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Revivez le Tro Breiz 2017 au jour le jour (Mise à jour du 22/08/2017)

Le tronçon 2017 ralliant Saint Pol-de-Léon à Tréguier faisant passer par des petits chemins et bourgades, il n’a pas été aisé de nous connecter à la plate-forme d’administration d’Ar Gedour pour vous partager en temps réel les étapes du Tro Breiz, édition 2017. Ceux qui sont sur Facebook et Twitter ont pu retrouver des photos que nous envoyions dès que cela était possible. Mais Ar Gedour fait revivre le Tro Breiz à ses lecteurs.

Jour 1 : lundi 31 juillet (St Pol-de-Léon => Taulé)

Il est 7h30 lorsque j’arrive à la cathédrale. Les pèlerins arrivés la veille commencent à arpenter les rues et à prendre d’assaut les commerces locaux proposant un petit-déjeuner consistant avant d’attaquer une journée éprouvante sous un magnifique soleil. Yves Daniel, chroniqueur d’Ar Gedour, est bien là. Il fait de la réclame pour notre projet de statues de Nicolazic & Keriolet à la Vallée des Saints, tandis que je fais la pub pour son excellent livre “Chronique d’un viator“. Il me présente à une équipe qui paraît bien sympa. Il y en a un en kilt avec des tatouages qu’on verra sur plein de photos dans les journaux, avec ses copains :  Jean-Yves le cipal ; Patrick l’ancien (qui nous a quitté dès le 2° jour pour rejoindre son épouse souffrante) ; Fred le métalleux ; Pierre le jeune ; la belle Hélène ; la sage Isabelle ; Yvon le général (absent cette année, c’est grâce à lui, malgré tout que la chapelle des anges à Morlaix a pu s’ouvrir), le grand Fañch, Robert et Julien – père et fils – qui nous viennent d’Occitanie ; sans oublier Karine, la femme de Julien (qui nous quittera à Morlaix) et tous les autres qu’Yves Daniel -un peu le patriarche de la bande – et d’autres ont converti au fils des ans, comme cette autre tribu qui vient d’achever son périple.

J’apprendrai à connaître cette bande de joyeux lurons au fil du Tro Breizh, mais ne grillons pas les étapes. Je vous en dirai plus après. Car le temps presse et tant pis pour mon p’tit déj’. L’organiste m’attend pour caler le Kalon sakret Jezuz à la bombarde, prévu pour l’offertoire et augurant en ce premier jour la consécration du Tro breiz au Sacré-Coeur le dernier jour lors de l’arrivée à Tréguier.

Je croise des amis, des connaissances, des personnes que j’ai croisé l’an passé mais que je n’ai pas oublié. Une bise à Arlette, qui s’occupe de l’intendance. L’ambiance familiale est là, déjà. Les séminaristes et les prêtres arrivent dans la sacristie et s’affairent tandis que les pèlerins s’installent dans la cathédrale. Au point I, ça se bouscule pour les inscriptions de dernière minute. Je croise Sébastien Minguy, le directeur de la Vallée des Saints qui découvre le Tro Breiz et aide à la logistique. Les évêques, Mgr Dognin et Mgr Centène, sont là. Le recteur de la cathédrale n’a pu être là pour cause de congés, le maire de Saint-Pol-de-Léon est au premier rang. J’enfile moi aussi mon aube et rejoins la procession qui se met en ordre de marche dans un édifice comble. Plus de places assises, les gens debout se pressent et chantent avec ferveur pour cette messe d’envoi qui alterne le français, le breton et le latin. L’évêque de Quimper & Léon accueille les pèlerins par une petite phrase en breton. Ca y est… on y est vraiment, dans cette étape 2017 !

Le Kalon Sakret est chanté avec force et conviction, même si tout le monde ne connaît pas encore ce cantique vannetais. A la communion, beaucoup de monde soit pour communier, soit pour se faire bénir. Puis, comme il est de tradition, plusieurs mots de remerciements, d’indications pratiques, et après la bénédiction est entonné le Da feiz hon tadoù kozh chanté à plusieurs voix, accompagné des grandes orgues et de la bombarde. Les murs résonnent au son de ce chant dédié à la foi de nos ancêtres… et de la nôtre, tandis que les marcheurs sortent et se préparent à un départ imminent, alors que les cloches sonnent à pleine volée pour saluer ceux qui marcheront sur les pas des saints fondateurs.

 

Les brittophones, ou du moins tout ceux qui veulent chanter et prier en breton, voire discuter e brezhoneg, tentent de se regrouper autour de la bannière de Keriolet. Le livret de chants et prières proposé par Feiz & Breizh et Ar Gedour remporte l’adhésion des pèlerins présents. L’idée de se regrouper étant nouvelle, les choses se préciseront au fil du temps, notamment sur des propositions qui seront faites dans les mois qui viennent.

Les trobreiziens, comme on les appelle, avancent vite. Ils quittent Saint Pol pour se diriger vers Henvic. Les tracteurs font retentir leur ronronnement tandis que claquent au vent les bannières des saints bretons, les gwenn-ha-du et autres pavillons. Bien vite, les premiers pèlerins longent la magnifique côte. Avec un photographe rencontré sur place, nous nous rendons dans la boue et la salicorne pour voler quelques photos de l’autre côté de l’onde, guettant un rayon de soleil reflétant les bâtisses de pierre et les premiers pas dans l’eau claire. Les voix sont joyeuses et entonnent des cantiques et des chants de marche.

La grande route est là. Les pioupiou (le service d’encadrement en jaune poussin) sont sur le qui-vive pour que tout se passe sereinement à un endroit où la circulation est intense. Les gendarmes locaux sont là aussi. Profitant du beau temps, les marcheurs vont bon train entre les zones boisées offrant un agréable ombrage alternant avec la chaleur qui s’impose en ce début de parcours. Les arbres offrent leurs bras noueux pour mieux vous embrasser d’une fraîcheur bienvenue.

Mgr Dognin, évêque de Quimper & Léon, est là. Il marche aussi pour la journée avec les pèlerins. Il semble apprécier. D’ailleurs, le soir, celui qui devra le reconduire à St Pol le cherchera un petit bout de temps. Non pressé de partir, il sera accessible à ceux qui veulent s’entretenir avec lui. Car le Tro Breiz, c’est une occasion privilégiée de rencontres diverses, de partage, d’écoute. Moment important d’évangélisation offert à chacun, instant de pause dans le tumulte incessant de la vie quotidienne.

A Henvic, lieu de la pause déjeuner, tout le monde s’installe du côté du terrain de sports, à l’affût des arbres et buissons offrant leur feuillage en guise de parasol. Quel plaisir d’entamer le pèlerinage par un si beau temps. L’ambiance est joyeuse, fraternelle. Après un temps plus ou moins long suivant les arrivées, l’heure du départ sonne. En avant vers Taulé, où les cloches sonnent à l’arrivée des premiers. Les commerçants ont installé les chapiteaux, préparé grillades et barnums, ainsi que le fest-noz traditionnel qui ponctue souvent les étapes du Tro Breiz avec des artistes locaux. Les pèlerins installent les tentes ou prennent possession du logement collectif (gymnase) avant une bonne douche, pour pouvoir ensuite flâner dans un centre-ville aux petits soins. D’autres ont préféré avant tout chose dire bonjour à Jésus Eucharistie, exposé dès 16h en l’église paroissiale pour accueillir les pèlerins. Il faut dire que Joël, le sacristain du Tro Breiz, se met en quatre pour que tout soit prêt avant que les pèlerins n’arrivent.

Et puis on discute en mangeant qui un sandwich, qui une pizza. Les restaurants sont pris d’assaut alors d’autres patientent en sirotant un petit verre avec modération et des amis. Je prends le temps de discuter avec mon cher collaborateur Yves, avec Anne qui rejoint l’équipe de Kan Iliz, avec Tepod d’Emglev an Tiegezhioù, avec Béatrice cette amie faisant partie des Gedourion qui boucle son Tro Breiz cette année accompagnée de sa soeur, avec Mikael cet ami de Plouay qui travaille tant à la résurrection de nos pardons locaux. Mgr Centène prend le temps de discuter avec nous. Je m’apercevrai le lendemain que déjà lors de notre discussion, il préparait son homélie du lendemain dans nos échanges simples.

 

Jour 2 : mardi 1er août (Taulé – Plouigneau)

Il est 6h30 que déjà s’activent les pèlerins. Il faut dire que la messe est à 7h45. Le temps de se laver, de démonter la tente, de laisser les sacs aux camions, etc… Le soleil se lève et ses rayons éclairent le clocher Beaumanoir qui reste debout face à l’église plus récente qui nous accueille. Je trace car avec Mikael, Benoît, Anne et Erwan, on chante e brezhoneg aussi. Ce matin, c’est Mgr Centène qui célèbre la messe. L’évangile, comme chaque jour est lu en breton puis en français.  On m’avait demandé en amont de fournir tous les textes e brezhoneg. C’est le Père Guillaume Le Floc’h qui le lira aujourd’hui. On est nombreux au niveau du service d’autel : plusieurs séminaristes et servants d’autel sont là, s’ajoutant aux nombreux prêtres et aux diacres présents. L’édifice est presque plein. Tout le monde ne vient pas à la messe du matin. Certains sont plutôt messe du soir (il y en a une chaque soir à 18h30) et d’autres ne sont pas forcément croyants (pas encore ?). Mais ça en fait, des communions. Le Père Dominique de Lafforest n’hésite pas à dire de ne pas faire de la communion un automatisme. C’est  bien. D’ailleurs, je vois beaucoup de fidèles venir recevoir la bénédiction du Seigneur. C’est bien aussi !

Après le traditionnel Da feiz hon tadoù kozh qui remporte les suffrages grâce à une polyphonie, à l’orgue / bombarde dynamique du duo Marc/Stéphane, les pèlerins se mettent en route sous une météo clémente augurée par Marie-Joseph. On quitte Taulé pour aller vers Plouigneau. Il faudra traverser Morlaix, mais avant, direction la chapelle de la Salette et la Maison Saint François dont 3 soeurs sont présentes parmi les marcheurs. Je ne connaissais pas ce lieu dédié à la Vierge Marie. C’est beau ! La chapelle sera le premier sanctuaire dédié aux apparitions de la Sallette (1860), lancé par l’abbé de Kermenguy. Le pardon a lieu en septembre et chaque année, une retraite pour les conscrits de la région y était donnée, avant le départ pour l’armée.

Les Tro Breiziens marchent vite. Pour ma part je suis en voiture – avec une mission précise – et je rejoins par la route Marie-Alix, la présidente, qui se trouve en contrebas de la chapelle. On gravira les marches de l’ancien chemin de croix pour rejoindre le point eau qui a été placé non loin de la chapelle. J’aperçois Yves Daniel qui se fait un petit en-cas, derrière là grille. Il me parait être derrière les barreaux d’une prison, lui l’avocat. Je passe de l’autre côté comme ce visiteur de prison. Mais Benoît , l’animateur, se fait dorloter par quelques personnes : il a mal à sa jambe mais la solidarité du Tro Breiz lui fait dépasser cela. Une des soeurs vient me voir : “C’est vous qui vous occupez d’Ar Gedour ? Merci pour ce que vous faites ! J’ai découvert votre site l’an passé. Continuez !” Je lui réponds : “je vous demande, à vous et à vos consoeurs, de prier pour Ar Gedour, son équipe, et tous nos projets !”. Une communauté prie désormais pour nous ! Ca aussi, c’est beau !

Le Père Dominique est juché en chaire. Il explique l’histoire du lieu mais surtout fait prier la Vierge Marie.

Je reste discuter avec d’autres lecteurs qui ici se reconnaîtront. Et puis je rencontre un couple. Lui est musulman. Je sais qu’au Tro Breiz, il y a des cathos plutôt bien pratiquants, des cathos plus lights, des athées, des agnostiques. L’an passé j’avais discuté avec des protestants qui depuis plusieurs années marchent sur les chemins du Tro Breiz. Des non-croyants m’avaient aussi confié les raisons de leur présence. Chacun a ses motivations, comme pour Saint Jacques de Compostelle. Mais j’étais curieux de savoir pourquoi ce musulman était là, dans le cadre d’un pèlerinage chrétien. On fait connaissance. Il me dit qu’il est d’origine algérienne. Je n’ai pas pensé lui demandé, mais il avait tout l’air d’un kabyle. Il est là car sa compagne lui a fait découvrir cette marche. “Je ressens un peu ce que je vis lorsque je jeûne. Il y a un début, une arrivée, et cet effort pour arriver au bout d’un chemin. Et c’est beau : je découvre un très beau patrimoine, une belle culture que vous affirmez ! J’aime beaucoup, surtout quand j’entends les chants bretons à la messe”. Oui, il va à la messe. Juste par ce qu’il ne se voit pas ne pas y aller, et parce qu’il aime ce moment, même s’il n’ira pas communier. Les voies de Dieu….

Marie-Joseph et les rabatteurs sonnent déjà le départ. Direction Morlaix et la chapelle Notre-Dame des Anges, bâtie comme mémorial d’un triste épisode de la guerre 39-45. Nous en parlions dans un article il y a quelques mois :

Vendredi 29 janvier 1943, le ciel de Morlaix est lumineux, d’un beau bleu d’hiver. La ville, bien que proche de Brest qui subit quotidiennement les bombardements Alliés, a été jusqu’à présent préservée de la guerre. Il est 15 heures, dans la cour de l’école une centaine d’enfants sont en récréation, sous la surveillance de leur maîtresse, sœur Marie de Saint-Cyr. Soudain, des dizaines d’avions des Forces anglaises (RAF) surgissent dans le ciel, et  lâchent leur chargement de bombes sur la ville. Plusieurs  bombes atteignent l’école et la cour où jouent les enfants, c’est immédiatement un enfer de flammes : 39 enfants vont être déchiquetés, brûlés vifs avec leur maîtresse ; 19 autres seront gravement blessés et mutilés. Une « bavure » comme on dit aujourd’hui, mais surtout un vrai crime de guerre dont les commanditaires n’auront aucun compte à rendre.  Monseigneur Duparc, qui présidera les obsèques des petits martyrs, dénoncera avec une grande virulence  ce crime injustifiable :

« L’Evangile a raconté le massacre des Innocents par le roi Hérode, c’était la même scène, ces Saints Innocents dont nous venions de célébrer le massacre quinze jours plus tôt ».

Ce crime sera dénoncé également par l’abbé Perrot dans Feiz ha Breiz d’avril 1943 sous le titre sans concession  de « Lazadeg an Innosanted » (Le massacre des Innocents), reprenant ainsi les propos  de son évêque. L’illustré Ololê, titrera « Barbares » et écrira  :

« Aucun témoins ne pourra jamais oublier la vision dantesque des mères accourues fouillant les décombres à la recherches de leurs enfants, et emportant dans leurs bras des dépouilles sanglantes ou expirantes ».

Ce rappel d’un fait historique dramatique, aujourd’hui bien oublié, pour  justement rappeler que ce sont des “petits anges de la terre” qui ce jour-là furent massacrés. Personne ne s’y trompa. C’est ainsi donc que fut édifié en 1954 la chapelle « Itron Varia an Elez » (la chapelle Notre-Dame des Anges), où, dans la crypte, reposent les enfants et leur maîtresse. Une belle prière « Pedenn d’hon Aeligou » (Prière pour les petits Anges) fut composée en leur honneur. Les  familles des petites victimes demandèrent toutes les images dont nous parlons, mais furent aussi un moyen de communication entre les familles et tous ceux qui exprimèrent leur chagrin. Les éditions  Ololê  reversèrent l’intégralité des ventes aux familles, dons modestes, il est vrai, mais qui touchèrent les parents dans l’épreuve.

Nous marchons vers Notre-Dame des Fontaines, vestiges d’une ancienne église du XIVè siècle que les casseurs de 1792 ont saccagé. Il est dit que les pèlerins aux 7 saints de Bretagne passaient par là car c’est un des 7 saints fondateurs qui aurait trouvé la fontaine. Nous passons devant le château de Lannidy puis à la chapelle du Mur, construite en 1890 pour la comtesse de Guernisac, née Marie Barazer de Lannurien, dont le frère Louis fut cofondateur du Séminaire Français à Rome. Enfin les cloches de Plouigneau sonnent. De mon côté, je suis déjà sur place, et je revois des personnes du secteur que j’avais rencontré il y a deux ans pour une cérémonie religieuses. Un sonneur de cornemuse me dit qu’il jouera pour accueillir les pèlerins. Je sors ma bombarde et on cale les morceaux, en attendant les marcheurs. Pendant ce temps, les bénévoles installent le pot d’arrivée, à côté de l’église. Le Père de Lafforest quant à lui expose le Saint Sacrement.

Les pèlerins arrivent, exténués mais heureux. Un adjoint au maire les accompagnent. Ils découvrent au son de la cornemuse le stand que Breiz Santel a installé sur le parvis pour faire découvrir leur oeuvre de restauration de chapelles. Vient l’heure de la messe et du repas. Tout le monde se rend à la supérette du bourg… car aucun restaurant n’a daigné ouvrir les portes pour accueillir les Tro Breiziens. Seul les bars sont ouverts et je rejoins donc l’équipe d’Yves Daniel. Ils m’ont déjà commandé quelque chose… et je découvre que je suis avec les “chevaliers du Picon-Bière”, cette confrérie secrète qui ne l’est plus depuis que Ouest-France  a publié une belle photo d’eux pour illustrer une étape du Tro Breiz. Cette bande d’amis – que j’avais rencontré le matin du premier jour et que j’ai présenté plus haut – qui se retrouve d’année en année m’invite à me joindre à eux. Honoré, mais pas habitué au Picon-Bière, je devrais avec modération apprendre à déguster ce doux breuvage que je n’aurai connu. Le Tro Breiz, c’est aussi ces surprises, d’amicales rencontres qui au-delà des convictions peuvent se retrouver pour passer de bons moments. Ce sera le début des repas avec la “bande à Yves”, pask’y sont vachement sympas…

Et puis comme y’a rien d’autre ouvert, qu’il n’y a même pas un fest-noz,  et que quand même, on est à un pèlerinage, je vais à la veillée mariale. J’accompagne au low-whistle les chants, avec d’autres musiciens (violon, guitare, orgue, flûte traversière). Et j’avoue que cette veillée était magnifique, splendide moment de grâce alors que le temps se dégrade doucement. L’église est presque pleine et les médailles miraculeuses sont distribuées. Rupture de stock. Les chants sont beaux et portent totalement à la méditation et à la prière. Finalement, ça valait le coup qu’il n’y ait rien d’autre ce soir-là !

On me dit qu’il va pleuvoir cette nuit. Je décide donc de ne pas monter ma tente et de dormir dans ma voiture, comme un ami prêtre qui nous a rejoint. Je ne peux pas dire que je dors bien mais j’avoue que me lever alors que les hallebardes hachent le sol, sans avoir à démonter une tente mouillée, c’est agréable. Je pense à tous les campeurs. Je rejoins vite l’église où aura lieu la messe : il est 7h15 et il y a déjà du monde.

 

Suite du récit à découvrir d’ici peu.

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À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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2 Commentaires

  1. bravo et merci pour ce compte rendu ; on attends la suite avec impatience, j’espère que le suspens ne sera pas trop important !!

  2. C’hoazh !! C’hoazh !!!

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