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De la solennité pour les Rameaux

Amzer-lenn / Temps de lecture : 4 min

rameauxBien trop souvent dans les paroisses, les processions du Dimanche des Rameaux sont réduites au strict minimum et l’on peine à voir la solennité qu’elles devraient pourtant prendre avant la messe et les offices qui, eux, nous font rentrer dans les heures de la Passion, conformément à ce que nous dit la lettre-circulaire de la Congrégation pour le Culte Divin concernant la préparation et la célébration des fêtes pascales : « Les pasteurs n’omettront rien pour que cette procession en l’honneur du Christ Roi soit préparée et célébrée de manière qu’elle porte vraiment des fruits spirituels dans la vie des fidèles. » Un petit rappel liturgique à l’attention de ceux qui préparent nos offices n’est donc pas inutile alors que s’approche à grands pas la Semaine Sainte :

28. La Semaine sainte commence avec le « Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur », qui unit le présage du triomphe du Christ Roi et l’annonce de sa Passion. Le lien entre ces deux aspects du mystère pascal doit être mis en valeur dans la célébration et la catéchèse de ce jour [32].

29. La commémoration de l’entrée du Seigneur à Jérusalem se fait, depuis l’antiquité, par une procession solennelle : les chrétiens y célèbrent cet événement, en reprenant les acclamations et les gestes des enfants des Hébreux, qui allèrent au-devant du Seigneur en chantant Hosanna [33]. La procession doit être unique et doit toujours avoir lieu avant la messe qui connaît la plus grande affluence de peuple, même si c’est la messe du soir, soit du samedi, soit du dimanche. Pour cette procession, le rassemblement des fidèles se fera dans une église secondaire ou un autre lieu distinct de l’église vers laquelle se dirige la procession. Les fidèles participent à la procession en portant des rameaux de palmes ou d’autres arbres. Le prêtre et les ministres, portant également des palmes, précèdent le peuple [34]. On bénit des palmes ou des rameaux pour les porter dans la procession. Après la procession, les palmes ou les rameaux, conservés dans les maisons, rappellent aux fidèles la victoire du Christ, qu’ils ont célébrée dans la procession. Les pasteurs n’omettront rien pour que cette procession en l’honneur du Christ Roi soit préparée et célébrée de manière qu’elle porte vraiment des fruits spirituels dans la vie des fidèles.

30. Pour commémorer l’entrée du Seigneur à Jérusalem, le Missel offre, en plus de la procession solennelle que l’on vient de décrire, deux autres formes de célébration : ce n est pas pour faire une concession à la commodité ou à la facilité, mais en raison des difficultés qui, ici ou là, rendent impossible la procession. La deuxième forme est l’entrée solennelle, lorsqu’on ne peut pas faire la procession en dehors de l’église. La troisième forme est l’entrée simple, que l’on prend à toutes les autres messes de ce dimanche [35].

31. Là où il ne peut y avoir de messe, il est bon qu’il y ait une célébration de la Parole de Dieu pour l’entrée messianique et la Passion du Seigneur, soit le samedi soir, soit le dimanche à l’heure qui conviendra le mieux [36].

32. Pendant la procession, la chorale et le peuple chantent les chants proposés par le Missel romain, comme les psaumes 23 et 46 avec leur antienne, et d’autres chants appropriés en l’honneur du Christ Roi.

33. Le récit de la Passion se fait avec une particulière solennité. Il est à conseiller de le chanter ou de le proclamer de la manière traditionnelle, c’est-à-dire par trois personnes qui tiennent le rôle du Christ, celui de l’évangéliste et celui de la foule. La Passion doit être proclamée par des diacres ou, à défaut, par des prêtres. S’il n’y a ni diacres ni prêtres, elle sera proclamée par des lecteurs et en ce cas le rôle du Christ doit être réservé au prêtre célébrant. La proclamation de la Passion se fait sans luminaire ni encens, sans salutation ni signation du livre; seuls les diacres viennent demander la bénédiction du prêtre avant de commencer la lecture, comme d’habitude pour l’Évangile [37]. Il est bon que la lecture de la Passion soit faite intégralement pour le bien spirituel des fidèles et que l’on n’omette pas les lectures qui la précèdent. (Pour plus de précisions, voir notre article du 29 février)

34. Après la lecture de la Passion, on n’omettra pas l’homélie.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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