Saints bretons à découvrir

Noël à Pontcallec

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

chateau de pontcallec

Article proposé par l’un de nos lecteurs pour Ar Gedour

Les messes de Minuit célébrées à cette heure sont rares. C’est bien à minuit précisément qu’est célébrée la Nativité du Seigneur à Notre-Dame de-Joie à Pontcallec (Diocèse de Vannes).

La célébration, selon la forme extraordinaire du rit romain, débute par « Il est né le divin enfant » pendant lequel le plus jeune des enfants de chœur conduit la figurine de Jésus dans la Crèche placée près des fidèles.
Outre la magnificence de la liturgie qui élèvent les âmes au plus près du Seigneur nouveau-né, la prière profonde portée par la beauté des chants grégoriens identifie tout simplement la célébration à la naissance du Christ.

Conformément à la Tradition, suite à la messe de minuit est célébrée la messe de l’aurore (NDLR : vers 1h00) . C’est alors que le chœur des Dominicaines du Saint -Esprit, accompagné par les voix basses d’une dizaine de fidèles, entonnent des cantiques de Noël.
Entre autres, citons le Kanamp Noel, le Pe trouz war en douar, ainsi que le E Kreiz an noz seront chantés en polyphonie.

Nombreux sont ceux d’entre nous qui ont écarquillés les yeux aux récits de leurs parents et grands-parents contant leurs souvenirs des célébrations de Noël. Où sont donc passés ces célébrations fortes d’espérance qui ont ancrées la foi de nos pères? Qu’en est-il de ces cantiques portés par le chœur des fidèles qui peinent à se transmettre jusqu’à nous? Et enfin, que laisserons-nous de cette magie de Noël à nos enfants?
Soyez-en sur, la fête de Noël peut encore se vivre pour ce qu’elle est.
Et c’est à travers des célébrations comme celle décrite précédemment que nous pouvons le faire.

Joyeux Noël.

À propos du rédacteur Redaction

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2 Commentaires

  1. LA CONSPIRATION DITE DE PONTCALLEC (1717 – 1720).

    Les faits que nous relatons ici se déroulent dans le premier quart du 18ème siècle, 70 ans à peine avant la prétendue révolution des droits de l’homme, qui survient en 1789, laquelle verra à nouveau des persécutions, beaucoup plus graves encore, contre la Bretagne.

    La dernière tentative de soulèvement de la noblesse bretonne contre la France a eu lieu en 1718-1720. Elle porte le nom de « conspiration de Pontcallec ». Le précédent soulèvement, de caractère fiscal, en 1675, a été populaire. Celui-ci avorte, malheureusement, comme les deux précédents. Il constitue une révolte en réaction au régime de fer instauré par Louis XIV, après les massacres inhumains de 1675, et aux violations de toutes natures des droits et privilèges des Bretons par la France, surtout aux exactions fiscales du régime de Versailles. Considéré souvent comme une révolte fiscale, comme en 1675, il dépasse largement le problème fiscal, comme nous allons le voir.

    A – LES CAUSES DE LA REVOLTE BRETONNE – Le problème breton en 1715 : un pays ruiné par la France, pays occupant depuis 1532.

    1- Louis XIV, né en 1638, a régné de 1661 à 1715. Il a accru d’une manière importante la puissance de son pays, au prix d’une centralisation très poussée, d’une fiscalité écrasante, et de guerres de conquêtes ruineuses, du broiement des populations. En 1715, le trésor est vide. Un immense soulagement s’empare des populations sur lesquelles il a régné, comme lors de la mort de Louis XI, en 1483. Davantage en Bretagne qu’ailleurs.
    La France, à force de guerres, a dressé contre elle toute l’Europe. Les Bretons ont des raisons multiples d’être mécontents :
    – La Bretagne, pays souverain a été annexée par la France en 1532. Ce pays, considéré comme riche et prospère, jouissait de toutes les prérogatives souveraines, sous l’autorité pacifique et pondérée de ses ducs. Il y avait en Bretagne, très en avance sur la France au plan politique, un régime parlementaire représentatif. Les députés se réunissaient tous les deux ans, au sein de l’assemblée nationale – dénommée « Etats de Breyagne -, votaient les impôts, et étaient consultés sur tous les problèmes important de la nation. Après une guerre sanglante de quatre années et demies (1487 à 1491), puis une phase transitoire d’indépendance retrouvée, sous le règne de la duchesse Anne (1498 à 1514), elle a été soumise contre son gré à son puissant voisin, et annexée par un édit, en 1532. Quasiment privée de tous ses privilèges, et gouvernée depuis la cour des rois de France, par des fonctionnaires français, ou pire, par des Bretons soumis à l’occupant, elle est devenue sujette, après avoir été libre pendant des siècles.
    – La France a ruiné l’économie de la Bretagne. Le pays a continué à jouir d’une relative liberté dans la gestion de ses affaires de l’année de son annexion (1532) à l’arrivée de Louis XIV au pouvoir, à la mort du premier ministre Mazarin (1661). Au plan économique, cette période a été faste, car les Bretons ont pu gérer eux-mêmes leurs affaires, sans guère d’interventions de la France, en dehors des prélèvements fiscaux, qui sont restés modérés : ils ont démontré, au cours de l’histoire, qu’ils savent faire, et qu’ils sont bon gestionnaires. On désigne parfois cette période sous le nom d’ « âge d’or de la Bretagne ». (Alain Croix, Rennes, 1993). Louis XIV a mis fin à cette prospérité. Deux deux siècles après son annexion forcée en 1532, la Bretagne se trouve, lorsque Louis XIV meurt, en septembre 1715, dans dans une situation catastrophique. Dès son arrivée au pouvoir, le pays a été écrasé d’impôts, et exploité comme une ferme par Versailles. C’est lui qui a transformé le pays en une colonie.

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