemblée nationale ou au sénat. Les Bretons étaient très fiers de leur devise sous le règne d’Anne de Bretagne : “Plutôt la mort que la souillure”. Ceux-ci ont renversé la donne : “plutôt la souillure que l’honneur” : ils vivent désormais à genoux, on les nourrit d’avoine et de foin.

    LOUIS MELENNEC

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