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Pour l’Epiphanie, découvrez le cantique breton “Evit gouel ar rouaned”

En 2015, nous avions publié sur Ar Gedour un chant breton spécifique à la fête de l’Epiphanie, que nous mettons à nouveau en avant cette année : “Evit gouel ar Rouaned”

Ce cantique est issu du « Kantigou Brezonek » Eskopti Sant Brieg ha Landreger, et conte l’histoire des Mages venus d’Orient visiter l’Enfant-Jésus. Il est chanté à l’Epiphanie sur l’air aux très anciennes racines O Sola magnarum urbium, qui se chante pour les laudes de l’Epiphanie ou sur l’air de Salud deoc’h iliz ma farrouz

Nous n’avons pas pris le temps de vous proposer une traduction correcte mais cela viendra par la suite. Les deux premiers couplets disent :

1 – Bethleem, ce petit village, est devenu le plus grand, car y est né le Messie, le Sauveur du Monde. 

2 – Dans la voûte céleste, une étoile, d’un éclat plus brillant que le soleil, montra au trois rois où était né le Fils de Dieu. 

La partition en grégorien se trouve sur ce lien.  Ci-dessous, nous vous proposons un enregistrement sur l’air de Salud deoc’h iliz ma farrouz (trugarez da LM Salaün).

Alors que les cantiques bretons de Noël sont nombreux, ceux de l’Épiphanie se comptent sur les doigts d’une main. Plus exactement à part celui de Saint-Brieuc évoqué plus haut, nous n’avons trouvé que cet autre cantique provenant de Vannes : “‘eit gouél er Rouané” est une belle paraphrase de l’Evangile de l’Epiphanie. Il est tiré du “livr kanenneu eid en Eskopti Guéned, choéjet pé groeit dré en Tadeu Jézuited” (Gwéned,1884), livre de cantiques pour le diocèse de Vannes, choisis ou faits par les pères Jésuites (Vannes 1884).

Ce recueil de cantiques, nous rapporte Uisant ar Rouz, est le premier qui soit vraiment diocésain avec le souci d’avoir un fond commun identique pour toutes les paroisses bretonnantes du diocèse. Il fut réalisé par les jésuites de Vannes sous la direction du P. Caudal (1844-1918) qui révisa nombre d’anciens cantiques. Il eut un grand succès puisqu’il fut réédité 14 fois jusqu’en 1919 avant d’être remplacé par le livr kanenneu de 1923.

L’auteur de ce cantique est inconnu. Peut-être s’agit-il du P. Caudal ou d’un de ses confrères jésuites, à moins qu’il n’ait fait que le réviser.

L’air indiqué est celui du Creator alme siderum, (ou plutôt Conditor alme siderum dans l’ancienne version) hymne des vêpres des dimanches de l’Avent. On peut aussi le chanter sur le salud o iliz ma farrouz.

Télécharger le cantique et sa traduction : Eit gouél er Rouané

 

Reconnaissons, fils bien-aimés, dans les mages adorateurs du Christ, les prémices de notre vocation et de notre foi, et, l’âme débordante de joie, célébrons les débuts de notre bienheureuse espérance. (…) Honorons donc ce jour très saint où est apparu l’auteur de notre salut : les mages l’ont vénéré enfant dans son berceau, adorons-le tout-puissant dans le ciel. Ils ont puisé dans leurs trésors pour offrir au Seigneur de mystiques symboles : tirons, nous aussi, de notre coeur des présents dignes de Dieu. -Saint Léon le Grand, Deuxième sermon pour Noël, 4.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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2 Commentaires

  1. Effectivement Eflamm les cantiques Bretons ayant trait à l’Épiphanie sont très peu nombreux. Il en existe un en français “Allons suivons les Mages”. On le trouve harmonisé pour bombarde et orgue dans le livre de partitions “Trois Noëls bretons” de Germain Desbonnet (en vente chez Ti ar Sonerien entre autres).

  2. merci de nous donner ainsi l’opportunité de nous unir aux Bretons, d’aujourd’hui et d’hier, en chantant (à New York après une superbe veillée de “Lessons and Carols” dans l’église éclairée de mille cierges !)

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