Saints bretons à découvrir

La chapelle Saint Yves du collège Jules Simon de Vannes

Amzer-lenn / Temps de lecture : 16 min

Construite de 1661 à 1685, la chapelle du collège de Vannes fut, jusqu’en 1763, date de leur expulsion du royaume de France sous l’influence conjuguée des gallicans et des jansénistes et malgré le soutien du roi Louis XV, la chapelle du collège des Jésuites, sous le patronage – à l’instar de l’université de la Sapientia à Rome – de notre grand saint breton Yves Hélory de Kermartin (1253-1303).

C’est à l’instigation d’un des anciens élèves de l’établissement, le lorientais Jules Simon (1814-1896) de l’Académie Française, philosophe et homme d’Etat qui lui donnera son nom dès son décès en 1896 et sous l’influence des lois scolaires de la 3° république, que l’institution, tombée en désuétude après le départ des « bons pères », conservera sa vocation d’enseignement malgré la fondation concurrente vers 1850, par les « bons pères » revenus d’exil en 1814, du collège Saint François-Xavier, aux lieu et place du couvent des Ursulines, là où il existe encore de nos jours…

Les plans de cette chapelle ne sont pas dus, comme ceux de la Sapientia, au fameux Le Bernin (1598-1680), mais à la fructueuse collaboration de son presque contemporain, le discret frère de la Compagnie de Jésus : Charles Turmel (1597-1675), quimpérois d’origine et du Révérend Père Adrien Daran (1615-1670), natif de Rouen, de la même compagnie.

Photo Hortense de Longvilliers

Austère dans ses lignes, clair et ajouré dans la lumière naturelle des fenêtres hautes dépourvues de vitraux teintés, sans décorations inutiles, dans le plus pur style de la contre-réforme préconisée par le concile de Trente (1545-1563), réservant à un chœur en hémicycle, dans la droite continuité de la nef libérée du jubé traditionnel qui lui en masquait une bonne partie, une profusion de décorations destinées à rendre à l’autel, désormais visible depuis le fond de l’édifice, l’autel où se déroule le saint sacrifice, le sacrement de l’eucharistie, la gloire qui lui revient.

La chapelle Saint Yves de Vannes est le type-même du style jésuite, en parfaite résonnance avec la devise de la compagnie : « ad majorem Dei gloria » (AMDG), pour la plus grande gloire de Dieu. Ainsi que le chante le psalmiste à propos de la maison de David où tout homme est né « celui qui l’affermit, c’est le Très-Haut », en latin : « fundavit eam Altissimus » (Ps 87,5), comme opportunément mentionné par les concepteurs de l’édifice, au frontispice de la façade extérieure du bâtiment ouvrant en plein midi.

Mais voyons ce qu’il en est de l’intérieur et du mobilier de la Chapelle qui vient d’être restaurée et rendue au culte.

Le chœur, non pas plat, mais semi circulaire a été conçu pour recevoir un retable qui, pour épouser la courbure du chevet, se décompose en trois parties : un grand tableau encadré par deux statues, légèrement en retrait.

Le grand tableau derrière l’autel est signé et daté d’Alexandre Ubelesqui (1649-1718), d’origine polonaise, prix de Rome et membre de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture, peint en 1702 et intitulé : « le triomphe de Saint Ignace de Loyola ».

On y voit un prêtre en surplis et étole, brandissant de la main gauche un crucifix qu’il désigne de la main droite. Il est entouré de quatre groupes de trois ou quatre personnages, hommes, femmes et enfants.

Au fond, à gauche, l’arbre ressemble furieusement à un palmier tandis que le groupe du fond à droite semble représenter des personnages de couleur…

L’artiste aurait-il voulu évoquer une scène exotique qu’il n’a pu appréhender que par ouï-dire et imagination ? Dans une cité portuaire telle que Vannes, les contrées lointaines ne sont pas étrangères au quotidien, d’autant que cette représentation de l’humanité de toutes races – qui n’a rien avoir avec saint Yves et la Bretagne – est destinée à être vue par des élèves pour stimuler en eux un esprit missionnaire qui n’a, en effet, pas manqué de s’exprimer…

Alors, triomphe du fondateur de la compagnie de Jésus ou plutôt de son premier compagnon, saint François Xavier (1506-1552), « l’apôtre des Indes », celui, précisément, sous le patronage duquel est placé l’actuel lycée privé ?

En tout cas, un hommage à la croix et à la vocation missionnaire de la compagnie de Jésus, c’est certain !

Le phylactère tout en haut du tableau permettrait d’identifier le personnage, c’est d’ailleurs sa fonction principale. Malheureusement, malgré un zoomage maximum de mon appareil optique d’aussi mauvaise qualité que mes yeux au fil des années, je n’y peux lire que le dernier mot, sans doute le plus important : « crucifixus » !…

Voici, sur l’autel, le tabernacle, la « tente », c’est là qu’est entreposé, avec le calice et la patène utilisés lors de la consécration, le ciboire, calice fermé d’un couvercle, contenant les hosties consacrées. Il est surmonté d’un crucifix et encadré de chaque côté de trois cierges – malheureusement, il n’en reste que deux – rappelant le chandelier à sept branches du Temple de Jérusalem, la Menorah, (Ex 23,32), image de la présence de Dieu, la « shekinah », lumière particulièrement célébrée aux fêtes juives de la Hanoucca au mois de décembre.

Sur la porte dorée sont représentés, de chaque côté d’un ostensoir, objet cultuel destiné à offrir à l’adoration des fidèles l’hostie consacrée, les grappes de raisin desquelles on tire le vin, d’une part et de l’autre, les épis de blés dont on fait le pain, « fruits du travail des hommes » comme le prêtre les présente, avant la consécration, à l’offertoire de la messe, sacrement de l’eucharistie qui en fait le sang et le corps de Jésus-Christ, Dieu fait homme.

Sur la prédelle, le devant de l’autel, le simple sigle « IHS », Iesus Hominis sauter, « Jésus, Sauveur des Hommes », rappelle que le saint sacrifice de la messe est l’actualisation, aujourd’hui, de la passion et de la mort en croix pour le rachat de nos fautes de Jésus-Christ que Dieu a ressuscité il y a plus de 2000 ans, maintenant. C’est le sigle propre aux jésuites, congrégation de prêtres approuvée par le pape Paul III en 1540 avant même qu’il ne convoque en 1542 le concile de Trente, initialement pour développer la contre-réforme et faire barre au protestantisme.

La disposition de l’autel ne permettant pas la concélébration de la messe par plusieurs prêtres, ni qu’elle soit célébrée face au peuple selon les préconisations du dernier concile œcuménique dit de « Vatican II » (1962-1965), un nouvel autel a été installé au milieu du chœur, un parallélépipède rectangle, rappelant les tombeaux antiques, muni à chaque angle d’une colonne noire en stuc du meilleur effet, à l’image de celles en marbre du retable. Sa couleur ne dépareille pas l’ensemble qui conserve toute son harmonie initiale.

C’est cet autel qui a été consacré par Mgr Centène, évêque de Vannes, au cours de la messe inaugurale du dimanche 23 janvier 2022, ainsi qu’il avait été prévu de longue date, les délais d’achèvement des travaux de rénovation ayant, malgré leur complexité, été scrupuleusement tenus, ce qu’il convient de souligner en cette période soumise tant aux aléas de la pandémie du covid qu’aux difficultés d’approvisionnement des matériaux.

Au cours de la même cérémonie, Mgr Centène a procédé à la bénédiction de l’ambon, d’un mot grec qui désigne un lieu élevé, un tertre, en l’espèce un simple pupitre reposant sur une colonne noire du type de celles qui encadrent le nouvel autel. Il se trouve à gauche du chœur, dans une échancrure pratiquée dans la clôture en bois qui en ferme l’accès et servait de table de communion.

C’est de là qu’est proclamée la parole de Dieu, conformément aux prescriptions du dernier concile qui a voulu lui redonner, au cours de la messe, l’importance qui doit être la sienne, à l’instar de la consécration du pain et du vin qui se déroule à l’autel.

Ainsi, à chaque messe, on peut entendre, grâce à une sonorisation efficace et sous réserve de sa bonne utilisation, un passage de l’Ancien Testament, puis un psaume chanté et un passage du Nouveau Testament, étant observé que c’est le prêtre célébrant lui-même qui viendra y lire ensuite un passage de l’un des quatre Evangiles, de Mathieu, Marc, Luc ou Jean, selon le cycle liturgique.

 La statue à droite est celle d’Anne, la fille de Stolan et d’Emérente, « mam Vari, Jezuz mam coz », celle- la même qui est apparue à Yvon Nicolazic dans le champ du Bocéno en 1623 et depuis, révérée comme patronne de la Bretagne et des bretons au sanctuaire qui a pris son nom, près d’Auray.

Elle est représentée, comme traditionnellement, un livre à la main, destiné à enseigner sa fille, la Vierge Marie, future mère de Dieu, comme, pour les « bons pères » auxquels les élèves sont confiés, une allégorie de l’éducation parfaite.

Au-dessus, des armoiries d’alliance entre la ville de Vannes : « de gueule à l’hermine passante au naturel, cravatée d’hermines doublées d’or » et, vraisemblablement, son maire, dont les initiales devaient figurer comme un monogramme roturier, encadrées d’une couronne de laurier. Toutefois, pour des raisons qui leur appartiennent, il apparait qu’ils n’aient pas souhaité bénéficier d’un tel honneur…

Sous chaque statue, un cartouche ovale devait accueillir, en relation avec le personnage statufié,  une scène taillée en ronde bosse, aujourd’hui disparue.

De l’autre côté de l’autel, vous l’aurez deviné, c’est l’époux d’Anne, le père de la Sainte Vierge, le grand-père maternel de Jésus, donc !

Il est représenté en honorable vieillard, comblé par Dieu en la personne de sa fille. Mais il en n’a pas été toujours ainsi : berger, il fait montre d’une grande piété en réservant au Temple et aux pauvres les deux tiers des produits de son troupeau, il subit néanmoins l’opprobre des prêtres en raison de la stérilité prolongée de son ménage avec Anne. Ce n’est qu’après un jeûne de 40 jours et la visite de l’ange Gabriel qu’il retourne auprès de sa femme qui, bien que vieille et stérile, mettra au monde la petite Marie.

Ceci n’est pas écrit dans les évangiles canoniques de Mathieu, Marc, Luc et Jean mais dans ceux, dits « apocryphes », du protévangile de Jacques et du pseudo Mathieu, repris au Moyen Age par le best-seller de l’époque : la « légende dorée » du bienheureux Jacques de Voragine (1230-1298).

Au-dessus, les armoiries d’alliance, à droite « parti : au 1 d’azur à l’agneau pascal d’argent ; au 2 de gueules à trois roues d’or (qui est de Rodez), le tout surmonté d’un chef d’hermine », sont celles du ruthénois Mgr Amédée Latieule (1898-1903), évêque de Vannes de 1898 à sa mort.

A gauche, « d’azur, à un pin de sinople, terrassé du même, accompagné au canton senestre du chef d’une comète d’or, la queue en bas, à la fasce d’argent, brochant sur le pin, le fût accosté en bas de deux fleurs-de-lis d’argent » sont celles du pape, alors régnant depuis 1878 : Léon XIII (1810-1903), des comtes Pecci. Des 86 encycliques qu’il publiera en 25 ans de règne, retenons :

  • « Aeterni Patris » en 1879, sur la restauration dans les écoles catholiques de la philosophie chrétienne selon l’esprit du Docteur Angélique » , à savoir Saint Thomas d’Aquin (1225-1274).
  • « Rerum novarum » en 1891, par laquelle il expose la doctrine sociale de l’Eglise, confirmée et actualisée aux 40° et 100° anniversaires par ses successeurs : Pie XI en 1931 et Jean-Paul II en 1991.
  • « Au milieu des sollicitudes » publiée en 1892, d’abord en français, contrairement à l’usage habituel du latin, à l’adresse des évêques, du clergé et des fidèles catholiques français, les invitant à accepter le régime républicain proclamé à la suite de la défaite de 1870 ayant entrainé la chute du second empire et institué en 1875 par les lois constitutionnelles entérinant l’amendement Wallon évoquant un Président de la « République » en qualité de chef de l’Etat.

Ces armoiries sont antérieures à 1903 date du décès de Léon XIII et de Mgr Latieule. Elles étaient venues en remplacer d’autres destinées à rendre hommage à de riches contributeurs ou d’importants personnages comme le pape ou l’évêque du lieu. Il est remarquable qu’elles n’ont pas été réactualisée depuis.

En 1903, le modéré Charles Riou (1840-1927) est maire de Vannes pour avoir succédé en 1888 au fameux Emile Burgault (1808-1891), socialiste bon teint, et les mœurs politiques du temps évoluent dans un esprit de laïcité vers une séparation active de l’Eglise et de l’Etat qui sera actée par la loi de 1905 !

Le collège Saint Yves est devenu le lycée d’Etat Jules Simon et la chapelle celle de l’établissement public d’enseignement secondaire concurrent du collège Saint François-Xavier tenu par les « bons pères ». Elle n’en n’a pas moins conservé le haut patronage de Monsieur Saint Yves

Avant de quitter le chœur de la chapelle, un coup d’œil au mausolée où reposent les cœurs de la vénérable Mademoiselle Catherine de Francheville (1620-1689) et du Révérend Père Vincent Huby (1608-1693), sj, fondateurs de la Retraite.

 

 

La contemplation de ces tableaux de dévotion a nourri plusieurs générations d’élèves et de professeurs de l’établissement, mais pas uniquement : Catherine de Francheville et le Père Huby ont certainement, avec certains de leurs retraitants, priés devant ces images. Parmi eux, Armelle Nicolas (1606-1671), « la bonne Armelle », exemple même d’une riche vie spirituelle. Elle est inhumée dans l’ancienne chapelle des ursulines, dans l’enclos de Saint François Xavier que ses dirigeants tiennent soigneusement fermée « pour des raisons de sécurité » !

Cette statue, pendante de celle, classique, de la Vierge à l’enfant Jésus, de l’autre côté de la nef, pourrait être celle de Saint Joseph, mais j’y vois plutôt celle du condisciple du Bienheureux Julien Maunoir (1606-1683), de l’ancien professeur au collège Saint Yves, devenu Jésuite, le hennebontais Vincent Huby (1608-1693) qui sera, avec Catherine de Francheville (1620-1689), mécène de la chapelle et marraine de sa cloche, le fondateur des œuvres de la Retraite mettant à la disposition des hommes et des femmes les richesses de la spiritualité ignatienne, comme encore aujourd’hui à Penboc’h où se trouve, dans la chapelle, sa pierre tombale.

Il sera également l’un des directeurs spirituels de la « bonne Armelle » dont la présence pieuse continue inlassablement d’animer les lieux…

Une récompense est promise à qui identifiera le pieux prélat ainsi statufié et les motifs de sa présence ici !…

Avant de quitter les lieux, un mot pour ces confessionnaux qui devaient se trouver de chaque côté de la nef, dans les renfoncements prévus pour les recevoir

Ils participent, en effet, sous l’égide du concile de Trente, avec le renouveau de l’eucharistie, à celui du sacrement de la pénitence, aujourd’hui « de la réconciliation ».

A l’encontre de la « religion prétendue réformée », RPR, le protestantisme, qui veut supprimer tout intermédiaire entre Dieu et le croyant, le prêtre, agissant « in personna Christi », au nom de Dieu, reçoit du fidèle repentant la confidence de ses fautes les plus secrètes, lui permettant ainsi, sous réserve d’une sincère contrition, d’en obtenir le pardon.

La confession est ainsi reçue dans la certitude absolue du respect du secret dont le prêtre est devenu le détenteur en raison de ses fonctions, comme l’avocat dont le secret professionnel est aujourd’hui dangereusement remis en cause par de bonnes âmes pour des raisons contingentes…

La cloche, baptisée « Catherine » en l’honneur de Catherine de Francheville, a également été bénie par Mgr Centène. Elle est là, à l’entrée de la nef en attendant de retrouver sa place dans le clocheton prévu à cet effet qui couronne en son centre la magnifique toiture d’ardoise refaite à neuf.

Un dernier coup d’œil vers le chœur, pour admirer également le sol de dalles en granit, seul emploi de ce matériau local dans ce bâtiment de calcaire blanc, que ne déparent pas les bancs de bois neufs comportant avec bonheur l’annexe qui facilite l’agenouillement des fidèles et, partant, leurs prières : « mets-toi à genoux et tu prieras » !

Préalablement à l’office du dimanche 23 janvier 2022 présidé par Mgr Centène, évêque de Vannes, le Père Patrice Marivain, curé de la cathédrale Saint Pierre, affectataire de la Chapelle, s’est vu remettre par Monsieur David Robo, maire de la ville depuis 2011, la clé de l’édifice brillamment rénové.

A ses côtés on pouvait notamment reconnaitre « le local de l’étape » ainsi qu’il a été présenté, le fils de feu mon confrère du barreau de Vannes, le RP François Boedec, sj, Père Provincial depuis 2017 de la nouvelle province d’Europe Occidentale de la Compagnie de Jésus, manifestant ainsi sa volonté d’être présente, és qualité, à cette cérémonie rappelant les liens séculaires entre les pères jésuites et la ville de Vannes.

Nombre de leurs anciens élèves avaient tenus, pour cette raison, à être présents à cette belle cérémonie qui a réuni également le clergé de toutes les paroisses de la ville.

La chapelle Saint Yves, qui n’a finalement de notre saint patron que le nom, est appelé à un brillant avenir, et pas seulement culturel : elle est ouverte chaque mercredi matin à partir de 10 h pour une adoration eucharistique suivie de l’angélus et de la messe à midi un quart. Chaque samedi à 18 h 30, y est célébrée la messe dominicale anticipée de la paroisse de la cathédrale.

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À propos du rédacteur Yves Daniel

Avocat honoraire, il propose des billets allant du culturel au théologique. Le style envolé et sincère d'Yves Daniel donne une dynamique à ses écrits, de Saint Yves au Tro Breiz, en passant par des chroniques ponctuelles.

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2 Commentaires

  1. j’ai omis de nommer l’époux de sainte Anne, il s’agit de Joachim, bien sur ! Pardon à tous les Joachim !…
    C’est en 1838 qu’est né Mgr Latieule, évêque de Vannes de 1898 à 1903, date de sa mort !…
    la statue de Saint Joseph que j’ai attribuée à Vincent Huby n’est pas celle du prélat inconnu !
    Mes excuses au lectorat ainsi qu’à mon valeureux rédac’chef qui voudra bien revoir la distribution des photos à partir de celle du mausolée aux coeurs de Francheville et Huby

  2. Merci pour cet article.

    Si je puis me permettre, le motif officiel qui a présidé à l’élévation de nouveaux autels est à trouver dans la nécessité d’encenser l’autel en entier, en tournant autour donc.

    La messe face au peuple ou la concélébration systématique en rond autour de l’autel ne sont pas essentiels au nouveau rite (qui mentionne que le prêtre doit se tourner à certain moment, ce qui sous-entend une célébration ad orientem) et encore moins au Concile Vatican II qui ne connaît pas le nouveau rite.

    Par ailleurs le passage sur l’ambon parle de la volonté de redonner, au Concile, l’importance due à la Parole de Dieu : je dirais plutôt que le Concile a voulu renforcer sa fonction d’enseignement, mais par exemple l’ancien rite comporte aussi plus clairement l’idée d’adoration et d’hommage rendu à Dieu par la lecture même, car sa Parole est proclamée. Un autre exemple étant la lecture du dernier Evangile, qui aide ainsi à l’action de grâce.

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