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[REFLEXION] Et si la Bretagne organisait des hommages nationaux pour les défunts bretons ?

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

parlement de bretagneLe décès de Jean-Paul Belmondo, belle figure culturelle et populaire française, a donné lieu à un hommage national. Il en a été de même pour Jean d’Ormesson ou encore d’une autre manière, pour Johnny Hallyday, pour ne citer qu’eux.

La Bretagne a elle aussi ses icônes, souvent ignorées de la majorité de ses habitants, et parfois connues dans le seul microcosme breton.

Si pour les obsèques de certains artistes, comme par exemple Yann-Fañch Kemener, Erwan Roparz, Jean-Yves Cozan ou Yvon Palamour, le peuple breton s’est rendu en nombre pour rendre un hommage populaire à des figures incontournables de la Bretagne, il n’en demeure pas moins qu’il n’existe pas à ce jour de rituel permettant d’assurer ce que l’on pourrait appeler un hommage national.

Nous laissons ici de côté le débat sur le terme de national, et renvoyons le lecteur à une tribune libre publiée il y a plusieurs années sur Ar Gedour « Peuple, nation, état : quand trois concepts se confondent dans les esprits ».

Un hommage aux icônes de la Bretagne

L’affirmation d’un peuple est aussi dans la capacité à reconnaître à l’heure de la mort ceux qui ont su le faire rayonner. En baptisant des rues du nom de ceux qui ont marqué l’histoire et des défunts plus récents, mais en allant peut-être au-delà. Imaginons un seul instant qu’au décès d’une grande femme ou d’un grand homme breton, les drapeaux bretons de chaque commune soient mis en berne. Que soit décrétée une minute de silence à un jour donné. Qu’une cérémonie mémorielle soit faite (avant obsèques, qu’elles soient chrétiennes ou autre) dans un haut-lieu de Bretagne, comme le serait une cérémonie aux Invalides.

 

La nécessité d’une instance décisionnaire et représentative

Cela nécessiterait certainement une instance décisionnaire capable de discerner une icône bretonne, pour ne pas tomber non plus à terme dans un copinage vulgarisateur qui ferait perdre l’exceptionnalité d’un tel hommage. Sans oublier qu’une telle action nécessiterait la présence d’une autorité représentative et reconnue, acceptant d’avancer en ce sens. C’est peut-être là que le bât blesserait : les Bretons ne sont peut-être pas prêts à laisser de côté les clivages, même dans des cas qui imposeraient de se rassembler.

La Bretagne a-t-elle besoin de cela ? Peut être pas : la simplicité est aussi quelque chose de beau. Mais la réflexion est lancée.

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

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