Alors que certains pardons bretons peinent aujourd’hui à rassembler comme autrefois, d’autres connaissent une véritable renaissance en s’ouvrant à de nouvelles communautés. Depuis plusieurs années, des rendez-vous originaux voient le jour, à l’image des pardons des surfeurs, des motards ou encore des camping-caristes, mêlant tradition religieuse, convivialité et passion commune.
Le samedi 11 juillet 2026, une nouvelle page s’écrira avec la création du tout premier Pardon des cyclistes, organisé à La Roche du Theil, à Bains-sur-Oust, en partenariat avec le Redon Olympic Cycliste (ROC). Une première en Bretagne qui s’inscrit pleinement dans cette volonté de faire vivre un patrimoine séculaire en l’adaptant aux réalités d’aujourd’hui.
Les pardons constituent l’une des traditions les plus emblématiques de la Bretagne. Reconnus depuis 2021 comme patrimoine culturel immatériel de la France, ils demeurent des temps forts de rassemblement, où se mêlent spiritualité, mémoire et fête populaire. Si certains ont perdu de leur éclat au fil des décennies, d’autres trouvent un nouveau souffle en réunissant des personnes partageant une même passion.
Le Pardon des cyclistes reprend cet esprit. Ouvert à tous les amoureux de la petite reine, il débutera à Redon par une randonnée accessible de neuf kilomètres jusqu’à La Roche du Theil. La journée se poursuivra par une célébration en plein air avec cantiques bretons, une bénédiction de la nouvelle statue de la Madone des cyclistes, un hommage aux cyclistes disparus, un déjeuner convivial puis des animations musicales et festives. Les cyclistes qui le souhaitent pourront également recevoir une bénédiction individuelle en fin d’après-midi.
Au-delà de son aspect religieux, cette manifestation souhaite rassembler toutes les générations autour du vélo, qu’il soit pratiqué pour le sport, le loisir, le tourisme ou les déplacements du quotidien. Elle entend également rappeler les valeurs de solidarité, de prudence sur les routes et de mémoire envers les victimes d’accidents.
Avec cette première édition, La Roche du Theil démontre qu’une tradition n’est pas condamnée à disparaître. Au contraire, elle peut évoluer avec son époque, accueillir de nouveaux publics pour transmettre la foi et continuer à faire vivre l’identité bretonne. Après les surfeurs, les motards et les camping-caristes, c’est désormais au tour des cyclistes d’avoir leur pardon.
Ar Gedour Actualité spirituelle et culturelle de Bretagne


