Un an après le retour de la Troménie de Sainte Anne au sanctuaire, la Confrérie fondée par Mgr de Rosmadec au XVIIᵉ siècle a retrouvé vie. Près de 150 fidèles se sont engagés solennellement à marcher dans les pas de sainte Anne et d’Yvon Nicolazic.
Le symbole est saisissant. Le 25 juillet 2026, exactement un an après le retour de la Troménie de Sainte Anne au sanctuaire, près de 150 hommes et femmes se sont rassemblés devant la maison d’Yvon Nicolazic, à Sainte-Anne-d’Auray. C’est là, sur cette terre où sainte Anne apparut au laboureur breton entre 1623 et 1625, qu’ils ont prononcé leur engagement solennel au sein de la Confrérie de Sainte Anne.
Conduits par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, les nouveaux confrères et consœurs ont ainsi ouvert une nouvelle page de l’histoire d’une institution fondée en 1641 par Mgr de Rosmadec. Près de 80 000 personnes en ont fait partie depuis sa création. À travers cette renaissance, c’est tout un héritage spirituel qui retrouve un souffle nouveau, dans le prolongement du Jubilé des 400 ans des apparitions et de la Troménie qui, durant plusieurs mois en 2025, a fait rayonner la dévotion à sainte Anne à travers toute la Bretagne.
La création de la Confrérie répondait, au XVIIᵉ siècle, à la volonté de faire vivre durablement le pèlerinage né des apparitions à Yvon Nicolazic. Elle rassemblait des fidèles désireux d’honorer sainte Anne, de prier pour les intentions confiées à son intercession et de soutenir le rayonnement du sanctuaire. Près de quatre siècles plus tard, cette même intuition demeure.
Avant leur engagement, les futurs membres ont été invités à vivre un temps de préparation spirituelle. Leur promesse les engage à nourrir une vie de prière fidèle, à porter les intentions qui leur sont confiées, à venir régulièrement en pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray et à témoigner, dans leur vie quotidienne, de l’espérance chrétienne. Une vocation qui dépasse largement le cadre d’une simple association de fidèles : il s’agit d’une véritable famille spirituelle placée sous la protection de la grand-mère du Christ.
Le choix de la date ne pouvait être plus évocateur. Le 25 juillet marque traditionnellement les premières célébrations du Grand Pardon de Sainte Anne. Il rappelle aussi le retour, en 2025, de la Troménie au sanctuaire après son immense périple breton. En inscrivant cette renaissance dans cette continuité, le diocèse de Vannes manifeste sa volonté de faire fructifier l’élan suscité par le Jubilé et d’enraciner durablement ses fruits.
Au terme de leur engagement, marqué par une signature sur le même registre que leurs précurseurs au pied de la maison de Nicolazic, les nouveaux confrères et consœurs se sont rendus en procession au sanctuaire, avant de rejoindre les célébrations du Grand Pardon, témoignant que la dévotion à sainte Anne n’appartient pas seulement au patrimoine de la Bretagne, mais demeure une réalité profondément vivante.
Cette résurrection de la Confrérie de Sainte Anne apparaît ainsi comme l’un des héritages les plus concrets du Jubilé des 400 ans. Quatre siècles après les apparitions à Yvon Nicolazic, « Mamm Gozh ar Vretoned » continue d’appeler des femmes et des hommes à marcher à sa suite, dans la fidélité à l’Évangile et au service de l’Église.
Bev eo c’hoazh galv Santez Anna !
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