Sainte Onenne de Tréhorenteuc

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

L’été arrive. C’est l’occasion d’aller visiter certains lieux. Si vous ne connaissez pas l’église de Tréhorenteuc, cela peut être l’une de vos destinations. Nous reviendrons par la suite sur cette église, mais aujourd’hui, nous vous proposons d’en savoir plus sur une sainte honorée localement : Sainte Onenne de Tréhorenteuc. 

Tréhorenteuc-20130602-00781.jpgOnnenna (breton), Onnein (ancien), Onennus (latin), Onet, Onnwen (Cornouaille), Onuien (Irlande). 

Etymologie: Celtique – onn=frêne, Gwen=blanc

Prénoms bretons actuels:

Féminin – Onenn, Onenna, Onenne, issu de Sainte Onenne de Tréhorenteuc, fêtée le 30 avril

Masculin – Onen, Onneim, issu de Saint Onen, moine confesseur de l’Abbaye de St Meen.-le-Grand, patron de Saint Onen-la-chapelle (35290), fêté le 27 février.

Invoquée: contre l’hydropsie, sa source pour les yeux. 

Illustration: vitrail de l’église de Tréhorenteuc- Sainte Onenn donnant ses habits aux pauvres (photo Ar Gedour)

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Sa biographie:

Sainte Onenn est née à Gaël dans un château de la forêt de Brocéliande, en 604, fille du roi de Domnonée, Judael (ou Hoël III ?) et de Printelle. Son frère aîné n’était autre que le saint-roi Judicaël (Jezekaël), sa soeur Sainte Urielle. Dernière des 22 enfants royaux, très jeune, elle est vite attirée par l’esprit de pauvreté. Elle laisse ses habits somptueux pour des guenilles de paysanne. Elle s’engagea comme gardienne d’oies. Elle passait ses temps de répit en prière à l’église du village en y amenant les plus belles fleurs de la prairie. Tant et si bien qu’un jour, deux anges la soulevèrent jusqu’à un portrait de la Vierge qui l’embrassa. Une autre fois encore, alors qu’elle était poursuivie par un seigneur, ses oies appelèrent les paysans des alentours qui vinrent la délivrer.

Plus tard, elle prononça ses voeux de consécration à Dieu devant Saint Elocan et revint vivre à Tréhorenteuc, au Château de Mazerin auprès duquel sa fontaine miraculeuse coule. Elle secourut les malades et donna tous ses biens aux pauvres et indigents. Elle mourut d’hydropsie à 26 ans en 630.

Son culte:

L’église décrite par M. de Garaby, dont le titulaire était St Eutrope a complètement disparu. Elle a été reconstruite après la seconde guerre par l’Abbé Gillard. Son tombeau amenait beaucoup de monde au siècle dernier. Déplacé en 1914, puis en 1927, il a été supprimé en 1943. Sa source fait toujours l’objet de vénération, deux fois par an, la procession est précédée d’un troupeau d’oies. La vie de la sainte est expliquée sur les vitraux de l’église dont elle est titulaire à Tréhorenteuc. Une bannière offerte par Anne de Bretagne la représente avec ses oies. Elle ne fit aucun miracle, mais sa piété, sa bonté, sa patience ont attiré, à travers les siècles, les ferveurs du peuple breton. Elle a été à la charnière du paganisme basculant dans le christianisme.

Sources:

– Vies des bienheureux et des saints de Bretagne par Malo de Garaby (Saint-Brieuc 1839) BNF

– Eglise Orthodoxe-celtique

– The Penguin Dictionary of Saints de D.Attwater (1983)

– Dictionnaire hagiographique par l’Abbé Pétin T2 p.603 pour Onnein Paris 1850

À propos du rédacteur GF Hacherez

Hagiographe reconnu, il met à la disposition d'Ar Gedour ses nombreux travaux sur les vies de saints, méconnues du grand public

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