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Sacrement des malades : une paroisse très à l’écoute

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

Nous soulignons parfois sur Ar Gedour certains manquements dans nos paroisses. Mais il importe aussi de parler de ce qui va bien. Et je souhaite aujourd’hui évoquer une paroisse qui le mérite, même si bien d’autres en font certainement autant.

Une famille m’a signalé il y a quelques jours la fin prochaine d’un proche, et j’ai donc proposé que lui soit administré le sacrement des malades. J’ai appelé l’aumônerie de l’hôpital, sans succès dans un premier temps, puis le presbytère qui m’a assuré qu’on me rappellerait dans la matinée. Dans la foulée, l’aumônerie et l’accueil du presbytère m’ont chacun rappelé : les aumôniers et le curé seront présents cet après-midi auprès du malade.

Arrivés sur place, les personnels de l’aumônerie ont parfaitement préparé les choses, attentifs au malade… conscient : feuillets personnalisés au nom de celui qui recevait le sacrement (vu le délai entre ma demande et leur venue, rien que ce détail d’attention est parlant), petit oratoire installé devant lui, prêtre et aumôniers totalement disponibles, etc…

Aucun mot ne peut décrire ce moment : il a suffit de voir la manière dont cette personne a vécu le sacrement pour se rendre compte de l’importance de ce que cela représentait pour lui. Il a suffit de voir la manière dont il regardait la petite image de la Vierge Marie ou la façon dont il faisait son signe de croix pour savoir qu’il vivait ce sacrement avec ferveur. Il a suffit d’un peu de disponibilité pour se rendre compte que c’est peu pour nous, mais c’est beaucoup pour celui qui reçoit. C’est beaucoup pour la famille qui l’entoure. Ce malade est parti en paix… et cela grâce à l’équipe qui a immédiatement su répondre à la demande. Une équipe qui aime ce qu’elle fait et cela se ressent.

Il y a quelques mois, dans un autre diocèse, j’ai été confronté à ce manque de disponibilité pour un patient en fin de vie. C’est aussi ce que peuvent parfois me confier certains paroissiens dans divers diocèses. Mais beaucoup travaillent aussi dans l’ombre, sans faire de bruit. Des exemples comme celui-ci existent et c’est pourquoi je désire aujourd’hui souligner le lien efficace entre l’équipe d’accueil du presbytère et l’aumônerie de l’hôpital. C’est pourquoi je désire souligner la qualité de l’accompagnement et la disponibilité du curé dans cet ensemble paroissial de Guingamp (Diocèse de Saint-Brieuc & Tréguier) même s’il est probable qu’ils préfèrent sans nul doute la discrétion.

Puissent de nombreuses paroisses en faire tout autant !

 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est le fondateur du site et de l'association Ar Gedour et assure la fonction bénévole de directeur de publication. Il anime aussi le site Kan Iliz (promotion du cantique breton). Après avoir co-écrit dans le roman Havana Café, il a publié en 2022 son premier roman "CANNTAIREACHD".

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