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[TRIBUNE LIBRE] A quand un Puy du Fou breton ?

Du Puy du Fou à un  Puy du Faou, il n’y a qu’un pas… et une volonté !

En 2014, Tudwal Ar Gov se demandait sur Ar Gedour :

Imaginons maintenant, à la manière du Puy-du-Fou et du Domaine de la Chabotterie, non pas un parc de manèges, mais un domaine retraçant ainsi l’Histoire de la Bretagne, un parc que les Bretons pourraient s’approprier et qui serait leur fierté, tout en montrant au monde la richesse de leur histoire. Un lieu où adultes et enfants redécouvriraient une histoire trop longtemps effacée ou transformée par plusieurs siècles de besoins idéologiques.

Mais ce projet ne pourrait se faire à moitié. Je suis persuadé, au vu du succès de la Vallée des Saints, que certaines entreprises et institutionnels pourraient être de solides partenaires pour un tel projet qui, au-delà de l’aspect culturel, serait aussi un réel atout économique ! Quelque chose se créé actuellement à Vannes, et un autre projet se profile, mais y aura-t-il l’envergure d’un Puy du Fou, avec la volonté de structurer et d’enraciner les choses, capable de drainer les écoles et les autres, pour refaire prendre conscience de l’histoire du peuple breton, puisqu’il ne peuvent l’apprendre à l’école ? Après les formations de dressage et l’académie équestre, la mise en place de section de recherches pour des nouvelles technologies utilisées sur le Grand Parc ou lors de la Cinéscénie, le Puy du Fou vient d’ouvrir une école permettant de former les enfants qui seront l’avenir de cette aventure. La Bretagne ne pourrait-elle pas s’en inspirer ?

Alors que le célèbre parc vendéen, reconnu à travers le monde au point de se décliner en Hollande, en Angleterre, en Chine ou en Catalogne, vient de fêter en juin ses 40 ans par une superbe cérémonie mettant en valeur l’Histoire de France et de la Vendée, en présence de milliers de spectateurs, des 4000 puyfolais, d’un orchestre philarmonique, d’un bagad et… de Carlos Nuñez himself (cf vidéo ci-dessus).

La question se pose véritablement : la Vallée des Saints attire de plus en plus de monde et fait connaître au plus grand nombre les saints fondateurs de Bretagne. Les milliers de figures qui par leur exemple ont profondément imprimé la matière de Bretagne. La cité de la paix, qui évoquera les milliers de missionnaires bretons des 19è et 20è siècles est en cours de création. L’Oeuvre de St Joseph prend possession de plusieurs chapelles à travers la Bretagne, émaillant le territoire d’un réseau amenant à raviver certains aspects spirituels. Cela n’est pas sans rappeler le souhait des refondateurs de Landévennec et de Boquen qui devaient devenir des kalonoù Breizh, des coeurs spirituels de Bretagne.

D’autres initiatives de qualité voient le jour comme le son et lumière de l’abbaye de Bon-Repos ou encore celui de Sainte Anne-d’Auray. A Vannes, le Kêr s’est créé mais pourquoi ne pas voir plus grand ?

Mais quand les grandes fortunes bretonnes se rassembleront-elles, quand chaque breton se bougera-t-il pour accoler à ces initiatives un Puy du Fou à la bretonne ? Notre histoire et notre imaginaire breton sont si riches qu’il y a de quoi proposer quelque chose de formidable, bien différent de l’intéressant projet Avalonys en cours de développement, ou d’un seul son et lumière, fut-il très beau.

L’aventure du Puy du Fou n’est à la base pas d’esprit commercial, même si le succès est indéniable aujourd’hui. Il y a autre chose derrière : un esprit qui a fait l’âme du Puy du Fou et est sans nul doute la cause de ce succès et de sa pérennité. Et à ce sujet, Philippe de Villiers disait lors de la cérémonie des 40 ans qu’il faut que ce projet soit un acte d’amour, avec ce feu créatif digne de ce que le Puy du Fou a pu montrer à travers ces quatre décennies, développant des projets hors-normes y compris au niveau technologique. Il faut, précise-t-il, une incandescence des âmes capable de soulever les bonnes volontés, à même de suivre un chef au charisme créatif. Il faut aussi une mystique de l’oeuvre, et être capable de mettre ce projet au-dessus de nos destins personnels. Le fondateur du Puy du Fou ajoutait que cette oeuvre nous surpasse, nous dépasse et nous survivra, et précisait que “l’aventure du Puy du Fou est un acte de civilisation intime, un acte de ré-enracinement dans une société mondialisée, nomade, désaffiliée, qui perd ses balises”.

Alors même que l’idéologie de l’époque était de faire du passé table rase, le Puy du Fou a émergé de la terre vendéenne grâce à cette volonté et à cette mystique, grâce à une idée qui en 40 ans ne s’est jamais perdue, grâce à ce besoin d’histoire et d’enracinement qui explique le succès du parc. La Bretagne a besoin de cela. Le besoin d’histoire et d’enracinement des Bretons est grand ! La Bretagne est capable de cela. Il ne ‘agit pas de copier ou de concurrencer le Puy du Fou mais de miser sur l’avenir de la Bretagne par une recette qui gagne. Non pour un intérêt commercial, non pour des intérêts financiers, mais simplement parce que créer un tel parc c’est, j’en suis convaincu, donner aux générations l’un des plus beaux cadeaux qu’on puisse lui offrir pour son avenir. Il faut que chaque enfant, cette génération à venir et sur laquelle nous pouvons compter, puisse reprendre conscience de l’histoire de Bretagne dépassant de loin l’histoire officielle apprise dans nos écoles. Que cette histoire dont les Bretons n’ont pas à rougir soit partagée au monde. Et pour cela, faire sortir de terre une sorte de Puy du Fou breton est une piste qui ne peut être négligée.

L’article de 2014 nous avait valu des courriers intéressants de certains de nos lecteurs. “Si Ar Gedour lance le projet, on est prêt à aider !” disaient-ils.

Que la volonté d’un succès commercial soit au rendez-vous, cela est important. Mais l’essentiel est ailleurs et les fondateurs du Puy du Fou l’ont bien compris. Certes, il existe des freins à un tel projet. Les freins sont le plus souvent les suivants : la volonté et l’argent. Mais s’il y a la volonté, l’argent se trouvera sans problème. La volonté, nous l’avons ! Que chaque breton s’implique dans un tel projet, même à son humble niveau, et nous serions capables de soulever des montagnes. Il suffit de le vouloir ! Il suffit simplement d’y croire !

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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4 Commentaires

  1. Le temps est venu pour les Bretons, de se lancer comme l’ont fait des Vendéens ! D’où viendra le Philippe de V. qui aura l’initiative et la pugnacité de dépasser les mesquineries locales ?

  2. UN SEUL MOT DEVRAIT NOUS REUNIR, QUI QUE NOUS SOYONS : BRETAGNE.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    COPIE DE LA LETTRE de LOUIS MELENNEC à M. G., docteur en Histoire.

    Le tableau de la Bretagne est dramatique.
    Nous sommes en train de mourir.
    Hélas, c’est l’effet de la sottise humaine, qui est universelle.
    Mais en Bretagne, nous méritons non pas seulement le podium, mais toutes les médailles : d’or, d’argent, de bronze, de carton, etc …
    Je n’ai jamais agi pour avoir des récompenses, mais par idéalisme. C’est incroyable, incroyable mais VRAI !
    En France, j’ai été reconnu, assez largement.
    En Bretagne, j’ai été insulté – pendant des années.
    Le but des Bretons n’est pas de sauver leur pays, mais DE LE DETRUIRE.
    Par tous les moyens !
    Nous sommes à nous seuls un vaste asile psychiatrique.
    Je tiens de Michel QUERE, un ami socialiste, le propos suivant, tenu devant lui par le docteur CARRER, psychiatre, qui s’y connais en matière d’histoire de cinglés :

    “Le mouvement breton est celui qui compte le plus de fous au mètre carré”.

    Comme je rappelais cette phrase à Michel QUERE, il m’a interrompu :

    “Vous n’avez pas compris, docteur Mélennec : il faut comprendre : au centimètre carré !”

    En 2015, un correspondant, connu par ses publications, brisé par les insultes dont il a été victime après des années de militantisme, a tenu à rectifier :

    ‘”Pas au centimètre carré : AU MILLIMETRE CARRE !”.

    On ne connaît aucun traitement.
    J’ai essayé.

    A plus ?
    Ou à moins ?

    LOUIS MELENNEC.

    Vous savez qu’il y a trois ans, on a essayé de faire défiler ensemble, à Nantes je crois, des gens dits “de droite”, et des gens dits “de gauche”.
    Qu’arriva-t-il ?
    Au bout de 100 mètres, ils se sont tapés dans la figure !
    Là, on comprend un peu la démarche de Le Drian, qui a trahi tout le monde. Parfois, je me demande s’il n’a pas, tout simplement, tiré la leçon de ses compatriotes.

    J’adresse copie de la présente à plusieurs associations, et plusieurs merdias. Je voudrais qu’ils aient HONTE.

  3. II – L’incroyable prétexte de l’invasion de la Bretagne est clairement exposé dans cette lettre : le duc de Bretagne François II, père de la petite princesse Anne de Bretagne, lequel, en tout, a agi en chevalier en donnant asile à quelques seigneurs français « les rebelles et désobéissants sujets du roi », fuyant la haine de la « régente » Anne de Beaujeu, est accusé de faire la guerre à la France (Page 223).
    Ces seigneurs sont au nombre de quatre : Louis d’Orléans, le prince d’Orange, les comtes de Dunois et de Comminges. Accompagnés de quelques hommes, ayant tout laissé dans le royaume de France, et privés par décision royale de tous leurs biens, ne disposent d’aucune force armée offensive.

    Au mois de mai de l’année précédente 1487, dix mille soldats français, bientôt quinze mille, ont franchi les frontières bretonnes, ont tout détruit sur leur passage, et ont osé assiéger le Duc dans Nantes, sa capitale. Les Nantais, bretons émérites, ont fait fuir les Français.

    Dès le préambule, le duc de Bretagne, qui est victime de cette invasion insensée, est accusé d’être le responsable et l’auteur de la guerre :

    “Pour résister aux entreprises que le duc de Bretagne et autres seigneurs de notre sang, nos rebelles et désobéissants sujets, qui s’efforcent de faire chaque jour de nous mener en guerre, nous avons envoyé dans les marches du duc de Bretagne, une partie de notre armée, afin d’y résister et d’y pourvoir ».

    Le roi, donc, prétendûment attaqué par la Bretagne, se croit autorisé à y déverser son armée ! On est en plein délire : d’un côté, la France, le pays le plus vaste d’Europe, qui n’est pas loin d’atteindre 400000 klm carrés, et qui possède des ressources fiscales – un budget colossal de 5 millions de livres – une armée qui atteindra 40 000 soldats en 1491. De l’autres : la petite Bretagne : 35 000 klm carrés, un budget de 500000 libres, une armée de quelques milliers d’hommes, et mal équipée : en tout, un pays au moins dix fois plus faible que le royaume de France ! Et l’on prétend, du côté de l’envahisseur, que ce petit pays pacifique a attaqué le monstre français !
    La France accuse le duc d’avoir refusé toute tentative de paix, et d’avoir refusé de renvoyer en France les seigneurs révoltés :

    « Le roi a fait sommer le Duc plusieurs fois de lui rendre tous ses sujets rebelles et désobéissants étant en sa Duché, dont il a toujours été refusant » (La Trémoille, Correspondance, page 244).

    C’est faux, ces mensonges sont particulièrement grossiers : la Bretagne a été envahie par les armées françaises au mois de mai de l’année précédente ; en accord avec les seigneurs auxquels il avait donné asile, le duc et son conseil, à la fin de l’année 1487, a donné son accord pour qu’ils puissent retourner chez eux, sous une condition : la France étant seule coupable de l’invasion, ayant violé les engagements jurés par elle, elle doit s’engager à leur permettre, une fois arrivés dans le royaume, de recouvrer leurs biens et leurs fonctions, moyennant quoi les armées françaises devront se retirer de Bretagne. La double ambassade bretonne de décembre 1487 envoyée à Pont-de-l’Arche, qui proposait aux Français cette solution, seule raisonnable, s’est faite avec l’accord du duc, de son conseil, et des seigneurs français, qui souhaitent quitter leur exil breton et rentrer chez eux. Les Français ont refusé la paix.

    Le but de la guerre est très clairement énoncé, cette fois sans aucun détour, puisqu’il s’agit d’un document secret. Il n’est plus question comme on l’a soutenu alors du côté français, depuis le début des hostilités, de s’emparer des seigneurs français qui se sont réfugiés en Bretagne, et de les extrader en France, ni de « faire une bonne paix », mais bien de faire la conquête du duché, et sa réduction. Ce mot de « réduction », très violent, va être utilisé par le pays envahisseur dans plusieurs lettres – et pas seulement l’acte de nomination de la Trémoille – est particulièrement éclairant pour l’historien.
    Ce document énumère, pour la première fois, d’une manière complète et par écrit, Les moyens à mettre en œuvre pour s’emparer de la Bretagne, la détermination féroce de la France de la mener à son terme, par tous les moyens :
    Le roi donne pleins pouvoirs et autorité à son lieutenant général :
    « pour faire marcher notre armée dans les lieux, les villes, les places, les châteaux, comme il sera nécessaire pour notre service ..
    « pour réduire et mettre en notre obéissance, par tous les moyens possibles, toutes les villes, les places, les châteaux qui nous désobéiront ;
    « pour les faire sommer de se rendre et de se mettre sous notre obéissance,
    « pour les assiéger, composer et prendre à merci ;
    « pour faire abattre et démolir les villes, les places et les châteaux qui seront nécessaires, et qui pourraient nous nuire….

    La cruauté de ce programme est quasi invraisemblable. Le droit de la guerre du temps est imprégné de principes chrétiens de justice,

    Cinq siècles plus tard, on suffoque d’indignation que la France – le futur pays auto-proclamé des droits de l’homme, n’ait laissé aux Bretons aucun choix : se rendre, ou mourir … Plus important encore, le texte affiche d’une manière grossière les mensonges et l’hypocrisie sur lesquels la France va s’appuyer tout au long de cette guerre pour tenter de justifier son entreprise criminelle, conduite en permanence en violation du droit international du temps, et des lois morales du règlement des conflits et des contentieux entre Etats.
    Ce document exceptionnel, – dont les Bretons du temps n’ont évidemment pas connaissance – car il est secret -, est particulièrement précieux pour l’historien. Il est un démenti formel des « dyssertations hystoryques » des quelques universitaires bretons, qui s’efforcent de trouver des justifications à cette guerre, en prétendant qu’elle est justifiée par le fait que le roi de France est chez lui en Bretagne. Il confirme, d’une manière irréfutable, que la France , de 1487 à 1491, a bien l’intention de conquérir la Bretagne, et d’y mettre les moyens, tous les moyens qu’il faudra.

    Ce texte a été publié en 1875 par un lointain descendant de Louis de la Trémoille. Personne, dans notre chère « université », ne s’en est servi.
    L’hypocrisie des Français est absolue. Ils ne vont désormais cesser de rejeter la responsabilité de la guerre sur les Bretons, qui ne cesseront, eux, de rechercher et de demander la paix jusqu’en 1491. Le programme de conquête militaire fixé par cette lettre inique sera mené à son terme. La guerre va être poursuivie dans des conditions de cruauté et d’inhumanité atroces. La Bretagne, comme nous allons le voir dans les chapitres qui suivent, va en effet être réduite à un tas de ruines et de cendres.
    Cet argumentaire pitoyable est exceptionnel : il est l’ aveu du criminel avant de commettre son crime, signé de sa main, et fondé sur des moyens qui ne sont autres que des mensonges pitoyables : des procédés exceptionnellement français, nous les subissons depuis cinq siècles.
    Cette misérable argumentation va s’enrichir, avant la fin de cette année 1488, d’un troisième « volant », littéralement stupéfiant : Charles VIII – et sa sœur encore et toujours – va prétendre avoir « des droits » sur la Principauté souveraine. Un peu plus tard, il se prétendra légitime propriétaire du duché, sa cousine Anne de Bretagne n’étant, en somme, qu’une usurpatrice, sommée par lui de ne plus porter son titre de duchesse, mais de se justifier d’occuper le trône breton ! Cette comédie va être répétée par le roi de France, transformé en voleur des Etats d’autrui, jusqu’au mariage forcé de la duchesse en décembre 1491, ce que nous allons détailler par des preuves irréfutables.
    Les termes de cette lettre sont si impératifs, si violents, si contraires au droit, que tout ce que pourront alléguer les Français, pendant les quatre années qui vont suivre, qui, jouant au chat et à la souris avec les Bretons et avec leurs alliés, vont prétendre, répétant sans cesse leurs mensonges, chaque année qui passe, qu’il ne leur est plus possible de mentir. Ce document et tout ceux qui vont suivre démasquent définitivement les Français devant l’histoire : sans aucune raison, sans aucun scrupule, alors qu’il sont des envahisseurs violents, ils vont toujours avoir l’audace de prétendre pendant plusieurs années encore, jusqu’en 1491, qu’ils recherchent la paix, et qu’ils agissent pour l’obtenir.Ce n’est pas seulement une « réduction » qu’ils vont obtenir, mais une totale destruction du pays.

    Retombée collatérale de notre texte : les hystoryens « bretons » négationnistes, ignares et menteurs, qui prétendent encore que le roi Charles VIII a simplement mené en Bretagne, une « opération de police » interne à son royaume, parce que, disent-ils, la Bretagne est « vassale » de la France, vont devoir rentrer dans leur trou, cette fois d’une manière définitive.

    Honte à ceux qui, pendant quarante ans, ont fait obstacle, de toutes les manières, y compris les injures, à mes recherches. Et qui continuent.
    Ce texte est adressé à une centaine de “Bretons” de tous acabits, dont Grosvalet et BoloCe qu’ils peuvent faire, maintenant que la vérité historique historique est établie, est ACCABLANT : en gardant la bouche cousue, ILS DETRUISENT LEUR PAYS. Le spectacle de leur lâcheté est répugnant. On sait de quelle manière reynald Secher fut traîné dans le boue par les “hystoriens” communistes lorsqu’il révéla au monde les horreurs commises par les armées françaises en Vendée et en Bretagne. Ici, c’est encore pire. Les Bretons ont le sort qu’ils méritent.

  4. LOUIS MELENNEC, interview par Olivier RENAULT

    LOUIS MELENNEC : « MANIPULATIONS DÉGOÛTANTES DES DÉPUTÉS ET SÉNATEURS »
    Entretien avec Louis Mélennec (Dr en droit, Dr en médecine, DEA en histoire), ex-consultant près le Médiateur de la république française.Louis Mélennec a écrit le livre bleu de la Bretagne ( la véritable histoire de la Bretagne), manuel destiné aux Bretons pour comprendre que leur pays est une nation libre, que la France a massacré la Bretagne, sa culture, sa langue et qu’en fait la Bretagne est un Etat libre. Il expose ici les manipulations des députés et sénateurs « bretons » en Bretagne et ailleurs contre les régions d’origine qui constituent la France. Pierre Lemoine, bretonnant, ex-président de la FUEN, personnage mythique, figure historique de la cause bretonne, qui a échappé à l’arrestation par la Gestapo constituée déjà à l’époque d’Ukrainiens bandéristes sous l’uniforme allemand, qui a été arrêté par la police française après la guerre à cause de son combat pour une Bretagne libre politiquement et culturellement, est l’initiateur du livre bleu de la Bretagne et son éditeur. Pierre Lemoine a investi de son temps et de son argent pour financer le lancement et la publication du livre bleu, et a organisé l’envoi du livre bleu aux abonnés bretons.

    Histoire abrégée de la Bretagne (en PDF)

    Novorossia Today : Pourquoi le livre bleu de la Bretagne est-il un événement majeur ?

    Dr Louis Mélennec : Le livre bleu de la Bretagne constitue un événement important dans le débat breton, parce que ce débat doit inéluctablement conduire à l’indépendance du pays. Ce manuel non seulement résume 2000 ans d’histoire du peuple breton, mais propose une charte – c’est à dire un programme – pour la Bretagne souveraine. L’indépendance de la Bretagne n’est plus une hypothèse, mais une certitude ; seule l’échéance est inconnue. Ce livre, aujourd’hui proposé en téléchargement gratuit par trente sites internet, totalement scotomisé par la presse française, mais accessible dans tous les pays du monde, est devenu une sorte de petit traité destiné à éclairer les Bretons sur ce que fut leur passé prestigieux, sur ce que sont les manigances et les magouilles actuelles, ce que sont les vrais enjeux, et à les convaincre que la Bretagne, leur pays, dispose d’atouts exceptionnels pour réapparaître sur la scène internationale, et y jouer un rôle important. Il démontre aussi, le prétendu « traité d’union » de 1532 ayant été une annexion imposée par la violence, la force, la corruption, que la Bretagne n’a, en droit international, jamais été française : ce pays est et reste juridiquement une nation Libre.

    Novorossia Today : La France est-elle une et indivisible ?

    Dr Louis Mélennec : C’est de la propagande ! La France est un Etat voyou. Ce slogan est une imposture grossière, une formule destinée à manipuler les imbéciles et les naïfs. Il sert à la France chaque fois qu’elle veut faire échec aux réformes qu’exigent les Bretons et les autres nations périphériques, aujourd’hui conscientes de leur histoire. Il a été invoqué pour faire échec à l’enseignement du Breton en Bretagne, pour empêcher la révision de la constitution de 1958, afin d’y inclure une disposition aux termes de laquelle les langues dites « régionales » doivent être respectées au même titre que le français, maintenant pour empêcher la restitution des territoires nationaux volés par la France à la Bretagne – Nantes et sa région -, par le régime du maréchal Pétain, en 1941.

    La France n’est certainement pas une et indivisible. Ce pays est fait de bric et de broc. ll a été accouché, en 1789, par le forceps, la violence, les massacres, par des meurtriers et des assassins. C’est un salmigondis de peuples différents. A la veille de la Révolution, MIRABEAU déclarait encore que la France était « un agrégat inconstitué de peuples désunis » . Certains peuples inclus dans le royaume de France, ont été écrasés, et sont devenus, effectivement, français, à force de persécutions, de lavage des cerveaux, et d’interdiction de se souvenir de leur passé. C’est le cas pour le Béarn, nation indépendante fière pendant dix siècles, aujourd’hui entièrement digérée. Mais plusieurs nations au moins ne se sont pas intégrées dans l’Etat colonial, et revendiquent hautement leur pleine et entière identité.

    Novorossia Today : Expliquez-nous !

    Dr Louis Mélennec : Il est absurde de prétendre qu’il n’existe qu’une seule nation dans l’espace dénommé « l’hexagone ». Parce qu’elle s’est agrandie, pour l’essentiel, par la violence et la manipulation des cerveaux, je ne suis pas de ceux qui prétendent que la France n’existe pas. Elle existe, mais elle est au centre. Les peuples périphériques qui ont réussi à préserver leur identité, malgré les persécutions dont ils ont été victimes, ne sont français ni de près ni de loin. L’Alsace, la Flandre, la Savoie, Nice, le Pays basque, la Corse, sont dans une situation identique à la Bretagne. Ces vieilles Nations, au sens le plus noble du terme, sont des peuples authentiques, antérieurs pour plusieurs d’entre eux à la France. Elles sont l’équivalent de l’Ecosse, de la Catalogne, du Pays de Galles, du Pays basque espagnol. La France s’est construite sur la ruine des civilisations qu’elle a, avec un acharnement barbare, détruites, ou tenté de détruire.

    Les Bretons sont identifiés avant notre ère, dans le sud de l’Angleterre actuelle. Les Français ne se constituent lentement, comme peuple et nation, qu’à à partir du 11ème siècle, autour de la dynastie dite « capétienne ». Leur identité nationale est postérieure de plus de mille ans à celle des Bretons . Les Basques peuvent revendiquer une antériorité encore plus ancienne. Les Bretons sont une nation antique ; les Français ne viennent pas du fond des âges, comme l’affirmait Charles de Gaulle, ils sont une nation tardive et récente. Comme on le sait, les peuples récents ne sont généralement pas les mieux éduqués ni les plus subtils : voyez les performances médiocres des américains, et la manière désastreuse dont les Français sont gouvernés ; en 2015, nos voisins de l’est n’ont pas été fichus de rédiger une constitution stable. Désolé pour l’égo des Français, qui a pourtant dégringolé depuis 2012.

    Novorossia Today : La France n’est-elle pas le pays des droits de l’Homme ?

    Dr Louis Mélennec : Certainement pas ! Ce qui m’effare, est que la France a réussi, jusqu’à ces dernières années, à faire croire au monde cette légende insensée.

    Les droits de l’homme sont une lente conquête de l’humanité, qui débute dans l’antiquité, et qui est loin d’être achevée. Les premières traces écrites de ce que nous dénommons « les droits de l’homme », se trouvent dans les documents de la Mésopotamie, en particulier le Code d’Hammourabi, au moins deux mille ans avant Jésus Christ. Les philosophes et les auteurs grecs et latins, ont apporté une contribution importante à l’édifice. Un rôle tout-à-fait décisif a été joué par le christianisme, dont les principes sont les fondements principaux de notre morale individuelle et collective. La Bretagne, par sa littérature idéaliste et profondément humaniste, a largement contribué à faire évoluer les choses. Nous allons démontrer, sans tarder, dans un article à venir, que la femme bretonne est l’égale de l’homme dès avant notre ère, et que la statut légal de quasi-esclave de la femme française n’a pris fin que très récemment.

    La France est le pays des non-droits de l’homme ! En 1789, elle a proclamé une « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». Ce texte, fort bien écrit d’ailleurs, n’est qu’une codification de principes philosophiques, en aucun cas un programme pour le respect de l’être humain en France. La France n’a jamais appliqué ce texte. C’est un non-sens absolu de prétendre qu’elle ait joué le moindre rôle dans l’invention des droits de l’homme. Elle est largement en retard sur les autres démocraties européennes, en particulier l’Angleterre, la Hollande, le Danemark, la Norvège, la Suède. Le nationalisme furieux de la France a conduit ce pays à envahir et assujettir de nombreux pays dans le monde, et à devenir l’une des principales puissances coloniales de la planète, après les Arabes et les Turcs, en même temps que les Espagnols, les Portugais, les Anglais. Sa période coloniale n’est pas achevée. Le pays auto-proclamé “inventeur des droits de l’homme” a été récemment admonesté par l’ONU, et sommé de quitter la Polynésie, territoire en situation coloniale, ruiné et abîmé comme la Bretagne. Ces peuples de Polynésie sont submergés, noyés par la puissance coloniale car ils sont perdus, le mal perpétré par la glorieuse république des droits de l’homme y est irréversible.

    Novorossia Today : Des élites bretonnes complices de la France ?

    Dr Louis Mélennec : Les élites bretonnes sont complices de la France. Elles ont trop à perdre du changement radical que souhaite la population. Avant même les invasions françaises de 1487-1491, la France disposait d’un réseau serré d’espions et de complices en Bretagne, alors pays totalement et absolument indépendant, sagement gouverné par ses ducs. Elle préparait l’invasion sans se cacher ; la Bretagne avait peur. Plusieurs grandes famille bretonnes jouaient le double jeu – en particulier les Rohan -, qui, sans renoncer aucunement à se déclarer Bretons – car ils le sont -, acceptaient de percevoir des « pensions » élevées de la part des rois de France. Ces familles trahissaient leur pays, les documents le prouvent d’une manière certaine. En 1532, un certain nombre de nobles ont accepté d’être corrompus par la France, pour voir s’installer l’inacceptable : un roi commun avec le peuple voisin : le roi de France, l’ennemi de toujours ! Les manoeuvres, les manipulations, les pressions ont été très savamment menées, avec quelques complices bretons – heureusement, pour notre honneur, peu nombreux. Mes travaux ont démonté détail par détail, cette mécanique infernale et honteuse. Dominique Le Page, historien breton, en a fait autant dans une thèse très volumineuse de 747 pages, hyper-documentée.

    Tapez dans Google : Mélennec 1532

    Aujourd’hui, la situation est non seulement inchangée : elle est pire. Les députés de 1532, au moment de l’annexion par la France, étaient dans leur très grande majorité, très patriotes et honnêtes. Ils aimaient avec passion leur pays, ils détestaient la France. La haine entre les deux pays était telle, que les voyages d’un pays à l’autre étaient sévèrement contrôlés par les deux gouvernements. Les textes de l’époque, nombreux, sont formels.

    Les « députés » et les « sénateurs » de 2015 ne sont pas élus par des élections libres et éclairées. Le système qualifié de « démocratie » est une plaisanterie, une pièce de théâtre loufoque, jouée périodiquement devant des imbéciles attardés, d’ailleurs de moins en moins dupes. Les « élections » sont entièrement télécommandées de Paris par deux ou trois partis, qui distribuent les investitures aux candidats dociles et obéissants, jugés non dangereux. Une fois élus, les bénéficiaires de ce système se partagent des avantages en nature et en espèces considérables, certains en violation de la loi et de la constitution. L’association Contribuables Associés, forte de plus de 350 000 membres – présidée par un breton, je le souligne -, publie régulièrement les détails de ce scandale, payé par nos deniers de contribuables.

    En clair : ayant accès à cet étrange club, ils sont payés pour jouer une comédie, celle de la tromperie. Excepté pour certains débats sans aucune importance – ils sont appointés pour faire semblant, et POUR OBEIR. Lors des votes à l’assemblée nationale comme au sénat, ils ne disposent d’aucune liberté. Certains sont d ‘ailleurs si naïfs – les plus honnêtes, car tous ne sont pas des vendus -, qu’ils ignorent même qu’ils sont de simples marionnettes. Un député breton, Jean-Jacques URVOAS, a osé déclarer, pour se « justifier », dans l’affaire de Nantes, trahissant ses électeurs, qu’il voterait selon les directives de son parti, en militant discipliné qu’il est ! Incroyable, mais vrai !

    Il a été question, vous le savez, de « redécouper » la France en de « nouvelles » régions. Un temps insensé à été gaspillé à discuter de cette affaire inutile, qui a indigné la galerie, là où il y a tant à faire en France. Dans l’affaire de Nantes et de la Loire Atlantique, territoires volés par la France aux Bretons, les députés et les sénateurs, rampants, ont obéi :détenant leurs mandat de leurs électeurs, ils se sont couchés devant ceux dont dépend leur prochaine investiture, donc leur élection, donc leurs prébendes. Ils mangent par tonnes l’avoine et la soupe qu’on leur sert. Lorsqu’ils quittent leurs fonctions, ils perçoivent comme « retraite », pour un seul mandat de cinq ans, la somme de …1200 euros par mois ! Pour deux mandats de cinq ans, 2400 euros, avec un plafond de 5250 euros !

    Jamais la France ne consulte ses citoyens. Détenteurs de la souveraineté nationale, selon les textes, ils ne décident jamais rien. De loin en loin, d’une manière malhonnête, on fait semblant de leur soumettre, par ce qu’on dénomme un « référendum », un sujet insipide, dont la réponse est connue d’avance. La future Constitution de la Bretagne souveraine aura pour principal pilier, pour toutes les matières importantes, la consultation de la population. Comme la Suisse, notre principal modèle.

    Il y a aujourd’hui un fait nouveau, extrêmement important : la population bretonne, naïve, a accès à son histoire, notamment par LE LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE, qui circule partout sur la toile. Si elle a jamais eu un semblant de confiance dans ses « élus », leur crédit est entièrement ruiné

    Novorossia Today : Que veulent les Bretons aujourd’hui ?

    Dr Louis Mélennec : La Bretagne, maintenant informée de son histoire nationale, a exprimé, par des sondages répétés, sa volonté ferme et irrépressible de récupérer ses droits nationaux et internationaux. Pour nous limiter au problème de la Loire Atlantique et de Nantes, soixante quinze pour cent des Bretons ont manifesté, d’une manière claire et répétitive, dans leurs sondages, pour que ces territoires, qui leur appartiennent d’une manière exclusive, soient réintégrés dans leur territoire national. Ils ne sont pas seulement les plus chers à leur cœur, ils sont aussi les plus riches ; ils représentent 30 pour cent de notre PIB. A mesure que la prise de conscience se développe, sur la nature coloniale de la soumission de la Bretagne à la France, Nantes devient l’un des abcès principaux de la fixation du contentieux avec notre voisin de l’Est. L’évolution se fait inexorablement de la même manière dans tous les pays qui ont conservé leur forte identité, en particulier l’Ecosse et la Catalogne. La prochaine étape, qui ne se dessine que très timidement encore – à cause de la destruction des cerveaux par la France – sera l’exigence de la gouvernance de la Bretagne par elle-même, c’est à dire l’indépendance.

    Novorossia Today : Donnez-nous un exemple de la trahison d’élus bretons !

    Dr Louis Mélennec : Un “député” “breton”, M. MOLAC, qui s’est fait élire sur les promesses faites aux Bretons de les aider à se dégager de l’étouffement et de l’asphyxie que fait peser sur eux le Pays Des Droits de L’homme, vient de tenter de se justifier ses futures alliances électorales, pour tenter de conserver les avantages que lui accorde la France, dans un petit média bretons, lu par quelques centaines de personnes. Toute la Bretagne est au courant des manipulations par lesquelles députés et sénateurs, tous partis et obédiences confondues, mangent l’avoine qu’on leur donne par tonnes, puis ayant quitté leurs fonctions inutiles pour le pays, perçoivent, sur nos impôts, des revenus considérables par rapport aux autres citoyens, lorsque, non réélus, ils deviennent encore plus inutiles à la Nation.

    Novorossia Today : La relation des Bretons à la langue bretonne ?

    Dr Louis Mélennec : Les Bretons restent sentimentalement très attachés à leur langue, comme dans tous les pays du monde. Ils souhaitent ardemment qu’elle soit enseignée et transmise aux jeunes générations. Ils savent, maintenant que le voile est levé, qu’elle est très ancienne, très riche, et qu’elle constitue un authentique joyau. Par l’effet des manipulations émanant de Paris, beaucoup de Français pensent que la France, libérale, autorise désormais, par magnanimité, l’enseignement de la langue bretonne dans les écoles, et que sa « générosité » est allée jusqu’à créer des « filières » bilingues et des diplômes universitaires. C’est une hypocrisie, ce n’est même pas de la poudre aux yeux. Nous perdons chaque annuellement 10 000 locuteurs, sur moins de 100 000 personnes qui parlent le breton , pendant que l’enseignement « fabrique » quelques centaines de néo-locuteurs chaque année. La langue bretonne a été assassinée par la France de 1789 à 1950. La politique d’éradication totale de notre langue se poursuit activement et très consciemment depuis Paris.

    Novorossia Today : Les députés bretons qui siègent à l’Assemblée nationale défendent la langue bretonne ?

    Dr Louis Mélennec : Les députés et les sénateurs n’ont RIEN fait – je dis : RIEN -, pour enrayer ce désastre. L’héroïsme des députés LE FUR – vice président de l’Assemblée nationale des Français, fonction à laquelle on n’accède qu’à la condition d’avoir donné de plus que solides « garanties » au pays en cause – et MOLAC, se résume à ceci : ils ont prononcé quelques mots en breton à la tribune : voyez les beaux héros que la génération actuelle délègue à Paris. Ridicule. Ils ont d’ailleurs été rappelés à l’ordre. Pas un député, pas un sénateur breton n’a osé clamer à la tribune ce que le monde entier sait aujourd’hui, mais pas par eux : que la Bretagne a été annexée par la violence, que ses institutions ont été anéanties, que son économie a été ruinée au bénéfice du colonisateur, qu’un génocide a été ordonné en Bretagne, que la population a été humiliée pendant deux siècles au nom des droits de l’homme ….
    TOUT CELA EST REPUGNANT.

    Novorossia Today : S’agissant de la Bretagne, avez-vous eu une « stratégie » dans votre action, qui atteint aujourd’hui un vaste public, ou avez vous écrit et agi au hasard ?

    Dr Louis Mélennec : Je n’ai rien fait au hasard. Dans mes conférences comme dans mes écrits, j’ai avancé, dès le début, avec une pleine conscience de ce que je faisais, de ce j’allais faire, et de ce qui allait nécessairement en résulter à court, à moyen, à long terme. Mais aussi, j’ai procédé avec une grande prudence. J’ai toujours été conscient des risques que je prenais. Il faut savoir la peur que les Bretons ont dans le ventre, depuis 1789, année de la SHOAH bretonne. Je n’ai Jamais rien affirmé qui ne fût prouvé par des textes irréfutables. Sachant que je me proposais de détruire entièrement la doxa française malhonnête, répandue dans le public et enseignée par les écoles et l’université bretonne, j’ai bien pris garde à n’avancer mes thèses et mes idées que selon une gradation réfléchie et pensée, n’entamant une nouvelle démonstration qu’après que la précédente fût admise, en tout cas à peu près comprise. Mon action a été planifiée dès le début, non pas par année, mais par thèmes susceptibles d’être reconnus et admis. Mon inscription en Sorbonne, alors que j’allais atteindre ma soixantième année, n’avait évidemment aucunement pour but de m’apporter la moindre formation historique – je pratique l’histoire quotidiennement depuis l’âge de six ans ! – , mais de me conférer le « sceau » de l’une des universités françaises les plus prestigieuses. Je n’accorde qu’une piètre confiance aux titre universitaires. Mais les imbéciles se servent de tout bois pour combattre ceux qui apportent des idées nouvelles. Mes propos les plus « hardis » se sont toujours abrités derrière les principes généraux du droit, le droit européen, et surtout le droit international. En droit, ils sont inattaquables. C’est l’étape dans laquelle nous sommes rendus aujourd’hui. Mes compétences de juriste notoire ont été précieuses, indispensables pour avancer, pas à pas.

    Novorossia Today : Avez-vous été soutenu en Bretagne ?

    Dr Louis Mélennec : Non bien sûr ! En dehors de quelques personnes – moins nombreuses que les doigts d’une main -, ceux qui affichent le patriotisme le plus virulent, se sont révélés être des ennemis féroces. Tout cela par le fait de deux sentiments souvent associés : la sottise, la jalousie. Surtout : LA JALOUSIE DE CEUX QUI N’ONT RIEN FAIT. Avec un procédé préférentiel : L’INJURE, spécialité hélas plus que fréquente dans les milieux « bretons », ou prétendus tels. En revanche, des Français m’ont aidé : ainsi, en 1997, devant 300 personnes, j’ai donné une conférence au Sénat, sur la fin de l’indépendance bretonne. Aucun député breton, aucun sénateur n’était présent. Ce sont des faits qui vous marquent. Au fer rouge.

    Propos recueillis par Olivier Renault

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