Saints bretons à découvrir

A Vannes, une soeur carmélite fabrique de belles crèches

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

crèche bretonneLu dans le télégramme Vannes 11/12/2017, cet article sur une soeur qui, avec art, réalise de belles crèches de Noël, dont une bretonne que nous vous montrons en photo ci-dessous.

Rentrée au Carmel de Vannes en 1965, Soeur Marie-Jean perpétue l’art du santon. Un savoir-faire apporté par les Carmélites de Brest lorsqu’elles avaient rejoint celles de Vannes en 1995. Dans leurs bagages, cinq modèles de crèches en biscuit ou émaillée : la crèche enfantine en biscuit (une seule cuisson) avec ses personnages blancs aux lignes simples et pures ; la crèche bretonne émaillée (deux cuissons) soulignée de jaune ; la crèche bleue (émaillée) avec un filet bleu, la crèche Nazareth en biscuit ou émaillée et la crèche dorée en terre chamottée, une jolie terre crue avec des grumeaux de terre cuite. Selon la crèche, la taille varie de 8 à 25 centimètres. « J’ai appris le travail avec une soeur et depuis trois ans, je suis la seule », dit Soeur Marie-Jean. Aux cinq crèches existantes, elle en a ajouté une sixième en 2000, la crèche du jubilé, une magnifique création en terre de grès qui vire au rose à la cuisson. Soeur Marie-Jean réalise quinze à 20 crèches par an. Une petite production qui lui demande deux à trois heures de travail plusieurs fois par semaines et qui permet à la religieuse de vivre en communauté avec cinq à six heures de prières par jour.

« La terre est docile »

Le travail est très minutieux et convient à merveille aux doigts agiles de Soeur Marie-Jean.

 Après le moulage et le démoulage, vient la phase des finitions à l’ébauchoir, notamment les visages et le sourire. Le séchage dure plusieurs jours. Puis il faut nettoyer à l’éponge et au pinceau pour faire disparaître la moindre aspérité. « Je travaille avec les doigts et la paume. Je suis plutôt manuelle et j’aime beaucoup le contact avec la terre. Elle est docile. C’est un travail créatif dont je ne me lasse jamais ». Ensuite, c’est la cuisson pendant six heures à 980 º dans un four électrique en brique réfractaires. Il faudra douze à heures pour refroidir avant de passer à la décoration au bain d’émail, et enfin pour finir une seconde cuisson.

« Les bergers et leur air émerveillé »


Les commandes se font surtout par le bouche-à-oreille. Les crèches du Carmel ont leurs fidèles : des familles qui ont gardé de génération en génération la tradition qui consiste à offrir une crèche pour un mariage ou un baptême. Les ventes se font surtout avant Noël : « Quatre crèches enfantines et une bretonne ont été commandées », dit Soeur Marie-Jean. Elle affectionne tous les personnages de la crèche mais a une préférence pour les bergers : « Surtout ceux de la crèche enfantine avec leur air émerveillé ». (*) On peut acheter une crèche sur place, 18 place Théodore-Decker. Des échantillons sont présents dans une vitrine. Prix : entre 90 et 180 €.

À propos du rédacteur Erwan Kermorvant

Erwan Kermorvant est père de famille. D'une plume acérée, il publie occasionnellement des articles sur Ar Gedour sur divers thèmes. Il assure aussi la veille rédactionnelle du blog et assure la mission de Community Manager du site.

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