Ar Gedour vous signale la majorité des messes avec cantiques bretons, via son agenda en ligne et la feuille Feiz & Sevenadur. Kernascléden (Diocèse de Vannes) fait partie de ces paroisses qui proposent régulièrement une liturgie enracinée. Le premier dimanche de chaque mois a ainsi lieu une messe célébrée selon la forme ordinaire du rit romain, alliant grégorien et cantique breton, le français étant utilisé pour l’ordinaire de la messe.
Dimanche prochain 3 mai 2026, la messe sera donc proposée à 11h.
Ar Gedour Actualité spirituelle et culturelle de Bretagne
NON au rite tridentin !! Le Breton ne doit pas être un alibi ou un appât pour ce rite !
Il serait bon de dépasser les réactions idéologiques.
Ce n’est pas parce qu’un prêtre célèbre ad orientem qu’il s’agit du rit tridentin.
L’orientation de la célébration ne définit pas le rit. Une messe selon le missel de Paul VI peut tout à fait être célébrée ad orientem, ce que les textes de l’Église permettent. Tout comme il existe des lieux où le rit tridentin est célébré face au peuple, en raison de l’orientation de l’église.
En l’occurrence ici, il s’agit bien d’une messe du rit romain actuel, simplement célébrée dans cette orientation.
Il ne s’agit pas ici du rit dit tridentin, mais de la messe Paul VI qui est la norme liturgique actuelle pour le rite latin dans l’Eglise catholique. Pour votre gouverne, malgré ce qu’on entend parfois la messe selon le missel de 1969, qui est célébrée dans toutes nos paroisses est faite à l’origine pour être célébrée en latin selon les voeux du Concile Vatican II. On appelle cela l’editio typica, la version de référence en latin à partir de laquelle sont établies les traductions en langues vernaculaires. La célébration du missel actuel est donc totalement légitime en langue latine, langue de l’Eglise universelle malgré le fait qu’il y ait confusion entre messe en latin et ancien rite.
Selon une certaine idéologie moderniste, le Concile Vatican II (que peu ont lu en intégralité tout en s’en réclamant) aurait interdit la célébration de la Nouvelle Messe en latin, alors qu’il l’encourage.
La messe est d’ailleurs souvent célébrée soit intégralement soit en partie par le pape à de nombreuses occasions comme symbole d’unité et d’universalité de L’Eglise.
La célébration en langues vernaculaires n’est à l’origine qu’une tolérance qui s’est généralisée.
Pour ce qui est de la messe de saint Pie V, je rappelle que les cantiques bretons ont été composés pour cette messe, il est donc plus que légitime de les chanter aussi à cette occasion quelle que soit la forme du rite ainsi que le Missel employé, celui de 1962 ou celui de 1969.
Il n’y a pas d’opposition entre les deux forme du rite romain mais continuité.