Saints bretons à découvrir

Les bonnes feuilles de « J’ai tant pleuré sur la Bretagne » (I)

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min
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Photo Ronan Caerleon – Archives Ar Gedour – Tous droits réservés.

Retrouvez régulièrement dès aujourd’hui quelques « bonnes feuilles » du livre-événement de Youenn Caouissin « j’ai tant pleuré sur la Bretagne« , retraçant la vie d’une des plus grandes figures bretonnes du XXème siècle : l’abbé Yann-Vari Perrot. Si l’ouvrage part sur le prêtre qu’il était, démontrant que sa vie ne peut se lire que dans son engagement profond à la suite du Christ, il invite le lecteur à mieux prendre conscience de son engagement pour Dieu et la Bretagne, en-dehors des clichés habituels, à la lumière de ses archives personnelles.

Le livre de 700 pages aurait pu prendre le titre de « An aotrou Perrot a gomz atao / Monsieur Perrot parle toujours » car certains de ses propos résonnent toujours aujourd’hui aux oreilles de celui qui l’entend.

Ainsi, à l’heure du référendum pour la Catalogne, de nombreuses questions se posent, notamment sur la notion du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Alors que ces événements invitent de nombreux commentateurs bretons à réagir à travers les médias, voici plusieurs citations extraites de la correspondance de l’abbé, qui brûlent d’une certaine actualité :

J'ai tant pleuré sur la Bretagne - Bonnes feuilles

Il n’est pas inutile de rappeler aussi son action au front durant la Grande Guerre, lui permettant par la suite de déclarer à ceux qui lui reprochaient son patriotisme breton et l’accusait de cultiver ainsi des sentiments anti-français (l’auteur Youenn Caouissin précise que ces accusations révoltaient l’abbé Perrot, car il n’a jamais été anti-français, mais contre l’Etat jacobin et centralisateur, négateur des droits de la Bretagne). :

« Je n’avais  aucune leçon de patriotisme à recevoir. Durant cette guerre, j’avais fais tout mon devoir, et bien plus que mon devoir. Rien ne peut m’être reproché quant à mon loyalisme envers l’Etat ; cependant, mes devoirs de citoyen français ne me feront jamais oublier mes devoirs de patriote breton plus profondément gravés dans le quatrième Commandement de Dieu que mes devoirs vis-à-vis de l’Etat français qui nous écrase » (Abbé Perrot)

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Un commentaire

  1. Et, oui!!!! n’en déplaise à tous ses détracteurs, l’abbé Perrot a donné sa vie pour son prochain. Et, comme le Christ, ses ennemis lui ont craché dessus et mis à mort……
    Cette feuille est un résumé de l’homme qu’il était. A voir ces quelques lignes, le livre de Youenn Caouissin promet d’être très riche et instructif. J’ai hâte de le lire.

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