[SEMAINE SAINTE] Un chant à la Vierge Marie en peurunvan

Amzer-lenn / Temps de lecture : 1 min

Gwerhiez Santel était déjà proposé en gwenedeg, sa version originale. Pour que les paroisses bretonnes puissent proposer ce superbe cantique à la Vierge Marie pour la Semaine Sainte, au-delà des frontières vannetaises, le site KAN ILIZ vient d’en publier une version en breton unifié. Le cantique est disponible via ce lien

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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4 Commentaires

  1. @Iwann Bugul Saout :
    Effectivement et vous faites bien de le souligner.
    En fait une précision utile : Kan Iliz est encore en rodage ; il est pour l’instant indiquè « dialecte » sur le site KAN ILIZ pour l’ensemble des versions par mesure de simplicité de rubrique et de structure du site, mais cela évoluera par la suite en même temps que d’autres modifications structurelles.

  2. Iwann Bugul saout

    Le peurunvan (orthographe unifiée) n’est pas une langue ni une manière à proprement parler de prononcer est une orthographe, un système graphique aujourd’hui majoritaire pour l’écriture du breton. Il peut servir à transcrire à l’écrit les différentes formes dialectales (même le vannetais). Si l’on veut désigner un compromis linguistique et de prononciation entre les trois principaux dialectes, formant la langue « classique » il vaut mieux parler de KLT (Kerne, Leon, Treger ; le vannetais étant à part. Cette confusion est malheureusement fréquente, surtout dans l’enseignement où il est vrai qu’on parle un breton plus standardisé que classique.

  3. Iwann Bugul saout

    Dans le même ordre d’idées,Il serait plus judicieux d’adopter sur Kan Iliz une classification par diocèses plutôt que celle par dialectes qui n’est pas toujours appropriée. En effet, les cantiques, même anciens ne recouvrent pas toujours une aire dialectale à proprement parler. (sauf éventuellement pour les cantiques locaux de pardons, et encore pas toujours.) En effet, les aires dialectales sont plus fluctuantes qu’on pourrait le croire et de nombreux cantiques (pas forcément récents sont déjà en partie « unifiés ». Sans compter qu’entre les zones dialectales proprement dites, il existe de nombreuses zones intermédiaires où l’on retrouve des influences de plusieurs dialectes : le bas-Vannetais a de nombreux cornouaillismes et la haute-Cornouille comme le pays de Quimperlé de nombreux vannnetismes.
    La révolution française qui a sauvagement redécoupé nos diocèses en en supprimant au passage en les superposant à leurs arbitraires départements a encore compliqué les choses. Le diocèse de Vannes a ainsi hérité d’une bonne partie (gallèse) de l’ancien diocèse de Saint Malo ainsi que d’une partie du diocèse de Quimper, (pays de Gourin et du Faouët) Le diocèse de Saint Brieuc ( en majorité gallo) a été fusionné avec celui de Tréguier et a récupéré un gros morceau de celui de Quimper (Haute- Cornouaille) ainsi que quelques paroisses du vannetais (Mellionec, Perret, Lescouët-Gouarec). Le diocèse de Quimper a quant à lui absorbé celui de Léon ainsi que quelques paroisses de l’ancien diocèse de Tréguier (pays de Morlaix) ainsi que plusieurs paroisses du diocèse de Vannes (Rédéné, Arzano, Guilligomarc’h)
    Le clergé et les compositeurs de cantiques étaient autrefois assez pragmatiques. Ils n’h’ésitaient pas à emprunter des cantiques à d’autres diocèses quand les formes dialectales étaient assez proches, ils en choisissaient une principale, libre à chacun de prononcer selon l’usage local. Dans le diocèse de Quimper, c’était la forme Léonarde qui prédominait, dans le diocèse de Vannes, le breton des environs de Vannes-Auray. dans celui de Saint-Brieuc-Tréguier, les choses étaient moins arrêtées, Tantôt on prenait la Haute-Cornouaille comme référence, tantôt le Trégor, le tout avec de régulières influences léonardes. Les fidèles étaient plus adaptable qu’on peut le penser, d’autant plus que leurs propres pasteurs n’étaient pas toujours originaires de leur propres aires linguistique.
    Dans certains cas, toutefois, quand les différences linguistiques étaient trop importantes, le diocèse publiait des recueils de prières et cantiques spéciaux : Le leor pedennou ha kantigou Kerne-Guéned pour les doyennés du Faouët et Gourin et le livr pedenneu ha kanenneu pour les quelques paroisses vannetaises du diocèse de Quimper. De même, l’orthographe ne correspondait pas toujours avec la prononciation, pour preuve, Yann-Fañch Kemener chante selon le parler de son pays, qui diffère sensiblement de ce qui est écrit sur le leor Kantigou de saint Brieuc. A paritir du début du 20ème siècle les diocèses de Quimper et Saint Brieuc adopteront progressivement le KLT et tant qu’écriture commune et compromis grammtical entre les trois dialectes. Le diocèse de Vannes restera à part du fait de sa spécificité, tout en faisant de louables effort pour s’adapter au maximun au KLT.

  4. Votre commentaire est intéressant et nous gardons cela sous le coude, en vue de la mise à jour du site.

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