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La couronne de Nominoë retrouvée : le poisson d’avril d’Ar Gedour

Hier, nous publiions un article rendant compte de la découverte d’un trésor du côté de Pontivy, contenant la couronne de Nominoë, le souverain breton. Cet article a été très partagé. Beaucoup se sont réjouis et ont été intéressés de ce qui aurait été effectivement une très belle découverte archéologique.

Un jour peut-être, la couronne de Nominoë sera retrouvée, mais il s’agissait, en ce premier avril, d’un traditionnel poisson d’avril, que certains ont détecté, comme par exemple cet internaute qui sur Facebook mentionne Aujourd’hui est un beau jour pour faire de belles découvertes“. 

Certains seront déçus qu’il ne s’agisse que d’un fake, mais nous avons voulu par ce poisson d’avril faire connaître aussi de manière large et ludique la figure du souverain breton considéré comme Tad ar Vro (Père du Pays).

Les indices

Pourquoi Pontivy ? Certains historiens pensent que Nominoë serait originaire de Silfiac, petite bourgade du Morbihan non loin de la ville de Pontivy. Les connaisseurs auront donc deviné qu’il s’agissait de ce lieu.  Nous nous sommes attachés à des précisions pour rendre un peu plus crédible cette publication comme la présence de monnaies mérovingiennes, mais plusieurs pistes étaient données dans l’article pour que le lecteur puisse deviner un poisson d’avril : le nom de l’experte Maria Da Besketa (petit arrangement dont le brittophone aura saisi le sens, puisque “monet da pesketa” signifie “aller à la pêche”), ou encore la présence dans le texte d’un piscantur recta et d’un hamus (qui signifient respectivement “fil de pêche” et “hameçon”). Un internaute perspicace et latiniste de surcroît n’aura pas manqué de découvrir l’indice : C’est vrai que le “piscantur recta” est un indice fort… dit-il sur Facebook. Enfin, pour terminer, là encore les connaisseurs auront reconnu la couronne du Roi des Lombards, une des plus anciennes couronnes conservées à ce jour.

Sincèrement, nous ne pensions pas à un tel engouement sur cette publication. Plus de 2900 vues en une seule journée… Félicitations à ceux qui ont détecté la blague, et bravo à tous ceux qui ont aidé à sa diffusion. Un remerciement particulier à la page Mafia Bretonne qui a relayé avec brio cette info et à contribué activement au buzz.

Et si on en profitait pour rappeler où a été couronné Nominoë ?

Maintenant, il ne nous reste plus qu’à espérer réellement retrouver cette couronne un jour. Il faut savoir que Nominoë a été couronné en la cathédrale de Dol, à la fin de l’été 848. Il serait bon que la mairie en fasse mention par une pancarte explicative apposée dans la cathédrale

À propos du rédacteur Redaction

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6 Commentaires

  1. Louis-Marie SALAÜN

    Comme quoi on peut faire de la pédagogie en blaguant! C’était une blague mais elle invite à s’instruire, qui plus est sur un personnage célèbre de Bretagne ! Bien joué la redac’!

  2. Les indices n’étaient détectables que par des érudits. Silfiac? Jamais entendu parler. Pourtant j’en ai ouverts des bouquins d’histoire de Bretagne. On ne connaîs pas tous le latin dont je me contrefout. La seule chose qui pouvait mettre la puce à l’oreille, c’est la date. Vous avez donnez de faux espoirs à des bretons en mal de savoir et en manque de racines, et dont le patrimoine se résume à peau de chagrin. Honte à vous. Arrêtez avec vos conneries de poisson d’avril.

    • Ce n’est pas parce que vous n’avez jamais entendu parler de Silfiac que ca n’existe pas. C’est comme le second degré et l’humour : ce n’est pas parce que vous n’en avez jamais entendu parler que ça n’existe pas.

    • Ce n’est pas parce que vous manquez de culture et d’humour que vous devez conspuer ceux qui en ont. Ce que vous appelez “vos conneries de poisson d’avril”, sont bien enracinnées dans la culture populaire bretonne, où le poisson d’avril était aussi (voir plus) à l’honneur qu’ailleurs. On nommait d’ailleurs le mois d’avril miz ar pesk, mois du poisson. Per Jakez Hélias, dans le “Cheval d’orgueil” donne quelques exemples savoureux des plaisanteries de ce jour : trouver des graines de bol ou attendre dans le cimetière “que le coq du clocher perde les plumes de sa queue”
      Dans le pays vannetais, les poissons d’avril étaient nommés “ebelion imbrill” (poulains d’avril) et les mêmes facéties étaient aussi de mise les 1er mars et 1er mai. (soit trois fois plus que chez nos voisins français, et débordaient même souvent au long du mois d’avri. lOn racontait alors de fabuleuses galéjades , comme à Pluméliau :

      “M’em eus gwélet un wennenn
      Un troed dehi ar dour Kelwenn,
      Un arall ar dour Sant Nikodem,
      Hag é skopé hoah é Baod é marhad en amonenn.”

      J’ai vu une puce, une patte sur le clocher de Quelven,
      Une autre sur le clocher de Saint Nicodème,
      Qui crachait à Baud sur le marché au beurre.”

      Si vous vous”contrefoutez du latin”, c’est votre problème, apprenez tout de même que c’est en latin que sont rédigées toutes les sources de l’histoire ancienne de Bretagne, (dont le Cartulaire de l’abbaye de Redon (où Silfiac est cité par ailleurs) qui est une source irremplaçable sur Nominoé et son époque. Tout le monde ne peut pas connaître la langue latine, mais elle mérite le respect, car sans elle, nous ne connaîtrions rien de l’histoire de notre pays, et la langue bretonne aurait disparu depuis plusieurs siècles. Vous déplorez que les Bretons sont “en mal de savoir et en manque de racines”, cet “ebel imbrill” est justement l’occasion de faire redécouvrir aux Bretons un pan leur histoire de manière plaisante et ludique, dans la droite ligne de la tradition humoristique bretonne. L’humour est un outil plus plaisant que les récriminations pour l’apprentissage de notre histoire.

  3. NOMINOE, CHEF DE TOUTE LA BRETAGNE, DUX TOTIUS BRITTANIAE. LA NATION BRETONNE SOUS LE DUX NOMINOE.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    NOMINOE
    Dux totius Brittanniae ou
    Roi de Bretagne ?
    L’étude qui suit est strictement fidèle aux textes – nombreux -, que nous avons conservés et retrouvés. L’essentiel de ce travail de recherche est dû à la Borderie. Notre vision diffère assez profondément, sur plusieurs points importants, des interprétations qui ont eu cours jusqu’à ces dernières dizaines d’années.
    Contrairement à ce que l’on croit parfois, Nominoé n’est pas du tout un chef inconnu ou fantomatique. On va en juger. Alors que les sources historiques bretonnes sont peu nombreuses du début du cinquième siècle au début du huitième siècle, elles se multiplient – au moins d’une manière relative – à partir de 818. Elles ne se suffisent certes pas à elles-mêmes. Il est nécessaire de les commenter, au regard de ce que l’on sait aujourd’hui de l’histoire des peuples et des nations, et surtout du fonctionnement des institutions politiques des sociétés depuis l’antiquité, et pas seulement d’Europe. Partout, lorsque les sociétés auxquelles ils appartiennent sont parvenues à des stades comparables, les hommes se gouvernent sinon selon des règles identiques, en tout cas très largement similaires.

    On ne peut plus écrire l’histoire sans des connaissances plus que solides en sociologie. Ce que l’on sait sur certaines sociétés, permet de comprendre les autres, au delà de la sécheresse des textes. Mais pour n’être pas très détaillées, les sources dont on dispose sont précises, et surtout concordantes.
    La parfaite continuité de l’histoire des relations franco-bretonnes – qui n’a cessé d’être une haine vigilante, des contentieux et des conflits permanents, en dépit de quelques accalmies au moins apparentes -, donne une cohésion quasi parfaite à l’exposé ci dessous, qui s’intègre dans cette histoire, que le vol des territoires de Nantes et de la Loire Atlantique par le prédateur colonial vient de raviver, et de rappeler aux Bretons qui il est, et ce qu’ils sont.

    La période 825 – 830 coïncide à quelques années près, avec l’ascension d’un chef breton qui va jouer un rôle considérable dans l’histoire de la Bretagne : Nominoë.

    LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS : http://blog-louis-melennec.fr/2015/04/21/nominoe-chef-de-toute-la-bretagne-dux-totius-brittaniae/

  4. Dominique Fouchard

    Je ne suis ni breton, ni “bretonnant” ou “bretonisant” … mais j’adôre votre région, votre Pays. J’ai lu plusieurs livres “savants” (donc critiquables) sur l’Histoire de la Bretagne … et je ne me lasse pas de vos débats, sans fin, sur les origines.
    Surtout n’arrêtez jamais, faites fi des “pisse-vinaigre” et restez fidèles aux joutes intellectuelles.
    Longue vie à Ar Gedour

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