Saints bretons à découvrir

TRI MARTOLOD : les diverses versions d’un traditionnel breton

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

Comme nous le soulignions déjà ici avec les Choeurs de l’Armée Rouge ou ici avec les Têtes de Chiens, ce traditionnel breton popularisé par Alan Stivell voit naître de multiples versions, parfois insolites, du traditionnel au métal (comme Eleveitie avec Inis Mona) en passant par la pop ou le rap (comme Manau avec La tribu de Dana)… Voici ce que dit Wikipédia  : ce chant traditionnel aurait été créé par un breton (ou plusieurs), marin-pêcheur, vers le XIXème siècle.

Dans son recueil d’airs pour cornemuses, Polig Monjarret recense la mélodie qu’il intitule Tri-ugent martolod (60 marins). Cette chanson apparaît dans divers recueils de chansons bretonnes : dès 1968 dans Sonioù Pobl (« les chants du peuple ») de Skol Vreizh puis, sous le titre « Tri Martolod », dans Kanomp Uhel (« chantons haut ») édité par la Coop Breizh.

Alan Stivell découvre cette chanson dans des stages de culture bretonne à l’âge de 15 ans. Il en fait le premier arrangement folk rock entre 1966 et 1970, avec notamment une introduction à la harpe celtique cordée métal1. Il crée une orchestration (harpe, violon, guitares, claviers, basse, batterie), une harmonisation et un arrangement (tempo, accords, suite harmonique…). Il interprète cette chanson à l’Olympia le 28 février 1972 lors d’un concert retransmis en direct sur Europe 1. Cependant, il l’avait ajouté à son set « pour avoir un nombre de titres suffisants ! »

Aujourd’hui, il la chante à tous ses concerts, dans des versions qui diffèrent souvent avec les tournées. Dans la même période, il sort un single, avec une interprétation légèrement différente, qu’il reprendra en 1993 sur Again. Avec Pop-Plinn et Suite Sudarmoricaine, c’est le titre qui a été le plus programmé en radio. Alan Stivell l’interpréta sur de nombreux plateaux de télévision.

Le groupe Manau s’inspire de l’enregistrement d’Alan Stivell pour créer son titre La Tribu de Dana, mais sans demander l’accord à Alan Stivell ni préciser de qui provient l’arrangement. Il sample d’ailleurs au départ l’intro de harpe d’Alan Stivell, ce que ce dernier n’apprécie pas car c’est aussi le son de la première harpe celtique construite par son père Jord Cochevelou.

À son tour, Nolwenn Leroy, qui la reprend sur son album Bretonne, l’interprète sur beaucoup de plateaux télé. La chanson est nommée aux NRJ Music Awards 2012 sur TF1 dans la catégorie « chanson francophone de l’année ». Aux Victoires de la musique sur France 2, elle l’interprète dans une version plus douce, proche de celle de Yann-Fañch Kemener et Didier Squiban, avec notamment Virginie Le Furaut à la harpe celtiqueRobert Le Gall au violon et Frédéric Renaudin au piano2.

Ajoutons que les Tri Yann l’avaient enregistré dans un de leur premiers albums ( Album « Les prisons de Nantes » – 1972)

Petit tour non exhaustif trouvé sur le net : 

 

 

 

 

 

  

 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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3 Commentaires

  1. pourquoi aucune reference au groupe tri yann sur cet article ?

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