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[Revue de presse] Le grand pardon de Sainte Anne d’Auray

Qu’est ce qu’un Pardon ?

Un « pardon » est une forme typiquement bretonne de pèlerinage et une des manifestations les plus traditionnelles de la foi populaire en Bretagne. D’origine très ancienne, puisque probablement lié à l’évangélisation du pays par les moines celtes, dès le Ve siècle, il s’apparente aux « parades » de la Saint Patrick en Irlande ou à New York.

Un pardon s’inscrit dans une démarche pénitentielle : les chrétiens se rendent en pèlerinage soit sur la tombe du saint, soit en un lieu qui lui est dédié ou en raison d’une apparition, comme ici à Sainte-Anne-d’Auray.

Le déplacement jusqu’au lieu de rendez-vous, comme la procession, traduisent le désir de se mettre en marche pour obtenir du saint fêté qu’il intercède pour ses pèlerins, en offrant les fatigues du chemin parfois parcouru à pied, tel une pérégrination vers le Royaume du Ciel, en reconnaissant son état de pécheur pour obtenir le « pardon ».

Le Pardon de Sainte-Anne d’Auray est appelé « Grand Pardon », sans doute en raison  de son importance – autour de 20 000 pèlerins chaque année – mais aussi, parce qu’il fête sainte Anne, patronne de la Bretagne.

Les fêtes de sainte Anne

Dans la nuit du 7 au 8 mars 1625, sainte Anne apparaît une nouvelle fois à Yvon Nicolazic. Elle tient un flambeau à la main, mais elle porte aussi une autre lumière : celle de l’espérance. A l’humble laboureur qui la supplie : « Faites donc quelque miracle, ma bonne maîtresse… », sainte Anne répond :

« L’affluence du monde
qui me viendra honorer en ce lieu
sera le plus grand miracle de tous ».

Et depuis le 26 juillet 1625, date à laquelle la paroisse de Riantec (Morbihan) ouvre la longue liste des pèlerinages, ce sont des millions de pèlerins et visiteurs qui sont venus dans ce haut lieu spirituel ; on compte en moyenne 600 à 700 000 pèlerins par an.

150.000 personnes étaient présentes lors du pèlerinage de Jean-Paul II en 1996. Le message confié à Nicolazic s’adresse à tous, bretons ou non. C’est pourquoi Jean-Paul II a considéré Sainte-Anne d’Auray comme un haut lieu spirituel.

La foule, priant et recueillie lors des 2 jours de fête dédiés à sainte Anne, illustre aussi la prédiction de sainte Anne. Le 25 juillet, l’appel du bourdon pour les premières vêpres de sainte Anne marque l’ouverture des fêtes. Et c’est au cours de la veillée, lors la procession aux flambeaux, que sont évoquées les premières « marches à la lumière », où Yvon Nicolazic et les hommes du village de Keranna suivaient le flambeau de sainte Anne. Le 26 juillet voit au grand jour le triomphe de sainte Anne.

Et puisqu’il s’agit d’un Pardon, les pèlerins sollicitent leur réconciliation dans le sacrement de pénitence et ensuite, après la procession avec en tête la statue de « Madame sainte Anne », pour la messe solennelle est célébrée au Mémorial. La fête s’achèvera après la prière mariale et les vêpres pontificales.

La réconciliation s’est faite et comme il n’y a pas de pardon sans festivités, les pèlerins se retrouvent sur le parvis de la basilique pour entendre les sons joyeux de la bombarde.

À propos du rédacteur Erwan Kermorvant

Erwan Kermorvant est père de famille. D'une plume acérée, il publie occasionnellement des articles sur Ar Gedour sur divers thèmes. Il assure aussi la veille rédactionnelle du blog et assure la mission de Community Manager du site.

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